Ingré

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Ingré
Ingré
Bâtiment de la mairie.
Blason de Ingré
Blason
Ingré
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loiret
Arrondissement Orléans
Canton Saint-Jean-de-la-Ruelle
Intercommunalité Orléans Métropole
Maire
Mandat
Christian Dumas
2014-2020
Code postal 45140
Code commune 45169
Démographie
Gentilé Ingréens[1]
Population
municipale
8 893 hab. (2016 en augmentation de 11,83 % par rapport à 2011)
Densité 427 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 55′ 16″ nord, 1° 49′ 30″ est
Altitude Min. 103 m
Max. 133 m
Superficie 20,82 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ingre.fr

Ingré est une commune française située dans le département du Loiret, en région Centre-Val de Loire.

Ingré comptait environ 8 699 habitants en 2014. Cette commune est limitrophe des villes d'Ormes, Saran, Saint-Jean-de-la-Ruelle et La Chapelle-Saint-Mesmin.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Son nom originel est Unigradus, mentionné dans un acte daté du cédant ce fief appartenant à Hugues le Grand, duc des Francs à l'abbaye de Chartres. Par la suite, le nom évolue en Unagradu, puis, Ingréio et enfin Ingré.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune se trouve au centre du département, dans le Val de Loire, une des neuf régions naturelles du Loiret[2],[3], correspondant à la partie de la vallée de la Loire située, d'amont en aval, dans les départements du Loiret, de Loir-et-Cher, d'Indre-et-Loire (région Centre-Val de Loire) et de Maine-et-Loire (région Pays de la Loire).

Elle est située à 8 km par la route (à 14 min en voiture dans des conditions normales de circulation) au nord-ouest du centre d'Orléans, dans l'aire urbaine et l'unité urbaine d'Orléans, en lisière de la région naturelle de Beauce[4].

Ingré est la deuxième commune de l'agglomération orléanaise par sa superficie, 2 082 hectares[5].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de la commune d'Ingré et des communes limitrophes.

Quartiers[modifier | modifier le code]

La commune est divisée en sept quartiers principaux : Les Bas-Champs, La Bigottière, Le Bourg, Coutes, Villeneuve, Le Grand-Orme, Montabuzard.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Planification[modifier | modifier le code]

Routes et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier principal de la commune d'Ingré (avec indication du trafic routier 2014).

Réseau routier et accès autoroutiers[modifier | modifier le code]

Les routes départementales 602, 802 et 2157 traversent le territoire de la commune.

Ingré est traversé par deux autoroutes : l'A10 reliant Paris à Orléans et le début de l'A71 reliant Orléans à Clermont-Ferrand. La ville est accessible par les sorties suivantes :

  • par la tangentielle d'Orléans par les sorties : D 2157 (Le Mans, Saint-Jean-de-la-Ruelle-centre, Ingré) et D 602 (Saran, Ingré) ;
  • par l'A71 : sortie 1 (Orléans-centre) ;
  • par l'A10 : sortie 14 (Orléans-Nord).

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les transports en commun de deux réseaux :

La ligne B du tramway d'Orléans traverse le territoire d'Ingré sur environ 500 m, toutefois, aucune station n'y est implantée. Il faut se rendre à La Chapelle-Saint-Mesmin ou à Saint-Jean-de-la-Ruelle pour l'emprunter.

Infrastructures ferroviaires[modifier | modifier le code]

La gare de Villeneuve-d'Ingré est située sur le territoire de la commune.

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

La commune d'Ingré est vulnérable à différents aléas naturels : climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), mouvements de terrains ou sismique (sismicité très faible). Elle est également exposée à un risque technologique : le risque de transport de matières dangereuses[6]. Entre 1989 et 2019, huit arrêtés ministériels ayant porté reconnaissance de catastrophe naturelle ont été pris pour le territoire de la commune : deux pour des inondations et coulées de boues et six pour des mouvements de terrains[7].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune peut être concerné par un risque d'effondrement de cavités souterraines non connues. Une cartographie départementale de l'inventaire des cavités souterraines et des désordres de surface a été réalisée. Il a été recensé sur la commune plusieurs effondrements de cavités[8].

Par ailleurs le sol du territoire communal peut être faire l'objet de mouvements de terrain liés à la sécheresse. Le phénomène de retrait-gonflement des argiles est la conséquence d'un changement d'humidité des sols argileux. Les argiles sont capables de fixer l'eau disponible mais aussi de la perdre en se rétractant en cas de sécheresse[9]. Ce phénomène peut provoquer des dégâts très importants sur les constructions (fissures, déformations des ouvertures) pouvant rendre inhabitables certains locaux. Celui-ci a particulièrement affecté le Loiret après la canicule de l'été 2003. Une grande partie du territoire de la commune est soumise à un aléa « fort » face à ce risque, selon l'échelle définie par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM)[10].

Depuis le , la France dispose d’un nouveau zonage sismique divisant le territoire national en cinq zones de sismicité croissante [11]. La commune, à l’instar de l’ensemble du département, est concernée par un risque très faible[7].

Risques technologiques[modifier | modifier le code]

La commune est exposée au risque de transport de matières dangereuses, en raison du passage sur son territoire d'un gazoduc et d'un oléoduc exploité par la société Trapil[12], d'une ligne de transport ferroviaire et d'itinéraires routiers structurants supportant un fort trafic (l'autoroute A10 et l'autoroute A19)[6],[13].

Histoire[modifier | modifier le code]

Des fouilles archéologiques ont révélé les premières traces d'habitation du Néolithique datant de 10 000 ans avant Jésus-Christ ainsi que des vestiges gallo-romains sur le site de la commune.

Sous le règne de Philippe Auguste, l'évêque de Chartres fait d'Ingré l'une de ses quatre grandes prévôtés et il en reste ainsi jusqu'à la Révolution française de 1789. On y cultive le vin essentiellement pour en faire le célèbre vinaigre d'Orléans. Les terres de cette région peu favorables aux grands crus ont malgré elles permis de confectionner un vinaigre reconnu comme l'un des meilleurs de France.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason d'Ingré

Les armes d’Ingré se blasonnent ainsi :

Écartelé au premier de gueules à une gerbe d'or liée de même ; au deuxième d'or à deux ceps de vigne de sinople passés en sautoir fruités de pourpre ; au troisième d'or à un pommier arraché de sinople fruité du champ ; au quatrième de gueules à une lyre d'or[14].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

Bloc communal : Commune et intercommunalités[modifier | modifier le code]

La paroisse d'Ingré acquiert le statut de municipalité avec le décret du de l'Assemblée Nationale[15] puis celui de « commune », au sens de l'administration territoriale actuelle, par le décret de la Convention nationale du 10 brumaire an II ()[16]. Il faut toutefois attendre la loi du sur l'organisation municipale pour qu'un régime juridique uniforme soit défini pour toutes les communes de France, point de départ de l’affirmation progressive des communes face au pouvoir central[17].

Aucun événement de restructuration majeure du territoire, de type suppression, cession ou réception de territoire, n'a affecté la commune depuis sa création[18].

La commune est membre de la Communauté de l’Agglomération orléanaise depuis sa création le . Cette communauté de communes devient communauté d'agglomération Orléans Val de Loire le 27 décembre 2001[19] puis communauté urbaine à compter du , sous la dénomination Orléans Métropole[20], et enfin métropole avec la même dénomination à compter du [21].

Circonscriptions de rattachement[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime, à la veille des États généraux de 1789, la paroisse d'Ingré était rattachée sur le plan ecclésiastique à l'ancien diocèse d'Orléans, sur le plan judiciaire au bailliage d'Orléans , sur le plan militaire au gouvernement d'Orléans et sur le plan administratif à la généralité d'Orléans, élection d'Orléans[22],[23].

La loi du divise le pays en 83 départements découpés chacun en six à neuf districts eux-mêmes découpés en cantons regroupant des communes. Les districts, tout comme les départements, sont le siège d’une administration d’État et constituent à ce titre des circonscriptions administratives. La commune d'Ingré est alors incluse dans le canton d'Ingré, le district d'Orléans et le département du Loiret[24].

La recherche d’un équilibre entre la volonté d’organiser une administration dont les cadres permettent l’exécution et le contrôle des lois d’une part, et la volonté d’accorder une certaine autonomie aux collectivités de base (paroisses, bourgs, villes) d’autre part, s’étale de 1789 à 1838[25]. Les découpages territoriaux évoluent ensuite au gré des réformes visant à décentraliser ou recentraliser l'action de l'État. La régionalisation fonctionnelle des services de l'État (1945-1971) aboutit à la création de régions[26]. L'acte I de la décentralisation de 1982-1983 constitue une étape importante en donnant l'autonomie aux collectivités territoriales, régions, départements et communes[27]. L'acte II intervient en 2003-2006[28], puis l'acte III en 2012-2015.

Le tableau suivant présente les rattachements, au niveau infra-départemental, de la commune d'Ingré aux différentes circonscriptions administratives et électorales ainsi que l'historique de l'évolution de leurs territoires.

Circonscription Nom Période Type Évolution du découpage territorial
District Orléans 1790-1795 Administrative La commune est rattachée au district d'Orléans de 1790 à 1795[18],[24]. La Constitution du 5 fructidor an III, appliquée à partir de vendémiaire an IV (1795) supprime les districts, rouages administratifs liés à la Terreur, mais maintient les cantons qui acquièrent dès lors plus d'importance[29].
Canton Ingré 1790-1801 Administrative et électorale Le 10 février 1790, la municipalité d'Ingré est rattachée au canton d'Ingré[30],[18]. Les cantons sont supprimés, en tant que découpage administratif, par une loi du 26 juin 1793, et ne conservent qu'un rôle électoral[29]. Ils permettent l’élection des électeurs du second degré chargés de désigner les députés[31]. Les cantons acquièrent une fonction administrative avec la disparition des districts en 1795.
Ingré 1801-1806 Sous le Consulat, un redécoupage territorial visant à réduire le nombre de justices de paix ramène le nombre de cantons dans le Loiret de 59 à 31[32]. Ingré est alors rattachée par arrêté du 9 vendémiaire an X (30 septembre 1801) au canton d'Ingré, sous le nom d'Ingré[33],[18].
Orléans-Nord-Ouest 1806-1973 En 1806, la commune est rattachée au canton d'Orléans-Nord-Ouest, un canton nouveau formé entre autres des communes de l'ancien canton d'Ingré[34].
Saint-Jean-de-la-Ruelle 1973-1982 En 1973, la commune est rattachée au canton de Saint-Jean-de-la-Ruelle[35].
Ingré 1982-2015 En 1982, la commune est rattachée au nouveau canton d'Ingré[36].
Saint-Jean-de-la-Ruelle 2015- Électorale La loi du [37] et ses décrets d'application publiés en février et [38] introduisent un nouveau découpage territorial pour les élections départementales. La commune est alors rattachée au nouveau canton de Saint-Jean-de-la-Ruelle[38]. Depuis cette réforme, plus aucun service de l'État n'exerce sa compétence sur un territoire s'appuyant sur le nouveau découpage cantonal. Le canton a disparu en tant que circonscription administrative de l'État ; il est désormais uniquement une circonscription électorale dédiée à l'élection d'un binôme de conseillers départementaux siégeant au conseil départemental[39].
Arrondissement Orléans 1801- Administrative Ingré est rattachée à l'arrondissement d'Orléans depuis sa création en 1801[18],[33].
Circonscription législative 2e circonscription 2010- Électorale Lors du découpage législatif de 1986, le nombre de circonscriptions législatives passe dans le Loiret de 4 à 5. Un nouveau redécoupage intervient en 2010 avec la loi du . En attribuant un siège de député « par tranche » de 125 000 habitants, le nombre de circonscriptions par département varie désormais de 1 à 21[40],[41]. Dans le Loiret, le nombre de circonscriptions passe de cinq à six[42]. La réforme n'affecte pas Ingré qui reste rattachée à la deuxième circonscription[43].

Collectivités de rattachement[modifier | modifier le code]

La commune d'Ingré est rattachée au département du Loiret et à la région Centre-Val de Loire[44], à la fois circonscriptions administratives de l'État et collectivités territoriales.

Politique et administration municipales[modifier | modifier le code]

Conseil municipal et maire[modifier | modifier le code]

Depuis les élections municipales de 2014, le conseil municipal d'Ingré, commune de plus de 1 000 habitants, est élu au scrutin proportionnel de liste à deux tours (sans aucune modification possible de la liste)[45], pour un mandat de six ans renouvelable[46]. Il est composé de 29 membres[47]. L'exécutif communal est constitué par le maire, élu par le conseil municipal, parmi ses membres, pour un mandat de six ans, c'est-à-dire pour la durée du mandat du conseil. Christian Dumas est maire depuis 2008.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1963 1983 Lucien Feuillâtre   Garagiste
juin 1995 mars 2001 Guy Durand[48]    
mars 2001 mars 2008 Christian Durox UDF  
mars 2008 En cours Christian Dumas PS Directeur adjoint du travail à la DIRECCTE Centre-Val de Loire
Les données manquantes sont à compléter.

Politique de développement durable[modifier | modifier le code]

La ville a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21 en 2012[49].

La ville possède le label Ville fleurie ; deux fleurs lui ont été attribuées par le conseil national des villes et villages fleuris de France dans le cadre du concours des villes et villages fleuris[50].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Équipements et services publics[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le lycée Maurice-Genevoix.

Ingré est situé dans l'académie d'Orléans-Tours et dans la circonscription d'Orléans Nord-Ouest. La commune possède deux écoles maternelles, deux écoles primaires, un collège et deux lycées[52] :

  • Écoles maternelles publiques Moulin-Choix et Émilie-Carles ;
  • Écoles primaires publiques Moulin-Choix et Victor-Hugo ;
  • Collège Montabuzard ;
  • Lycée d'enseignement général et technologique Maurice-Genevoix ; une annexe du lycée du Maréchal-Leclerc de Saint-Jean-de-la-Ruelle est implantée sur la commune.

Gestion de l'eau[modifier | modifier le code]

Eau potable[modifier | modifier le code]

Le service public d’eau potable est une compétence obligatoire des communes depuis l’adoption de la loi du 30 décembre 2006 sur l’eau et les milieux aquatiques[53]. La commune assurait jusqu'au la production et la distribution de l'eau potable sur le territoire communal[54]. La gestion de l’eau étant une compétence obligatoire des communautés urbaines[55] et des métropoles[56], la communauté urbaine Orléans Métropole s'est substituée à la commune pour la mise en œuvre du service public d'eau potable lors de la transformation de la communauté d'agglomération Val de Loire en communauté urbaine le , puis c'est la métropole Orléans Métropole le qui a pris cette compétence. La ville de Ingré est alimentée en eau potable par deux forages pompant l'eau dans la nappe souterraine des calcaires de Beauce : le forage de Villeneuve, mis en service en 1982 et le forage de Montabuzard, mis en service en 1946[57].

Eaux usées[modifier | modifier le code]

La compétence assainissement, qui recouvre obligatoirement la collecte, le transport et l’épuration des eaux usées, l’élimination des boues produites, ainsi que le contrôle des raccordements aux réseaux publics de collecte[58], est assurée depuis le par la Communauté de l'Agglomération Orléans Val de Loire, puis le par la communauté urbaine et enfin depuis le par Orléans Métropole[59].

Depuis le , Orléans Métropole exploite en régie directe les réseaux et ouvrages d'assainissement de 10 communes du territoire métropolitain dont Ingré et d'une partie d'Orléans[60]. Le réseau comprend un réseau unitaire (eaux usées + eaux pluviales) de 9 299 ml, un réseau séparatif eaux usées de 39 820 ml et un réseau d'eaux pluviales de 21 681 ml. Sur la commune, on compte 7 stations de relevage pour les eaux usées [59]. Ces stations peuvent contenir de une à quatre pompes dont les puissances peuvent varier de 1,3 kW à 140 kW (soit de 3 l/s à 450 l/s)[61].

Un zonage d'assainissement, qui délimite les zones d'assainissement collectif, les zones d'assainissement non collectif et le zonage pluvial[62] a été réalisé par l’AgglO et a été approuvé par délibération du conseil de communauté du [63]. La commune est raccordée à la station d'épuration de La Chapelle-Saint-Mesmin[64]. Cet équipement, dont la capacité est de 350 000 EH, le plus important sur le territoire d'Orléans Métropole, a été mis en service le [65] et son exploitation est assurée depuis mai 2016 par Véolia[60].

Prix de l'eau[modifier | modifier le code]

Le « prix de l’eau » doit permettre de financer l’ensemble des investissements (mise en place de nouveaux ouvrages, mise aux normes du patrimoine existant, renouvellement du patrimoine...) mais aussi les frais de fonctionnement du service (frais de personnel du service, électricité, produits de traitement, renouvellement du matériel, analyses, élimination des déchets...)[66]. L'observatoire national des services d'eau et d'assainissement publie la description actualisée des services publics d'eau potable et d'assainissement, qu’il s’agisse de leur organisation, de leur tarif ou de leur performance[67]. Le prix au m3 est calculé pour une consommation annuelle de 120 m3 (référence INSEE)[68].

Domaine Commune 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Eau potable Ingré 1,05[69] 1,30[70] 2,00[71] 2,23[72] 2,22[73] 2,22[74] 2,22[75] 2,26[76]
Loiret 1,76[77] 1,7[78] 1,66[79] 1,69[80]
France 1,93[77] 1,96[78] 2[79] 2,03[80]
AssainissementIngré 1,64[69] 2,10[70] 2,15[71] 2,22[72] 2,26[73] 2,32[74] 2,36[75] 2,37[76]
Loiret 2,07[77] 2,19[78] 2,25[79] 2,38[80]
France 1,73[77] 1,82[78] 1,85[79] 1,89[80]

Gestion des déchets[modifier | modifier le code]

Sites de collecte, de traitement et de valorisation des déchets de la communauté urbaine d'Orléans Métropole, avec localisation de la commune d'Ingré.

La collecte, le traitement et la valorisation des déchets est une compétence exclusive de la communauté urbaine Orléans Métropole depuis 2000 (l'intercommunalité était alors communauté de communes). La collecte des déchets ménagers (résiduels[Note 1] et multimatériaux) est effectuée en porte-à-porte sur toutes les communes de la communauté urbaine. Un réseau de six déchèteries accueille les encombrants et autres déchets spécifiques (déchets verts, déchets dangereux, gravats, cartons…)[81].

Une unité de traitement permettant la valorisation énergétique (l’incinération des déchets ménagers résiduels) et la valorisation matière des autres déchets (corps creux, corps plats et multimatériaux) est en service sur la commune de Saran depuis 1996. Elle est exploitée par la société ORVADE, filiale du groupe Veolia[82].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : démographie d'Ingré.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[83]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[84].

En 2016, la commune comptait 8 893 habitants[Note 2], en augmentation de 11,83 % par rapport à 2011 (Loiret : +2,24 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 8002 9052 8712 9592 9052 7802 7672 7142 665
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 5752 6512 6102 5292 5662 5032 5322 4112 300
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 2762 2592 1912 0022 0021 9722 1292 1752 431
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
3 2113 9734 5055 2215 8807 4507 8957 8858 460
2016 - - - - - - - -
8 893--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[85] puis Insee à partir de 2006[86].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Ingré est le siège de la chambre régionale de commerce et d'industrie Centre[87].

Les zones d'activité commerciale (ZAC) de la commune sont, au nord, la ZAC des Varannes, de Muids et au sud, le pôle d'activités Ingré - Saint-Jean-de-la-Ruelle. Depuis 2014, la ZAC des Guettes, au nord-est de la commune, s'étend le long de l'autoroute A10.

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 36 779 [88].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine bâti[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Loup.

Manifestations[modifier | modifier le code]

  • La fête de la Saint-Loup, en septembre, brocante et fête foraine ;
  • Les Musicales d'Ingré sont un festival de musique se déroulant de manière annuelle en mars depuis 2003 ;
  • Les Bouquinales, en décembre, festival du livre ;

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les déchets ménagers résiduels comprennent les déchets obtenus après extraction des autres fractions, valorisables, de déchets.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Gentilés des communes du Loiret », sur www.habitants.fr (consulté le 28 octobre 2012)
  2. « Les régions naturelles du Loiret », sur le site de la DDT du Loiret
  3. « Carte des régions naturelles du Loiret (format pdf - 993.2 ko) », sur le site de la DDT du Loiret
  4. Les distances et temps de parcours sont issus de l'évaluateur d'itinéraires de maps.google.fr
  5. Ingré aujourd'hui, sur le site de la commune.
  6. a et b [PDF]« Le Dossier Départemental des Risques Majeurs (DDRM) du Loiret- Liste des risques par commune », sur http://www.loiret.gouv.fr/ (consulté le 29 juin 2019)
  7. a et b « Risques recensés sur la commune d'Ingré », sur http://www.georisques.gouv.fr/.
  8. « Ingré - Recensement des cavités souterraines », sur http://www.georisques.gouv.fr/ (consulté le 29 juin 2019)
  9. « Argiles - Aléa retrait-gonflement des argiles - Description du phénomène », sur le site « Géorisques » du ministère de la transition écologique et solidaire (consulté le 29 juin 2019).
  10. « Argiles - Aléa retrait-gonflement des argiles - Carte d'aléa pour le secteur d'Ingré », sur le site « Géorisques » du ministère de la transition écologique et solidaire (consulté le 29 juin 2019).
  11. Décret no n°2010-1255 du 22 octobre 2010 portant délimitation des zones de sismicité du territoire français
  12. « Cartographie des canalisations de gaz et d'hydrocarbures dans le Loiret », sur http://cartelie.application.developpement-durable.gouv.fr/ (consulté le 29 juin 2019)
  13. « Dossier départemental des risques majeurs - le risque de transport de matières dangereuses. », sur http://www.loiret.gouv.fr/ (consulté le 29 juin 2019)
  14. « Le blason d'Ingré », sur www.labanquedublason2.com (consulté le 27 juin 2010)
  15. Motte 2003, p. 24
  16. Motte 2003, p. 23
  17. « Les grands principes de la loi municipale de 1884 », sur le site du sénat, (consulté le 7 novembre 2015)
  18. a b c d et e « Notice communale d'Ingré », sur le site de l'EHESS (consulté le 7 novembre 2015).
  19. « Communautés de communes de la région Centre-Val de Loire », sur Dictionnaire toponymique de la région Centre - Val de Loire (consulté le 6 novembre 2015)
  20. « Arrêté portant transformation de la Communauté d'Agglomérations Orléans Val de Loire en Communauté Urbaine renommée COMMUNAUTE URBAINE « ORLEANS METROPOLE » et approbation des statuts », sur http://www.saintdenisenval.com, (consulté le 15 février 2017)
  21. Décret no 2017-686 du 28 avril 2017 portant création de la métropole dénommée « Orléans Métropole »
  22. Bloch 1906, p. 9
  23. Abbé Patron 1870, p. 352
  24. a et b Prudhomme 1798, p. 162.
  25. « Historique de la décentralisation », sur http://www.collectivites-locales.gouv.fr/, p. 3.
  26. « Historique de la décentralisation », sur http://www.collectivites-locales.gouv.fr/, p. 41-46.
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Louis Marie Prudhomme, Dictionnaire géographique et méthodique de la République française en 120 départements, volume 1, Paris, Louis Marie Prudhomme, , 673 p. (lire en ligne).
  • Camille Bloch, Cahiers de doléances du bailliage d'Orléans pour les États généraux de 1789 - tome 1, Orléans, Ministère de l'Instruction publique, (lire en ligne)
  • Camille Bloch, Cahiers de doléances du bailliage d'Orléans pour les États généraux de 1789 - tome 2, Orléans, Ministère de l'Instruction publique, (lire en ligne)
  • Collectif, Loiret : un département à l'élégance naturelle, Paris, Christine Bonneton, , 319 p. (ISBN 978-2-86253-234-9)
  • Abbé Patron, Département du Loiret - Dictionnaire des communes, Paris, Comédit, 1991, réédition de 1870 (ISBN 2-909112-01-2)
  • Claude Motte, Isabelle Séguy & Christine Théré, avec la collaboration de Dominique Tixier-Basse, Communes d’hier, communes d’aujourd’hui - Les communes de la France métropolitaine, 1801-2001. Dictionnaire d’histoire administrative, Paris, Institut National d’Études Démographiques,, , 408 p. (ISBN 978-2-7332-1028-4)

Rapports[modifier | modifier le code]

  • Rapport 2015 sur le prix et la qualité du service public d'assainissement (lire en ligne)
  • Les services publics d'eau et d'assainissement (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Site officiel