Jeff Sessions

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Jeff Sessions
Jeff Sessions en 2017.
Jeff Sessions en 2017.
Fonctions
84e procureur général des États-Unis
En fonction depuis le
(7 mois et 12 jours)
Président Donald Trump
Gouvernement Administration Trump
Prédécesseur Dana Boente (intérim)
Loretta Lynch
Sénateur des États-Unis
pour l'Alabama

(20 ans, 1 mois et 5 jours)
Prédécesseur Howell Heflin
Successeur Luther Strange
44e procureur général de l'Alabama

(1 an, 11 mois et 18 jours)
Gouverneur Fob James
Prédécesseur Jimmy Evans
Successeur William H. Pryor
Biographie
Nom de naissance Jefferson Beauregard Sessions III
Date de naissance (70 ans)
Lieu de naissance Selma (Alabama, États-Unis)
Nationalité Américaine
Parti politique Parti républicain
Diplômé de Université de l'Alabama
Religion Méthodisme

Signature de Jeff Sessions

Seal of the Attorney General of Alabama.svgSeal of the United States Senate.svgSeal of the United States Department of Justice.svg
Procureurs généraux de l'Alabama
Sénateur des États-Unis de l'Alabama
Procureurs généraux des États-Unis

Jefferson Beauregard Sessions III dit Jeff Sessions, né le à Selma, est un homme politique américain. Membre du Parti républicain, il est sénateur fédéral de l'Alabama entre 1997 et 2017 puis procureur général des États-Unis dans l'administration du président Donald Trump depuis 2017.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Capitaine de réserve dans l'armée, diplômé d'un doctorat de droit en 1973 de l'université de l'Alabama, Sessions commence sa carrière d'avocat à Russellville puis à Mobile en Alabama.

De 1975 à 1977, il est assistant du procureur fédéral pour le district sud de l'Alabama. En 1981, le président Ronald Reagan le nomme procureur fédéral pour le district sud de l'Alabama, fonction qu'il occupe pendant 12 ans.

En 1986, il est proposé par Reagan pour devenir juge fédéral de la cour de district du sud de l'Alabama. Face à des accusations de racisme, sa nomination est cependant rejetée par le Sénat[1]. Il avait en effet reproché à un avocat blanc de faire « honte à sa race » en défendant des clients noirs[2].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

En , Sessions est élu procureur général de l'Alabama, fonction qu'il exerce de à .

En , il est élu au Sénat fédéral et devient en le premier sénateur républicain de l'Alabama depuis 1871. Il est réélu en 2002, 2008 et 2014.

Jeff Sessions en 2012, à Nashville (Tennessee).

Jeff Sessions est l'un des principaux opposants au Congrès à l'immigration illégale et un partisan de la réduction de l'immigration légale. Il a mené la lutte au Sénat contre les lois de 2006 et de 2007 sur la réforme globale de l'immigration et contre la loi de 2013 sur la sécurité frontalière et la modernisation de l'immigration. Il affirme qu'un accès à la citoyenneté pour les immigrants illégaux mine la règle générale, que l'afflux de travailleurs invités et d'immigrants diminue les salaires et augmente le chômage des citoyens américains et que la politique d'immigration actuelle développe une sous-classe dépendante de l'État-providence[3],[4].

Républicain conservateur du sud, opposant à l'IVG, il soutient les réductions d'impôts et la politique sociale de son parti. Il siège à la Commission judiciaire du Sénat, et se fait remarquer en en signant une lettre avec vingt autres républicains demandant que l'administration Obama transfère Umar Farouk Abdulmutallab, le Nigérian ayant tenté de faire exploser un vol le , aux mains du Pentagone, considérant qu'il aurait dû être traité comme un « combattant illégal » au lieu d'être inculpé par un procureur fédéral[5].

En , il soutient Donald Trump pour les primaires présidentielles du Parti républicain de 2016[6],[7]. Le , Trump le nomme au poste de procureur général[8].

En , plus de 1 400 professeurs de droit américains signent une lettre ouverte sommant le Sénat des États-Unis de ne pas confirmer Jeff Sessions[9],[10] en raison notamment de son passé raciste. Il est cependant confirmé dans ses fonctions par la chambre haute fédérale le .

En , le Washington Post révèle que Jeff Sessions aurait eu des contacts avec l'ambassadeur russe aux États-Unis à deux reprises en 2016. Ces révélations interviennent dans un climat de suspicions d'ingérences russes dans la campagne présidentielle[11],[12],[13]. Elles poussent Sessions à se récuser officiellement de toute enquête sur la campagne électorale et des ingérences supposées de la Russie dans la campagne[14]. À l'époque Sessions affirme qu'il n'avait pas discuté avec les Russes en qualité de responsable de la campagne de Trump mais en sa qualité de sénateur et qu'il n'avait pas parlé de la campagne électorale. Le 21 juillet 2017 un article du Washington Post laisse toutefois entendre que des communications de l'ambassadeur russes interceptées par les services de renseignement américains montreraient que les discussions ont porté sur la campagne électorale, en ce compris sur des questions politiques importantes pour la Russie[15].

Au cours de l'été Donald Trump s'en prend à plusieurs reprises de façon très rude à Jeff Sessions à qui il reproche notamment sa récusation dans le cadre de l'enquête sur les ingérences russes dans la campagne électorale[16] et de ne pas avoir poursuivi Hillary Clinton dans l'affaire des e-mails[17]. Ces attaques répétées poussent la presse à se poser des questions sur un possible limogeage de Sessions[18] qui laisse pour sa part entendre qu'il n'a nulle intention de démissionner[19]. En même temps des informations montrent que Sessions conserve le soutien du conseiller du président Stephen Bannon et d'une partie non négligeable du Parti républicain, dont les membres du Tea Party, en raison des mesures très conservatrices qu'il a mises en place depuis son accession au poste de procureur général[20].

Historique électoral[modifier | modifier le code]

Procurat général de l'Alabama[modifier | modifier le code]

Résultats pour le poste de procureur général de l'Alabama[21]
Année Jeff Sessions Démocrate
1994 56,90 % 43,10 %

Sénat des États-Unis[modifier | modifier le code]

Résultats pour le poste de sénateur de classe 2 de l'Alabama
Année Jeff Sessions Démocrate Libertarien Indépendant
1996 52,45 % 45,46 % 1,44 % 0,61 %
2002 58,58 % 39,83 % 1,50 % -
2008 63,36 % 36,52 % - -
2014 97,25 % - - -

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Sarah Wildman, « Jeff Sessions's chequered past », sur The Guardian, (consulté le 17 novembre 2016).
  2. « Jeff Sessions : un futur ministre de la Justice au passé raciste », La Presse.ca, .
  3. (en) Jonathan Weisman, « Senator Tries to Run Out the Clock on Immigration », The New York Times,‎ (lire en ligne).
  4. (en) Jordan Fabian, « Sessions Wants to Crush Imm. Reform », ABC News,‎ (lire en ligne).
  5. (en) Carrie Johnson, Walter Pincus et Spencer S. Hsu, « Authorities seek deal with Detroit suspect on cooperation, guilty plea », The Washington Post,‎ (lire en ligne).
  6. (en) Justin Green, « Donald Trump is Promising a ‘Big Surprise Announcement’ — and Drudge Has the Scoop », injo.com, .
  7. (en) Emily Bazelon (en) et Terry Gross, « What Is Steve Bannon And Jeff Sessions' Shared Vision For Remaking America? », sur Fresh Air, National Public Radio, (consulté le 16 mars 2017).
  8. (en) Eric Lichtblau, Maggie Haberman et Ashley Parker, « Donald Trump Selects Senator Jeff Sessions for Attorney General », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne).
  9. (en) Flora Lipsky, « Law professors sign letter opposing Sessions », sur yaledailynews.com, (consulté le 19 janvier 2017).
  10. (en) Jody Godoy, « State Attys Say Sessions' Record Makes Him Unfit As AG », sur law360.com, (consulté le 19 janvier 2017).
  11. « États-Unis: le ministre de la Justice accusé de contacts avec la Russie », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  12. (en) Alvin Chang et Javier Zarracina, « The Trump-Russia scandals: a quick visual guide », sur Vox.com (en), (consulté le 21 mars 2017).
  13. (en) German Lopez, « Jeff Sessions, under oath, said he didn’t communicate with Russians. A new report says he did. This is just the latest in the long string of controversies about the Trump administration’s ties to Russia », sur Vox.com (en), (consulté le 21 mars 2017).
  14. « Etats-Unis : Jeff Sessions avoue avoir eu des contacts avec Moscou », La Libre Belgique,‎ (lire en ligne).
  15. (en) German Lopez, « Jeff Sessions: I didn’t talk with Russians about the Trump campaign. New report: Yes, he did. », Vox.com,‎ (lire en ligne).
  16. Jean-Marie Pottier, « Fausse, inquiétante, humiliante: la très révélatrice tirade de Trump contre son ministre de la Justice », Slate.fr,‎ (lire en ligne).
  17. (en) Louis Nelson, « Trump asks why ‘beleaguered’ Sessions isn’t investigating Clinton », Politico,‎ (lire en ligne).
  18. (en) Andrew Prokop, « Why President Trump suddenly hates his attorney general », Vox.com,‎ (lire en ligne).
  19. (en) Josh Gerstein, Josh Dawsey & Eliana Johnson, « Sessions won't resign for now, but gets Trump's message », Politico,‎ (lire en ligne).
  20. (en) Josh Dawsey, « Trump and Sessions locked in silent battle », Politico,‎ (lire en ligne).
  21. (en) « AL Attorney General », sur ourcampaigns.com (consulté le 19 janvier 2017).

Compléments[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]