Bill de Blasio

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Bill de Blasio
Illustration.
Bill de Blasio en 2019.
Fonctions
99e maire de New York
En fonction depuis le
(5 ans, 11 mois et 14 jours)
Prédécesseur Michael R. Bloomberg
Biographie
Nom de naissance Warren Wilhelm, Junior
Date de naissance (58 ans)
Lieu de naissance New York, État de New York (États-Unis)
Nationalité Américaine
Parti politique Parti démocrate
Diplômé de Université de New York
Université Columbia

Signature de Bill de Blasio

Bill de Blasio
Maires de New York

Bill de Blasio, né Warren Wilhelm, Jr. le 8 mai 1961 à Manhattan (New York), est un homme politique américain. Membre du Parti démocrate, il est élu maire de New York le et entre en fonction le suivant.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille et vie privée[modifier | modifier le code]

Il est d'origine allemande par son père et italienne par sa mère[1]. Il parle italien[2]. Il est aisément reconnaissable à sa grande taille, 1,98 m.

Son père Warren Wilhelm est un héros de la Seconde Guerre mondiale qui a perdu partiellement sa jambe gauche durant la guerre du Pacifique contre les Japonais. Diplômé de Harvard après la guerre mais suspecté de sympathies communistes pendant le maccarthysme, il est privé de fait de tout avancement dans son travail d'analyste au Département du Commerce. Il se met à boire, il divorce puis il se suicide après avoir appris qu'il était atteint d'un cancer.

La mère de Bill de Blasio, Maria de Blasio, syndicaliste et écrivaine, assure en grande partie son éducation et l'initie au militantisme politique[3]. Pour se démarquer de l'encombrant passé de son père, Bill de Blasio accole le nom de jeune fille de sa mère (de Blasio) à celui de son père (Wilhelm). Finalement, en 2001, son état civil est officiellement changé en « Bill de Blasio » par un juge de Brooklyn[4].

En 1983, Bill de Blasio achève ses études supérieures à l'université Columbia.

En 1988, il participe à une mission humanitaire organisée par le Quixote Center du Maryland à Masaya (Nicaragua). Il est fortement impressionné par les réalisations de la révolution sandiniste (condamnée par les États-Unis) et, à son retour, il milite dans des organisations de soutien à ce régime tout en se montrant critique envers sa répression contre les dissidents[5]. Il s'investit également dans des organisations pacifistes, antinucléaires et antiapartheid[4].

En 1994, il se marie avec la poétesse afro-américaine Chirlane McCray, qu'il avait rencontrée en 1989 lorsqu'il était en poste au service des affaires communautaires de la Ville de New York. Elle travaillait alors au service de presse et écrivait des discours pour le maire de l'époque, David Dinkins[3]). Elle, qui se présentait auparavant comme lesbienne, parle de sa rencontre avec Bill de Blasio comme de celle de « l'amour de [sa] vie »[4],[6]. Ils se marient devant un couple de prêtres homosexuels[3] et n'hésitent pas à se rendre à Cuba pour leur lune de miel à une époque où le pays est interdit aux citoyens américains[5]. Ils ont deux enfants, Dante et Chiara.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Son premier engagement politique date de 1989 : il est volontaire au sein de l'équipe de campagne du démocrate David Dinkins, candidat victorieux à la mairie de New York. En 1992, il rejoint celle de Bill Clinton, candidat à la présidence des États-Unis. En 2000, il est dans l'équipe dirigeante de la campagne sénatoriale d'Hillary Clinton dans l'État de New York ; elle est élue[7],[4].

Conseiller municipal représentant la 39e circonscription de New York de 2002 à 2009, il occupe à partir du 1er janvier 2010 la fonction de médiateur de la Ville (New York City Public Advocate). En 2008, il s'oppose à la demande du maire Michael Bloomberg de changer les règles afin d'effectuer un troisième mandat ; ses adversaires relèvent qu'en 2005, il soutenait exactement la position inverse[4].

En 2011, il soutient le mouvement Occupy Wall Street[3].

Lors de la campagne pour l'élection municipale new-yorkaise de 2013, la primaire démocrate, d'abord dominée par Christine Quinn, lui est finalement favorable et en fait le favori de son camp ; il axe sa campagne sur la défense des « petites gens », mais il est accusé par le maire sortant, Michael Bloomberg (qui ne peut prétendre à une quatrième mandat), de « racisme », il mettrait trop en avant son épouse et ses enfants afro-américains afin de s'attirer les voix de la communauté noire[8],[9]. Il promet plus de logements sociaux et de d'écoles maternelles, une police plus à l'écoute des minorités et une augmentation des impôts pour les plus riches[4].

Le 5 novembre 2013, il est opposé au républicain Joe Lhota lors de l'élection municipale, il la remporte avec plus de 73 % des voix, devenant le premier maire démocrate de New York depuis David Dinkins, élu en 1989[10].

Peu de temps après son élection, se répand une rumeur selon laquelle il est athée. Il la dément, il déclare qu'il n'est attaché à aucune religion en particulier mais qu'il a une vie spirituelle[11].

Il prête serment le 1er janvier 2014, après les douze coups de minuit, sur une Bible ayant appartenu au président Franklin Delano Roosevelt ; Hillary et Bill Clinton sont présents lors de la cérémonie[7].

Bill de Blasio se considère comme libéral et progressiste[12],[13]. Il nomme William Bratton à la tête de la police de New York. Ce dernier avait occupé cette fonction entre 1994 et 1996, il avait appliqué une politique de « tolérance zéro » contre la criminalité, ce qui l'avait réduite de moitié.

Parmi ses promesses de campagne figurait la suppression des calèches pour les touristes à Central Park ; finalement, il décide de réduire le nombre des chevaux et d'encadrer leurs horaires de travail[14].

Il est soupçonné de corruption pour le financement de sa campagne électorale de 2013[15]. La procédure à son encontre est abandonnée en mars 2017, le rapport final dénonce toutefois certaines pratiques de son équipe de campagne[16].

En 2017, il est candidat à sa réélection, contre la républicaine Nicole Malliotakis. Le 7 novembre, Il remporte le scrutin avec 66,5 % des voix contre 27,8 % pour sa rivale[17],[18].

En mai 2019, de Blasio annonce sa candidature à l'investiture démocrate pour l'élection présidentielle de 2020[19], puis retire sa candidature quatre mois plus tard, le 21 septembre[20].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Jaxel Truer, « Face - face - Un fauteuil pour deux à Manhattan », M, le magazine du Monde, semaine du 12 octobre 2013, page 42.
  2. « 25 facts about New York City’s new Mayor Bill de Blasio », sur nydailynews.com
  3. a b c et d « Bill de Blasio, New York va en voir de toutes les couleurs », Paris Match, semaine du 25 au 31 décembre 2013, pages 86-89.
  4. a b c d e et f Stéphane Lauer, « Bill de Blasio - L'agitateur », Le Monde, jeudi 7 novembre 2013, page 20.
  5. a et b Courrier international, no 1200 du 31 octobre au 6 novembre 2013.
  6. When Bill de Blasio's Wife Was a Lesbian, Out.com, 3 septembre 2013
  7. a et b Maurin Picard, « Le nouveau maire de New York rêve d'une ville plus juste », in Le Figaro, vendredi 3 janvier 2014, page 7.
  8. Maurin Picard, « New York: foire d'empoigne à la primaire démocrate », in Le Figaro, mardi 10 septembre 2013, page 8.
  9. Chris Smith, « In Conversation: Michael Bloomberg », New York Magazine, 7 septembre 2013.
  10. « De Blasio Is Elected New York City Mayor in Landslide », The New York Times, 5 novembre 2013.
  11. (en) « Mayor Elect Bill De Blasio Quashes Atheism Rumors, Says He's Spiritual But Unaffiliated », The Huffington Post (consulté le 11 novembre 2013).
  12. « A New York, «un maire capable d’écouter sa population» », sur Libération (consulté le 15 décembre 2019)
  13. « Mayor Elect Bill De Blasio Quashes Atheism Rumors, Says He’s Spiritual But Unaffiliated », sur Huffpost (consulté le 15 décembre 2019)
  14. « La mairie de New York réduit le nombre de calèches dans Central Park », cnewyork.net, 19 janvier 2016.
  15. « Le maire de New York interrogé pour des soupçons de corruption », Ouest-France.fr,‎ (lire en ligne)
  16. (en) William K. Rashbaum, « No Charges, but Harsh Criticism for de Blasio’s Fund-Raising », The New York Times,
  17. « Le maire de New York, Bill de Blasio, réélu », LeMonde.fr,‎ (lire en ligne)
  18. (en) Matthew Bloch et Jasmine Lee, « Election Results: De Blasio Wins Second Term as New York City Mayor », The New York Times,
  19. Arnaud Leparmentier, « Etats-Unis : Bill de Blasio se lance dans la course à la Maison Blanche », Le Monde,
  20. « Bill de Blasio retire sa candidature de la primaire démocrate », sur Radio-Canada.ca (consulté le 21 septembre 2019)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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