Nibelle

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Adolphe Nibelle, Henri Nibelle et Maurice Nibelle.

Nibelle
Nibelle
Le château du Hallier.
Blason de Nibelle
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loiret
Arrondissement Pithiviers
Canton Malesherbes
Intercommunalité CC du Pithiverais-Gâtinais
Maire
Mandat
Gérard Rousseau
2014-2020
Code postal 45340
Code commune 45228
Démographie
Gentilé Nibellois
Population
municipale
1 155 hab. (2015 en augmentation de 10,53 % par rapport à 2010)
Densité 42 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 01′ 19″ nord, 2° 19′ 39″ est
Altitude Min. 117 m
Max. 170 m
Superficie 27,18 km2
Localisation

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Nibelle est une commune française située dans le département du Loiret en région Centre-Val de Loire.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Autrefois, la commune se nommait Nibelle - Saint-Sauveur.

Géographie[modifier | modifier le code]

La forêt d'Orléans à Nibelle.

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Nibelle et des communes limitrophes.

La commune de Nibelle se trouve dans le quadrant nord-est du département du Loiret, dans la région agricole de l'Orléanais[1] [2]. À vol d'oiseau, elle se situe à 33,9 km d'Orléans[3], préfecture du département, à 17,7 km de Pithiviers[4], sous-préfecture, et à 9,3 km de Beaune-la-Rolande, ancien chef-lieu du canton dont dépendait la commune avant mars 2015. La commune fait partie du bassin de vie de Beaune-la-Rolande[2].

Les communes les plus proches sont : Nesploy (3,8 km), Boiscommun (4,4 km), Chambon-la-Forêt (4,4 km), Nancray-sur-Rimarde (5,1 km), Montliard (5,2 km), Montbarrois (6 km), Sury-aux-Bois (6,3 km), Saint-Michel (6,4 km), Batilly-en-Gâtinais (6,9 km) et Seichebrières (7,2 km)[5].


Avec une superficie de 27,18 km2, elle se classe au 430e rang des 1 842 communes de la région Centre.

Sur les 2 700 hectares de la commune, 1 145 se situent dans la forêt domaniale d'Orléans et comportent plusieurs étangs.

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est traversé par les routes départementales 30, qui le relie à Chambon-la-Forêt[6], 124 et 137. 179 foyers ont un véhicule automobile et 190 foyers en ont deux ou plus[7].

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • La Boule d'Or : tire son nom d'un ancien café, la boule y est encore visible.
  • Saint-Sauveur : ancienne commune intégrée à Nibelle en 1813[8].
  • La Rochelle.
  • Les Poteries.
  • La Cave.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Nibelle est limitrophe de huit autres communes, dont Combreux au sud par un simple quadripoint.

Distances et positions relatives de communes proches
NibelleNibelle
Village de 362 habitants (2000)Nesploy (3,9km)
Village de 1168 habitants (2000)Boiscommun (4,4km)
Village de 221 habitants (2000)Montliard (5,2km)
Village de 251 habitants (2000)Montbarrois (6,1km)
Village de 117 habitants (2000)Saint-Michel (6,3km)
Village de 239 habitants (2000)Combreux (7,7km)

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Zones Natura 2000[modifier | modifier le code]

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d’intérêt écologique élaboré à partir des Directives « Habitats » et « Oiseaux ». Ce réseau est constitué de Zones Spéciales de Conservation (ZSC) et de Zones de Protection Spéciale (ZPS). Dans les zones de ce réseau, les États Membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles. L'objectif est de promouvoir une gestion adaptée des habitats tout en tenant compte des exigences économiques, sociales et culturelles, ainsi que des particularités régionales et locales de chaque État Membre. les activités humaines ne sont pas interdites, dès lors que celles-ci ne remettent pas en cause significativement l’état de conservation favorable des habitats et des espèces concernés[9],[10].

Les sites Natura 2000 présents sur le territoire communal de Nibelle sont les suivants[INPN 1] :

Numéro Type Nom Arrêté de classement Localisation
FR2410018 ZPS (directive « Oiseaux ») Forêt d’Orléans 23 décembre 2003[11] Dans les parties ouest et sud de la commune[12].
FR2400524 SIC (directive « Habitats, faune, flore ») Forêt d’Orléans et périphérie 20 août 2014[13] Un noyau est localisé dans la moitié sud-ouest de la commune, un autre dans la frange nord-ouest, en limite de la commune de Chambon-la-Forêt[12].

Le site de la « forêt d'Orléans » s'étend du nord-est de l'agglomération orléanaise jusqu'aux portes de Gien, suivant un arc de cercle d'une soixantaine de kilomètres de long et d'une largeur variant de 2 à 15 km environ. Cet ensemble forestier quasi continu est majoritairement domanial. La forêt domaniale est constituée de trois massifs distincts, de l'ouest vers l'est, les massifs d'Orléans, Ingrannes et Lorris, en périphérie desquels se trouvent d'autres parcelles forestières. La surface globale des trois massifs domaniaux est de 34 500 hectares. D'une surface totale de 32 177 ha, le site est constitué de deux grandes entités couvrant la presque intégralité des massifs forestiers domaniaux d'Ingrannes et de Lorris. Ces deux grandes entités englobent également d'autres parcelles forestières, ainsi que des étangs, en périphérie, de même que la grande « clairière » de Sully-la-Chapelle, Ingrannes et Seichebrières incluse dans le massif d'Ingrannes. Ce site présente un grand intérêt ornithologique notamment avec la nidification du balbuzard pêcheur, de l'aigle botté, du circaète Jean-le-Blanc, de la bondrée apivore, du busard Saint-Martin, de l'engoulevent d'Europe, des pics noir, mar et cendré, de l'alouette lulu et de la fauvette pitchou. Les étangs constituent par ailleurs des sites d'étape migratoire importants pour différentes espèces[INPN 2].

Le site de la « forêt d'Orléans et périphérie » d'une surface totale de 2 226,40 ha, est morcelé en 38 entités. Celles-ci, de tailles variables (de 0,9 à 347 ha), sont disséminées sur les 3 massifs et leurs périphéries. Au cours de la réalisation du document d'objectifs, suite aux inventaires de terrain, l'absence d'habitat ou habitat d'espèce d'intérêt communautaire dans certaines entités a conduit à la proposition de leur suppression (13 entités concernées, pour une surface totale de 207,90 ha). L'intérêt du site réside dans la qualité des zones humides (étangs, tourbières, marais, mares), la grande richesse floristique, avec un intérêt élevé pour les bryophytes, les lichens et les champignons. 17 habitats naturels d’intérêt communautaire sont répertoriés sur le site qui présente aussi un intérêt faunistique, notamment l’avifaune, les chiroptères, les amphibiens et les insectes. Ce site présente une faible vulnérabilité dans les conditions actuelles de gestion ; il s’agit en effet de parcelles de forêt domaniale dont la gestion actuelle n’induit pas de contraintes particulières pour les espèces citées. Certaines comme le balbuzard pêcheur font l’objet d’une surveillance. D’autres espèces justifieraient un suivi, comme le sonneur à ventre jaune, l’aigle botté, la pie-grièche écorcheur[INPN 3].

Zones nationales d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

Carte des ZNIEFF de la commune et de ses abords.

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes au plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Le territoire communal de Les Bordes comprend une ZNIEFF[INPN 4] de type 2[Note 1], dénommée « Massif forestier d'Orléans ». D'une superficie de 36 086 hectares, elle s'étend sur 37 communes, dont Bouzy-la-Forêt, et se superpose pour la commune à la zone Natura 2000 de même nom[DREAL 1]. Son altitude varie entre 126 et 174 m[INPN 5]. La forêt d'Orléans repose pour l'essentiel sur des terrains de nature comparable à celle des terrains de la Sologne (Burdigalien) épandus sur le coteau de Beauce. Les formations végétales sont donc plutôt acidoclines à acidiphiles avec des secteurs secs et d'autres très humides. L'intérêt dépasse les contours complexes du massif domanial et s'étend également aux lisières et enclaves privées qui le prolongent[INPN 6].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier principal de la commune de Nibelle (avec indication du trafic routier 2014).

Infrastructures routières[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par quatre routes départementales : la RD 30 qui relie Ascoux à Nesploy et supporte un trafic de 2 198 véhicules/jour en 2014[14], la RD 9 (846 véhicules/jour), qui longe le territoire communal sur sa limite est et qui relie Fay-aux-Loges à Auxy[14], la RD 137 (594 véhicules/jour), qui relie la commune à Vitry-aux-Loges[14] et la RD 230 (168 véhicules/jour), qui la relie à Boiscommun.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Nibelle est desservie par la ligne régulière n°17 du réseau d'autocars interurbains Ulys. Celle ligne relie Beaune-la-Rolande à Orléans où des correspondances existent avec la SNCF à la gare d'Orléans et TAO et Transbeauce à la Gare routière d'Orléans[15].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'existence de potiers à Nibelle est attestée depuis 1285. Au XVIe siècle, le village est connu pour sa production de sifflets en terre cuite. Plusieurs milliers de fragments, datant de 1560-1570, ont été découverts lors de la démolition d'une maison du XVIIe siècle. Certains sont conservés au Musée historique et archéologique de l'Orléanais[16].

Entre le 29 janvier et le 8 février 1939, plus de 2 800 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant les troupes de Franco, arrivent dans le Loiret. Devant l'insuffisance des structures d'accueil d’Orléans, 46 centres d’accueil ruraux sont ouverts[17], dont un à Nibelle[18]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants (les hommes sont désarmés et retenus dans le Sud de la France), sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, et le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[19]. Une partie des réfugiés rentrent en Espagne, incités par le gouvernement français qui facilite les conditions du retour, ceux préférant rester sont regroupés au camp de la verrerie des Aydes, à Fleury-les-Aubrais[18].

Articles détaillés : Retirada et Histoire du Loiret.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Nibelle

Les armes de Nibelle se blasonnent ainsi :

Tranché d'argent et de gueules, à une bouelle[20] et à un coq, de l'un en l'autre[21].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune appartient à l'arrondissement de Pithiviers, au canton de Beaune-la-Rolande et à la communauté de communes du Beaunois. De 1793 à 1801, elle a appartenu à l'ancien canton de Boiscommun, et de 1926 à 1942, à l'arrondissement de Montargis.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  2008 François Bonis-Charancle    
2008 en cours Gérard Rousseau    

Jumelages[modifier | modifier le code]

Cadre de vie[modifier | modifier le code]

Ville fleurie : deux fleurs attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au Concours des villes et villages fleuris[22].

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

Gestion des déchets[modifier | modifier le code]

En 2016, la commune est membre du SITOMAP de la région Pithiviers, créé en 1968. Celui-ci assure la collecte et le traitement des ordures ménagères résiduelles[Note 2], des emballages ménagers recyclables et des encombrants en porte à porte et du verre en points d’apport volontaire[23]. Un réseau de huit déchèteries accueille les encombrants et autres déchets spécifiques (déchets verts, déchets dangereux, gravats, ferraille, cartons…). La déchèterie la plus proche de la commune est située sur la commune de Beaune-la-Rolande[24]. L'élimination et la valorisation énergétique des déchets ménagers et de ceux issus de la collecte sélective sont effectuées dans l'outil de traitement appelé BEGEVAL[25], installé à Pithiviers et géré par le syndicat de traitement Beauce Gâtinais Valorisation (BGV) qui regroupe le territoire des trois syndicats de collecte : SMETOM, SITOMAP et SIRTOMRA. Cet outil est composé d’un centre de valorisation matière qui trie les emballages issus de la collecte sélective, les journaux-magazines et les cartons de déchèteries, et d’un centre de valorisation énergétique qui incinère les ordures ménagères résiduelles et le tout-venant incinérable des déchèteries ainsi que les refus du centre de tri[26].

Depuis le , la « gestion des déchets ménagers » ne fait plus partie des compétences de la commune mais est une compétence obligatoire de la communauté de communes du Pithiverais-Gâtinais en application de la loi NOTRe du [27].

Production et distribution d'eau[modifier | modifier le code]

Le service public d’eau potable est une compétence obligatoire des communes depuis l’adoption de la loi du 30 décembre 2006 sur l’eau et les milieux aquatiques[28]. Au , la production et la distribution de l'eau potable sur le territoire communal sont assurées par le syndicat des eaux et de l'Assainissement de Nibelle - Nesploy, un syndicat créé en 1964[29],[30] la commune elle-même[31]. La loi NOTRe du 7 août 2015 prévoit que le transfert des compétences « eau et assainissement » vers les communautés de communes sera obligatoire à compter du . Le transfert d’une compétence entraîne de facto la mise à disposition gratuite de plein droit des biens, équipements et services publics utilisés, à la date du transfert, pour l'exercice de ces compétences et la substitution de la communauté dans les droits et obligations des communes[32],[33].

Assainissement[modifier | modifier le code]

La compétence assainissement, qui recouvre obligatoirement la collecte, le transport et l’épuration des eaux usées, l’élimination des boues produites, ainsi que le contrôle des raccordements aux réseaux publics de collecte[34], est assurée par le Syndicat des Eaux et de l'Assainissement de Nibelle - Nesploy[35],[36]régierégie[37]. La commune est raccordée à une station d'épuration située sur le territoire communal, mise en service le et dont la capacité nominale de traitement est de 1 500 EH, soit 225 m3/jour. Cet équipement utilise un procédé d'épuration biologique dit « à boues activées ». Son exploitation est assurée en 2017 par Société DMS[38],[39].

L’assainissement non collectif (ANC) désigne les installations individuelles de traitement des eaux domestiques qui ne sont pas desservies par un réseau public de collecte des eaux usées et qui doivent en conséquence traiter elles-mêmes leurs eaux usées avant de les rejeter dans le milieu naturel[40]. Depuis le , la communauté de communes du Pithiverais-Gâtinais, issue de la fusion de la communauté de communes du Beaunois, de la communauté de communes des Terres puiseautines étendue à la commune nouvelle Le Malesherbois, assure le service public d'assainissement non collectif (SPANC). Celui-ci a pour mission de vérifier la bonne exécution des travaux de réalisation et de réhabilitation, ainsi que le bon fonctionnement et l’entretien des installations[41],[42].

Prix de l'eau[modifier | modifier le code]

Le « prix de l’eau » doit permettre de financer l’ensemble des investissements (mise en place de nouveaux ouvrages, mise aux normes du patrimoine existant, renouvellement du patrimoine,...) mais aussi les frais de fonctionnement du service (frais de personnel du service, électricité, produits de traitement, renouvellement du matériel, analyses, élimination des déchets,...)[43]. L'observatoire national des services d'eau et d'assainissement publie la description actualisée des services publics d'eau potable et d'assainissement, qu’il s’agisse de leur organisation, de leur tarif ou de leur performance[44]. Le prix au m3 est calculé pour une consommation annuelle de 120 m3 (référence INSEE)[45].

Domaine Commune 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Eau potable Nibelle NC[46] NC[47] 1,68[48] 1,69[49] 1,69[50] 1,87[51]
Loiret 1,76[52] 1,7[53] 1,66[54] 1,69[55]
France 1,93[52] 1,96[53] 2[54] 2,03[55]
Assainissement Nibelle NC[46] NC[47] 2,08[48] 2,11[49] 2,11[50] 1,96[51]
Loiret 2,07[52] 2,19[53] 2,25[54] 2,38[55]
France 1,73[52] 1,82[53] 1,85[54] 1,89[55]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Nibelle est situé dans l'académie d'Orléans-Tours et dans la circonscription de Pithiviers. La commune possède une école élémentaire publique : l'école Roger-Giry[56].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de Nibelle.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[57]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[58].

En 2015, la commune comptait 1 155 habitants[Note 3], en augmentation de 10,53 % par rapport à 2010 (Loiret : +2,63 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9078809159641 0351 1471 1791 2121 237
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1811 2391 2861 3361 3291 3101 2371 2651 191
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1011 1101 098951918922879914785
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
6906185746116977529251 0851 155
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[59] puis Insee à partir de 2006[60].)
Histogramme de l'évolution démographique

Revenus[modifier | modifier le code]

En 2009, la commune comporte 436 foyers fiscaux, regroupant 1 049,5 personnes. Le revenu fiscal moyen annuel par tête est de 19 906 €[61].


Logement[modifier | modifier le code]

En 2007, Nibelle comporte 597 logements. 403 sont des résidences principales, 168 des résidences secondaires et 26 ne sont pas occupés. Il y a 570 maisons individuelles (95,5 %) et 23 appartements (4,5 %). Sur les 403 résidences principales, 327 sont occupées par leur propriétaire, 66 par des locataires et 9 occupées à titre gratuit.

Composition des logements[7]
Nombre de pièces 1 2 3 4 5 ou plus
Nombre de logements 8 30 87 95 184

319 habitations (53,4 %) disposent d'au moins un emplacement de stationnement. Le prix du logement va de 1 154 €/m² à 2 947 €/m² pour une maison[62]. Le Diagnostic de performance énergétique (DPE) moyen est de 299 kWhep/m².an[63].

Économie[modifier | modifier le code]

Nibelle est un village agricole et d’élevage (1 124 hectares de terres et prés) où les petites et moyennes entreprises (PME) et les entreprises agricoles emploient près d'une centaine de personnes résidant sur la commune ou sur les communes avoisinantes. En 2000, il y a quinze exploitations agricoles, occupant un total de 9 km²[64]. Il y a une tuilerie artisanale[A 1]. En 2007, il y a 38 entreprises industrielles, 15 entreprises de services aux particuliers et deux commerces, un de plus de 120 m² de superficie et un de moins de 120 m²[65].

Entreprises industrielles par secteur d'activité[66]
Secteur d'activité Industries extractives Alimentation Fabrication de produits industriels divers Construction Commerce et réparation d'automobiles Transports Hôtellerie et restauration Immobilier Services Administrations publiques Autres activités de services
Nombre d'entreprises 1 2 3 12 5 2 5 1 4 2 1
Entreprises de services à la personne par secteur d'activité[67]
Secteur d'activité Poste Réparation d'automobiles et de matériel agricole Menuiserie Plomberie Électricité Construction Coiffeur Restaurant Agences immobilières
Nombre d'entreprises 1 1 1 4 1 3 1 1 2

En 2007, la population en âge de travailler est de 544 personnes. La population active est de 425 personnes (78,1 %) et la population inactive de 119 personnes (21,9 %). Sur les 425 personnes actives, 391 (92 %) ont un emploi (220 hommes et 171 femmes) et 32 (8,0 %) sont au chômage (17 hommes et 15 femmes). Sur les 119 inactifs, 47 sont des enfants (39,5 %), 36 des étudiants (30,3 %) et 36 sont classés comme « autres inactifs » (30,3 %)[68].

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Le camping Le parc de Nibelle[69] est un camping quatre étoiles, offrant 110 emplacements et 15 mobil-homes sur une superficie de 10 ha. Il possède une piscine et une aire de jeux pour enfants[70].


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La forêt depuis l'observatoire des Caillettes.
  • Le château du Hallier, construit par Charles de l’Hospital en 1544, est situé à l’écart du bourg. C'est une propriété privée qui ne se visite que de l’extérieur. Le château a été bâti entre le Moyen Âge et la Renaissance. Avec ses courtines de brique et pierre, il est cantonné de dix grosses tours. C'est un exemple de demeure de transition entre le château fort et la résidence de plaisance. Il a été inscrit aux Monuments historique en 1967[A 2].
  • Le château de Flottin, XIXe siècle[A 3].
  • Les vestiges du château de la Guette, fin du XIXe siècle[A 4].
  • La croix de chemin du Hallier[A 5].
  • La croix monumentale de 1877, au lieu-dit La Guette[A 6].
  • L'ancien prieuré de Flottin, datant du XIIe siècle, est tombé en ruine au XVIIe siècle[A 7].
  • Les mottes féodales à Saint-Sauveur[A 8] et à La Cave[A 9] ; l'ancienne motte féodale de Beaulieu a été détruite au XIXe siècle[A 10].
  • L’église Saint-Sauveur, de 1866[A 11].
  • La fontaine de dévotion Saint-Sauveur[A 12].
  • Les fermes de la Petite-Rochelle[A 13], de la Grange-Menard[A 14], de la Ferme Brûlée[A 15], de la Chalerie[A 16] et de Bazinville[A 17].
  • La forêt d'Orléans, où se situe le belvédère des Caillettes[71]. La commune est située dans la zone de protection spéciale Forêt d'Orléans du réseau Natura 2000[72].

Culture[modifier | modifier le code]

  • Musée Abbé-Barillet d'arts sacrés, inauguré en septembre 2006. Il comprend les dons de l'abbé Barillet, curé de Nibelle entre 1945 et 1960.
  • Musée Saint-Sauveur, Nibelle autrefois[73].
  • Musée Les Masques en Liberté[73].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Leseurre (1892-1964), ingénieur aéronautique français, est décédé dans la commune.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  2. Les déchets ménagers résiduels comprennent les déchets obtenus après extraction des autres fractions, valorisables, de déchets.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

Inventaire national du patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Site de la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement Centre-Val de Loire[modifier | modifier le code]

  1. « La tuilerie artisanale », notice no IA00013810
  2. « Le château du Hallier », notice no IA00013805.
  3. « Le château de Flottin », notice no IA00013801.
  4. « Les vestiges du château de la Guette », notice no IA00013803.
  5. « La croix de chemin du Hallier », notice no IA00013806.
  6. « La croix monumentale de la Guette », notice no IA00013804.
  7. « Le prieuré de Flottin », notice no IA00013800.
  8. « La motte féodale de Saint-Sauveur », notice no IA00013812.
  9. « La motte féodale de La Cave », notice no IA00013797.
  10. « La motte féodale de Beaulieu », notice no IA00013796.
  11. « L'église Saint-Sauveur », notice no IA00013790.
  12. « La fontaine de dévotion », notice no IA00013811.
  13. « La ferme de la Petite-Rochelle », notice no IA00013809.
  14. « La ferme de la Grange-Menard », notice no IA00013802.
  15. « La ferme de la Ferme Brûlée », notice no IA00013799.
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Autres sources[modifier | modifier le code]

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  13. « Arrêté du 20 août 2014 portant désignation du site Natura 2000 forêt d'Orléans et périphérie (zone spéciale de conservation) », sur http://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 15 août 2015)
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]