Cabriolet (hippomobile)

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Le cabriolet était une voiture attelée légère, à deux roues, à 2 ou 3 places, à suspension. Il comportait presque toujours une capote amovible. Ce type de voiture, dérivé de la chaise, apparaît en France vers 1790 et se développe au début du XIXe siècle.

Son nom vient du verbe « cabrioler », qui évoque sa légèreté et mais aussi son instabilité. C'était en quelque sorte le véhicule « jeune et rapide » du XIXe siècle, comme l'est actuellement le cabriolet automobile.

Cabriolet anglais

Évolution[modifier | modifier le code]

Au XVIIe siècle, on fabrique des petites voitures destinées à la promenade des dames, qui peuvent les mener elles-mêmes : c'est la chaise, siège monté sur deux roues placées en arrière sur deux brancards. La fabrication est élégante et soignée, le confort est procuré par les coussins, mais il n'existe aucune suspension. Au petit trot, la voiture secoue ses passagères en sautant comme une chêvre, d'où l'apparition du mot cabriolet. Le terme devient à la mode et on voit apparaître le fauteuil-cabriolet et le chapeau-cabriolet.

À la Révolution, il n'est plus question de ce divertissement aristocratique et il faut attendre le XIXe pour le voir réapparaître sous des formes moins luxueuses et plus évoluées techniquement. Désormais les roues sont situées sous la caisse, la voiture est équilibrée et le cheval n'a plus à en subir le poids. Les suspensions en ressorts métalliques ont fait leur apparition. D'abord avec les grands ressorts en C qui tiennent la caisse par des soupentes de cuir, on adopte finalement la suspension en demi-télégraphe, ou suspension Dennett en Angleterre, constituée de deux ressorts longitudinaux et un ressort transversal. Les efforts sont constants pour alléger l'ensemble[1].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Une des particularités du cabriolet est que la conduite est assurée par l'un des passagers. Dans certains cas, un groom ou valet pouvait se tenir debout à l'arrière, pour diriger le cabriolet sans déranger les passagers. Le cabriolet permettait de circuler sur tous les types de chemins, comme dans les rues encombrées des villes.

Variantes[modifier | modifier le code]

En Angleterre, le cabriolet, plus maniable dans les embarras de la circulation urbaine, remplaça le hackney comme véhicule de louage. Le conducteur se plaça sur un siège surélevé à l'arrière et le cab (abréviation de cabriolet) devint le taxicab. Le constructeur londonien Tilbury créa dans les années 1800 un type de cabriolet particulier, le tilbury, reconnaissable à sa caisse arrondie, et à ses suspensions Dennett plus sophistiquées.

Le « cabriolet à quatre roues » existait aussi. Plus stable, il avait un siège en bois à l'avant pour le cocher. Vers 1830, sous l'influence anglaise, on l'appela « cabriolet-milord », puis simplement « milord ». Le grand cab anglais à quatre roues était généralement un milord.

Un autre modèle fut baptisé « cabriolet-victoria », puis « victoria », en l'honneur de la reine : sa principale différence avec le milord est que le siège du cocher était en fer, et généralement amovible pour conduire avec ou sans cocher.

« Cabriolet » peut désigner une partie d'une voiture composite : il représente la partie avant, ouverte, d'une diligence (voir pavillon).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dr Paul Doliveux, Le cabriolet français Sur le site attelage.org

Sources[modifier | modifier le code]

Joseph Jobé, Au temps des cochers, Lausanne, Edita-Lazarus, 1976. ISBN 2-88001-019-5

Voir aussi[modifier | modifier le code]