Jack Ma

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Jack Ma
Jack Ma 2008.jpg

Jack Ma au Forum économique mondial de 2008.

Fonctions
Président-directeur général
Alibaba Group
Enseignant
Hangzhou Dianzi University (en)
Biographie
Naissance
Nom dans la langue maternelle
马云Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Hangzhou Normal University (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Conjoint
Zhang Ying (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Ma Yun (chinois simplifié : 马云 ; pinyin : mǎ yún), dit Jack Ma, né le à Hangzhou) est un homme d'affaires chinois. Il a créé le site internet Alibaba.com et est maintenant le président d'Alibaba Group, qui possède également aliexpress.com (全球速卖通).

En 2004, il est présenté à la Télévision centrale de Chine comme l'un des « 10 meilleurs dirigeants d'affaire de l'année », et en 2005, il est nommé par le Forum économique mondial, jeune dirigeant global[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Ma Yun est né en septembre 1964 à Hangzhou, en Chine.

Alors que Ma est son nom de famille, et que Yun est son prénom chinois, Jack est le prénom usuel occidental que Ma Yun s'est lui-même choisi en cours d'anglais, une pratique très courante en Chine, comme il est également courant pour les étranger de prendre un prénom chinois. À Taïwan, il est même commun d'officialiser son prénom occidental sur ses documents d'identité, ce que fit par exemple Eric Chu (Chu Li-luan), maire de Taïpeï. En Chine continentale, il est plus novateur d'officialiser son prénom occidental, comme l'a fait Jack Ma.

Il sort d'université normale de Hangzhou en 1988, où il décroche une licence en anglais.

Ma Yun fut refusé de l’école de police, recalé dix fois à l’entrée de Harvard, le seul à ne pas avoir été sélectionné pour diriger les premiers KFC chinois. Il a faits des petits boulots : livreur, interprète[réf. nécessaire].

Il devient professeur d'anglais à l'Hangzhou Dianzi University (en) (杭州电子工学院, hángzhōu diànzǐ gōngxuéyuàn, « Campus technique d'électronique de Hangzhou »), aujourd'hui Université polytechnique d'électronique de Hangzhou (zh) (杭州电子科技大学, hángzhōu diànzǐ kējì dàxué). Il y rencontre sa future épouse, Zhang Ying, qui travaillera plus tard avec lui à la création d'Alibaba.com[2].

Accompagnant une délégation chinoise aux États-Unis comme traducteur en 1995, il découvre Internet puis observe le fonctionnement des start-up de la Silicon Valley[2].

En 1995, il crée China Pages, l'un des premiers sites internet chinois. Puis il fonde Alibaba.com (阿里巴巴, ālǐbābā) en 1999, Taobao (淘宝网, táobǎo wǎng) en 2003, qui contrôle 10 ans plus tard 80 % du commerce en ligne chinois (en un an, entre 2013 et 2014, l'entreprise a vendu pour 296 milliards de dollars de marchandises)[2].

Il se présente en maître du kung-fu à la télévision avec ce coté punk, pour la fête d’anniversaire d’Alibaba donnée en 2009 dans un stade. Il y chante « Can You Feel the Love Tonight », de Le Roi Lion, devant des milliers de spectateurs[réf. nécessaire].

Il crée enfin aliexpress.com (全球速卖通, quánqiú sùmài tōng, « vente expresse libre planétaire ») en avril 2010, un site de vente en gros et au détail aux particuliers et entreprise, à prix de gros qui s'ouvre au marché mondial[3].

En août 2013, il rachète une partie du site américain ShopRunner, afin d'améliorer sa filière de distribution aux États-Unis d'Amérique[4]. En 2016, Jack Ma achète le château de Sours, un vignoble bordelais à Saint-Quentin-de-Baron[5]. Au total, il possède quatre domaines bordelais et a créé une maison de négoce, Cellar Privilège, avec trois amis[6].

En 2015, il rachète le South China Morning, un quotidien critique à l'égard du régime. Certains observateurs notent que cette opération a pour but de museler le journal. Biographe de la deuxième fortune de Chine, Duncan Clark estime cependant que Jack Ma arrive à « être amoureux du gouvernement sans jamais se marier avec lui », jouant « subtilement avec la ligne séparant ce qu’il est possible de faire ou non avec les autorités ». Le projet entrepreneurial de Jack Ma avec Alibaba s'inscrit en effet dans la politique du régime chinois, notamment en ce qui concerne stimuler la croissance par la consommation[7].

En 2016, le président d'Alibaba, a annoncé qu'il compte investir 7 milliards de dollars dans le domaine des médias[8].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Duncan Clark, Alibaba. L'incroyable histoire de Jack Ma, le milliardaire chinois, éditions François Bourin, 2017.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Alibaba.com: A Smiling Community with a Dream »
  2. a, b et c Anne-Sophie Lechevallier, « Jack Ma, créateur d'Alibaba - Le chinois qui fait rêver l'Amérique », Paris Match, semaine du 25 septembre au 1er octobre 2014, page 42.
  3. (zh) [1]
  4. Le chinois Alibaba plante une épine dans le pied d’Amazon sur challenges.fr
  5. Pierre Haski Jack Ma, le géant du Web chinois, désormais châtelain à Bordeaux L'Obs, 25 février 2016
  6. Laurence Lemaire, interviewée par Stéphane Reynaud, « Laurence Lemaire : "À Bordeaux, les Chinois ne font plus peur" », Le Figaro, samedi 4 / dimanche 5 février 2017, page 18.
  7. Cyrille Pluyette, « Jack Ma, l'icône d'une Chine technologique et ouverte », Le Figaro Magazine, semaine du 20 janvier 2017, page 26.
  8. « Alibaba grossit dans les médias », lesechos.fr,‎ (lire en ligne)