Ron DeSantis

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Ron DeSantis
Illustration.
Ron DeSantis en 2023.
Fonctions
46e gouverneur de Floride
En fonction depuis le
(5 ans, 1 mois et 25 jours)
Élection 6 novembre 2018
Réélection 8 novembre 2022
Lieutenant-gouverneur Jeanette Nuñez
Prédécesseur Rick Scott
Représentant des États-Unis

(5 ans, 8 mois et 7 jours)
Élection 6 novembre 2012
Réélection 4 novembre 2014
8 novembre 2016
Circonscription 6e district de Floride
Législature 113e, 114e et 115e
Prédécesseur Cliff Stearns (en)
Successeur Michael Waltz
Biographie
Nom de naissance Ronald Dion DeSantis
Date de naissance (45 ans)
Lieu de naissance Jacksonville (Floride, États-Unis)
Nationalité Américain
Parti politique Républicain
Diplômé de Université Yale
Faculté de droit de Harvard
Profession Avocat
Militaire
Religion Catholique
Résidence Florida Governor's Mansion (Tallahassee)

Signature de Ron DeSantis

Ron DeSantis
Gouverneurs de Floride

Ronald Dion DeSantis, dit Ron DeSantis, né le à Jacksonville (Floride), est un homme politique américain, membre du Parti républicain.

Militaire et avocat de profession, il est initialement proche du mouvement libertarien Tea Party.

De 2013 à 2018, il est élu du 6e district congressionnel de Floride à la Chambre des représentants des États-Unis. Il appartient au groupe ultraconservateur Freedom Caucus.

Il est élu gouverneur de Floride de justesse en 2018 face au démocrate Andrew Gillum, puis est largement réélu en 2022. En tant que gouverneur, il refuse de restreindre les libertés contre le Covid-19, réduit les dépenses publiques, facilite le port d'armes et s'affiche en adversaire résolu du « wokisme ».

En , il annonce sa candidature aux primaires républicaines pour l'élection présidentielle de 2024. Il retire sa candidature en janvier 2024 après être arrivé en deuxième position lors du caucus de l'Iowa, derrière l’ancien président Donald Trump, auquel il se rallie.

Situation personnelle[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Né le à Jacksonville, en Floride, de Ronald DeSantis, installateur de télévisions, et Karen Rogers, infirmière[note 1], il est d'origine italienne. Ses huit arrière-grands-parents sont tous nés en Italie[1], originaires de villages situées dans les provinces de Avellino (Castelfranci), Campobasso (Castelbottaccio), Caserte (Sessa Aurunca) et L'Aquila (Bugnara, Cansano, Pacentro et Pratola Peligna)[2],[3].

Il a une sœur, Christina Marie DeSantis, qui travaillait comme consultante pour KPMG[4]. Elle meurt au Royaume-Uni en 2015 à l'âge de trente ans[5].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Ron DeSantis est un catholique[6]. Depuis 2010, il est marié avec Jill Casey Black, qui était animatrice de talk show dans les médias. Le couple a trois enfants[7].

Études et carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Après des études d'histoire à l'université Yale, il devient pendant un an coach sportif et professeur d'histoire dans un lycée privé de Géorgie[8].

Il intègre ensuite la faculté de droit de Harvard et en sort diplômé en 2005.

Ron DeSantis s'engage dans l'armée à partir de 2004[9], et il est conseiller juridique pour la Marine américaine[10]. Il est notamment envoyé en Irak en 2007[10]. Il la quitte en 2010 tout en restant réserviste[9]. Il devient notamment rédacteur dans des journaux conservateurs[10].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Représentant des États-Unis[modifier | modifier le code]

Portrait officiel de Ron DeSantis en tant que représentant des États-Unis (2013).

Lors des élections de 2012, il est candidat à la Chambre des représentants des États-Unis dans le 6e district de Floride. Il remporte la primaire républicaine avec 39 % des voix, son plus proche adversaire, Fred Costello, étant à 23 %[11]. Il est élu représentant avec 57,2 % des suffrages face à la démocrate Heather Beaven. Il est réélu pour un deuxième mandat en 2014, réunissant 62,5 % des voix[12].

Il annonce en sa candidature à l'élection sénatoriale de 2016, pour succéder à Marco Rubio, qui se présente aux primaires présidentielles républicaines[13]. Après son retrait des primaires, Rubio décide — contrairement à ce qu'il avait auparavant annoncé — de se représenter au Sénat. DeSantis choisit alors d'être candidat à un nouveau mandat à la Chambre des représentants. En raison d'un redécoupage des circonscriptions, son domicile de Ponte Vedra Beach passe dans le 4e district. Il se représente cependant dans le 6e district, où résident la plupart de ses électeurs[14]. Il déménage en conséquence dans le comté de Flagler[11]. Lors de la primaire républicaine, il doit à nouveau affronter Fred Costello, ainsi que G. G. Galloway, qui sont déjà candidats avant son retour dans la circonscription[15]. Il arrive largement en tête avec 61 % des suffrages[16]. Il remporte un troisième mandat face au démocrate Bill McCullough en novembre 2016, avec 59 % des voix[17].

Gouverneur de Floride[modifier | modifier le code]

Élection[modifier | modifier le code]

En , Donald Trump fait savoir sur Twitter qu'il pense que DeSantis ferait « un grand gouverneur de Floride ». Plusieurs milliardaires républicains, tels que Sheldon Adelson ou Rebekah Mercer, lui apportent alors leur soutien. Le , DeSantis annonce officiellement sa candidature au poste de gouverneur de Floride sur la chaîne Fox News, où il intervient fréquemment[18]. Il remporte la primaire républicaine avec près de vingt points d'avance sur le commissaire à l'Agriculture de Floride Adam Putnam. Le suivant, il démissionne de son poste de représentant pour se consacrer à sa campagne[19]. Au soir de l'élection, le , déjouant la plupart des pronostics et des sondeurs, il bat son adversaire démocrate, Andrew Gillum, le maire de Tallahassee[20].

Début de mandat[modifier | modifier le code]

Durant ses premiers mois en fonction, DeSantis pousse des réformes populaires en Floride : l'extension des chèques éducation, la protection de l'environnement, notamment via la lutte contre l'efflorescence algale et l'interdiction de la fracturation hydraulique dans les Everglades[21], la légalisation du cannabis médical ou encore l'importation de médicaments en provenance du Canada ; seul son soutien à une loi visant à armer les enseignants fait débat[22]. En , entre 58 %[23] et 65 % des électeurs approuvent son action comme gouverneur[24]. Il est alors l'un des dix gouverneurs les plus populaires du pays[23].

Pandémie de Covid-19[modifier | modifier le code]

Ron DeSantis avec le secrétaire à la Défense des États-Unis, Mark Esper, en 2020.

En 2020, aux débuts de la pandémie de Covid-19, il tarde à ordonner un confinement, la Floride étant dépendante des revenus issus du secteur touristique[25]. Critiqué pour sa réponse désordonnée face à l’épidémie, il est alors l'un des rares gouverneurs du pays à voir sa popularité décliner au début de la crise sanitaire[26].

Cependant, contrairement aux États dirigés par les démocrates, qui mettent en place des confinements sévères, il ne favorise pas des mesures aussi strictes. Le taux de mortalité lié à la maladie en Floride (qui compte pourtant le plus fort taux de retraités et de personnes âgées) est notamment inférieur à celui de l'État de New York dirigé par le démocrate Andrew Cuomo[27] et l'économie se porte également nettement mieux[28]. Cependant, certains États ayant imposé de fortes restrictions ont un taux de mortalité plus faible que la Floride, comme la Californie[27],[29], tandis que des experts estiment que les différences entre les États, notamment en matière de pauvreté, de densité et de climat, rendent des comparaisons difficiles[29].

En , DeSantis demande à la Cour suprême de l'État de Floride de mettre en place un grand jury pour enquêter sur les crimes et les torts causés par les vaccins contre la Covid-19, et en particulier, sur de potentiels effets secondaires cachés par les entreprises pharmaceutiques ainsi que sur des manipulations de l'opinion des professionnels de la santé. Il crée aussi un Public Health Integrity Committee, comprenant de nombreux opposants au confinement, à la vaccination des enfants et aux exigences fédérales de vaccination pour contre-carrer le Centre pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC). Les termes de sa demande à la Cour suprême sont jugés flous et Anthony Fauci, conseiller médical de la Maison-Blanche, critique la politisation de la question vaccinale, estimant que les vaccins ont sauvé la vie d'environ 3,2 millions d'Américains pendant la pandémie de Covid-19[30],[31],[32].

Réélection aisée en 2022[modifier | modifier le code]

Le 8 novembre 2022, Ron DeSantis est réélu gouverneur de Floride avec plus de 59 % des voix, face à son adversaire démocrate Charlie Crist[33]. Il l'emporte de près de 20 points sur Charlie Crist, une avance inédite dans cet État depuis 40 ans[34]. Dans un discours qu’il donne quelques minutes après l’annonce de sa victoire, il déclare que cette élection « redéfinit la carte politique » et estime que pour lui « le combat ne fait que commencer »[35].

Primaires présidentielles républicaines de 2024[modifier | modifier le code]

Ron DeSantis en 2023.

Hausse de sa popularité au sein du Parti républicain[modifier | modifier le code]

À partir de 2021, Ron DeSantis est souvent décrit comme possible candidat du Parti républicain à l'élection présidentielle de 2024[36],[37].

Alors qu'il se présente comme héritier politique de Donald Trump après la défaite de ce dernier à l'élection présidentielle de 2020, il bénéficie d'une bonne image au sein de l'électorat républicain, notamment en raison de sa gestion lors de la pandémie de Covid-19[38],[39]. En 2021, Donald Trump déclare que s'il devait se présenter à l'élection présidentielle de 2024, il envisagerait certainement de choisir Ron DeSantis comme candidat à la vice-présidence, soulignant qu'il est « l'un de ses amis » et qu'il a accompli « un travail génial en tant que gouverneur »[40]. Dans l'hypothèse où l'ancien président renoncerait à briguer un second mandat, les sondages placent régulièrement DeSantis en tête des intentions de vote aux primaires républicaines[41],[42].

Mais ses rapports personnels avec Donald Trump se détériorent progressivement, dès lors qu'il apparaît de plus en probable que les deux hommes brigueront tous deux l'investiture républicaine[43]. L'ancien président commence alors à critiquer DeSantis en privé, allant même jusqu'à le décrire comme « ingrat et sans personnalité ». Des proches de Trump l'attaquent alors en des termes injurieux sur les réseaux sociaux et lui conseillent de « rester en Floride »[44],[45].

Annonce de candidature et difficultés de campagne[modifier | modifier le code]

Le 24 mai 2023, Ron DeSantis annonce sa candidature aux primaires présidentielles républicaines, transmettant son dossier à la Commission électorale fédérale[46]. Quelques heures auparavant, il a signé un projet de loi abrogeant l'obligation de démissionner de son mandat de gouverneur s'il lançait une campagne présidentielle[47],[48].

Logo de Ron DeSantis pour l'élection présidentielle de 2024.

Il se déclare candidat dans un entretien avec le directeur général de Twitter, Elon Musk, l'un de ses soutiens[49],[50]. Son annonce sur Twitter rencontre d'importants problèmes techniques[51]. Son lancement de campagne est moqué par Donald Trump et le président en exercice, Joe Biden, et ce alors qu'il a perdu de beaucoup de sa popularité après sa réélection comme gouverneur de l'État de Floride six mois plus tôt[52],[53]. Sa déclaration de candidature est qualifiée d'échec par certains observateurs[54].

Les premiers mois de sa campagne ne permettent pas à DeSantis de remonter dans les sondages. Les mesures sur lesquelles il fait campagne (opposition au mouvement woke, restriction du droit à l'avortement...) ne semblent pas attirer les électeurs républicains. Par ailleurs, il multiplie les maladresses et sa personnalité jugée terne ne lui permet pas de convaincre les militants républicains. Dans son État de Floride, il accuse même un retard de vingt points sur Trump dans les enquêtes d'opinion. En août 2023, il a déjà dû licencier plus d'un tiers de ses collaborateurs de campagne[55]. Néanmoins, il obtient des dizaines de millions de dollars de financement entre mai et juillet, bénéficiant notamment de l'appui des républicains de Wall Street qui cherchent une alternative à Donald Trump[56],[57],[58],[59].

Lors du caucus de l'Iowa du , DeSantis arrive en deuxième position avec 21,2 % des voix (et 9 délégués sur 40), loin derrière Donald Trump (51 % des voix et 20 délégués) mais devant Nikki Haley (19,1 % des voix et 8 délégués)[60]. Avec la large victoire de Trump, DeSantis est sous pression d'une partie des républicains, comme le conseil de la rédaction du Wall Street Journal, qui lui demande d'abandonner sa campagne pour laisser Nikki Haley affronter Trump seule[61]. Confronté à des sondages qui le placent à 4 ou 6 % dans la primaire du New Hampshire (prévue le ), DeSantis décide de ne plus faire campagne dans cet État mais de se concentrer sur la primaire de la Caroline du Sud (en) (qui se déroulera le ) et de licencier une partie de son équipe[62],[63],[61].

Abandon et soutien à Donald Trump[modifier | modifier le code]

Le , deux jours avant la primaire du New Hampshire, Ron DeSantis annonce arrêter sa campagne et apporte son soutien à Donald Trump[64],[65].

Prises de position[modifier | modifier le code]

Ligne politique[modifier | modifier le code]

Ron DeSantis est considéré comme un républicain conservateur et nationaliste[66]. Initialement proche du Tea Party, il est membre du groupe parlementaire Freedom Caucus au Congrès[10],[17].

En Suisse, Le Temps estime qu'il « est un pur produit d’un Parti républicain qui s’est radicalisé » et qu'il est « un Donald Trump en miniature, le charisme en moins » ; selon le quotidien, sur « les questions raciales, la sexualité, les armes, Ron DeSantis incarne une politique ultra-conservatrice » et « engagé dans une « guerre culturelle » sur tous les fronts, il se targue de faire de la Floride le « tombeau du wokisme »[67] ». Pour Joshua Chaffin du Financial Times, c'est Donald Trump mais « avec un cerveau, et sans le chaos »[68]. Les démocrates américains le considèrent généralement comme plus dangereux que Trump car plus radical sur la plupart des sujets[69].

Donald Trump[modifier | modifier le code]

Ron DeSantis avec Donald Trump à la Maison-Blanche le .

Il est perçu comme l'un des plus grands partisans de Donald Trump avant même l'élection de celui-ci à la présidence des États-Unis. Il a déclaré que Trump est un exemple pour les enfants américains[70].

Pendant sa campagne de 2018 pour l'élection au poste de gouverneur de Floride, il réalise un clip de campagne où il enseigne à sa fille en bas âge à construire un mur en référence à la proposition du président de construire un mur pour contrer l'immigration illégale aux États-Unis, ou encore lui lisant des livres élogieux de Trump. Le bébé porte un pyjama où l'on peut lire « Make America Great Again », le slogan du président pour sa campagne présidentielle de 2016[71].

En 2023, il s'insurge contre la possibilité que la justice arrête Donald Trump, voyant derrière les ennuis judiciaires de l'ancien président l'action de George Soros, à l'instar de Trump en [72],[73].

Droit à l'avortement[modifier | modifier le code]

Il est opposé au droit à l'avortement et dénonce le Planned Parenthood, organisme de planification familiale[44],[74]. En avril 2023, il approuve l'interdiction de l'avortement après six semaines de grossesse, ce qui fait de la Floride l'un des États plus restrictifs en la matière : seules les femmes victimes de viol, d'inceste ou de traite d'êtres humains pourront avorter jusqu'à quinze semaines, preuves à l'appui[75].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Ron DeSantis revendique mener « une guerre contre le wokisme », qu'il définit comme « la croyance voulant que des injustices systémiques existent toujours en Amérique et qu’il faut y faire face », tout particulièrement dans les universités. Plusieurs universités publiques sont reprises en main par l’État, au mépris de la liberté académique et de l’autonomie des universités, et une partie de leurs enseignants poussés à partir. En juillet 2023, le quotidien Tampa Bay Times souligne que les départs ont atteint, en 2022, des niveaux inédits dans les universités publiques de l’État, atteignant un tiers des effectifs dans certains établissements, ce dont Ron DeSantis se félicite : « Si vous êtes un professeur d’études marxistes, ce n’est pas une perte pour la Floride si vous partez[76]. »

Il approuve en juin 2021 une loi obligeant les étudiants et les professeurs des universités publiques à déclarer leurs opinions politiques auprès de l'État, sous prétexte de l'existence d'un risque d'endoctrinement socialiste dans celles-ci[77].

Le 28 mars 2022, il signe une loi interdisant d'enseigner des sujets en lien avec les questions d'orientation sexuelle ou d'identité de genre à l'école[78]. Surnommée « Don't say gay » (« Ne parlez pas des gays » ou « ne prononcez pas le mot "gay" ») par l'opposition démocrate et les militants LGBT, la House Bill (HB) 1557 s'applique de la maternelle jusque dans les établissements pour les enfants entre huit et neuf ans[79]. Le 22 avril de la même année, le Stop WOKE Act, abréviation de « Stop the Wrongs to Our Kids and Employees », s'oppose, quant à lui, à la présentation de l'histoire des États-Unis à travers le prisme du racisme. Entré en vigueur le 1er juillet 2022, il bannit du cadre scolaire l'enseignement de la théorie critique de la race, et interdit sa diffusion dans les lieux de travail à travers les formations obligatoires imposées jusque là aux employés par leur direction[80]. Cette loi est critiquée publiquement par plusieurs entreprises américaines, dont la Walt Disney Company et une querelle éclate entre DeSantis, les républicains de Floride, et la Walt Disney Company[81]. En représailles, le Sénat et l'Assemblée de Floride, contrôlés par les républicains, votent pour abroger le Reedy Creek Improvement Act (en), une loi qui octroyait à la Walt Disney Company un large contrôle sur le Reedy Creek Improvement District, un territoire sur lequel est situé le Walt Disney World Resort. Cette abrogation est signée par DeSantis le [82].

Peine de mort[modifier | modifier le code]

Ron de Santis se revendique favorable à la peine de mort[83].

En 2023, il défend une réforme du système judiciaire de Floride pour que la peine de mort puisse être utilisée sans l'unanimité d'un jury[84],[85].

Port d'armes[modifier | modifier le code]

Il est partisan du droit de port et possession d'arme et promet d'en faire un droit presque inconditionnel[86]. En Floride, il a signé une loi autorisant les enseignants à porter des armes dans les écoles[87].

La National Rifle Association of America (NRA) appelle à le soutenir lors de sa candidature au poste de gouverneur de Floride[88].

Droit de vote[modifier | modifier le code]

Don son livre Laboratories Against Democracy, le politologue Jacob Grumbach reproche au gouverneur DeSantis de restreindre le droit de vote en Floride. Une loi adoptée en 2023 impose des restrictions aux associations aidant les citoyens à s’inscrire sur les listes électorales. D'autre part, depuis 2019, il est « pratiquement impossible » pour une personne condamnée par la justice de savoir si elle est autorisée à prendre part à une élection dans cet État[76].

Changement climatique[modifier | modifier le code]

Longtemps climatosceptique, il change d'attitude en 2019, recrutant des scientifiques et conseillers en « résilience » pour préparer la Floride aux « impacts du changement climatique »[89].

Politique étrangère[modifier | modifier le code]

Ron DeSantis et le Premier ministre du Japon, Fumio Kishida, en 2023.

En 2016, il critique la volonté du président Barack Obama de fermer le camp de Guantánamo[90].

Ron DeSantis se revendique le gouverneur le plus pro-israélien des États-Unis[91]. Il soutient que la Cisjordanie n'est pas un « territoire occupé » mais un « territoire disputé »[92]. Jusqu'a début 2023, comme membre du Congrès puis gouverneur de la Floride, il a fait 4 voyages à l'étranger[93]. Tous étaient en Israël[93]. Il a notamment réalisé un voyage en Israël avec le milliardaire Sheldon Adelson, un des parrains de la droite américaine et un soutien de Benyamin Netanyahou[94].

En 2022, lors de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, il s'interroge en public si la France aurait résisté face à une invasion russe, question à laquelle il répond par la négative, créant ainsi la polémique[95]. L'année suivante, il déclare à Fox News que l'aide à l'Ukraine doit rester limitée et ne peut pas être un chèque en blanc pour Zelensky[96], se démarquant de ce qu’il considère être la position des démocrates, qu’il dépeint comme partisans d'une aide inconditionnelle et sans limites pour ce pays[97]. Il avait déjà défendu cette position plus tôt[98], alors même que le camp républicain semblait divisé sur ce sujet[99].

Lors de sa campagne pour les primaires présidentielles républicaines de 2024, il envisage une intervention militaire américaine pour combattre les cartels de la drogue. En cas de non-coopération du Mexique, il propose un blocus des ports mexicains pour empêcher l'importation des composés chimiques permettant la fabrication du fentanyl[100]. Le président mexicain, Andrés Manuel López Obrador, manifeste clairement son opposition à ce projet et menace d'appeler officiellement à ne pas voter pour le Parti républicain, jugé « inhumain et interventionniste » à travers les déclarations de Ron DeSantis[101].

Note et références[modifier | modifier le code]

Note[modifier | modifier le code]

  1. Le nom de famille d'origine, Ruggiero, a été anglicisé lorsque ses ancêtres sont arrivés aux États-Unis.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Frank Cerabino, « Cerabino: Florida Gov. DeSantis needs to start acting like an Italian mayor », sur The Palm Beach Post (consulté le ).
  2. (en) « Family tree of Ron DeSantis », sur Geneanet (consulté le )
  3. (en) « Immigration hardliner Ron DeSantis’ great-great-grandmother was nearly barred from America », sur Tampa Bay Times (consulté le ).
  4. Jasveen Kaur, « How did Ron DeSantis' sister Christina die? 30-yr-old's death shortly before marriage rocked family », sur Media Entertainment Arts WorldWide,
  5. Alex Leary, « Ron DeSantis' sister dies », sur Tampa Bay, .
  6. « Member Profile - Ron DeSantis, R », sur media.cq.com (consulté le )
  7. (en) « Casey DeSantis sur X : "Ron and I are beyond blessed to welcome our new baby girl, Mamie to the world. At 7 lbs 4 oz she was the smallest of the bunch, but she is already holding her own. Madison and Mason are so excited for their new baby sister!" », sur Twitter, (consulté le )
  8. Frances Robles, « Pranks, Parties and Politics: Ron DeSantis’s Year as a Schoolteacher », sur New York Times,
  9. a et b (en) « DeSANTIS, Ron, (1978 - ) », sur Biographical Directory of the United States Congress (consulté le ).
  10. a b c et d (en) Kyle Munzenrieder, « Ron DeSantis, Tea Party Favorite, Becomes First Republican to Enter Senate Race », sur Miami New Times, (consulté le ).
  11. a et b (en) « Ron DeSantis in Solid Shape for CD 6 Primary », sur Sunshine State News, (consulté le ).
  12. (en) « Rep. Ron DeSantis (R-Fla.) », 2014 Member Profile Page, sur Roll Call, (consulté le ).
  13. (en) Letitia Stein, « Florida Congressman Ron DeSantis running for U.S. Senate », sur Reuters, (consulté le ).
  14. (en) Michael Auslen, « Ron DeSantis drops Senate bid, will run for re-election to Congress », sur Tampa Bay Times, (consulté le ).
  15. (en) Sarah Rumpf et Brian Burgess, « Rubio’s late entry creates down-ticket traffic jam », sur The Capitolist, (consulté le ).
  16. (en) « Florida House Races Results », sur Politico, (consulté le ).
  17. a et b (en) Mark Harper, « DeSantis wins third term in Congress », The Daytona Beach News-Journal (en), (consulté le )
  18. (en) Lawrence Mower, « North Florida congressman who has Trump’s backing is running for governor », sur miamiherald.com, (consulté le ).
  19. (en) Ana Ceballos, « Ron DeSantis resigns from Congress to focus on Florida's gubernatorial campaign », sur usatoday.com, (consulté le ).
  20. (en) « Republican Ron DeSantis wins Florida governor election », sur cnn.com, (consulté le ).
  21. (en) David Blackmon, « Florida Blocks Oil Drilling In The Everglades, For Now », sur Forbes (consulté le )
  22. (en) Zac Anderson, « Ron DeSantis remains popular, and so are many of his policies », The Palm Beach Post, (consulté le )
  23. (en) Marty Johnson, « Gov. DeSantis more popular in Florida than Trump », sur thehill.com, The Hill, (consulté le ).
  24. Laura Raim, « En Floride, les riches n’auront pas les pieds dans l’eau », sur monde-diplomatique.fr,
  25. (en) Steve Contorno et Lawrence Mower, « Why Ron DeSantis' popularity has taken a hit since the pandemic started », sur tampabay.com, Tampa Bay Times, (consulté le ).
  26. a et b (en) Jiachuan Wu et Nigel Chiwaya, « State-by-state look at the number of coronavirus deaths compared to confirmed cases in the U.S. », sur NBC News (consulté le )
  27. Adrien Jaulmes, « En Floride, que la fête recommence ! », sur lefigaro.fr, Le Figaro, (consulté le ).
  28. a et b (en) Soumya Karlamangla et Rong-Gong Lin II, « California vs. Florida: Who handled COVID-19 better? », sur latimes.com, Los Angeles Times, (consulté le ).
  29. (en) Julia Mueller, « DeSantis calls for grand jury investigation of COVID vaccines », The Hill,
  30. (en) « Florida governor seeks grand jury investigation into Covid vaccines », Associated Press et The Guardian,
  31. (en) Julia Mueller, « Fauci responds to DeSantis’s call for COVID-19 vaccine investigation », The Hill,
  32. « Midterms 2022 : Ron DeSantis, figure républicaine en vue de 2024, est réélu gouverneur de Floride », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  33. (en) John Kennedy, « With GOP sweep, Gov. Ron DeSantis says he recast Florida's political map », The Palm Beach Post, (consulté le )
  34. « Midterms 2022 : le républicain Ron DeSantis, pressenti pour l'élection de 2024, réélu gouverneur de Floride », sur lefigaro.fr, (consulté le )
  35. « Midterms 2022 : Ron DeSantis, figure républicaine en vue pour 2024, est réélu gouverneur de Floride », sur Le Monde,
  36. Lauren Fedor, « 'A big splash’: Ron DeSantis gears up for expected 2024 run against Trump », sur Financial Times,
  37. (en) « Florida's DeSantis positions himself as Trump's heir to the White House », sur NBC News (consulté le )
  38. François Clemenceau, « ENQUÊTE : Comment le gouverneur de Floride, Ron DeSantis, est devenu le nouveau Donald Trump », sur Journal du Dimanche,
  39. (en) Quint Forgey, « ‘Certainly, Ron would be considered’: Trump floats DeSantis as 2024 VP », sur Politico (consulté le )
  40. (en) Andrew Solender, « Harris Vs. DeSantis? What Early Polls Say About A 2024 Race Without Trump Or Biden », sur Forbes (consulté le )
  41. (en-US) « Poll: Ron DeSantis leads Iowa caucuses (if Trump doesn’t run) », sur Florida Politics - Campaigns & Elections. Lobbying & Government., (consulté le )
  42. « Midterms 2022 : Ron DeSantis, seul concurrent crédible de Trump chez les républicains pour 2024, réélu en Floride », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  43. a et b Théo Laubry, « Ron DeSantis, le nouveau rival de Donald Trump », sur Slate.fr,
  44. (en-US) Julia Musto, « 'Stay in Florida,' Trump attorney tells DeSantis », sur Fox News, (consulté le )
  45. Marc Chalamet, « Présidentielle américaine : Ron DeSantis officiellement adversaire de Donald Trump à l’investiture républicaine », sur Le Parisien, (consulté le )
  46. (en) Nicholas Nehamas et Patricia Mazzei, « Florida Lawmakers Clear a Potential Presidential Roadblock for DeSantis », The New York Times, (consulté le )
  47. (en) Matt Dixon, « Ron DeSantis signs law clearing the path for his presidential run », NBC News, (consulté le )
  48. (en) « Elon Musk says he will back Trump rival Ron DeSantis in 2024 if he runs for president », sur The Guardian, sat 26 nov 2022
  49. (en) Ruby Cramer, « Elon Musk says he would support Ron DeSantis in 2024 », sur Washington Post,
  50. Piotr Smolar, « Ron DeSantis fait une entrée en campagne confuse sur Twitter pour l’élection présidentielle américaine de 2024 », sur Le Monde, (consulté le )
  51. Simon Petite, « La mauvaise passe du presque candidat Ron DeSantis », sur Le Temps, (consulté le )
  52. « États-Unis : le lancement de la campagne de Ron DeSantis pour la présidentielle tourne au fiasco et suscite les moqueries de Donald Trump », sur France Info, (consulté le )
  53. « La Matinale - Echec du lancement de la campagne de Ron DeSantis sur Twitter: interview de Marie-Christine Bonzom - Play RTS » (consulté le )
  54. Simon Petite, « Ron DeSantis, le guerrier anti-woke déboussolé », sur letemps.ch, (consulté le ).
  55. (en) Sam Sutton, Kate Davidson et Aubree Eliza Weaver, « Wall Street opens its checkbook for Ron DeSantis », Politico, (consulté le )
  56. (en) Michael Sainato, « DeSantis reduces staff as campaign struggles to meet fundraising goals – report », The Guardian,
  57. (en) Mark Murray, « Trump’s GOP lead grows after latest indictment, poll finds », NBC News,
  58. (en) Richard Luscombe, « DeSantis’s stalling campaign: how to lose friends and alienate people », The Guardian,
  59. (en) « Iowa GOP presidential caucus results », Associated Press
  60. a et b (en) Miranda Nazzaro, « WSJ tells DeSantis to drop out to make way for Haley vs. Trump », The Hill,
  61. (en) Julia Mueller, « Trump, Haley tied in New Hampshire poll », The Hill,
  62. (en) Steve Peoples et Will Weissert, « DeSantis shifts his campaign away from New Hampshire days before the state’s primary, AP sources say », Associated Press,
  63. (en) Julia Manchester, « DeSantis drops out of GOP primary, endorses Trump for 2024 », The Hill,
  64. Piotr Smolar, « Ron DeSantis se retire de la primaire républicaine, laissant Donald Trump face à Nikki Haley », Le Monde,
  65. Julien Gester, « Midterms : Trump rate la vague, De Santis se prépare à surfer sur la prochaine » Accès payant, sur Libération, (consulté le )
  66. Valérie de Graffenried, « Ron DeSantis, la stratégie de la surenchère », Le Temps, (consulté le )
  67. Joshua Chaffin, « Ron DeSantis is Donald Trump with brains and without the drama », sur Financial Times,
  68. « DeSantis candidat à la Maison blanche : le républicain en croisade "anti-woke" dans l'éducation », France 24, 25 mai 2023.
  69. Holly Rosenkrantz, « DeSantis says Trump is a role model for children because he keeps his promises », sur CBS News,
  70. « Midterms : ces pro-Trump qui rient et ces étoiles montantes démocrates qui pleurent », sur pureactu.com, .
  71. Philippe Berry, « L’inculpation de Donald Trump va-t-elle le renforcer pour la présidentielle de 2024 ? », 20 Minutes, (consulté le )
  72. Élise Lambert, « Il est la bête noire de l'extrême droite et des complotistes : qui est le milliardaire George Soros ? », sur francetvinfo.fr, (consulté le )
  73. A.G. Gancarski, « Ron DeSantis denounces Planned Parenthood's alleged "loathsome practice" », sur Florida Politics, (consulté le )
  74. Maëlys Peiteado, « Floride : le gouverneur Ron DeSantis approuve l'interdiction de l'avortement après six semaines », Marie Claire,
  75. a et b « En Floride, le putsch de la droite contre l’université », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  76. (en) « DeSantis signs bill requiring Florida students, professors to register political views with state », sur Salon,
  77. « Le gouverneur de Floride signe la loi controversée sur l'enseignement des questions LGBT+ à l'école », sur LEFIGARO, (consulté le )
  78. (en-US) Dana Goldstein, « Opponents Call It the ‘Don’t Say Gay’ Bill. Here’s What It Says. », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le )
  79. (en) « Florida’s Governor Just Signed the ‘Stop Woke Act.’ Here’s What It Means for Schools », sur Time (consulté le )
  80. Philippe Bernier Arcand, « Mickey Mouse et le Parti républicain », sur Acadie Nouvelle, (consulté le )
  81. « La Floride révoque le statut spécial de Disney, entreprise jugée trop progressiste », AFP et Le Monde,
  82. Cheryl Teh, « Ron DeSantis said it's a 'miscarriage of justice' that the Parkland shooter got a life sentence instead of the death penalty », sur Yahoo.com,
  83. Martin Pengelly, « DeSantis calls to end jury unanimity for Florida death penalty cases », sur The Guardian, tue 24 jan 2023
  84. Feb 06, 2023, « Death Penalty Information Center », sur Deathpenaltyinfo.org,
  85. Sébastien Natroll, « La Floride, laboratoire d'un Parti républicain profondément droitisé », sur Slate.fr,
  86. « Les professeurs de Floride vont pouvoir être armés en classe », sur Les professeurs de Floride vont pouvoir être armés en classe,
  87. « NRA Endorses Republican Ron DeSantis For Florida Governor », sur NRA-PVF,
  88. Laura Raim, « En Floride, les riches n’auront pas les pieds dans l'eau », sur monde-diplomatique.fr,
  89. KEVIN DERBY, « Obama's GITMO Propsoal Draws Fire From GOP Candidates Vying to Replace Marco Rubio », sur Sunshine State News,
  90. Jeff Hawkins, « Foreign Policy in the DeSantis Administration », sur Iris-France,
  91. « Florida's DeSantis: West Bank is 'disputed,' not occupied by Israel », sur Jerusalem Post,
  92. a et b Jonathan Swan, Maggie Haberman and Kitty Bennett, « The DeSantis Foreign Policy: Hard Power, but With a High Bar », sur New York Times,
  93. « GOP megadonors accompany DeSantis on Israel trip », sur Politico,
  94. « Pour Ron DeSantis, les Français n'auraient pas résisté aux Russes », sur www.20minutes.fr (consulté le ).
  95. « Défendre l’Ukraine, pas un intérêt «vital» des Etats-Unis pour Trump et son rival républicain », Le Soir, (consulté le )
  96. Marie de La Roche Saint-André, « Trump et DeSantis s’en foutent, ou presque, de l’Ukraine », sur Ici Beyrouth, (consulté le )
  97. Azeb Wolde-Giorghis, « L’aide financière à l’Ukraine sera scrutée à la loupe par le Congrès américain », ICI Radio-Canada, (consulté le )
  98. Hélène Vissière, « Soutien à l’Ukraine : aux Etats-Unis, les républicains divisés sur la question », L'Express, (consulté le )
  99. (en) Gabe Gutierrez et Bianca Seward, « Ron DeSantis endorses 'deadly force' against migrants suspected of trafficking drugs », NBC News,
  100. « Aux États-Unis, certains Républicains veulent bombarder le Mexique et les cartels producteurs de fentanyl », sur Geo.fr,

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Flore Kayl et Laure Pallez, Ron DeSantis : Le nouvel homme fort de la droite américaine, VA Éditions, , 188 p. (ISBN 978-2-36093-305-1)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]