Fort-Mardyck

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
À ne pas confondre avec Mardyck, une autre commune associée à Dunkerque.

Fort-Mardyck
Fort-Mardyck
L'église
Blason de Fort-Mardyck
Héraldique
Drapeau de Fort-Mardyck
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Dunkerque
Canton Dunkerque-1
Intercommunalité Communauté urbaine de Dunkerque Grand Littoral
Commune Dunkerque
Statut Commune associée
Maire délégué Roméo Ragazzo
Code postal 59430
Code commune 59248
Démographie
Gentilé Fort-Mardyckois
Population 3 605 hab. (2009)
Densité 2 557 hab./km2
Géographie
Coordonnées 51° 01′ 52″ nord, 2° 18′ 22″ est
Altitude Min. 2 m
Max. 9 m
Superficie 1,41 km2
Historique
Date de fusion 2010
Commune(s) d’intégration Dunkerque
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Nord

Voir sur la carte administrative du Nord
City locator 15.svg
Fort-Mardyck

Géolocalisation sur la carte : Nord

Voir sur la carte topographique du Nord
City locator 15.svg
Fort-Mardyck

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 15.svg
Fort-Mardyck

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 15.svg
Fort-Mardyck

Fort-Mardyck (Fort Mardijk[1] en flamand occidental) est une ancienne commune française, située dans le département du Nord et la région Hauts-de-France, aujourd'hui associée à Dunkerque.

Géographie[modifier | modifier le code]

Fort-Mardyck dans son canton et son arrondissement

Situation[modifier | modifier le code]

Située dans la banlieue Dunkerquoise, Fort-Mardyck est reliée à Lille (80 km) et Paris (300 km) par l'autoroute A25, au Tunnel sous la Manche via Calais par l'A16/E40, et à Bruxelles par l'A16/E40. Liaisons ferroviaires directes au départ de Dunkerque à destination de Calais, Lille, Paris, Marseille. Canal à grand gabarit jusqu'à Valenciennes.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Coat of Arms of Fort-Mardyck.svg

Les armes de Fort-Mardyck se blasonnent ainsi :"Champs de gueules à la licorne saillante d'argent, au chef d'azur chargé d'un soleil à face humaine, rayonnant d'or, enfermé dans une bordure bretessée aussi d'or."

Drapeau[modifier | modifier le code]

La ville de Fort-Mardyck utilise son propre drapeau que se décrit ainsi "Fascé de quatre pièces d'argent et de gueules.

Drapeau de Fort-Mardyck

Histoire[modifier | modifier le code]

la bataille de Dunkerque en 1646 - Siège de Mardyck - toile de Sauveur Le Conte (1659-1694) au Château de Chantilly

La commune tire son nom du fort construit en 1622 sous la domination espagnole, pour protéger la passe ouest de Dunkerque. Le récit du siège de Mardyck en 1645 indique :

« Le fort de Mardijck est situé dans les dunes ou monts de sable sur le rivage de la mer, à environ 1 heure de Duynkercke, et quasi à même distance du village de Mardijck, duquel village ce fort susdit tire son nom, ayant été bâti à la faveur de ceux de Duynkercke par le commandement du très célèbre chef de guerre Ambrose Spinola, et ce pour tant plus faciliter et assurer l'entrée et la sortie du havre attendu que les États des Provinces Unies avaient quelques uns de leurs navires de guerre à la rade devant ou aux environs de Duynkercke pour y guetter les Duynkerkois et leur disputer l'entrée et sortie, et pour empêcher aussi que les navires pris par ceux de Duynkercke ne pussent surgir au port comme ainsi soit que nécessairement il leur fallait roder la cote de fort près et passer le long du canal dit le Scheurtje par y décliner nos navires, desquels néanmoins ils furent souvent poursuivis et à grand-peine qu'il en échappèrent. Pour obvier à ceci les Duynkerkois, comme dit, on mis tout au bout du rivage, voire partie en mer, un Boulevard de Bois qu'ils appellent « Block-huys »[2]; lequel ils fondirent si bien sur des pilotis, qu'ils purent commodément planter 6 à 7 demi-cartouches, pour la défense de leurs navires et pour repousser de là l'ennemi. Lequel boulevard, étant de bois, reçut de là le nom de « Houte Wambas » c'est à dire « pour-point de bois ». Or pour la sureté de ce fort de bois fut encore construit en terre un autre fort avec 4 bataillons royaux, assis dans les dunes, lequel pour la bonne commodité, fut agrandi de grands dehors et renforcé de plusieurs maisons représentant presque une petite ville »[3],[4].
  • 30 septembre 1657 – 3 octobre : siège et prise de la ville par l’armée française, commandé par le chevalier de Clerville[5] et Vauban[6].
  • 1662 : après la victoire de Turenne lors de la Bataille des Dunes, Louis XIV rachète Dunkerque et le fort de Mardyck aux Anglais. Colbert, ministre de la marine, installe une colonie de marins venue de Picardie sur l'emplacement du fort.L'originalité de cette création fut que les familles qui s'y implantèrent reçurent une "dot agraire communale" de 24 ares donnée à tout jeune couple qui s'y établit[7].Louis XIV serait passé deux fois à Fort Mardyck en 1658 et 1662. Les premiers habitants eurent des maisons en torchis et chaumes. Autre particularité ils parlaient français alors qu'autour d'eux on pratiquait le flamand[7].Ils étaient marins et pêcheurs. En 1677, la colonie comptait trente familles qui fournirent leur lot de marins pour les guerres des Rois de France. Par la suite nombre de villageois deviendront pêcheurs d'Islande, à la recherche de la morue, activité très difficile, le froid, l'humidité, les tempêtes, le travail harassant, la navigation périlleuse; pour les marins cela signifie "de la glace, des rochers et de la misère!» selon le mot d'un ancien [7]. En 1905, 36 marins ne revinrent pas de la campagne de pêche[7],[8].
  • 1793 : le hameau devient commune.
  • 1800 : le hameau est rattaché à la commune de Mardyck.
  • 1830 : rattachement à la commune de Grande-Synthe.
  • 1868 : le hameau redevient une commune indépendante.
  • 1910 ː le 20 novembre, une baleine de 19 mètres (40 000 kg) s'échoue sur la plage de Fort-Mardyck[9].
  • 2004 : le 5 décembre les habitants de Fort-Mardyck et Saint-Pol-sur-Mer sont consultés par référendum sur la fusion-association à la ville de Dunkerque. Le oui l'emporte à 54 %, mais n'obtient que 24,25 % des inscrits au lieu des 25 % exigés par la loi. La fusion-association est donc rejetée par le préfet.
L'ancienne mairie
  • 2010 : à la suite de la décision du Conseil d'État d'annuler l'arrêté du préfet (CE 20 octobre 2010, no 306643, commune de Dunkerque : AJDA, 4 avril 2011, p. 686, note A. Treppoz Bruant), le projet de fusion est de nouveau à l'ordre du jour[10].
  •  : le préfet ayant autorisé les conseils municipaux à statuer de nouveau sur le sort du projet, les 3 conseils municipaux votent une nouvelle fois en faveur de la fusion-association.
  •  : le préfet ayant pris acte de la volonté des conseils municipaux, il accepte la fusion qui prend effet le [11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Fort Mardyck est une commune associée à Dunkerque depuis le 9 décembre 2010, elle dispose donc d'un conseil consultatif présidé par un maire délégué. Les membres de ce conseil siègent également au conseil municipal de Dunkerque. Le maire Délégué de Fort Mardyck est actuellement Roméo Ragazzo.

La commune associée appartient également au Canton de Grande-Synthe, qui comprend une partie de Dunkerque-Petite-Synthe, les communes associées de Mardyck et de Fort-Mardyck. L'actuel conseiller général est aussi Roméo Raggazzo.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1877 1883 Pierre Adolphe Benard[12]    
1883 1887 P Ad. Benard[13]    
1887 1888 Fr. Druel[14]    
1889 1892 J. Jh. Druel[15]    
1893 1896 J. Everrard (Evrard?)[16]    
1897 1899 P. L. Benard[17]    
1899 1904 J.-F. Evrard-Bernard[18],[19]    
1904 1908 P.A. Bénard[20]    
1908 1919 Adolphe Deconinck    
1919 1929 Jules Turbot    
1929 1932 André Boulogne    
1932 1935 Ferdinand Bernard    
1935 1938 Léon Deconinck    
1938 1945 François Evrard (fils)    
1945 1947 Laurent Legas    
1947 1971 Jean Deconinck[21] SFIO Conseiller général du Canton de Dunkerque-Ouest de 1964 à 1971,
Président du S.I.E.R.D. (Syndicat Intercommunal d’Equipement de la Région Dunkerquoise) de 1966 à 1970,
Vice-président de la Communauté urbaine de Dunkerque de 1969 à 1971[21].
1971 1977 Raymond Coulier    
1977 1989 Jacques Deconinck PS  
1989 2010 Roméo Ragazzo PS Conseiller général du Canton de Grande-Synthe depuis 1998,
Vice-président de la Communauté urbaine de Dunkerque de 1989 à 2014[22].

Politique de développement durable[modifier | modifier le code]

La commune a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21[23].

Liste des maires-délégués[modifier | modifier le code]

Liste des maires-délégués successifs représentant Fort Mardyck au conseil municipal de Dunkerque
Période Identité Étiquette Qualité
2010 2020 Roméo Ragazzo PS Conseiller général du Canton de Grande-Synthe de 1998 à 2015,
Conseiller départemental du Canton de Dunkerque-1 depuis le 29 mars 2015[24],
Vice-président de la Communauté urbaine de Dunkerque depuis le 21 octobre 2017[25].
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants depuis 1793 est connue à travers les recensements de la population effectués à Fort-Mardyck depuis cette date :

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
332--------
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
---1 0701 2251 3751 4811 6071 672
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 6781 7851 8791 9641 9671 9771 8821 5772 501
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
3 1243 6664 8024 2294 0743 7663 5863 5683 563
Sources - Nombre retenu jusque 1962 : base Cassini de l'EHESS[26] et à partir de 1968 : Insee (population sans doubles comptes puis population municipale à partir de 2006)[27],[28],[29]

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Fort-Mardyck en 2007 en pourcentage[30].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,1 
90 ans ou +
0,4 
3,2 
75 à 89 ans
6,2 
12,8 
60 à 74 ans
14,4 
23,6 
45 à 59 ans
23,2 
20,7 
30 à 44 ans
20,5 
20,1 
15 à 29 ans
17,3 
19,6 
0 à 14 ans
18,0 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[31].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Parc zoologique

Fort-Mardyck est le lieu d'implantation d'un parc zoologique, abritant environ 170 individus et plus d'une quarantaine d'espèces sauvages et domestiques, vivant dans un milieu de vie reconstitué.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://proussel.voila.net/pages/noms_flamands.htm
  2. Fort pour défendre l'entrée d'un havre, bastion, boulevard - page78
  3. Bref récit touchant le fort Mardyck avec le sit, siége et prise d'iceluy l'an 1645
  4. M. Millon : Les ouvrages militaires de Mardyck
  5. Anne Blanchard, « Louis Nicolas de Clerville», in Actes du colloque « Vauban et ses successeurs dans les ports du Ponant et du Levant », Brest, 16-19 mai 1993, publié dans Vauban et ses successeurs dans les ports du Ponant et du Levant, Paris : Association Vauban, 2000, p. 123 (également publié dans Les cahiers de Montpellier no 38, tome II/1998, Histoire et Défense, Université Paul-Valéry).
  6. Martin Barros, Nicole Salat et Thierry Sarmant (préf. Jean Nouvel), Vauban - L’intelligence du territoire, Paris, Éditions Nicolas Chaudun et Service historique de l'armée, , 175 p. (ISBN 2-35039-028-4), p. 164.
  7. a b c et d Dr Lancry, <<La dot agraire communale à Fort Mardyck et à Beuvraignes>>, dans Congrès des Sciences Historiques en juillet 1907, Tome II, pages 165 à 186, lire en ligne
  8. « Dunkerque et vous »
  9. Cent ans de vie dans la région, Tome 1 : 1900-1914, éditions la Voix du Nord, 1998, page 57
  10. « La fusion de nouveau d'actualité », sur http://www.lavoixdunord.fr, La Voix du Nord (consulté le 6 novembre 2010).
  11. « Le préfet du Nord prononce la fusion association de Dunkerque, Saint-Pol et Fort-Mardyck », sur http://www.lavoixdunord.fr, La Voix du Nord (consulté le 8 décembre 2010).
  12. Archive départementale du Nord - Registre d'Etat Civil
  13. Annuaire Ravet Anceau Département du Nord Année 1883
  14. Annuaire Ravet-Anceau Département du Nord Années 1887-1888
  15. Annuaires Ravet Anceau Département du Nord Années 1889 à 1892
  16. Annuaire Ravet Anceau Département du Nord 1893 à 1896
  17. Annuaire Ravet-Anceau Département du Nord Année 1897
  18. également orthographié B.-J.-F. Evrard. Probablement de la même famille que J. Everrard ci-dessus
  19. Annuaires Ravet-Anceau Département du Nord Années 1899 à 1904
  20. Annuaire Ravet-Anceau Département du Nord Années 1905 à 1908
  21. a et b http://collegedeconinck.fr/spip/spip.php?article17
  22. http://www.communaute-urbaine-dunkerque.fr/fr/linstitution/lorganisation-politique/les-vice-presidents/index.html
  23. FICHE | Agenda 21 de Territoires - Fort-Mardyck, consultée le 26 octobre 2017
  24. http://elections.interieur.gouv.fr/departementales-2015/059/05916.html
  25. Suite à la démission de Christian Hutin lors du Conseil communautre du 19 octobre 2017
  26. « Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui », sur site de l'École des hautes études en sciences sociales (consulté le 28 juillet 2010)
  27. « Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007) », sur Insee (consulté le 28 juillet 2010)
  28. « Recensement de la population au 1er janvier 2006 », sur Insee (consulté le 28 juillet 2010)
  29. « Recensement de la population au 1er janvier 2008 », sur Insee (consulté le 5 janvier 2011)
  30. « Évolution et structure de la population à Fort-Mardyck en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 28 juillet 2010)
  31. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 28 juillet 2010)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]