Alexandre de Moraes

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Alexandre de Moraes
Illustration.
Alexandre de Moraes en 2016.
Fonctions
Juge du Tribunal suprême fédéral
En fonction depuis le
(4 ans, 9 mois et 25 jours)
Président Michel Temer
Prédécesseur Teori Zavascki
Ministre brésilien de la Justice et de la Sécurité publique[N 1],[N 2]

(9 mois et 10 jours)
Président Michel Temer
Gouvernement Temer
Prédécesseur Eugênio Aragão
Successeur José Levi Mello do Amaral Júnior (intérim)
Osmar Serraglio
Biographie
Nom de naissance Alexandre de Moraes
Date de naissance (53 ans)
Lieu de naissance São Paulo (Brésil)
Nationalité Brésilienne
Parti politique PSDB (2015-2017)
Conjoint Viviane Barci de Moraes
Diplômé de Université de São Paulo
Profession Avocat
Religion Catholicisme

Alexandre de Moraes, né le à Campos do Jordão, est un homme politique brésilien[1]. Ministre de la Justice de 2016 à 2017 sous la présidence de Michel Temer, il est ensuite nommé par ce dernier au Tribunal suprême fédéral en 2017.

Biographie[modifier | modifier le code]

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

De confession catholique, marié et père de trois enfants, Alexandre de Moraes est un « pur produit de l’élite de Sao Paulo ». Il suit des études à la faculté de droit de l'université de São Paulo, dont il sort diplômé en 1990[2].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Engagé à droite, il a été membre du Parti de la social-démocratie brésilienne (PSDB). Il est nommé en 2002 secrétaire à la sécurité publique de l’État de Sao Paulo, et en 2016 ministre de la justice du Brésil au sein du gouvernement par intérim de Michel Temer[2].

Comme ministre, il défend une politique de « tolérance zéro ». Il dénonce les supposées « attitudes criminelles » des mouvements de gauche et justifie les violences policières. Il est au centre d'une controverse lorsque le quotidien Estadao publie une enquête affirmant qu'il est intervenu pour défendre la coopérative Transcooper, suspectée d’être liée au principal groupe de trafiquants de drogue du Brésil, le Premier Commando de la capitale (PCC), ce qu'il nie[2].

Juge au Tribunal suprême fédéral[modifier | modifier le code]

Le , alors qu'il est ministre de la Justice, il est nommé comme juge au Tribunal suprême fédéral par le président Michel Temer[3], confirmé le par le Parlement. Il prend ses fonctions le suivant. Sous la présidence de Jair Bolsonaro, il est rapporteur des principales enquêtes visant directement le chef de l’État ou son cercle proche. Cela lui vaut de fortes inimitiés avec le pouvoir en place, qui le décrit comme le « mensonge personnifié »[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ministre de la Justice et de la Citoyenneté jusqu'au .
  2. José Levi Mello do Amaral Júnior exerce ses fonctions du 7 au .

Références[modifier | modifier le code]

  1. « JO de Rio : le Brésil va renforcer la sécurité », Le Figaro, 15 juillet 2016.
  2. a b c et d « Brésil : le juge Alexandre de Moraes, bête noire de Bolsonaro », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  3. Claire Gatinois, « Désignation controversée d’un nouveau juge à la Cour suprême du Brésil », sur Le Monde, (consulté le )

Annexes[modifier | modifier le code]

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