Cryptomonnaie

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Capitalisations boursières des cryptomonnaies en octobre 2017

Une cryptomonnaie[1], dite aussi cryptoactif, cryptodevise, monnaie cryptographique[1] ou encore cybermonnaie[2],[3], est une monnaie émise de pair à pair, sans nécessité de banque centrale, utilisable au moyen d'un réseau informatique décentralisé. Elle utilise les principes de la cryptographie et associe l'utilisateur aux processus d'émission et de règlement des transactions[4],[5],[6].

En France, les cryptomonnaies ne possèdent pas de définition juridique : les cryptomonnaies sont inconnues du code monétaire et financier. La Banque de France, qui ne dispose pas de pouvoir législatif, différencie les cryptomonnaies des titres de reconnaissance de dette et les distingue d'une monnaie. Elle les reconnaît sous la définition de « tout instrument contenant sous forme numérique des unités de valeur non monétaire pouvant être conservées ou être transférées dans le but d’acquérir un bien ou un service, mais ne représentant pas de créance sur l’émetteur »[7].

Principes de fonctionnement[modifier | modifier le code]

Preuve de travail[modifier | modifier le code]

Les cryptomonnaies utilisent un système de validation tel que la preuve de travail pour les protéger des contrefaçons électroniques. Plusieurs variétés de cryptomonnaies sont développées depuis la première diffusée : le bitcoin[4],[6],[8],[9],[10],[11],[12], introduite en 2009.

Sauf exceptions, la majorité des cryptomonnaies est conçue pour que la création de nouvelles unités de monnaie soit graduelle, tout en fixant, pour la plupart d'entre elles, un plafond (une quantité maximale) à la masse monétaire qui sera à terme en circulation. Ce plafonnement vise à imiter la rareté (et la valeur) des métaux précieux et à éviter l'hyperinflation[13]. Comparées aux monnaies pourvues d'un cours légal émises par des institutions financières ou gardées en espèce, les cryptomonnaies sont gérées par un registre (ou grand livre de comptes) consultable par tous (la blockchain) qui répertorie l'ensemble des transactions depuis l'origine. Les transactions sont en principe supposées infalsifiables et inviolables, grâce au recours intensif à la cryptographie (faillible via une attaque des 51%). Notons qu'il existe des exceptions à la règle de l'anonymat, comme le Darkcoin[14], le Zerocoin[15],[16],[17],[18], le Bytecoin[réf. nécessaire] et le Black Coin[réf. nécessaire].

Génération de blocs et création crypto-monétaire par minage[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Minage de cryptomonnaie.

Lorsqu'une transaction est émise, elle est transmise et validée par les ordinateurs qui composent le réseau. Cette validation découle d'un calcul auquel toute personne (ou ordinateur) peut participer. Dès lors qu'une transaction est validée, chaque ordinateur ayant participé à sa validation, se voit attribuer un montant de cryptomonnaie, au prorata de sa participation au calcul. Participer au calcul des transactions de cryptomonnaie requiert un investissement important, puisqu'il est indispensable d'investir dans des systèmes spécialisés tels que FPGA ou ASIC (FPGA ou ASIC constituent deux technologies ; les systèmes spécialisés réunissent le besoin de puissance de calcul nécessaire). D'autres cryptomonnaies basées sur des algorithmes différents, permettent à des systèmes moins puissants de participer au calcul. En effet les GPU (processeurs de carte graphique), voir CPU pour certaines cryptomonnaies, sont suffisamment puissants pour effectuer les calculs rapidement. La participation à la création monétaire, appelée « minage »[19], suit un schéma logarithmique qui a pour objectif de reproduire la découverte de l'or (ou autres métaux précieux) :

  • Au début, peu de personnes cherchent de l'or, en trouver est donc relativement simple.
  • Puis comme l'information se répand et que de plus en plus de personnes cherchent, l'or devient de plus en plus difficile à trouver et de plus en plus rare.
  • En conséquence, l'investissement des acteurs est de plus en plus important, repoussant les limites et contraignant les petits chercheurs à abandonner.
  • Du fait que la ressource est épuisable et de plus en plus coûteuse à obtenir, sa valeur augmente, tandis que sa chance de découverte décroît.

Les cryptomonnaies matures atteignent des phases où la complexité (nombre de personnes participant à la génération de blocs et de leurs outils) demande un investissement soutenu en matériel[20]. Les nouvelles cryptomonnaies, ou celles qui n'ont pas encore atteint un volume suffisant, sont encore dans leur phase de lancement. La génération de blocs soulève la question de l'énergie dépensée pour créer de la cryptomonnaie. Selon les configurations de matériel, la consommation d'électricité peut s'avérer élevée. Rejoindre un groupe (pool) de générateurs de blocs reste la méthode la plus adéquate pour mettre des moyens en commun et pour obtenir des revenus grâce à l'activité de minage. Les cryptomonnaies (alt coin) affichent des ratios de rendement variables (notamment le Litecoin et le bitcoin[21]). En effet, les cryptomonnaies secondaires étant moins répandues, la génération de blocs est plus accessible et moins concurrentielle.

Histoire des cryptomonnaies[modifier | modifier le code]

Origine du terme de cryptomonnaie[modifier | modifier le code]

Le terme de « cryptomonnaie » se fonde sur le mécanisme de chiffrement assorti à cette monnaie d'une nature particulière (en grec ancien kruptos (κρυπτός) : « caché ».)[22]. Le terme de « crypto-actif » fait référence à « des actifs virtuels stockés sur un support électronique permettant à une communauté d’utilisateurs les acceptant en paiement de réaliser des transactions sans avoir à recourir à la monnaie légale. »[23]. La Banque de France réfute le terme de « cryptomonnaie », considérant que les cryptomonnaies ne remplissent pas toutes les fonctions d'une monnaie[24]. Qu'il s'agisse de cryptomonnaie ou de cryptoactif, le radical « crypto » renvoie à la présence d'un élément « caché »[25], avec le glissement possible vers la connotation négative de « dissimulé » ou d'occulte, alors que tel n'est pas le cas[26], puisque les transactions sont enregistrées.

Une cryptomonnaie ne présente donc pas de caractère occulte, puisque toute transaction est consultable sur internet avec mention de l'adresse électronique des comptes émetteur et receveur, ainsi que du montant de la transaction. Ce choix terminologique s'est imposé essentiellement par les autorités publiques de supervision (Banque de France, mars 2018[27], avec celui de « monnaie virtuelle » (Autorité Bancaire Européenne, 2015[28]) de préférence notamment à celui de cybermonnaie (la monnaie électronique possédant pour sa part une définition légale, par exemple dans l'Union européenne).

1998-2009 : les origines, une diffusion confidentielle[modifier | modifier le code]

Le concept de cryptomonnaie est un concept qui existait déjà bien avant la création du Bitcoin. L’entreprise, DigiCash Inc. fondée en 1989 par David Chaum, le fut dans le but de créer la première monnaie virtuelle utilisée dans le monde entier. DigiCash était une entreprise de monnaie virtuelle. Elle a créé un protocole de paiement anonyme basé sur la cryptographie. Néanmoins Digicash a échoué dans son projet d’adoption massif de sa cryptomonnaie. L’entreprise a été forcée de déclarer faillite en 1998[29].

En 1998, Wei Dai a publié une description de « b-money », un système électronique de trésorerie anonyme. Peu après, Nick Szabo a créé le « Bit Gold » qui demandait aux utilisateurs de compléter une fonction de preuve de travail dont les solutions étaient chiffrées, mises ensemble et publiées. Le Bitcoin, créé en 2009 par un développeur (ou un groupe de développeurs) utilisant le pseudonyme de Satoshi Nakamoto, exploite l'algorithme SHA-256 comme système de preuve de travail[8],[30],[31]. D'autres cryptomonnaies se proposent, comme le Litecoin (qui utilise scrypt comme preuve de travail et repose sur des confirmations plus rapides des transactions), le Peercoin (qui utilise un système hybride de preuve de travail et connaît une inflation annuelle de 1 %) et le Namecoin (qui sert de DNS décentralisé, qui rend la censure d'internet plus difficile[réf. nécessaire])[4]. Plusieurs autres cryptomonnaies ont été créées : toutes n'ont pas connu le succès, notamment celles apportant peu d'innovation.

2011-2017 : l'adoption par un public large de trois générations de cryptomonnaies[modifier | modifier le code]

Durant les premières années d'existence, les cryptomonnaies ont gagné peu à peu l'attention des médias et du public[32]. Depuis 2011, l'intérêt a rapidement augmenté, notamment durant la rapide montée du cours du Bitcoin en avril 2013. À partir de 2014, une deuxième génération de cryptomonnaies est apparue, comme Monero, Ethereum et Nxt avec de nouvelles fonctionnalités telles que des adresses de furtivité, des contrats intelligents, le recours à des chaînes de bloc latérales ou adossées à des actifs physiques tels que l'or. Les représentants de plusieurs banques centrales ont déclaré que l'utilisation de cryptomonnaies pose des défis importants pour les équilibres économiques. Notamment, du point de vue du prix du crédit[réf. nécessaire]. Ils ont également estimé que la popularité croissante des cryptomonnaies commerciales risque de faire perdre la confiance des consommateurs dans les monnaies fiduciaires. Gareth Murphy, un représentant de la banque centrale américaine, a déclaré que « l'utilisation généralisée [des cryptomonnaies] rendrait plus difficile pour les organismes statistiques de recueillir des données sur l'activité économique, elles-mêmes utilisées par les gouvernements pour orienter l'économie ». Il avertit que les cryptomonnaies constituent un nouveau défi pour le contrôle des fonctions importantes de la politique monétaire et de change des banques centrales[33].

Les cryptomonnaies de 1re, de 2e et de 3e génération[34],[35] :

  1. La première génération est représentée par le Bitcoin (2009). Solidement implanté, initiateur de l'engouement médiatique et public pour les cryptomonnaies, il souffre de lacunes régulièrement pointées, comme sa lenteur, sa taille de bloc relativement faible, notamment.
  2. Une deuxième génération (2011) présente soit des améliorations mineures, soit des innovations technologiques permettant de nouvelles fonctions. L'archétype de cette deuxième génération est l'Ethereum (qui est dérivé du code source de Bitcoin), qui fait usage de contrats intelligents (smart contracts)[36].
  3. La troisième génération (depuis 2017)[37]: constatant de nouvelles limitations, notamment de capacité, de sécurité et de gouvernance, de nouvelles cryptomonnaies ont vu le jour, comme EOS.IO, Cardano, (ADA), AION, ICON (ICX) et Raiden Network (RDN), pour les plus connues. EOS.IO est elle-même dérivée d'Ethereum. Elles apportent des innovations, mais, en août 2018, aucune n'a pris l'ascendant sur les autres.

Le premier stablecoin (en) (« monnaie stable »), bitUSD, est introduit en 2014[38]. Le lancement de cryptomonnaies ayant un prix fixe se fonde sur les avantages revendiqués par ce type de monnaie (confiance supérieure des consommateurs envers une monnaie au cours fixe et moins spéculative, ou des ressortissants des pays où l'instabilité monétaire du système conduit à des restrictions sur le contrôle de leurs capitaux)[39].

Un entrepreneur, fondateur de Robocoin, a lancé le premier distributeur automatique de bitcoins aux États-Unis le 20 février 2014. Le kiosque, installé à Austin dans le Texas, est similaire aux guichets automatiques bancaires, mais dispose de scanners pour lire les cartes d'identité afin de confirmer l'identité des utilisateurs[40].

En 2018, le marché est en baisse en comparaison à sa fin d'année 2017. Cependant, le nombre d'offres d'emploi dans le secteur ne cesse de progresser[41].

Le 21 aout 2019, des employés de la centrale nucléaire d'Ukraine du Sud qui l'ont connectée à internet pour miner de la cryptomonnaie se sont fait arrêter par les services secrets.

Typologies de cryptomonnaies[modifier | modifier le code]

Fin 2019 on dénombre prés de 2 400 cryptomonnaies sur le site coinmarketcap[42]. Parmi ces cryptomonnaies on distingue certaines typologies

Les Stablecoins[modifier | modifier le code]

Les stablecoins ont pour objectif de répliquer la valeur d'un actif, du dollar, de l’or ou de l’euro. L'objectif est de ne pas être soumis à la volatilité du marché Parmi les stablecoin notable on peut citer :

  • Tether
  • Dai
  • Paxos

Nature juridique[modifier | modifier le code]

Leur statut juridique fait l'objet de recherches et de débats, de même que leur statut fiscal. Le statut juridique de monnaie leur est contesté.

Cryptomonnaie et monnaie[modifier | modifier le code]

L'absence de cours légal des cryptomonnaies n'entraîne pas nécessairement l'absence de statut juridique. Ce dernier n'est pas clairement fixé et varie considérablement d'un pays à l'autre. Pour certains États, les cryptomonnaies, ou certaines d'entre elles, sont légalement reconnues comme instrument de paiement ; d'autre n'ont pas défini de nature juridique, la législation cherchant parfois des solutions ; enfin, certains États les interdisent totalement : elles sont alors illégales. Dans la zone Euro, le bitcoin, ainsi que les autres cryptomonnaies, ne sont pas des monnaies ayant cours légal car la seule monnaie ayant cours légal est l'euro, notamment en France : article L. 111-1 du code monétaire et financier[43]. Ceci implique qu'un commerçant peut refuser un paiement en Bitcoin alors qu'il n'a pas le droit de refuser un paiement en euro. La qualification juridique de "monnaie" est contestée par les Etats, qui favorisent par défaut la notion d'actif, soumise aux mêmes fluctuations et risques (et potentiellement taxation) que les autres actifs financiers. Le terme de « crypto-actif » est recommandé par la Banque de France[44]. Si les cryptomonnaies sont des monnaies, alors elles sont des monnaies alternatives, car elles ne possèdent de cours légal (c'est-à-dire adossé à un État) dans aucun pays. Une cryptomonnaie présente, par le mécanisme de marché, une contrevaleur dans une monnaie ayant cours légal. Les monnaies pourvues de cours légal ne possèdent pas de garantie particulière de valeur : leur cours peut varier en fonction de paramètres économiques et financiers. Les monnaies ayant cours légal sont rarement gagées sur des actifs précieux, ou très faiblement. Une cryptomonnaie (securiumcoin[45]) indique que sa valeur est garantie par un stock physique de diamants[réf. nécessaire]. En France, ces actifs ne sont pas définis par le code monétaire et financier. La cour de cassation, de manière indirecte, a qualifié le bitcoin de « monnaie virtuelle » (cour de cassation, chambre criminelle, du 20 février 2019, n°18-86.951[46]).

Antérieurement, une cour d'appel (Paris, du 26 septembre 2013, n°12/00161) sans se prononcer sur la nature juridique d'une cryptomonnaie (« [...] un bien immatériel le bitcoin, lequel est une simple représentation d’un calcul complexe informatique réalisé par un logiciel spécifique [...] ») juge qu'une plateforme proposant des cryptomonnaies doit détenir un statut réglementé, tel que celui d'intermédiaire en services de paiement. Pour sa part, la Banque de France qualifie de cryptomonnaie « tout instrument contenant sous forme numérique des unités de valeur non monétaire pouvant être conservées ou être transférées dans le but d’acquérir un bien ou un service, mais ne représentant pas de créance sur l’émetteur » (Banque de France Focus n°16, du 5 mars 2018). En tant qu'institution de supervision et de contrôle, cette institution ne possède pas de pouvoir législatif et cette définition indicative n'a pas de valeur juridique.

N'étant pas qualifiée de monnaie, une cryptomonnaie n'a pas, dans l'union européenne, la nature d'un instrument de paiement qui serait une monnaie électronique, telle que définie par la législation européenne, transposée en France dans le code monétaire et financier, en l'absence de garantie légale de remboursement à tout moment et à la valeur nominale en cas de paiement non autorisé[27].

Les cryptomonnaies échappent à la gestion étatique, mais affectent l'économie, elle-même objet des politiques publiques : elles ne peuvent pas entrer dans les politiques monétaires. De plus, leur pseudo-anonymat rend possible, au même titre que l'argent liquide, les transactions illicites. À travers diverses réglementations, elles font l'objet d'une surveillance par les autorités monétaires selon deux axes[47] :

  • contrôler la légalité des biens ou des services achetés grâce aux cryptomonnaies et ainsi éviter les achats illicites,
  • surveiller la conversion en devises légales et ainsi détecter le blanchiment d'argent.

Cryptomonnaie et titre de créance[modifier | modifier le code]

Statut fiscal des cryptomonnaies[modifier | modifier le code]

En France, les gains réalisés au moyen de cryptomonnaies sont soumis à l'impôt sur le revenu, soit dans la catégorie des bénéfices non commerciaux, soit dans celle des bénéfices commerciaux (instruction fiscale du 11 juillet 2014[48]).

Le Conseil d'état a confirmé cette catégorisation ; pour ce dernier, les cryptomonnaies sont des biens meubles incorporels, relevant soit de l'article 150 UA du code général des impôts, soit de son article 92 (Conseil d'Etat, 8e et 3e chambres, du 26 avril 2018, n°417809[49]).

Aux Etats-Unis, les services fiscaux américains traitent le bitcoin comme un bien immatériel, un actif qui ne serait pas une monnaie comme le dollar, l’assujettissant à l'impôt sur les gains en capital.[réf. nécessaire]

Encadrement juridique des levées de fonds : ICO (Initial coin offering)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Initial coin offering.

Une ICO de l'anglais Initial coin offering, en référence aux propositions de titres de capital par des bourses de valeurs (IPO), est une forme de financement, à mi-chemin entre la levée de fonds et le financement participatif, par la prévente d'une nouvelle cryptomonnaie. La première Initial coin offering notable est celle d'Ethereum en 2014[50].

En 2017, ce marché est encore peu régulé, ainsi en septembre la Chine interdit les ICO sur son territoire[51]. En Russie, Vladimir Poutine approuve l'utilisation des ICO en exigeant la mise en place d'une réglementation appropriée afin de contrôler le marché des cryptomonnaies[52],[53].

Une Security Token Offering ou STO est une Initial Coin Offering encadrée par des normes juridiques[54].

En France, en septembre 2017, Domraider est la première entreprise française à pratiquer une levée de fonds par ce moyen, à travers sa cryptomonnaie, le DRT (DomRaider token)[55]. La start-up, basée à Clermont-Ferrand lève 56 millions d'euros afin de créer une plateforme décentralisée dédiée aux enchères en temps réel sur la blockchain. Les DRT servent de moyen de paiement sur la Blockchain d'enchères et sont échangeables sur les places de marché de cryptomonnaies[56].

Quelques cryptomonnaies[modifier | modifier le code]

Cryptomonnaies communautaires[modifier | modifier le code]

Code Monnaie Date de création Équivalent de la masse monétaire en USD Algorithme Quantité de monnaie émise Quantité maximum de monnaie pouvant être émise Note
BTC, XBT Bitcoin 2009 67 milliards USD au 02/03/2019[57] SHA-256
(preuve de travail)
17 millions au 02/03/2019 21 millions La première monnaie décentralisée.
ETH Ethereum 2015 14 milliards USD au 02/03/2019[57] Ethash 105 millions au 02/03/2019 Non limitée La première monnaie basée sur une chaîne de blocs (Ethereum) permettant la création de contrats intelligents.
BCH, BCC Bitcoin Cash 2017 2 milliards USD au 02/03/2019[57] SHA-256
(preuve de travail)
17 millions au 02/03/2019 21 millions Fork de la chaîne de blocs Bitcoin avec augmentation de la taille maximale d'un bloc. Le but est de mieux faire face à la croissance du nombre d'utilisateurs.
XRP Ripple 2012 13 milliards USD au 02/03/2019[57] ECDSA 41 milliards au 02/03/2019 [58] 100 milliards Les transactions sont vérifiées par consensus entre les membres du réseau, plutôt que par le processus de minage utilisé par bitcoin.
LTC Litecoin 2011 2 milliards USD au 02/03/2019[57] Scrypt
(preuve de travail)
60 millions au 02/03/2019 84 millions La première cryptomonnaie fondée sur Scrypt.
NANO Nano 2015 120 millions USD au 02/03/2019 DAG (Graphiques acycliques dirigés) 133 248 290 NANO (limite atteinte) 133 248 290 NANO Monnaie utilisant le système de bloc-tressés : elle ne nécessite pas de minage, ne présente aucuns frais de transaction et sa scalabilité est infinie.
MIOTA IOTA (cryptomonnaie et technologie) 2015 814 millions USD au 02/03/2019[57] SHA-256
(preuve de travail)
IOTA
(limite atteinte)
IOTA Au lieu d'utiliser une blockchain, le protocole IOTA est basé sur un graphe orienté acyclique (Directed acyclic graph).
OMG OmiseGo 2017 179 millions USD au 02/03/2019[57] 102 millions au 16/05/2018 140,25 millions Première Application prévue sous le réseau Plasma[59]
MAID MaidSafeCoin 2014 57 millions USD au 02/03/2019[57] -8,73 % 452,5 millions au 04/08/2017 4,3 milliards Proof of Ressource (POR).
DASH Dash 2014 723 millions USD au 02/03/2019[57] X11 8 millions au 02/03/2019 18,9 millions[60] Ex-Darkcoin, première cryptomonnaie anonyme.
DOGE Dogecoin 2013 236 millions USD au 02/03/2019[57] -4,59 % Scrypt
(preuve de travail)
118 milliards au 02/03/2019 5,2 milliards par an perpétuellement cryptomonnaie dérivée de Litecoin et la première à être fondée sur un mème Internet : Doge.
XMR Monero 2014 820 millions USD au 02/03/2019[57] Preuve de travail 16 millions au 02/03/2019 18,3 millions puis production perpétuelle minimale de 0,3 XMR par minute Lorsque les 18,3 millions de XMR seront produits, l'inflation maximale est de 1 %, puis décroit exponentiellement jusque 0.
AFRO AFRO 2017 2,09 milliards USD au 04/01/2019[57] DASH - Preuve d'enjeu (PoS) 750 milliards au 04/01/2019 750 milliards puis production annuelle maximale de 0,584% de l’émission initiale soit, 4,4 milliards d’Afros par an L’AFRO est une crypto-monnaie panafricaine, au service du développement sociétal du continent.
FCT Factom (en) 2015 0,157 millard USD au 16/05/2018[57] -8,4 % 8,7 millions au 16/05/2018
BTS BitShares (en) 2014 0,637 millard USD au 16/05/2018[57] -4,81 % 2,64 milliards au 16/05/2018 3 600 570 502 2 500 millions sont créés puis croissance asymptotique de 6,3 % en année 1 pour atteindre 0,9 % en année 100.
PPC Peercoin 2012 0,64 milliard USD au 16/05/2018[57] -8,77 % SHA-256
(preuve de travail/preuve d'enjeu)
24 764 006 au 16/05/2018 Pas de limite Inflation annuelle : 1 %
NMC Namecoin 2011 29 788 896 USD au 16/05/2018[57] -4,67 % SHA-256
(preuve de travail)
14,7 millions au 16/05/2018 21 millions Namecoin a pour but d'agir comme un DNS décentralisé, qui rend la censure d’Internet très difficile. Namecoin se sert du nom de domaine .bit.
LSK Lisk (en) 2016 1,29 millard USD au 10/05/2018[57] DPOS (preuve de participation des délégués) 110,4 millions au 04/08/2017 Première crypto monnaie modulaire utilisant des Sidechain.
SLR SolarCoin 2014 1 069 366 545 USD au 16/05/2018[57] -7,69 % Proof-of-Stake-Time (PoST) 105 951 307 au 16/05/2018 121 201 144[57] L'essentiel des SolarCoins sont attribués à des producteurs d'énergie solaire.
ONION DeepOnion 2017 29 511 492 USD au 16/05/2018[57] +0,67 % Proof of Stake (PoS) et X13 Proof of Work (PoW) 15 100 490 au 16/05/2018 25 000 000[57] cryptomonnaie entièrement anonyme utilisant le réseau Tor.
DRT DomRaider Token 2017 14 313 886 EUR au 16/05/2018 +5,03 % 591,5 millions au 16/05/2018 1,3 milliard[57] Plateforme d'enchères utilisant la blockchain
ECA Electra 2017 61 393 773 USD au 16/05/2018 -12,14 % Nist5 (PoS) 25 milliards en 16/05/2018 30 milliards Monnaie rapide avec frais de transactions faible, gérée par la communauté-même.
Ğ1 Ğ1 2017 N/A signatures : ed25519 (en)
hashes : SHA-256
Plus de dix millions depuis le 26 septembre 2019 Pas de limite Monnaie libre
SCW SecuriumCoin[45] 2018 16.357.097 USD au 01/11/2018 ERC20 143483314 au 01/11/2018 500 000 000 unités Crypto monnaie offrant une garantie de solvabilité via un stock en diamant
PIT Paypite[61] 2018 620 000 € au 16/05/2018 ERC20 2 000 000 au 16/05/2018 247 000 000 Monnaie francophone, pour les 274 millions de francophones du monde
KMD Komodo 2016 101 010 557 € au 17/09/2018 D-POW, Delayed Proof-of-Work 109 755 311 au 17/09/2018 200 000 000 Son mécanisme de consensus est unique, propose des atomic swaps. 5 % d'intérêt annuel.
DERO Dero [62] 2017 6 337 622 € au 17/04/2019 Cryptonight[63] Preuve de travail (Pow) 7 049 662 au 17/04/2019 18 400 000 pendant les 8 premières années, suivie d’un taux d’émission infini d’environ 157 000 DERO/an. Blockchain traditionnelle combiné à un dag, ce qui en fait un blockDAG (insensibles aux doubles dépenses et évolutive).
LIBRA Libra [64] 2019 Projet de cryptomonnaie initié par Facebook, pour le développement d'un porte-monnaie électronique[65].

Cryptomonnaies d'états souverains[modifier | modifier le code]

  • En , la banque d’Angleterre annonce souhaiter créer une cryptomonnaie indexée sur la monnaie britannique[66],[67].
  • Au Canada et à Singapour, des institutions envisagent également de développer des systèmes de paiement officiels en cryptomonnaie[66].
  • En 2018, les Îles Marshall deviennent le premier pays au monde à lancer une cryptomonnaie légale[68].
  • En 2018, le président vénézuélien Nicolas Maduro crée une cryptomonnaie, le petro, ancré sur le prix du baril de pétrole, dans le but de contourner les sanctions américaines[69].
  • En 2018, la Turquie envisage elle aussi sa monnaie, le Turkcoin, pour dynamiser l'économie[70].
  • En 2018, l'Iran pense créer une cryptomonnaie nationale, basée sur le bitcoin, pour contrer la chute de la monnaie nationale du fait du retour des sanctions américaines[71],[72].
  • En 2019, la Chine populaire considère être sur le point de lancer sa cryptomonnaie pour supprimer l'argent liquide, après avoir initié le mouvement en 2014 et déposé 80 brevets[73]. Elle porte le nom de DCEP ou Digital Currency Electronic Payment.

Principales plateformes d'échanges[modifier | modifier le code]

Actives

Inactives

  • Mt. Gox (actuellement fermé, la société s'étant déclarée en faillite au Japon)[74]
  • Cryptsy (actuellement fermé à la suite d'un vol d'un nombre important de bitcoins)[75]
  • Vault of Satoshi (fermé en 2015)[76],[77]


Caractéristiques, avantages et inconvénients[modifier | modifier le code]

La pertinence de cette section est remise en cause. Considérez son contenu avec précaution. Améliorez-le ou discutez-en. (mars 2016)

Avantages

  • Conçues pour Internet, elles offrent des alternatives aux systèmes de paiement reposant sur des monnaies avec cours légal. Elles permettent d'augmenter l’accessibilité du commerce en ligne dans les pays en voie de développement[78],[79].
  • Transparence : toutes les transactions sont publiques, les propriétaires et les destinataires de ces transactions étant identifiés par des adresses[80].
  • La cryptomonnaie ne peut pas être contrefaite ou usurpée[81]. Le protocole de chiffrement est aussi conçu pour être très résistant contre la plupart des menaces informatiques connues, incluant les attaques par déni de service distribué.
  • Frais de transfert parfois nuls et inférieurs à ceux des établissements de paiement ou à ceux des sociétés de transfert de fonds (type Paypal, Western Union).
  • Transferts rapides de quelques secondes à quelques minutes par rapport aux virements bancaires (quelques heures à quelques jours).
  • Transferts possibles à l'échelle mondiale indépendamment du pays.
  • Absence d'intermédiaire (établissement de paiement, intermédiaire en services de paiement, banque, dépositaire) : la somme créditée est porté directement à l'adresse de réception.
  • N'importe quel particulier ou société peut transférer de la cryptomonnaie.
  • Stockage de la cryptomonnaie à distance sur un serveur ou en téléchargement sur un support (clé USB, par exemple).
  • Pour certaines cryptomonnaies, la quantité totale pouvant être créée est plafonnée, rendant ce type de monnaie déflationiste par essence (la quantité de monnaie ne peut que décroitre dans le temps)

Inconvénients

  • Faible impact des cryptomonnaies sur le grand public[82] (~ 150 millions USD / jour en mars 2016 pour Bitcoin).
  • Réseau de paiement peu développé bien qu'en croissance[83].
  • Différentes cryptomonnaies, incompatibles entre elles, avec le développement de plusieurs types de cryptomonnaies en parallèle.
  • Volatilité élevée.
  • Risque de déflation/hyperinflation due à création monétaire insuffisante ou trop importante (quantité de bitcoins limitée à terme par exemple)[84],[85].
  • Sécurisation nécessaire (comme n'importe quel compte de dépôt ou de paiement) : mot de passe, double authentification.
  • Illégalité dans certains pays.
  • La cryptomonnaie perdue (à la suite d'un téléchargement sur une clef USB ou disque dur) est définitivement perdue.
  • Consommation d'énergie due aux activités de minage de plus en plus importante.

Autres caractéristiques :

  • Monnaies ne dépendant pas de banques centrales.
  • Irréversibilité des transactions : le réceptionnaire de la monnaie ne peut pas subir d'annulation. Inversement, le donneur d'ordre ne peut rétracter son paiement.
  • Lobby bancaire s'opposant a l'utilisation de ce type de monnaie et défendant les systèmes de paiement utilisant les monnaies dotées de cours légal.
  • Absence de plafond et de minima dans les transferts.

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Cryptocurrency » (voir la liste des auteurs).
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Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]