Ron DeSantis

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Ron DeSantis
Illustration.
Portrait officiel de Ron DeSantis comme représentant des États-Unis (2013).
Fonctions
46e gouverneur de Floride
En fonction depuis le
(4 ans et 19 jours)
Élection 6 novembre 2018
Réélection 8 novembre 2022
Lieutenant-gouverneur Jeanette Nuñez
Prédécesseur Rick Scott
Représentant des États-Unis

(5 ans, 8 mois et 7 jours)
Élection 6 novembre 2012
Réélection 4 novembre 2014
8 novembre 2016
Circonscription 6e district de Floride
Législature 113e, 114e et 115e
Prédécesseur Cliff Stearns (en)
Successeur Michael Waltz
Biographie
Nom de naissance Ronald Dion DeSantis
Date de naissance (44 ans)
Lieu de naissance Jacksonville (Floride, États-Unis)
Nationalité Américain
Parti politique Républicain
Père Ronald Daniel DeSantis
Mère Karen Rogers
Conjoint
Casey DeSantis (en) (m. 2010)
Diplômé de Université Yale
Faculté de droit de Harvard
Profession Avocat
Militaire
Religion Catholique
Résidence Florida Governor's Mansion (Tallahassee)

Ron DeSantis
Gouverneurs de Floride

Ronald Dion DeSantis, dit Ron DeSantis, né le à Jacksonville (Floride), est un homme politique américain.

Membre du Parti républicain, initialement proche du Tea Party, il est élu du 6e district congressionnel de Floride à la Chambre des représentants des États-Unis de 2013 à 2018, puis devient gouverneur de Floride en 2019. Il est réélu à ce poste lors des élections de 2022.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Né à Jacksonville de Ronald DeSantis et Karen Rogers[1], il est d'origine italienne, ses huit arrière-grands-parents étant tous nés en Italie[2], originaires de villages situées dans les provinces de L'Aquila, Bénévent, Avellino et Campobasso[3],[4].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Ron DeSantis est un chrétien catholique[5]. Il est marié depuis 2010  avec Jill Casey Black, qui était animatrice de talk show dans les médias. Le couple a trois enfants[6].

Études et carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Après des études à l'université Yale et à la faculté de droit de Harvard, Ron DeSantis s'engage dans la Marine américaine à partir de 2004[7], où il est conseiller juridique[8]. Il la quitte en 2010 tout en restant réserviste[7]. Il devient notamment rédacteur dans des journaux conservateurs[8].

Représentant des États-Unis[modifier | modifier le code]

Lors des élections de 2012, il est candidat à la Chambre des représentants des États-Unis dans le 6e district de Floride. Il remporte la primaire républicaine avec 39 % des voix, son plus proche adversaire, Fred Costello, étant à 23 %[9]. Il est élu représentant avec 57,2 % des suffrages face à la démocrate Heather Beaven. Il est réélu pour un deuxième mandat en 2014, réunissant 62,5 % des voix[10].

Il annonce en sa candidature à l'élection sénatoriale de 2016, pour succéder à Marco Rubio, qui se présente aux primaires présidentielles républicaines[11]. Après son retrait des primaires, Rubio décide — contrairement à ce qu'il avait auparavant annoncé — de se représenter au Sénat. DeSantis choisit alors d'être candidat à un nouveau mandat à la Chambre des représentants. En raison d'un redécoupage des circonscriptions, son domicile de Ponte Vedra Beach passe dans le 4e district. Il se représente cependant dans le 6e district, où résident la plupart de ses électeurs[12]. Il déménage en conséquence dans le comté de Flagler[9]. Lors de la primaire républicaine, il doit à nouveau affronter Fred Costello, ainsi que G. G. Galloway, qui sont déjà candidats avant son retour dans la circonscription[13]. Il arrive largement en tête avec 61 % des suffrages[14]. Il remporte un troisième mandat face au démocrate Bill McCullough en novembre 2016, avec 59 % des voix[15].

Gouverneur de Floride[modifier | modifier le code]

Élection[modifier | modifier le code]

En , Donald Trump fait savoir sur Twitter qu'il pense que DeSantis ferait « un grand gouverneur de Floride ». Plusieurs milliardaires républicains, tels que Sheldon Adelson ou Rebekah Mercer, lui apportent alors leur soutien. Le , DeSantis annonce officiellement sa candidature au poste de gouverneur de Floride sur la chaîne Fox News, où il intervient fréquemment[16]. Il remporte la primaire républicaine avec près de vingt points d'avance sur le commissaire à l'Agriculture de Floride Adam Putnam. Le suivant, il démissionne de son poste de représentant pour se consacrer à sa campagne[17]. Au soir de l'élection, le , déjouant la plupart des pronostics et des sondeurs, il bat son adversaire démocrate, Andrew Gillum, le maire de Tallahassee[18].

Ron DeSantis en novembre 2020.

Début de mandat[modifier | modifier le code]

Durant ses premiers mois en fonction, DeSantis pousse des réformes populaires en Floride : l'extension des chèques éducation, la protection de l'environnement, notamment via la lutte contre l'efflorescence algale et l'interdiction de la fracturation hydraulique dans les Everglades[19], la légalisation du cannabis médical ou encore l'importation de médicaments en provenance du Canada ; seul son soutien à une loi visant à armer les enseignants fait débat[20]. En , entre 58 %[21] et 65 % des électeurs approuvent son action comme gouverneur[22]. Il est alors l'un des dix gouverneurs les plus populaires du pays[21].

Pandémie de Covid-19[modifier | modifier le code]

En 2020, aux débuts de la pandémie de Covid-19, il tarde à ordonner un confinement, la Floride étant dépendante des revenus issus du secteur touristique[23]. Critiqué pour sa réponse désordonnée face à l’épidémie, il est alors l'un des rares gouverneurs du pays à voir sa popularité décliner au début de la crise sanitaire[24].

Cependant, contrairement aux États dirigés par les démocrates, qui mettent en place des confinements sévères, il ne favorise pas des mesures aussi strictes. Le taux de mortalité lié à la maladie en Floride (qui compte pourtant le plus fort taux de retraités et de personnes âgées) est notamment inférieur à celui de l'État de New York dirigé par le démocrate Andrew Cuomo[25] et l'économie se porte également nettement mieux[26]. Cependant, certains États ayant imposé de fortes restrictions ont un taux de mortalité plus faible que la Floride, comme la Californie[25],[27], tandis que des experts estiment que les différences entre les États, notamment en matière de pauvreté, de densité et de climat, rendent des comparaisons difficiles[27].

En , DeSantis demande à la Cour suprême de l'État de Floride de mettre en place un grand jury pour enquêter sur les crimes et les torts causés par les vaccins contre la Covid-19, et en particulier, sur de potentiels effets secondaires cachés par les entreprises pharmaceutiques ainsi que sur des manipulations de l'opinion des professionnels de la santé. Il crée aussi un Public Health Integrity Committee, comprenant de nombreux opposants au confinement, à la vaccination des enfants et aux exigences fédérales de vaccination pour contre-carrer le Centre pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC). Les termes de sa demande à la Cour suprême sont jugés flous et Anthony Fauci, conseiller médical de la Maison-Blanche, critique la politisation de la question vaccinale, estimant que les vaccins ont sauvé la vie d'environ 3,2 millions d'Américains pendant la pandémie de Covid-19[28],[29],[30].

Réélection en 2022[modifier | modifier le code]

Le 8 novembre 2022, Ron DeSantis est réélu gouverneur de Floride avec plus de 59 % des voix, face à son adversaire démocrate Charlie Crist[31]. Dans un discours qu’il donne quelques minutes après l’annonce de sa victoire, il déclare que cette élection « redéfinit la carte politique », estimant que pour lui « le combat ne fait que commencer »[32].

Politique nationale[modifier | modifier le code]

Bénéficiant d'une bonne réputation parmi les électeurs républicains notamment en raison de sa gestion lors de la pandémie de Covid-19, Ron DeSantis se positionne comme un héritier de Donald Trump après la défaite de ce dernier à l'élection présidentielle de 2020[33]. Dans l'hypothèse où l'ancien président renoncerait à se présenter pour accomplir un second mandat, certains sondages le placent en tête des intentions de vote en cas de candidature aux primaires républicaines pour l’élection présidentielle de 2024 et ce à la fois à l'échelle nationale[34],[35] et dans les premiers États clés à organiser leurs scrutins que sont l'Iowa[36] et le New Hampshire[37].

Ron DeSantis avec Donald Trump à la Maison-Blanche le 28 avril 2020.

Par ailleurs, Donald Trump a déclaré que s'il devait se présenter à l'élection présidentielle de 2024, il envisagerait certainement de choisir Ron DeSantis comme un candidat à la vice-présidence, soulignant qu'il est « l'un de ses amis » et qu'il a accompli « un travail génial en tant que gouverneur »[38].

Fort d'une popularité grandissante auprès des sympathisants républicains, ses rapports avec Donald Trump se détériorent, dès lors que ce dernier commence à le percevoir comme un rival potentiel pour la prochaine échéance présidentielle[39]. L'ancien président commence alors à critiquer régulièrement DeSantis en privé, lui reprochant notamment de ne pas avoir dit publiquement qu'il ne se présenterait pas en 2024, allant même jusqu'à le décrire comme « ingrat et sans personnalité ». Des proches de Trump l'attaquent alors en des termes injurieux sur les réseaux sociaux[40] et lui conseillent de « rester en Floride »[41].

Prises de position[modifier | modifier le code]

Ron DeSantis est considéré comme un républicain conservateur, initialement proche du Tea Party, par le Miami New Times[8]. Le journal de gauche Libération le qualifie de nationaliste[42] tandis que le journal de droite Le Figaro le qualifie de conservateur réaliste[43].

Membre du Freedom Caucus au Congrès[15], il est perçu comme l'un des plus grands partisans de Donald Trump avant même l'élection de celui-ci à la présidence. Pendant sa campagne de 2018 pour l'élection au poste de gouverneur de Floride, il réalise ainsi un clip de campagne où il enseigne à sa fille en bas âge à construire un mur en référence à la proposition du président de construire un mur pour contrer l'immigration illégale aux États-Unis, ou encore lui lisant des livres élogieux de Trump. Le bébé porte un pyjama où l'on peut lire « Make America Great Again », le slogan du président pour sa campagne présidentielle de 2016[44].

Il est opposé au droit à l'avortement[40] et dénonce le Planned Parenthood[45].

Longtemps climatosceptique, il change d'attitude en 2019, recrutant des scientifiques et conseillers en « résilience » pour préparer la Floride aux « impacts du changement climatique »[46].

Il approuve en juin 2021 une loi obligeant les étudiants et les professeurs des universités publiques à déclarer leurs opinions politiques auprès de l'État, sous prétexte de l'existence d'un risque d'endoctrinement socialiste dans celles-ci[47].

En 2022, durant l'invasion de l'Ukraine par la Russie, il se demande en public si la France aurait résisté face à une invasion russe, question à laquelle il répond par la négative, créant ainsi la polémique[48].

Le 28 mars 2022, il signe une loi interdisant d'enseigner des sujets en lien avec les questions d'orientation sexuelle ou d'identité de genre à l'école[49]. Surnommée « Don't say gay » (« Ne parlez pas des gays » ou « ne prononcez pas le mot "gay" ») par l'opposition démocrate et les militants LGBT, la House Bill (HB) 1557 s'applique de la maternelle jusque dans les établissements pour les enfants entre huit et neuf ans[50]. Le 22 avril de la même année, le Stop WOKE Act, abréviation de « Stop the Wrongs to Our Kids and Employees », s'oppose, quant à lui, à la présentation de l'histoire des États-Unis à travers le prisme du racisme. Entré en vigueur le 1er juillet 2022, il bannit du cadre scolaire l'enseignement de la théorie critique de la race, et interdit sa diffusion dans les lieux de travail à travers les formations obligatoires imposées jusque là aux employés par leur direction[51].

Ardent partisan du port d'armes, il promet d'en faire un droit presque inconditionnel[52].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le nom de famille d'origine, Ruggiero, a été anglicisé lorsque ses ancêtres sont arrivés aux États-Unis.
  2. (en) Frank Cerabino, « Cerabino: Florida Gov. DeSantis needs to start acting like an Italian mayor », sur The Palm Beach Post (consulté le )
  3. (en) « Family tree of Ron DeSantis », sur Geneanet (consulté le )
  4. (en) « Immigration hardliner Ron DeSantis’ great-great-grandmother was nearly barred from America », sur Tampa Bay Times (consulté le )
  5. « Member Profile - Ron DeSantis, R », sur media.cq.com (consulté le )
  6. « https://twitter.com/flcaseydesantis/status/1244601703795765248 », sur Twitter (consulté le )
  7. a et b (en) « DeSANTIS, Ron, (1978 - ) », sur Biographical Directory of the United States Congress (consulté le ).
  8. a b et c (en) Kyle Munzenrieder, « Ron DeSantis, Tea Party Favorite, Becomes First Republican to Enter Senate Race », sur Miami New Times, (consulté le ).
  9. a et b (en) « Ron DeSantis in Solid Shape for CD 6 Primary », sur Sunshine State News, (consulté le ).
  10. (en) « Rep. Ron DeSantis (R-Fla.) », 2014 Member Profile Page, sur Roll Call, (consulté le ).
  11. (en) Letitia Stein, « Florida Congressman Ron DeSantis running for U.S. Senate », sur Reuters, (consulté le ).
  12. (en) Michael Auslen, « Ron DeSantis drops Senate bid, will run for re-election to Congress », sur Tampa Bay Times, (consulté le ).
  13. (en) Sarah Rumpf et Brian Burgess, « Rubio’s late entry creates down-ticket traffic jam », sur The Capitolist, (consulté le ).
  14. (en) « Florida House Races Results », sur Politico, (consulté le ).
  15. a et b (en) Mark Harper, « DeSantis wins third term in Congress »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur news-journalonline.com, (consulté le ).
  16. (en) Lawrence Mower, « North Florida congressman who has Trump’s backing is running for governor », sur miamiherald.com, (consulté le ).
  17. (en) Ana Ceballos, « Ron DeSantis resigns from Congress to focus on Florida's gubernatorial campaign », sur usatoday.com, (consulté le ).
  18. (en) « Republican Ron DeSantis wins Florida governor election », sur cnn.com, (consulté le ).
  19. (en) David Blackmon, « Florida Blocks Oil Drilling In The Everglades, For Now », sur Forbes (consulté le )
  20. (en) Zac Anderson, « FAU poll: Ron DeSantis remains popular, so are many of his policies »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur heraldtribune.com, Sarasota Herald-Tribune, (consulté le ).
  21. (en) Marty Johnson, « Gov. DeSantis more popular in Florida than Trump », sur thehill.com, The Hill, (consulté le ).
  22. Laura Raim, « En Floride, les riches n’auront pas les pieds dans l’eau », sur monde-diplomatique.fr,
  23. (en) Steve Contorno et Lawrence Mower, « Why Ron DeSantis' popularity has taken a hit since the pandemic started », sur tampabay.com, Tampa Bay Times, (consulté le ).
  24. a et b (en) Jiachuan Wu et Nigel Chiwaya, « State-by-state look at the number of coronavirus deaths compared to confirmed cases in the U.S. », sur NBC News (consulté le )
  25. Adrien Jaulmes, « En Floride, que la fête recommence ! », sur lefigaro.fr, Le Figaro, (consulté le ).
  26. a et b (en) Soumya Karlamangla et Rong-Gong Lin II, « California vs. Florida: Who handled COVID-19 better? », sur latimes.com, Los Angeles Times, (consulté le ).
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  28. (en) « Florida governor seeks grand jury investigation into Covid vaccines », Associated Press et The Guardian,
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  31. « Midterms 2022 : le républicain Ron DeSantis, pressenti pour l'élection de 2024, réélu gouverneur de Floride », sur lefigaro.fr, (consulté le )
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  34. (en) Tal Axelrod, « DeSantis tops Trump in 2024 presidential straw poll », sur The Hill, (consulté le )
  35. (en-US) « Poll: Ron DeSantis leads Iowa caucuses (if Trump doesn’t run) », sur Florida Politics - Campaigns & Elections. Lobbying & Government., (consulté le )
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  39. a et b Théo Laubry, « Ron DeSantis, le nouveau rival de Donald Trump », sur Slate.fr,
  40. (en-US) Julia Musto, « 'Stay in Florida,' Trump attorney tells DeSantis », sur Fox News, (consulté le )
  41. Julien Gester, « Midterms : Trump rate la vague, De Santis se prépare à surfer sur la prochaine » Accès payant, sur Libération, (consulté le )
  42. « États-Unis: entre conservatisme et réalisme, Ron DeSantis est devenu le nouvel espoir du Parti républicain », sur LEFIGARO, (consulté le )
  43. « Midterms : ces pro-Trump qui rient et ces étoiles montantes démocrates qui pleurent », sur pureactu.com, .
  44. A.G. Gancarski, « Ron DeSantis denounces Planned Parenthood's alleged "loathsome practice" », sur Florida Politics, (consulté le )
  45. Laura Raim, « En Floride, les riches n’auront pas les pieds dans l'eau », sur monde-diplomatique.fr,
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  48. « Le gouverneur de Floride signe la loi controversée sur l'enseignement des questions LGBT+ à l'école », sur LEFIGARO, (consulté le )
  49. (en-US) Dana Goldstein, « Opponents Call It the ‘Don’t Say Gay’ Bill. Here’s What It Says. », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le )
  50. (en) « Florida’s Governor Just Signed the ‘Stop Woke Act.’ Here’s What It Means for Schools », sur Time (consulté le )
  51. Sébastien Natroll, « La Floride, laboratoire d'un Parti républicain profondément droitisé », sur Slate.fr,

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]