Transports de l'agglomération orléanaise

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Transports de l'agglomération orléanaise
Image illustrative de l'article Transports de l'agglomération orléanaise
Logo du réseau.

Image illustrative de l'article Transports de l'agglomération orléanaise
Station Bustière à Fleury-les-Aubrais en 2008

Situation Drapeau de la France Orléans et sa métropole
Type Tramways, autobus et autocar
Entrée en service (40 ans)
Lignes 2 lignes de tramway
37 lignes de bus
Stations 50 stations de tramway
Arrêts 1215 arrêts de bus
Véhicules 182 autobus
Rames 43 rames de tramway
Fréquentation 101 945 voyageurs par jour
Écartement des rails 1 435 mm
Propriétaire Orléans Métropole
Exploitant Keolis Orléans Val de Loire
Lignes du réseau Tramway d'Orléans, lignes de bus, VéloTAO, AutoTAO
Réseaux connexes Rémi, Vélo'+, TER Centre-Val de Loire

Les Transports de l'agglomération orléanaise (TAO) est le réseau de transport en commun desservant Orléans et les vingt-et-une autres communes formant Orléans Métropole. Cette dernière en est l'autorité organisatrice de la mobilité et a confié l'exploitation par délégation de service public pour la période 2012-2019 à Keolis Orléans Val de Loire, filiale du groupe Keolis, face au sortant historique la Société d'exploitation des transports de l'agglomération orléanaise (SETAO), filiale de Veolia Transdev qui exploitait le réseau depuis 1977.

Il est organisé autour des deux lignes du tramway d'Orléans et d'un réseau d'une quarantaine de lignes de bus. Il est aussi composé du service de location de vélo VéloTAO, qui complète Vélo'+ et du service d'autopartage AutoTAO.

Appelé Transports de l'agglomération orléanaise (TAO) de 1967 à 1977, le réseau devient Société d'économie mixte des transports de l'agglomération orléanaise (SEMTAO) en 1977 — le nom originel de la SETAO — puis reprend l'appellation de 1967 en 2010[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Des omnibus aux TREC[modifier | modifier le code]

Article connexe : Ancien tramway d'Orléans.
Un tramway rue Jeanne-d'Arc.

Le , l'autorisation pour l'exploitation d'une première ligne d'omnibus à cheval est accordée à Orléans. À cette époque, il n'existe pas de réseau structuré : les chauffeurs adaptent leurs trajets aux clients, et il n'existe pas d'horaires réguliers. À partir de 1862, L'Inspection des voitures dote ses bureaux de la place du Martroi d'une horloge, permettant d'instaurer un semblant d'horaires réguliers[2].

En 1869, une ligne d'omnibus hippomobiles voit le jour entre Olivet et Orléans[3]. En 1877, l'exploitation d'un tramway sur rail tiré par des chevaux débute ; la première ligne mise en place relie le quartier des Aydes (le Faubourg Bannier) au niveau du pont George-V, mais sans franchir la Loire. Elle est étendue jusqu'à Olivet et électrifiée en 1899, sous la houlette de la Compagnie générale française des tramways (CGFT)[4]. Ce réseau comptera jusqu'à quatre lignes et 22 km de lignes en 1909, avant de stagner puis décliner à partir de la décennie suivante en raison des problèmes financiers de la CGFT[4].

Les premiers autobus apparaissent en 1933 puis supplantent définitivement les tramways en 1938 quand la ville rachète le réseau[3],[4]. Elle en confie d'abord l'exploitation à la CGFT sortante, mais la seconde Guerre mondiale interrompt le réseau en 1939[4], le les 28 bus sont réquisitionnés et ne reviendront jamais du front, tandis que la Société des transports régionaux de l'est et du centre (TREC), fondés en 1933, cachent une partie de leurs véhicules en Dordogne et mettent en place un semblant de réseau urbain à Orléans[2]. Un service de transport est remis en service vers 1946-1947 les dimanches et fêtes aux heures de pointe, mais il faut attendre 1952 pour retrouver un réseau de transport régulier, toujours exploité par les TREC[4]. Ce réseau reste largement insuffisant, poussant la ville à mettre les TREC en concurrence avec la CFT en 1956 pour proposer une nouveau réseau[3]. Les TREC l'emportent et un nouveau réseau voit le jour le , exploité avec 17 autobus neufs[3]. Le réseau est équipé de Saviem SC 10 en 1966, année où le réseau compte 39 bus et est exploité à l'aide de 110 employés.

En 1967 le réseau prends le nom de Transports de l'agglomération orléanaise (TAO). En 1975, le SIVOM reprend la gestion des transports et dénonce le contrat signé avec les TREC en 1956, le SIVOM jugeant le réseau inefficace avec une tarification complexe et au parc mal entretenu et souvent en panne[3].

La SEMTAO[modifier | modifier le code]

La livrée emblématique de la SEMTAO, la bande dégradée orange/rouge, a été arborée par les bus orléanais durant plus de 20 ans.
Essais de la ligne B du tramway, à Orléans, en mars 2012

Le , le syndicat intercommunal à vocations multiples (SIVOM) de l'agglomération orléanaise, avec ses partenaires publics et privés, met en place une nouvelle société de transports : la société d'économie mixte des transports de l'agglomération orléanaise (SEMTAO), après une année d'exploitation par un contrat d'assistance technique par la Société centrale pour l'équipement du territoire (SCET)[3]. L'objectif est de donner un nouveau souffle au réseau, la SEMTAO renouvelle la quasi-totalité du parc, simplifie la très complexe tarification autour de deux zones et sept titres de transports (au lieu de six zones et 45 titres différents) et un nouveau réseau est mis en place[3]. Les premiers bus articulés sont mis en service en 1979 sur la ligne desservant le nouveau quartier d'Orléans-la-Source[3]. Un nouveau dépôt est ouvert en 1981 à Saint-Jean-de-Braye, complété en 1985 par une remise dans la quartier de la Source.

En 1986 la tarification par zone est abandonnée et le , une gare centrale destinée aux bus est installé sous le centre commercial de Place d'Arc[3]. Elle permet à toutes les lignes du réseau de converger vers le centre-ville d'Orléans. Elle accueille 120 bus par jour et voit partir chaque heure 35 bus dans 31 directions différentes en heure de pointe.

En 1988, le réseau se modernise avec la mise en place d'un nouveau système de billetterie magnétique dont sont dotés les bus du réseau[3]. Au même moment, un système informatique de régulation du trafic des bus est installé : baptisé SAPHIR, il permet de coordonner les transports dans toute l'agglomération[3].

En 1989, devant le développement du centre-ville de Saint-Jean-de-Braye et de l'est orléanais en général, le point bus Léon Blum est créé[2]. Il s'agit d'un point de correspondance qui contribue à l'irrigation de cette zone de l'agglomération. Cinq années plus tard, le service Abraysie bus est mis en place pour permettre aux habitants des hameaux de la ville de se rendre rapidement en centre-ville, via le nouveau point-bus[3]. Vers 1995/1996 c'est le service TER-Bus qui est lancé, permettant d'emprunter les TER avec un ticket de bus au sein de l'agglomération[3].

Dès le début des années 1990, l'idée d'un retour du tramway à Orléans est évoquée et la SEMTAO est mandatée par le SIVOM pour étudier la faisabilité du projet[3]. Ce dernier commence à mettre en œuvre les actes préparatoires en 1995[3]. L'année suivante, plusieurs études sont menées pour définir le tracé nord-sud de la ligne. La déclaration d'utilité publique est délivrée en 1997[3]. Deux ans sont nécessaires pour réaliser les travaux lourds d'infrastructures (déviation de réseaux et pose des rails)[3]. Le tramway est inauguré le . À cette occasion, le centre bus est réaménagé et le tram circule à Orléans dès le lendemain, avec une réorganisation complète du réseau, qui s’avérera ratée en raison des temps de parcours largement sous-estimés[3].

Dès 2001, les élus de l'agglomération commence à se concerter pour la construction d'une seconde ligne de tramway, d'orientation est-ouest[3]. Le tracé est adopté en 2007 et les travaux débutent l'année suivante. La seconde ligne de tramway est inaugurée le . Cette inauguration est accompagnée d'une restructuration du réseau.

Le réseau TAO[modifier | modifier le code]

Depuis le , et pour une durée de sept ans, le groupe Keolis, via sa filiale Keolis Orléans Val de Loire, exploite le réseau TAO pour le compte de la Métropole. Le changement d'exploitant du réseau devrait se traduire par une baisse de la contribution de la Métropole alors que le nombre de voyageurs devrait progresser de 25 % d’ici à 2018[5],[6], grâce à une offre de déplacement accrue d'un million de kilomètres supplémentaires par an, par rapport à l'ancien réseau, contre 400 000 de plus pour l'offre évincée de Veolia Transdev[7]. À compter de 2012, la métropole met en place plusieurs nouveaux services, conjointement à l'arrivée de la ligne B du tramway. Ceux-ci comprennent notamment la mise en place d'un système de vélo en location longue durée, baptisé Vélo'Tao, en complément des Vélo'+, et d'un service d'autopartage, nommé Auto'Tao.

Identité visuelle[modifier | modifier le code]

Logos[modifier | modifier le code]

Les couleurs de l'identité visuelle actuelle allient le gris et un beige rappelant la couleur du sable de la Loire, et les nouveaux bus de TAO sont blancs avec un dégradé de blanc et de couleur « sable de Loire », contrairement à l'ancienne livrée blanche avec des dégradés rouges et jaunes. Entre 2009 et 2012, tous les bus du réseau sont peu à peu habillés avec la nouvelle livrée à raison d'un tiers du parc bus chaque été.

Signification du logotype jusqu'en 2010 : Au-dessus des lettres SEMTAO écrites en rouge figure une vague bleue symbolisant la Loire. Celle-ci est encadrée par deux graphiques représentant les régions naturelles entourant Orléans : au-dessus, un graphique orange représente la Beauce, au-dessous, un graphique rouge représente la Sologne.

Slogans[modifier | modifier le code]

Avant de devenir « TAO », la SEMTAO a compté trois logos différents du 9 octobre 1977 au 30 juillet 2010, le dernier est resté en place après cette date et ce jusqu'à l'accession de l'agglomération au statut de Métropole en 2017.

  • « SEMTAO On va vous faire courir » (1977-1992 puis 1998-2002)
  • « SEMTAO Vivons le Bus Autrement » (1992- 1998 puis 2002-2007)
  • « SETAO le réseau de l'AgglO » (2007-2010)
  • « TAO le réseau de l'AgglO » (2010-2017)
  • « TAO le réseau d'Orléans Métropole » (depuis 2017)

Le réseau[modifier | modifier le code]

Le réseau TAO dessert les vingt-deux communes d'Orléans Métropole. Cette dernière est l'autorité organisatrice de la mobilité dans le cadre de ses compétences obligatoires et a confié le l'exploitation du réseau à Keolis, qui était en concurrence avec le sortant Veolia Transdev (SETAO), à compter du , mettant ainsi fin à une relation de 30 ans entre la métropole orléanaise et Transdev, via sa filiale SETAO[8].

Ce réseau de bus et tramway est complété par un service de location de vélos en libre-service, baptisée Vélo'+. Deux nouveaux services ont été ou vont être mis en place : Vélo'Tao en juin 2012 et Auto'Tao, en septembre. Ils permettent la location de vélos et voitures sur de plus longues durées.

Le tramway[modifier | modifier le code]

Article connexe : Tramway d'Orléans.

Le réseau de tramway d'Orléans comprend près de 23 km de lignes. La ligne A relie sur un axe nord-sud la commune de Fleury-les-Aubrais au quartier orléanais d'Orléans-la-Source, tandis que la ligne B relie sur un axe est-ouest les communes de Saint-Jean-de-Braye et La Chapelle-Saint-Mesmin.

TER-Bus[modifier | modifier le code]

Quatre gares de chemin de fer sont intégrées au réseau sous l'appellation TER-Bus[9] : Orléans, Les Aubrais, Saint-Cyr-en-Val - La Source et La Chapelle-Saint-Mesmin. Ainsi, les lignes TER Centre-Val de Loire sont accessibles avec un titre de transport TAO pour les déplacements entre ces quatre gares, ils sont assimilés à des billets de 2de classe[9].

Le réseau de bus[modifier | modifier le code]

Le réseau de bus actuel est né de deux restructuration successives : la première le à la suite de l'ouverture de la ligne B du tramway[10], et la seconde le , ainsi que d'ajustements dans le quartier d'Orléans-la-Source le [11] et le [12].

Ce réseau est hiérarchisé en plusieurs familles de lignes :

  • Les lignes structurantes (1 à 9), qui circulent de h à 23 h (h les vendredi et samedi) avec des fréquences de 10 à 20 minutes, complétant directement les tramways ;
  • Les lignes standards (11 à 19) qui complètent le maillage des lignes structurantes et desservant la plupart des communes de la métropole ;
  • Les lignes de proximité (20 à 28, L et O) qui regroupent l'ensemble des navettes communales ;
  • Les lignes périurbaines (33 à 37) fonctionnant essentiellement aux heures de pointes pour desservir les communes rurales de la métropole ;
  • Les lignes scolaires (60 à 65) ;
  • Les lignes express (70 à 72) regroupant essentiellement des lignes du réseau de mobilité interurbaine (Rémi) pouvant êtres empruntées avec un titre de transport TAO.

Le tramway et les lignes structurantes représentent 95 % des trajets.

Transport à la demande[modifier | modifier le code]

Résa'tao[modifier | modifier le code]

Résa'tao est un service de transport à la demande zonal lancé en septembre 2015 pour remplacer les différents services à la demande qui existaient jusqu'à présent : Flexo, FilObus et Abraysie Bus. Depuis le , le service se compose de 11 zones, assurées par Keolis Orléans Val de Loire avec des minibus, desservies du lundi au samedi, sauf la zone Rose qui n'est pas desservie le samedi[13] :

Service TPMR[modifier | modifier le code]

Le service TPMR est un service qui fonctionne tous les jours sur réservation téléphonique, et réservé aux personnes en situation de handicap moteur et/ou visuel répondant aux critères suivants[14] :

  • Être titulaire d’une carte d’invalidité d’au moins 80 % ou justifiant d’une difficulté à se déplacer, sur présentation d’un certificat médical à renouveler chaque année ;
  • Être domicilié sur la Métropole
  • N'être pas en mesure de voyager seul sur le réseau Tao.

Entre 2005 et 2015, ce service était renforcé par celui de l'association pour les aveugles et déficients visuels d'Orléans (APADVOR), qui estimait que celui du réseau TAO était saturé ; le service fut supprimé en raison de la fin du financement du service par le conseil départemental du Loiret, bien qu'avec ses quatre minibus il assurait 1500 trajets par mois[15].

VéloTAO[modifier | modifier le code]

VéloTAO est un service de location de vélo de longue durée, avec des offres de 3, 5 ou 12 mois, au contraire de Vélo'+ qui est un service de vélo en libre service sur une courte durée[16]. Deux types de vélos, de couleur orange, sont proposés, pour un total de près de 800 exemplaires proposés à la location[16] : classique et à assistance électrique.

Les abonnés TAO bénéficient de réductions sur le prix de la location[16]. Le service, lancé en , est un succès avec près de 340 abonnements en 2014[16].

AutoTAO[modifier | modifier le code]

AutoTAO est un service d'autopartage lancé en permettant d'emprunter un des huit véhicules mis à disposition (Citroën C3 II et DS3) à une des quatre stations réparties sur Orléans pour une durée d'une heure ou par tranche de douze heures[17],[18].

Parc relais[modifier | modifier le code]

La Métropole gère les parcs relais, lieux où l'on peut déposer son véhicule pour se rendre en centre-ville par le tramway. Cette gestion est déléguée au même gestionnaire que le réseau, à savoir Keolis Orléans Val de Loire. Six parc relais sont répartis le long de la ligne A du tramway : Libération, Zénith-Parc des expositions, Victor Hugo, Les Aulnaies, Bustière, Jules Verne[19].

Six autres parc relais ont été installés le long de la ligne B du tram. Ces nouveaux parcs relais apportent environ 1 150 places supplémentaires de stationnement pour Orléans et sa périphérie. Il s'agit des parcs relais Georges Pompidou à La Chapelle-Saint-Mesmin, au terminus ouest, avec 173 places, situé à la sortie des autoroutes A71 et A10 et accessible par la route nationale 152 ; Rol Tanguy à Saint-Jean-de-la-Ruelle avec 118 places sur deux niveaux, à proximité de la route nationale 60, accessible par le chemin de Chaingy ; Pont de l'Europe à Orléans avec 120 places, situé dans le quartier du faubourg Madeleine, accessible par la voie située dans le clos des Mistigris ; Droits de l'Homme à Orléans avec 300 places, situé à proximité du croisement du boulevard Marie Stuart, l'avenue des droits de l'Homme et l'avenue Jean Zay ; Gaudier Brzeska à Saint-Jean-de-Braye avec 240 places, situé à proximité du boulevard Marie Stuart et de l'avenue Denis Papin ; Clos du Hameau à Saint-Jean-de-Braye, au terminus est, avec 200 places, situé à proximité de la rue de la Gare, le long de la ligne ferroviaire[20].

Fréquentation[modifier | modifier le code]

En 2006, la SEMTAO, l'ancien exploitant, a transporté 24,8 millions de voyageurs (dont environ 50 % rien que sur la ligne A du tramway), soit une fréquentation en hausse de 6,3 % par rapport à l'année précédente[21].
En 2009, la société annonce avoir transporté 26,1 millions de voyageurs avec 11 millions de kilomètres parcourus (soit environ 40 200 kilomètres et 95 000 voyageurs chaque jour)[22].

En 2012, le nouveau réseau Bus et Tram exploité par Keolis a transporté 26,0 millions de voyageurs, avec 11,8 millions de kilomètres parcourus et devrait dépasser les 30 millions de personnes transportées en 2013[23]. À elles seules, les deux lignes de tramway concentrent les 2/3 des voyages.

Exploitation[modifier | modifier le code]

Matériel roulant[modifier | modifier le code]

En 2017, le parc fait état de 226 véhicules dont 15 minibus, 9 midibus, 101 standards, 56 articulés et 43 tramways[24]. Sauf mention contraire, précisée dans les tableaux ci-dessous, les véhicules sont utilisés par le délégataire Keolis Orléans Val de Loire.

Minibus[modifier | modifier le code]

Constructeur(s) Modèle(s) Nombre Numéros de parc Observations
Dietrich Noventis 420 1 Confié à Dunois.
no 128 (2011)
Dietrich City 21 2
nos 129 et 130 (2013)
PVI Gépébus Oréos 2X 8
nos 101 à 108 (2012 et 2013)
Véhicules électriques.
Renault Master II 1
no 124 (2000)
Vehixel Cytios 20 3
no 125 à 127 (2005, 2007 et 2008)

Midibus[modifier | modifier le code]

Constructeur(s) Modèle(s) Nombre Numéros de parc Observations
Heuliez Bus GX 117 3
nos 204 à 206 (2000)
Heuliez Bus GX 127 2
nos 208 à 209 (2008)
Heuliez Bus GX 137 4
nos 210 à 213 (2015)

Bus standards[modifier | modifier le code]

Constructeur(s) Modèle(s) Nombre Numéros de parc Observations
Heuliez Bus GX 317 31
nos 512, 514, 515, 517 à 522, 524 à 534, 536, 538 à 548 (1998 et 2001 à 2003)
  • les nos 517, 521, 524, 538 à 541 et 544 sont confiés à Dunois ;
  • les nos 514, 515, 518, 520, 522, 525 à 529, 533, 534, 536, 542, 543 et 545 sont confiés à Keolis Eure-et-Loir.
Heuliez Bus GX 327 12
nos 835 à 846 (2009 et 2010)
Heuliez Bus GX 337 8
nos 848 à 856 (2015)
Le no 849 est confié à Keolis Eure-et-Loir.
Irisbus Citelis 12 32
nos 801 à 824, 826, 827 et 829 à 834 (2005, 2006, 2008 et 2009)
  • Les nos 802, 803 et 805 sont confiés à Dunois
  • Les nos 801, 807 et 810 sont confiés à Keolis Eure-et-Loir
Mercedes-Benz Citaro C1 Facelift 1
no 847 (2013)
Mercedes-Benz Citaro C2 7
nos 857 à 863 (2016 à 2017)
Reanault V.I. Agora S 8
nos 554, 558, 559, 563 à 565 et 567 à 569 (1998-2000)
BYD K9 1
no 902 (2017)
Bus électrique en test pour une durée de cinq ans.
Yutong E12 1
no 903 (2017)
Bus électrique en test pour une durée de cinq ans.

Bus articulés[modifier | modifier le code]

Un bus articulé du réseau TAO.
Constructeur(s) Modèle(s) Nombre Numéros de parc Observations
Heuliez Bus GX 427 9
nos 749 à 757 (2010)
Irisbus Citelis 18 9
nos 740 à 748 (2006, 2008 et 2009)
Irisbus Agora L 29
no 711 à 739 (2003 à 2005)
Mercedes-Benz Citaro G C1 Facelift 2
nos 758 et 759 (2013)
Mercedes-Benz Citaro G C2 7
nos 760 à 766 (2015 à 2017)

Tramway[modifier | modifier le code]

Constructeur Modèles Nombre Numéros de parc Observations
Alstom Citadis 301 22
nos 39 à 60 (2000 et 2001)
Alstom Citadis 302 21
nos 61 à 81 (2010 à 2012)

Dépôts[modifier | modifier le code]

Accidents[modifier | modifier le code]

Sécurité[modifier | modifier le code]

Personnel d'exploitation[modifier | modifier le code]

Tarification et financement[modifier | modifier le code]

Intérieur du Citadis 302 no 77 avec, à gauche le valideur M'Ticket et à droite le valideur type V6000 pour les titres de transport classiques.

Tarification[modifier | modifier le code]

Les mêmes titres de transport sont valables dans tous les bus et tramways. Le « Ticket 1 voyage » coûte 1,50 à l'unité, et 14 pour dix voyages et 3,90 pour le ticket journalier[25]. Des abonnements mensuels et annuels sont possibles, avec des tarifs réduits pour les scolaires, les étudiants, les personnes handicapées à 80 % minimum et personnes âgées[25]. Des abonnements multimodaux sont possibles pour les résidents hors métropole, sur certains trajets par train, TER. Dans une logique d'intermodalité, cette carte permet également de payer les voyages réalisés avec les lignes du Réseau de mobilité interurbaine (Rémi) et les quatre gares TER Centre-Val de Loire du service TER-Bus au sein de la métropole[26].

La tarification solidaire, instaurée le , est un système de « gratuité sociale » dont peuvent bénéficier les personnes âgées non imposables ou en situation de handicap et les bénéficiaires de la CMU-C[25].

Depuis 1989, l'ensemble des titres étaient sur support magnétique. En a été introduite la carte à puce Moda Pass', remplacée par la carte à puce du système régional JVmalin en [27]. Les tickets peuvent y être chargés et les Moda Pass' sont progressivement remplacées au fur et à mesure du renouvellement des cartes.

Depuis le , le réseau TAO est le premier réseau français à avoir déployé le M'Ticket, système digital novateur porté par Keolis permettant d'acheter, via l'application officielle du réseau, et de recevoir sur son smartphone un titre de transport dématérialisé, dont la validation se fait soit, dans le bus par présentation au conducteur, soit dans les tramways sur l'un des deux valideurs spécifiques qui lisent le code-barre affiché sur l'écran du téléphone[28].

Financement[modifier | modifier le code]

Le financement du fonctionnement du réseau (entretien, matériel et charges de personnel) est assuré par l'exploitant Keolis Orléans Val de Loire. Cependant, les tarifs des billets et abonnements dont le montant est limité par décision politique ne couvrent pas les frais réels de transport. Le manque à gagner est compensé par l'autorité organisatrice, Orléans Métropole. Elle définit les conditions générales d'exploitation ainsi que la durée et la fréquence des services. L'équilibre financier du fonctionnement est assuré par une dotation globale annuelle à Keolis Orléans Val de Loire de 50,08 millions d'euros net (redevance de 1,06 millions payée à la métropole déduite), notamment grâce au versement transport payé par les entreprises de plus de neuf salariés et aux contributions des collectivités publiques (dont le taux est fixé à 1,80 % et dont le montant s'élève en 2015 à 56,27 millions d'euros)[29]. En 2017, Orléans Métropole investi près de 72 millions d'euros dans le financement des transports publics orléanais[29].

Les TAO dans la culture[modifier | modifier le code]

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Une association loi de 1901 nommée « Arrêt demandé », en référence à la fois au panneau lumineux qui s'allume à l'intérieur d'un bus lorsqu'un voyageur appuie sur le bouton pour demander l'arrêt au conducteur et à un ancien magazine interne de la SEMTAO, a pour objectif principal de préserver d'anciens autobus des transports en commun d'Orléans[30]. L'association, basée à Olivet — les collections sont conservées au dépôt Keolis Orléans Val de Loire à Saint-Jean-de-Braye — a été créée en , enregistrée en 2007 mais n'est réellement active que depuis 2012 et compte une quinzaine de membres[30],[31],[32].

L'association failli disparaître en 2011 lors du changement de délégataire (de Transdev à Keolis), l'exploitant sortant était en effet parti d'Orléans en emmenant un partie des véhicules dont l'autocar Chausson, récupéré en 2017, le Saviem SC 10 no 10, récupéré en 2016 et un Routemaster anglais, ferraillé depuis par manque d'entretien[31],[32][réf. insuffisante].

L'association conserve, en 2017, les véhicules suivants et pour la plupart en état de rouler[32][réf. insuffisante] ; sauf mention contraire il s'agit de véhicules ayant roulé sur le réseau SEMTAO et les numéros de parc indiqués sont ceux de leurs anciens exploitants :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sondage indirect concernant le choix du nom
  2. a, b et c « L'histoire du réseau », sur https://web.archive.org, SEMTAO, (consulté le 19 juin 2017).
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r et s « Le réseau d'Orléans », sur http://passionbustram.pagesperso-orange.fr, (consulté le 19 juin 2017).
  4. a, b, c, d et e « Histoire de l'ancien tramway d'Orléans », sur http://www.amtuir.org, AMTUIR (consulté le 19 juin 2017).
  5. Interview de Charles Eric Lemaignen par Robert Viennet, « A Orléans, Keolis en fait plus pour moins cher », sur http://www.mobilicites.com, (consulté le 22 août 2011)
  6. J.-J. T., « Orléans : Keolis succède à Transdev », sur http://www.ville-rail-transports.com, (consulté le 22 août 2011)
  7. Nathalie Arensonas (avec Afp), « Keolis "rafle" à Veolia les transports d'Orléans et d'Aix », sur http://www.mobilicites.com, (consulté le 22 août 2011)
  8. Carole Tribout, « Deux milliards de voyageurs mondiaux », [[La République du Centre|La Rep.fr]],‎ (lire en ligne)
  9. a et b « TER-Bus », sur http://www.reseau-tao.fr (consulté le 3 septembre 2017).
  10. www.tao-reseau2012.fr
  11. « Réseau bus : ajustements au 18 avril 2016 », sur http://www.reseau-tao.fr (consulté le 22 avril 2016).
  12. « Réseau bus : ajustements au 4 septembre 2017 », sur http://www.reseau-tao.fr (consulté le 1er septembre 2017).
  13. « Résa'tao », sur http://www.reseau-tao.fr (consulté le 3 septembre 2017).
  14. « Le service TPMR », sur http://www.reseau-tao.fr (consulté le 22 avril 2016).
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

station Vélo'+ place Louis XI

Liens externes[modifier | modifier le code]