Thom Tillis

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Thom Tillis
Illustration.
Fonctions
Sénateur des États-Unis
En fonction depuis le
(4 ans, 9 mois et 10 jours)
Élection 4 novembre 2014
Circonscription Caroline du Nord
Législature 114e, 115e et 116e
Prédécesseur Kay Hagan
Président de la Chambre des représentants de Caroline du Nord

(3 ans, 11 mois et 8 jours)
Prédécesseur Joe Hackney
Successeur Tim Moore
Biographie
Nom de naissance Thomas Roland Tillis
Date de naissance (59 ans)
Lieu de naissance Jacksonville (Floride, États-Unis)
Nationalité Américaine
Parti politique Parti républicain
Diplômé de Université du Maryland
Religion Catholicisme

Thomas « Thom » Roland Tillis, né le à Jacksonville, est un homme politique américain, membre du Parti républicain. Il est sénateur fédéral pour la Caroline du Nord depuis 2015.

Biographie[modifier | modifier le code]

Installé à Cornelius en Caroline du Nord depuis 1998, Thom Tillis est élu membre du conseil de cette ville en 2003. De 2007 à 2015, il est membre de la Chambre des représentants de Caroline du Nord, dont il est président de 2011 à 2015.

Candidat ultraconservateur face à la sénatrice sortante Kay Hagan lors des élections de mid-term le 4 novembre 2014[1], il est élu de justesse sénateur de Caroline du Nord avec 48,8 % des voix contre 47,3 % pour Mme Hagan[2]. Il entre en fonction le 3 janvier 2015.

Le 16 avril 2018, il se rend en Turquie avec l'ambassadeur des États-Unis pour la liberté religieuse internationale Sam Brownback afin de participer en personne à l'ouverture du procès du pasteur Andrew Brunson. Il s'agit de l'un des principaux dossiers problématiques entre les États-Unis et la Turquie[3]. Officiellement, le pasteur Brunson est jugé parce qu'il est accusé de vouloir fragmenter religieusement la Turquie en évangélisant des Turcs[4] (les chrétiens ne représentent qu'un peu plus de 0.1% de la population turque[4]) afin de créer de l'instabilité qui profiterait aux gulénistes et au PKK[4] ; de "terrorisme" à cause de rencontres avec des gulénistes présumés[3] mais aussi pour avoir dit des messes dédiées aux Kurdes et avoir utilisé le terme "Kurdistan"[3] ; et d'espionnage politique et militaire[3]. En rapportant l'accusation, Le Figaro note avec ironie «Il y aurait donc un complot politico-religieux entre un pasteur évangélique, un mouvement musulman sunnite et un parti marxiste-léniniste[4] En réalité, le président turc Recep Tayyip Erdoğan avait proposé en septembre 2017 d'échanger Brunson contre Fethullah Gülen[3], qu'il accuse d'être l'instigateur de la tentative de coup d'État de 2016 en Turquie (et de l'assassinat de l'ambassadeur russe Andreï Karlov), réfugié aux États-Unis et dont le gouvernement américain refuse l'extradition. Le procès de Brunson serait alors un moyen de faire pression diplomatiquement sur les États-Unis[3]. La prochaine audience est fixée au 7 mai 2018[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]