Communauté urbaine de Dunkerque

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Dunkerque Grand Littoral
Communauté urbaine de Dunkerque
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Forme Communauté urbaine
Siège Dunkerque
Communes 17
Président Patrice Vergriete (SE)
Date de création
Code SIREN 245900428
Démographie
Population 201 380 hab. (2014)
Densité 672 hab./km2
Géographie
Superficie 299,89 km2
Localisation
     Localisation dans le Nord.
  •      Localisation dans le Nord.
Liens
Site web communaute-urbaine-dunkerque.fr
Fiche Banatic Données en ligne

La communauté urbaine de Dunkerque Grand Littoral est une structure intercommunale française, située dans le département du Nord et la région Hauts-de-France.

Histoire[modifier | modifier le code]

Hôtel de la communauté urbaine, situé sur le pertuis de la Marine à Dunkerque

De la nécessité de retrouver la croissance après-Guerre[modifier | modifier le code]

En 1955, la Chambre de Commerce de Dunkerque crée un organisme chargé de rassembler le maximum de données socio-économiques sur l'agglomération dunkerquoise. Lors ce que s'ouvre l'année suivante, une compétition nationale quant à l'implantation d'un complexe sidérurgique majeur afin de remplacer ceux de la Sarre redevenant allemand au , les données rassemblées permettent à Dunkerque de rafler la mise[a 1]. Usinor est la pierre de salut de la ville encore meurtri par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale. La construction d'un site de 450 hectares arraché au sable et à la mer, permet la mise en service du premier haut fourneau dès 1963[a 2].

L'explosion démographique[modifier | modifier le code]

Grande-Synthe, village où est implanté le siège de l'entreprise, devient vite une ville. Et à l'image de la ville, c'est toute la démographie de l'agglomération qui monte en flèche, les ouvriers de toute la région étant attirés par le nouvel « Eldorado »[a 2]. Cela s'avère problématique, les villes et villages de l'agglomération n'ayant absolument pas les capacités d'accueil nécessaire au logement de tant d'ouvriers. Ainsi, dès 1961, au fil de la construction du site, l'État (l'administration étant à l'époque centralisée) commence la construction, de grandes ZUP. Ces zones sont des HLM plantés en terre rurales, dénués de services (commerces, sociaux ou publics) ou d'animations. C'est ainsi que les « Nouvelles-Synthes » (Grande-Synthe et Petite-Synthe) sortent de terre[a 3]. Conscient de ces errements, de nouvelles lois sont créées, notamment celle régissant les ZAC. Ces lois donnent le pouvoir aux autorités locales.

La naissance de la communauté urbaine[modifier | modifier le code]

Du côté de Dunkerque même, la Chambre de commerce craint que le développement de son port à l'ouest échappe à la ville et que les développements des ZUP dans les villes voisines bouleverse l'équilibre démographique de l'agglomération. De plus, elle craint la mainmise de l'État sur le port, ceci est confirmé par la remise de la gestion du port au tout nouveau Port autonome de Dunkerque (PAD), considéré à l'époque comme relais des décisions de l'État[a 4]. Pour éviter cette mainmise, plusieurs groupes socio-économiques remettent au jour l'idée d'un « Grand Dunkerque », fusion des villes de l'agglomération. Les villes voisines de Dunkerque sont réticentes. Elles consentent, cependant, à la création de syndicats intercommunaux de gestion de l'eau potable et de l'assainissement, ceux-ci leur laissant les « pleins pouvoirs » sur leurs territoires[a 5]. Albert Denvers, lui, est partisan de la fusion des villes, le député de la circonscription commence alors à prêcher pour cette idée. Mais « l'association pour le Grand Dunkerque » se heurte au « nationalisme » des habitants de chaque ville. Le , le Parlement ratifie le texte de loi créant les communautés urbaines, organisme soulageant les villes de certains pouvoirs mais conservant les conseils municipaux de chaque ville. Albert Denvers soutient alors ce mode de regroupement pour l'agglomération, qui convient parfaitement à la situation[a 6]. Les élus le suivent, et au terme de mois de débats réussissent à se mettre d'accord. C'est ainsi que naît, le , par décret ministériel[1], la première communauté urbaine volontaire de France[a 7].

Premiers pas[modifier | modifier le code]

Devenue effective au , la « CUD », présidée par Albert Denvers, compte alors 12 villes : Cappelle-la-Grande, Coudekerque-Branche, Dunkerque, Fort-Mardyck, Grande-Synthe, Leffrinckoucke, Malo-les-Bains, Mardyck, Petite-Synthe, Rosendaël, Saint-Pol-sur-Mer et Téteghem. À la fin de cette année, elles sont 16. En effet, le 28 mai, Armbouts-Cappel, Bray-Dunes et Zuydcoote les ont rejoint, tout comme Gravelines et Loon-Plage, le 14 novembre. Entretemps Dunkerque et Malo-les-Bains avaient fusionné. Les premières décisions de la communauté urbaine furent l'agrandissement de la station d'épuration de Coudekerque-Branche, ainsi que la construction d'un incinérateur d'ordures ménagères. Le est inaugurée l'écluse « Charles-de-Gaulle » permettant l'accès au port aux bateaux de 125 000 tonnes[a 7]. En 1971, la communauté obtient la gestion des aires de jeux, terrains de sport et des aires couvertes. La même année, les villes de Coudekerque-Village et Saint-Georges-sur-l'Aa rejoignent la Communauté Urbaine. Cependant le nombre de membres reste de 16 car Rosendaël et Petite-Synthe fusionnent avec Dunkerque en 1972. Enfin c'est cette année-là que commencent les travaux du nouvel avant-port ouest, face à Loon-Plage et Gravelines[a 7].

Le Schéma directeur[modifier | modifier le code]

Peu avant la naissance de la Communauté urbaine, la direction de l'équipement met en place un groupe d'études et de programmation de l'urbanisme. La jeune communauté va alors négocier pour obtenir de l'État une agence d'urbanisme sous sa tutelle, chargée d'élaborer le Schéma Directeur d'Aménagement et d'Urbanisme (SDAU). C'est ainsi que naît, le , l'agence d'urbanisme de la région dunkerquoise (AGUR)[a 8]. La même année, les transports en commun de l'agglomération deviennent une compétence de la communauté urbaine et les 16 membres de celle-ci sont rejoints par Craywick (17 mai). En 1973, c'est la gestion des espaces verts qui devient responsabilité de la CUD, ceci entraine la réalisation du Bois des Forts à Coudekerque-Village[a 8]. Au cours des années suivantes, la communauté fait construire plusieurs lycées : Auguste-Angelier (Dunkerque, en 1974), lycée professionnel automobile et des transports de Grande-Synthe (1975) et celui du Courghain (1976) dans la même ville. C'est à cette époque que la « pénétrante Est » prend place dans le lit du canal de Mardyck, cette voie express relie Dunkerque à Grande-Synthe en séparant au sud Petite-Synthe de Saint-Pol-sur-Mer au nord. Le , Bourbourg devient à son tour membre de la communauté urbaine. Soucieuse de ne pas faire du port de Dunkerque uniquement un port industriel, la CUD encourage le développement de la plaisance dans le port de Dunkerque et dans le Bassin Vauban à Gravelines[a 9]. La communauté prend également la décision de ne plus construire de nouveaux quartiers proche des entreprises mais de développer à l'est de l'agglomération afin de rééquilibrer la balance démographique redonnant ainsi à Dunkerque son rôle de ville-centre. De plus, il est décidé l'ouverture à internationale en créant des relations avec le Royaume-Uni et la Belgique[a 10].

Les années 80[modifier | modifier le code]

La situation économique au cours de ces années est dramatique dans la région, la fermeture des chantiers de France, les licenciements et les préretraites mettent un terme aux idées d'expansion des villes de l'agglomération et cela malgré la création d'emploi de services ou l'inauguration de la centrale nucléaire de Gravelines ou de la plate-forme pétrochimique[a 11]. Les projets de la communauté urbaine, composée de 18 membres depuis l'intégration de Grand-Fort-Philippe et l'association de Mardyck à Dunkerque, se tournent alors vers la reconversion de l'agglomération : de nouveaux établissements scolaires sont créés (Lycée du Noordover, Université de Littoral, Lycée de l'Europe, etc.). De plus, les logements, qui hier manquaient, sont aujourd'hui en surnombre, la communauté urbaine entreprend de vastes projets de réhabilitation des grands ensembles inadaptés(notamment la ZAC des « Nouvelles-Synthes »)[a 12]. Le est inauguré par François Mitterrand l'hôtel communautaire sur le pertuis du bassin de commerce de Dunkerque[a 13]. L'année suivante, le bâtiment reçut de la part de Jack Lang un prix pour sa « mise en lumière », félicitant son éclairage nocturne. Le , la communauté urbaine crée une Société d'économie mixte chargée de la gestion des déchets et de leur recyclage: Triselec. Une entreprise pionnière qui est reprise, entre autres, 3 ans plus tard par la communauté urbaine de Lille. Dès 1989, la communauté urbaine entreprend ainsi la distribution de deux poubelles: la bleue pour les déchets recyclables et la marron pour le reste. Ce projet lui a valu un « oscar de l'environnement » en 1990[a 14]. Au élections municipales de 1989, Michel Delebarre remporte Dunkerque face au maire sortant Claude Prouvoyeur pour moins de 50 voix d'avance. La ville-centre et le président de la communauté urbaine sont alors sur le même plan politique, la communauté urbaine va alors pouvoir exercer ses compétences sans brides[a 15].

Le nouveau schéma directeur[modifier | modifier le code]

Les difficultés de la décennie 80-89 ont entrainé une révision du schéma directeur initial : réduction de l'espace dédié au port et aux entreprises, recherche d'une qualité de vie acceptable, humanisation du tissu urbain et renforcement du centre de l'agglomération. Le document prend également en compte la construction de l'Autoroute A16 liant l'agglomération à Calais et Boulogne-sur-Mer mais surtout au futur Tunnel sous la Manche en 1994[a 14]. On assiste au remplacement du système de « mono-industrie » par un système de tissu industriel : une entreprise ayant recours aux services d'autres[a 16]. Un exemple concret de la reconversion en 1994 du Dunkerquois est la réhabilitation de l'ancienne cale de lancement des bateaux des anciens chantiers de France en port de plaisance. Ceci est les prémices de la réhabilitation de Dunkerque qui portera plus tard le nom de « projet Neptune »[a 15].

La continuité dans le changement[modifier | modifier le code]

Le , Michel Delebarre succède à Albert Denvers à la tête de la CUD. Celui-ci confirme les directions prises par son prédécesseur, notamment en matière de développement durable : continuité de l'action de Triselec, développement du 1er pôle énergétique européen avec la construction de centrales éoliennes et du terminal gazier Norvège-Dunkerque puis plus tard celle de la centrale DK6[a 17]. La communauté urbaine ratifie la Charte d'Aalborg, et recevra de nombreux prix dont le 1er « prix européens des villes durables »[a 18]. La décennie voit également la reprise de la croissance dans la communauté urbaine grâce à l'investissement de 13,75 milliards de francs (soit 2,1 milliards d'euros) créant 7 000 emplois. Dunkerque a alors les moyens d'insuffler une nouvelle dynamique à l'agglomération, et ceux en tirant parti des friches industrielles, qui permettra, notamment, la réalisation du projet Neptune ainsi que la construction du Pôle Marine (1999), du Centre Marine (2001) à Dunkerque[a 18].

Les années 2000[modifier | modifier le code]

En 2000, la communauté urbaine devient responsable des déchèteries de l'agglomération[a 19]. Poursuivant son effort en matière d'environnement, elle crée l'année suivante le « Conseil de Développement Durable » de l'agglomération dunkerquoise[a 20]. La communauté approuve de nouveaux transferts de compétence en juin 2003 : développement économique, accueil de gens de voyage, cimetière, fourrière et assainissement[a 21]. Le , le conseil communautaire approuve le "projet communautaire" et le plan de déplacements urbains (PDU). Le projet s'organise autour de trois axe : services publics efficaces et éco-respectueux, environnement urbain et naturel de qualité, épanouissement de tous et promotion du territoire[a 22]. C'est ainsi que plusieurs projets voient le jour, notamment le centre de valorisation organique(CVO) (Pôle de valorisation des déchets organique), le centre de valorisation énergétique (CVE) gérant les déchets de la poubelle marron et la maison 3D (Dunkerque Développement Durable)[a 23]. Le PDU prévoit, lui, la modernisation des transports collectifs(Bus roulant au gaz naturel et muni d'une rampe permettant l'accès aux handicapés), l'agrandissement du tissu des pistes cyclables, et la gestion des 1 100 km de voies de la communauté urbaine[a 24]. En Novembre 2004, la communauté urbaine ratifie un protocole unissant la CUD, la Chambre de commerce et l'Université du Littoral en un pôle de compétence sur l'environnement industriel, un signe également un accord de coopération avec la Province de Flandre-Occidentale, sa voisine belge, confirmant ses engagements[a 25]. L'année suivante a vu l'inauguration de l'Hôtel des Technologies, du parc Zoologique de Fort-Mardyck ainsi que du Lieu d'Art et d'Action Contemporaine (LAAC)[a 26]. Le , la communauté s'ouvre cette fois vers l'Angleterre en signant un accord de coopération avec les collectivités de Dartford, Gravesend (Angleterre), Medway et Swale dans le Kent[a 27]. En Octobre 2007 est inauguré le lycée Guy-Debeyre, lycée technique, au cœur du futur quartier du Grand Large dont la première pierre a été posé le [a 28]. En 2009, la communauté a lancé un groupement européen de coopération territoriale (GECT), intitulé « West-Vlaanderen/Flandre-Dunkerque-Côte d’Opale » qui facilitera la coopération entre la région Flandre-Dunkerque-Côte d'Opale et la province de Flandre-Occidentale, sur la base des propositions de la « Plate-forme transfrontalière : santé, mobilité/transport, aménagement du territoire, environnement et gestion de l’eau, tourisme, culture, marché du travail, développement économique, valorisation du caractère rural du territoire ». Aujourd'hui encore, la communauté urbaine de Dunkerque continue sa politique basée sur 4 axes[a 29]:

  • « développement économique »
  • « solidarité et cohésion sociale »
  • « protection et valorisation de l'environnement »
  • « gouvernance et participation des habitants »

Au , à la suite de l'association de Saint-Pol-sur-Mer et de Fort-Mardyck avec Dunkerque, le nombre de villes est ramené à 16. Les représentants de ces villes continuent de siéger au conseil communautaire. Cependant, en 2012, le nombre de ville repassa à 17 en raison de l'adhésion de Spycker[2] puis à 18 au après l'adhésion de Ghyvelde[3]. La commune des Moëres s'est prononcée lors de son conseil municipal du pour son adhésion à l'intercommunalité dunkerquoise, comme l'a fait près de deux mois plus tard, le ,le Conseil Communautaire[4]. Cependant le préfet a refusé l'adhésion de la ville à l'intercommunalité.


Les années post-Delebarre[modifier | modifier le code]

Largement vaincu lors des élections municipales de 2014 à Dunkerque, Michel Delebarre se voit ravir la présidence de la communauté urbaine par Patrice Vergriete, refermant ainsi une parenthèse ayant duré vingt ans. Au , la loi facilitant la création de communes nouvelle impacte le territoire de l'intercommunalité. Celle-ci agrandit son périmètre avec l’absorption du territoire de la commune des Moëres mais perd en nombre de communes à la suite de la création des communes nouvelles de Ghyvelde et Téteghem-Coudekerque-Village, soit 17 communes.

Organisation[modifier | modifier le code]

La communauté urbaine s'articule autour de 3 pôles: président et vice-président, le bureau et le conseil communautaire.

Présidence et vice-présidences[modifier | modifier le code]

  • Président : Patrice Vergriete, il est le maire de Dunkerque

Vice-présidences[modifier | modifier le code]

Le bureau[modifier | modifier le code]

Le bureau délibère quant à une partie des compétences du Conseil communautaire. Il se compose du président, des 15 vice-présidents, 12 conseillers délégués, 4 représentants de villes sans vice-présidents et de 7 membres de l'opposition.

Conseillers délégués[7][modifier | modifier le code]

  • Martial Beyaert (Conseil municipal de Grande-Synthe), Délégué à Prévention de la délinquance
  • Didier Byckoff (Conseil municipal de Coudekerque-Branche), Délégué au plan Climat
  • Jean-Luc Darcourt (Maire d'Armbouts-Cappel) délégué au développement des énergies renouvlables
  • André Hennebert (Maire de Craywick), délégué à l'administration général
  • Sabrina Khellaf (Conseil municipal de Grande-Synthe), déléguée à l'égalité "homme/femme et à la diversité
  • Yves Mac Cleave (Conseil municipal de Coudekerque-Branche), délégué à la qualité architecturale
  • Jean Decool (Maire de Ghyvelde), délégué aux marchés publics
  • Bernard Faucon (Conseil municipal de Gravelines), délégué au nautisme et aux relations avec les fédérations sportives
  • Jean-Yves Fremont (Conseil municipal de Dunkerque), délégué à l'insertion
  • Bernard Montet (Conseil municipal de Dunkerque), délégué l'urbanisme commercial
  • Roméo Ragazzo (Conseiller départemental du Canton de Dunkerque-1 ainsi que le Maire délégué de Fort-Mardyck), délégué à la collecte et aux traitements des déchets
  • Jean-Philippe Titeca (Conseil municipal de Dunkerque-Saint Pol sur Mer), délégué aux espaces funéraires et aux zones boisées

Représentants des villes sans vice-président[modifier | modifier le code]

Membres de la majorité[7][modifier | modifier le code]

Membres de l'opposition[modifier | modifier le code]

Administration[modifier | modifier le code]

Carte de la communauté urbaine au .

Communes adhérentes[modifier | modifier le code]

La communauté urbaine Dunkerque grand littoral regroupe 17 communes et administre 200 376 habitants :


Liste des communes de l’intercommunalité
Nom Code
Insee
Gentilé Superficie
(km2)
Population
(dernière pop. légale)
Densité
(hab./km2)
Dunkerque
(siège)
59183 Dunkerquois 43,89 89 160 (2014) 2 031
Armbouts-Cappel 59016 Armbouts-Cappellois 10,15 2 360 (2014) 233
Bourbourg 59094 Bourbourgeois 38,49 7 069 (2014) 184
Bray-Dunes 59107 Bray-Dunois 8,57 4 662 (2014) 544
Cappelle-la-Grande 59131 Cappellois 5,46 7 874 (2014) 1 442
Coudekerque-Branche 59155 Coudekerquois 9,14 21 685 (2014) 2 373
Craywick 59159 Craywickois 7,73 732 (2014) 95
Ghyvelde 59260 35,92 4 191 (2014) 117
Grande-Synthe 59271 Grand-Synthois 21,44 23 406 (2014) 1 092
Grand-Fort-Philippe 59272 Philippois 3,13 5 203 (2014) 1 662
Gravelines 59273 Gravelinois 22,66 11 513 (2014) 508
Leffrinckoucke 59340 Leffrinckouckois 7,28 4 306 (2014) 591
Loon-Plage 59359 Loonois 35,67 6 252 (2014) 175
Saint-Georges-sur-l'Aa 59532 Saint-Georgeois 8,13 314 (2014) 39
Spycker 59576 Spyckerois 9,19 1 717 (2014) 187
Téteghem-Coudekerque-Village 59588 30,44 8 143 (2014) 268
Zuydcoote 59668 Zuydcootois 2,60 1 789 (2014) 688

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des présidents successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 Albert Denvers PS Maire de Gravelines 1947 à 1965 et de 1977 à 1995.
2014 Michel Delebarre PS Maire de Dunkerque de 1989 à 2014.
à ce jour Patrice Vergriete SE Maire de Dunkerque depuis 2014.

Environnement[modifier | modifier le code]

Cette partie du littoral doit faire face à divers problèmes environnementaux.

Mais depuis la fin du XXe siècle, l'environnement est une des priorités de l'agglomération et de la région.

  • Dans le domaine de l'énergie et du Climat, l'agglomération a produit une thermographie aérienne en 2004, et s'appuie notamment sur un Plan de sensibilisation « réflexénergie » (adopté en 2006), un fonds d’aide à l’amélioration de la performance énergétique des bâtiments (2008) et un référentiel du logement social Haute qualité environnementale.
  • Concernant la biodiversité, ceci se traduit par la protection et restauration de sites, relictuels mais de grande valeur écologique, et de leur reconnexion écopaysagère via une trame verte d'agglomération, protégée dans les documents d'urbanisme via le SCOT.
    La trame verte d’agglomération[14] donne sa cohérence environnementale au SCOT, et contribue à restaurer dans la petite région « Flandre-Dunkerque » une offre de proximité en espaces verts et de loisirs, et à protéger durablement quelques coupures d’urbanisation, en maintenant - localement - des zones-tampon entre le résidentiel et l’industrie lourde. 29 sites (3000 ha) sont répertoriés en 2012, dont 25 classés en zone naturelle protégée dans les documents d’urbanisme locaux et 4 sont en cours de classement dans le cadre d’une procédure d’élaboration/révision PLU. Certains sont directement intégrés dans le réseau de corridors biologiques de l’agglomération, du pays et de la région qui s'appuie sur :
    • le poumon vert de l'Aa et la zone poldérisée de Gravelines ;
    • la coulée verte de Mardyck - Loon-Plage,
    • la ceinture verte de Loon-Plage,
    • les espaces verts et renaturés du Prédembourg et du Puythouck (Grande-Synthe),
    • le réseau des dunes relictuelles (dunes de Malo-les-Bains et de Malo Terminus, dunes Dewulf, Parc du vent à Leffrinckoucke, dunes de la Licorne, dunes de Leffrinckoucke-plage et « petit bois » de Leffrinckoucke...
    • le fossé défensif de Saint-Pol-sur-Mer et divers éléments de fortifications,
    • la zone verte du fort de Petite-Synthe,
    • la zone du lac d’Armbouts-Cappel,
    • les rives du Langhe-gracht et le parc du Crayhof (Cappelle-la-Grande), les rives du canal exutoire (Dunkerque) et divers éléments tels qu'anciens dépôts de Voies navigables de France (VNF));
    • le corridor de la Colme et le corridor boisé Cassel-Watten...
Le PLU intercommunal de la communauté urbaine (2012[15]) inclut deux orientations d’aménagement thématique pour la TVB : l'une sur le secteur du Port-Est de Dunkerque et l’autre sur le cœur d’agglomération
La TVB cherche aussi à s'appuyer sur les axes de modes doux de déplacement, dont le GR littoral et une nouvelle voie piétone, et côté Belgique, sur le « croissant vert »
En 2011, l'agglomération dunkerquoise qui est située sur l'un des principaux corridors de migration aviaire où l'on peut encore observer 700 des 1500 espèces végétales régionales a été primée pour son travail de préservation de sa biodiversité, via sa trame verte et bleue[16].

Sport[modifier | modifier le code]

Panorama du stade Tribut de Dunkerque lors du match de coupe de France USL Dunkerque - ESTAC, le .

Le ministère des sports a décompté 772 équipements sportifs sur le territoire de la communauté urbaine en 2013. À ce chiffre, il convient d'ajouter les 15 installations de Ghyvelde officiellement dans l'intercommunalité que depuis le . Soit un total de 787 équipements sportifs sur le territoire de la CUD pour l'année 2013[17]. La communauté urbaine apporte son soutien aux clubs et associations suivants :

Coopération internationale[modifier | modifier le code]

La communauté urbaine de Dunkerque a signé des accords de coopération avec :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Patrick Oddone (ill. J.L Rivière), Dunkerque Grand Littoral 40 ans au service du Territoire, Document utilisé pour la rédaction de l’article
  1. page 3.
  2. a et b page 4.
  3. page 5.
  4. page 7.
  5. page 8.
  6. page 9.
  7. a, b et c page 11.
  8. a et b page 12.
  9. page 16.
  10. page 17.
  11. pages 19 et 20 .
  12. pages 20 et 22.
  13. page 22.
  14. a et b page 23.
  15. a et b page 26.
  16. page 25.
  17. page 29.
  18. a et b page 30.
  19. page 34.
  20. page 35.
  21. page 38.
  22. page 36.
  23. page 37.
  24. page 39.
  25. page 40.
  26. pages 40 et 41.
  27. page 41.
  28. pages 43 et 44.
  29. page 45.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (no 68 910, publié au JO le 24)
  2. « Pour Spycker, une avalanche de service », sur http://www.lavoixdunord.fr/, La Voix du Nord (consulté le 20 novembre 2011)
  3. http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Dunkerque/actualite/Autour_de_Dunkerque/Littoral_Flandre/2012/01/25/article_la-commune-va-integrer-la-communaute-urb.shtml
  4. http://www.communaute-urbaine-dunkerque.fr/fileadmin/user_upload/pdf/Institution/Conseils/conseil_09-02-2012.pdf
  5. http://www.deltafm.fr/actu/actu-26781.html?num=#.U1FIG6h_vIc
  6. http://www.nordpasdecalais.fr/jcms/pcw_151811/les-conseillers-regionaux
  7. a et b http://www.communaute-urbaine-dunkerque.fr/fr/institution/assemblee-communautaire/le-conseil-communautaire/index.html
  8. http://www.lavoixdunord.fr/50641/article/2016-09-27/mini-remaniement-chez-les-adjoints-au-maire
  9. http://www.lavoixdunord.fr/46144/article/2016-09-17/jerome-soissons-adjoint-l-urbanisme-demissionne
  10. http://www.deltafm.fr/actu/actu-27096.html?num=#.U9IildJ_vIc
  11. http://www.ville-grande-synthe.fr/index.php?page=contenu&cat=29&cat2=154&type=conseiller
  12. « Submersion marine : une carte pour prévenir », sur http://www.lavoixdunord.fr
  13. « Information et concertation sur les risques littoraux », sur http://www.nord-pas-de-calais.developpement-durable.gouv.fr
  14. Carte simplifiée de la trame verte d'agglomération du SCOT du Dunkerquois (version octobre 2006, page 71
  15. approuvé en janvier 2012
  16. La Voix du Nord, [L'agglomération dunkerquoise primée pour la préservation de sa biodiversité], 2011-10-05
  17. « Recensement des équipements sportifs, espace et sites de pratiques - détail par communes - », sur Site ministériel du recensement des équipements sportifs (consulté le 2 février 2014)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]