Susan Collins

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Susan Collins
Susan Collins en 2015.
Susan Collins en 2015.
Fonctions
Sénatrice des États-Unis
pour le Maine
En fonction depuis le
(20 ans 3 mois et 24 jours)
Prédécesseur William Cohen
Biographie
Nom de naissance Susan Margaret Collins
Date de naissance (64 ans)
Lieu de naissance Caribou (Maine, États-Unis)
Nationalité Américaine
Parti politique Parti républicain
Diplômée de Université de St. Lawrence
Religion Catholicisme

Susan Margaret Collins, née le à Caribou (Maine), est une femme politique américaine, membre du Parti républicain et sénatrice du Maine au Congrès fédéral depuis 1997.

Biographie[modifier | modifier le code]

Collins avec Obama dans le Bureau ovale.

Diplômée de l’université de St. Lawrence, Susan Collins travaille de 1975 à 1987 auprès du sénateur républicain du Maine, William Cohen. En 1987, elle devient commissaire du Département de la régulation professionnelle et financière du Maine. Nommée directrice régionale de la Small Business Administration pour la Nouvelle-Angleterre en 1992, elle devient vice-trésorière de l'État du Massachusetts l'année suivante[1].

En 1994, elle remporte la primaire républicaine pour le poste de gouverneur du Maine. Elle est alors la première femme à obtenir l'investiture d'un grand parti pour ce poste[1]. Elle finit cependant troisième de l'élection[2] avec 23,1 % des voix, derrière le candidat indépendant Angus King (35,4 %) et le démocrate Joseph Brennan (31 %)[3].

Sénatrice[modifier | modifier le code]

En 1996, William Cohen ne se représente pas au Sénat des États-Unis. Collins arrive en tête de la primaire avec 56 % des voix et devance John Hathaway (31 %) et Robert Monks (13 %)[4]. Lors de l'élection générale, elle est élue sénatrice avec 49,2 % des suffrages contre 43,9 % pour l'ancien gouverneur démocrate Joseph Brennan[5].

Elle est réélue lors des élections de 2002, rassemblant 58,4 % des voix face à la démocrate Chellie Pingree[5]. En , avec un taux d'approbation de son action de 74 %, elle est le deuxième sénateur le plus populaire du Congrès, derrière Olympia Snowe, l'autre sénatrice du Maine[6].

Candidate pour un nouveau mandat en 2008 contre le représentant démocrate Tom Allen, elle reçoit lors de la campagne électorale le soutien du sénateur indépendant du Connecticut, Joe Lieberman, ancien candidat démocrate à la vice-présidence des États-Unis en 2000[réf. nécessaire]. Elle est réélue par 61,3 % des électeurs[5].

En , elle vote pour la réforme de la réglementation financière proposée par Barack Obama[7].

En 2014, elle remporte un quatrième mandat avec 68,5 % des suffrages[5]. L'année suivante, son action est approuvée par 78 % de ses électeurs ; seul le sénateur du Vermont Bernie Sanders fait mieux[8].

En , elle affirme dans une tribune du Washington Post qu'elle ne votera par pour Donald Trump, candidat républicain à l'élection présidentielle, estimant que celui-ci « ne mérite pas » d'être président des États-Unis et « ne reflète pas les valeurs républicaines historiques ni l'approche inclusive de gouvernance nécessaire à soigner les divisions [du] pays »[2],[9],[10],[11]. Une fois Trump élu président, elle s'oppose à la nomination de plusieurs membres de son gouvernement, dont celles de Betsy DeVos à l'éducation et Scott Pruitt à la tête de l'EPA[12].

Positions politiques[modifier | modifier le code]

Susan Collins est une sénatrice républicaine modérée. Parfois plus populaire auprès des électeurs démocrates et indépendants que ceux de son propre parti, elle est considérée comme une RINO (« Republican In Name Only ») par certains républicains[2]. Elle est en faveur de législation visant à diminuer l'émission de gaz à effet de serre et s'exprime en faveur du mariage homosexuel en [13]. Féministe, elle est pour le fait d'autoriser les femmes à recourir à l'avortement et pour l'accroissement des dépenses de santé.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « COLLINS, Susan Margaret, (1952 - ) », sur bioguide.congress.gov (consulté le 9 janvier 2017).
  2. a, b et c (en) Eric Russell, « With Trump headed for the White House, what will Susan Collins do? », sur pressherald.com,‎ (consulté le 9 janvier 2017).
  3. (en) Christian P. Potholm, This Splendid Game: Maine Campaigns and Elections, 1940-2002, Lexington Books, (ISBN 978-0-7391-0604-4, lire en ligne), p. 198.
  4. Potholm 2003, p. 167
  5. a, b, c et d (en) « Sen. Susan Collins, R-Maine », Member Profile, sur data.rollcall.com (consulté le 9 janvier 2017).
  6. Sondage Survey USA portant sur 600 résidents de chaque État réalisé du au . Marge d'erreur de 4 %.
  7. Corine Lesne, « Nouveau succès du président après l’assurance-santé », sur lemonde.fr,‎ (consulté le 16 juillet 2010).
  8. (en) Reid Wilson, « Bernie Sanders is the Most Popular Senator in America », sur morningconsult.com,‎ nil (consulté le 9 janvier 2017).
  9. Jean-Cosme Delaloye, « La fronde républicaine anti-Trump prend de l’ampleur », sur tdg.ch,‎ (consulté le 9 janvier 2017).
  10. Alexis Karklins-Marchay, « Donald Trump veut-il vraiment devenir président ? », sur lopinion.fr,‎ (consulté le 9 janvier 2017).
  11. (en) Susan Collins, « GOP senator Susan Collins: Why I cannot support Trump », sur washingtonpost.com,‎ (consulté le 9 janvier 2017).
  12. (en) The Associated Press, « Sen. Collins of Maine to oppose Pruitt nomination to EPA », sur abcnews.go.com,‎ (consulté le 16 février 2017).
  13. (en) « Her reign in Maine is easy to explain », sur economist.com,‎ (consulté le 9 janvier 2017).

Article connexe[modifier | modifier le code]

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