Barrage de Villerest

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Barrage de Villerest
Barrage de villerest1.jpg
Géographie
Pays
Région
Département
Coordonnées
Cours d'eau
Objectifs et impacts
Vocation
Écrêteur de crues, soutien d'étiage, électricité
Propriétaire
Date du début des travaux
Date de mise en service
1984
Barrage
Type
Hauteur
(lit de rivière)
59 m
Longueur
469 m
Réservoir
Nom
Altitude maximale
324 m
Altitude normale
314 m
Volume
1 millions de m3Voir et modifier les données sur Wikidata
Volume maximal
235 millions de
Volume utile
167 millions de
Superficie
7,7 km²
Longueur
36 kmVoir et modifier les données sur Wikidata
Centrale(s) hydroélectrique(s)
Exploitant
Débit d'équipement
180 m³/s
Puissance installée
60 MW
Production annuelle
167 GWh/an
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Localisation sur la carte du département de la Loire
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Le barrage de Villerest est un barrage sur la Loire situé entre les communes de Villerest et Commelle-Vernay, dans le département de la Loire en France. Construit entre 1978 et 1984 en dépit d'une importante contestation, sa mise en eau a donné naissance au lac de Villerest, noyant le site naturel des gorges de la Loire. Principalement dédié à la régulation du débit du fleuve, le barrage est associé à une centrale hydroélectrique de 60 MW.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Barrage[modifier | modifier le code]

Le barrage de Villerest est un barrage poids-voûte en béton, long de 469 m et haut de 59 m[1].

Centrale hydroélectrique[modifier | modifier le code]

Le Barrage de Villerest est équipé d'une centrale hydroélectrique, placée sous la concession d'EDF, d'une puissance installée de 60 MW. Le fonctionnement à pleine puissance correspond au turbinage d'un débit de 180 m3/s, rarement atteint. L'essentiel de la production électrique a lieu de décembre à mai[2].

Lac de retenue[modifier | modifier le code]

Le bassin de retenue couvre 770 hectares pour 32 km de longueur, avec Balbigny au plus amont et Villerest au plus aval.

Les 19 communes riveraines ont développé le tourisme basé sur le lac : nombreux points de mise à l’eau et ports d’attache, une plage, campings avec piscine, un golf (9 trous, 18 départs, 4 053 mètres), deux châteaux ouverts aux visites, de nombreux restaurants dans toutes les gammes, de pittoresques villages fleuris, un parc d'attraction avec toboggans aquatiques, volley de plage, trampoline, aires de pique-nique sur la plage ou sur l’herbe, aire de camping-cars, un mini-golf et un circuit de voitures radiocommandées à côté du barrage[1].

Chonologie[modifier | modifier le code]

Le risque d'une crue centennale comme celle de 1856 faisait courir un grand risque à des villes comme Orléans ou Tours.

Le comité de bassin Loire-Bretagne est créé au début des années 1970, avec à sa tête Jean Royer, Maire de Tours de 1959 à 1995, pour répondre à un problème dont l'urgence s'est encore accrue après la sécheresse de 1976 : la régulation des crues et des sécheresses sur la Loire, notamment en construisant des barrages. Le comité engage son programme d’aménagement hydraulique du bassin de la Loire.

Les premiers travaux sur le barrage de Villerest démarrent en 1978.

Malgré d'importants contentieux avec les riverains, le barrage est finalement achevé quatre ans plus tard, et son bassin de retenue est entièrement rempli en 1984 (mise en service en avril de cette année). Un an après, sa gestion est transférée à l’EPAPLA, devenu depuis l'EPL.

En 2008, EDF, alors exploitant pour le compte de l’EPL, signale des problèmes d'étanchéité au niveau des vannes du barrage qui peut retenir jusqu'à 138 millions de m³ d'eau. Un appel d'offres européen vient d'être lancé[Quand ?] pour sa remise en état. Un chantier colossal et délicat qui devra se faire sans l'assécher pour éviter tout risque de crues.

Objectifs et fonctionnement[modifier | modifier le code]

Quatre vannes ouvertes. Le barrage retient une partie de la crue de la Loire (3/11/2008).

Son utilité est triple :

  • En période sèche, il permet d'effectuer des lâchers afin de maintenir un niveau d'eau et un débit suffisant en aval et ainsi d'assurer l'approvisionnement en eau potable d'une part, de préserver l'écosystème d'autre part.
  • Il permet également la prévention de crues dévastatrices, le volume important du lac permettant de retenir temporairement de très importantes précipitations dans le Massif central et de les relâcher de manière continue et régulière.
  • Le barrage fait aussi partie du système de sécurité des centrales nucléaires de Belleville (Cher) et de Dampierre (Loiret) : des lâchers d'eau en été assurent un débit minimum de 60 m3/s à Gien, dont la station de mesure sert de référence pour ces centrales, et garantissent le refroidissement de leurs réacteurs. Diverses associations écologistes ont dénoncé la construction de ce barrage (ainsi que de celui de Naussac) au profit du parc nucléaire[1],[3].
    Vidange du bassin de retenue pour juguler la crue du 02/11/2008
  • La production électrique (167 GWh/an en moyenne) est une fonction secondaire de l'ouvrage.

Gestion[modifier | modifier le code]

Le barrage en lui-même est la propriété de l'EPL (Établissement Public Loire), successeur de l'EPALA (Établissement Public d’Aménagement de La Loire et de ses Affluents), alors que la centrale hydroélectrique est l'objet d'une concession à EDF (Électricité de France).

L’Institution Interdépartementale pour la Protection des Vals de Loire contre les inondations, en assure la maîtrise d’ouvrage. Son financement provient en partie de l’État, de l’Agence du bassin Loire-Bretagne, et des collectivités locales concernées.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • M. Kryn - Le barrage de Villerest. Évolution du projet et construction, dans « Travaux », - - no 564
  • J. Levert - Barrage de Villerest. Distribution du béton par tapis, dans « Travaux » - - no 586
  • J. Levert - Barrage et usine de Villerest, dans « Travaux » - - no 607

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « Villerest - Station Verte », sur www.villerest.fr (consulté le 16 novembre 2020)
  2. SAGE Loire en Rhône-Alpes, « Grands ouvrages– Barrage de Villerest » (consulté le 16 novembre 2020)
  3. GAZETTE NUCLEAIRE

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]