Alexandria Ocasio-Cortez

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Alexandria Ocasio-Cortez
Illustration.
Fonctions
Représentante des États-Unis
En fonction depuis le
(9 mois et 14 jours)
Élection 6 novembre 2018
Circonscription 14e district de New York
Législature 116e
Prédécesseur Joseph Crowley
Biographie
Nom de naissance Alexandria Ocasio-Cortez
Date de naissance (30 ans)
Lieu de naissance New York (États-Unis)
Nationalité Américaine
Parti politique Socialistes démocrates d'Amérique
Parti démocrate
Diplômée de Université des Arts et des Sciences de l'Université de Boston
Religion Catholicisme[1]
Site web ocasio-cortez.house.gov

Alexandria Ocasio-Cortez (en espagnol : /alexanˈdɾia ɔˈkasjɔ koɾˈtes/[2], en anglais : /æləɡˈzændɹiə oʊˌkɑsioʊ kɔɹˈtɛz/[3]), née le à New York, est une femme politique américaine. Elle est élue le 6 novembre 2018 représentante du 14e district de New York à la Chambre des représentants des États-Unis, devenant la plus jeune candidate jamais élue au Congrès américain. Elle se revendique du socialisme démocratique dans la lignée de Bernie Sanders.

Biographie[modifier | modifier le code]

Alexandria Ocasio-Cortez est née et a grandi dans le Bronx, un des quartiers pauvres de New York. Son père, architecte de profession, est également né dans le Bronx, tandis que sa mère est née à Porto Rico. Ses parents économisent pour qu'elle puisse fréquenter un bon établissement secondaire. Bien qu'elle y fut entourée principalement d'élèves blancs, elle ne pense pas avoir développé un quelconque « conscience de classe »[4]. Elle déplore d'ailleurs que d'autres membres de sa famille n'aient pas eu droit à une telle opportunité[5]. Elle suit donc sa scolarité de niveau secondaire à la Yorktown High School à Yorktown (en) (ville de la grande banlieue new-yorkaise, à une soixantaine de kilomètres au nord de Manhattan) de 2003 à 2007. Elle y gagnera le deuxième prix de l’Intel International Science and Engineering Fair, grâce à un projet de recherche en microbiologie. À la suite de cela, l'Institut de technologie du Massachusetts (MIT) choisira son nom pour baptiser un astéroïde, (23238) Ocasio-Cortez[6]. À l'époque, elle souhaite devenir gynécologue[7].

Elle étudie ensuite à l'université de Boston où elle obtiendra un diplôme en économie et relations internationales en 2011[8] , avec le quatrième meilleur résultat de sa classe. Durant cette période, elle travaille auprès du sénateur démocrate Ted Kennedy sur les questions d'immigration et de regroupements familiaux[9],[8] car elle est la seule membre de son équipe à parler espagnol[5].

Son père meurt d'un cancer des poumons en 2008. Son décès sans testament plonge alors Alexandria Ocasio-Cortez et sa mère dans une longue bataille juridique pour la gestion de la succession, notamment afin d'éviter la saisie de leur maison. Elle interrompt alors ses études, et retourne dans le Bronx où elle enchaîne les petits boulots et travaille en tant que serveuse afin de soutenir sa famille financièrement[8].

Lors de la campagne présidentielle de 2008, elle fait du démarchage téléphonique pour le candidat démocrate Barack Obama[7].

Après avoir été informée qu'elle n'est pas inscrite sur les listes électorales et ne pourra donc pas prendre part à la primaire démocrate à l'élection présidentielle américaine de 2016[10], elle participe malgré tout à la campagne de Bernie Sanders dans le sud du Bronx. Elle transforme un ancien salon de beauté du Bronx en local militant et fait du porte-à-porte pour le soutenir, mais il échoue face à Hillary Clinton. Elle y développera ses compétences en organisation d'élections et son activisme. Cet engagement la mènera a soutenir des minorités indigènes à Standing Rock dans le Dakota du Sud[8]. Par la suite, plusieurs membres de son équipe de campagne lancent le mouvement Brand New Congress (en) (BNC), qui vise à présenter des candidats inconnus proches de la gauche du parti aux prochaines élections. Comme 11 000 personnes, Gabriel Ocasio-Cortez envoie une lettre de candidature, mais pour sa grande sœur. Elle est repérée par les responsables du BNC après avoir manifesté contre la construction d'un oléoduc dans une réserve indienne du Dakota du Nord ; ils lui font suivre une formation de media-training, de politique et de communication[7].

Alexandria Ocasio-Cortez durant sa campagne électorale.

En 2018, elle se présente à la primaire démocrate de la 14e circonscription de New York. Le , elle remporte la primaire avec 57 % des voix, battant le sortant et principal candidat du Parti démocrate, Joseph Crowley[11],[12],[13], malgré un écart important entre leurs finances de campagne (194 000 $ pour la campagne d'Ocasio-Cortez, contre 3,4 millions pour la campagne de Crowley)[14]. Sa campagne se distingue par un usage moderne des réseaux sociaux et par le démarchage d'électeurs traditionnellement abstentionnistes, alors que son adversaire adopte une attitude condescendante, certain de l'emporter[7].

Militante[15] se revendiquant du socialisme démocratique[16], elle est soutenue par les Socialistes démocrates d'Amérique, dont elle fait partie, et par Bernie Sanders[17]. A contrario, l'establishment démocrate minimise sa victoire, Nancy Pelosi évoquant ainsi un simple « phénomène local »[7].

L'emportant face au républicain Anthony Pappas[7], Alexandria Ocasio-Cortez est élue représentante de la 14e circonscription de New York à la Chambre des représentants des États-Unis lors des élections midterms de novembre 2018, avec 78 % des suffrages exprimés. Elle devient ainsi la plus jeune candidate jamais élue au Congrès[18]. La veille de sa prestation de serment au Congrès, une ancienne vidéo (datant de 2010) apparaît sur internet, pour tenter de la discréditer. Cette vidéo la montre, alors jeune étudiante à l'université de Boston, dansant sur un toit, avec d'autres étudiants. Il s'agissait d'une vidéo promotionnelle d'une association étudiante à laquelle elle appartenait. Loin de lui porter préjudice, cette vidéo renforce plutôt son image, d'autant qu'elle réagit à celle-ci en se faisant filmer esquissant quelques gestes de danse devant son nouveau bureau du Congrès, et en expliquant : « J’entends dire que le Parti républicain pense que les femmes qui dansent sont scandaleuses. Attendez qu’ils découvrent que les femmes parlementaires dansent aussi ! »[19].

Positions politiques[modifier | modifier le code]

Alexandria Ocasio-Cortez s'identifie comme « socialiste démocrate »[20]. Elle soutient des politiques progressistes telles que l'assurance-maladie pour tous, une garantie d'emploi[21], un collège universitaire public sans frais de scolarité. Elle soutient également la fin de la privatisation des prisons et l'adoption de politiques de contrôle des armes à feu[22]. Elle se sent proche des idées du ministre de la Justice Robert Francis Kennedy, précisant : « surtout les derniers moments de sa vie, quand il s'est lancé dans la course à la Maison-Blanche en 1968 et qu'il voulait créer une coalition allant des minorités à la classe moyenne »[7].

Éducation[modifier | modifier le code]

Elle a fait campagne en faveur de la gratuité des frais d'universités et des écoles publiques[23]convaincue, que le coût de la facture fiscale du Grand Old Party permettrait de rembourser l'intégralité des dettes d'emprunt des étudiants des États-Unis[24].

Environnement[modifier | modifier le code]

Elle se dit intransigeante sur les questions climatiques. Elle plaide pour que les États-Unis passent d'ici 2035 à un réseau électrique fonctionnant à 100 % grâce aux énergies renouvelables, pour ainsi mettre fin à l'utilisation des combustibles fossiles. Elle appelle également à un « Green New Deal » américain, dans lequel le gouvernement fédéral investirait dans la construction à grande échelle, de projets d'infrastructure verts[24].

Économie[modifier | modifier le code]

Elle est critique du système capitaliste tel qu'il existe aux États-Unis, où l'ascenseur social tend à se restreindre depuis plusieurs décennies : « Je suis persuadée que ce système est en phase terminale. Les gens travaillent soixante, voire quatre-vingts heures par semaine, et ils n'arrivent pas à nourrir leur famille ». Elle s'en prend aussi à l'absence de protection sociale pour les ouvriers[7].

Capitalisme[modifier | modifier le code]

En mars 2019, elle déclare que, dans un système capitaliste, « le plus important est la concentration du capital et la recherche et la maximisation du profit », ajoutant : « et cela coûte cher à l'Homme et à l'environnement, donc le capitalisme est irrécupérable». Elle estime qu'elle ne pense pas que toutes les composantes du capitalisme devraient être abandonnées, mais « nous tenons compte des conséquences du fait de faire passer le profit en premier, dans la société. Cela signifie que les gens n'ont pas les moyens de vivre. Pour moi, c'est une question de priorités et actuellement, je ne pense pas que notre modèle soit durable »[25]. « C’est tout autant une transformation que la mise en place de la démocratie sur le lieu de travail, de sorte que nous n'ayons pas à vérifier nos droits à chaque fois que nous franchissons le seuil de notre lieu de travail », dit-elle. « Parce qu'en fin de compte, en tant que travailleurs et membres de la société, nous sommes ceux qui créent la richesse »[26].

Fiscalité[modifier | modifier le code]

Elle propose d'introduire un taux marginal de 70 % sur les tranches de revenu supérieures à 10 millions de dollars afin de financer le Green New Deal. Des experts interrogés par le Washington Post affirment que cela rapporterait 72 milliards par an sur 10 ans[27].

Le prix Nobel d'économie Paul Krugman estime qu'Alexandria Ocasio-Cortez est totalement en phase avec les recherches économiques sérieuses. Il cite Peter Diamond, autre prix Nobel (expert en finances publiques) et Emmanuel Saez (experts en inégalités), qui estiment le taux supérieur optimal à 73 %. À l'opposé, les Républicains considèrent que les baisses de taxes bénéficient à l'économie. Selon Paul Krugman, « la preuve est totalement contre eux », qui publie un graphique d'évolution simultané du taux supérieur marginal d'imposition et du taux de croissance de l'économie américaine entre 1957 et 2017[28].

Soins de santé[modifier | modifier le code]

Elle soutient la transition vers un système de santé à payeur unique, décrivant les soins de santé comme des « droits humains »[29]. Selon elle, un seul assureur gouvernemental devrait s'assurer que chaque Américain a une assurance, tout en réduisant les coûts globaux[30]. Sur son site Internet, elle déclare : « Presque tous les pays développés du monde ont des soins de santé universels. Il est temps que les États-Unis rattrapent le reste du monde en veillant à ce que tous les citoyens bénéficient d'une véritable couverture de soins de santé sans faire sauter la banque »[23].

Immigration[modifier | modifier le code]

À plusieurs reprises, Alexandria Ocasio-Cortez a exprimé son soutien au désendettement et à la suppression de l'agence américaine ICE (Immigration and Customs Enforcement). En février 2018, elle considérait que l'ICE était « un produit de la série de lois de l'ère Bush et du Patriot Act » et « un organisme de contrôle qui adopte chaque jour un ton plus paramilitaire »[31],[32]. En juin de la même année, elle a précisé qu'au lieu de dissoudre totalement l'agence, elle voudrait « créer une voie d'accès à la citoyenneté pour davantage d'immigrés, par la décriminalisation »[33]. Elle a ensuite clarifié le fait qu'il ne s'agissait pas de cesser toutes les expulsions[34]. Elle a surnommé les centres de détention pour immigrés du département de la Sécurité Intérieure les « sites noirs », notamment car l'accès au public y est limité[35]. Deux jours avant sa première élection, elle a participé à une manifestation contre un centre de l'ICE détenant des enfants, à Tornillo au Texas[36].

Sécurité[modifier | modifier le code]

Elle milite pour la fermeture de nombreuses prisons[7] et souhaiterait de nouvelles alternatives à l'incarcération et à la sanction d'isolement[37].

Corruption[modifier | modifier le code]

En février 2019, membre du Comité de surveillance et de réforme de la Chambre des représentants des États-Unis (The House Oversight Committee), elle prononce un discours engagé contre la corruption[38]. Par une série d'astucieuses questions posées au comité d'experts d'éthique, elle développe une argumentation pour demander une réforme des financements de campagne ainsi qu'un renforcement des lois gouvernementales d'éthique. Son intervention est surnommée le « Corruption Game »[38] Depuis, elle n'hésite pas à dénoncer l'usage "d'argent sale" en politique[4].

Destitution du président Donald Trump[modifier | modifier le code]

Le 28 juin 2018, elle déclare à CNN qu'elle soutiendrait la destitution du président Donald Trump[39]. Sur Fox News, chaîne pro-Trump, elle est présentée en « émule d'Hugo Chávez », l'ancien président vénézuélien[7].

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Alexandria Ocasio-Cortez[40]
Année Alexandria Ocasio-Cortez Rép Joseph Crowley (Working Families) Conservateur
2018 77,9 % 13,8 % 6,6 % 1,6 %

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Religious affiliation of members of 116th Congress », sur pewforum.org, (consulté le 4 janvier 2019).
  2. Prononciation en espagnol des États-Unis retranscrite selon la norme API.
  3. Prononciation en anglais américain retranscrite selon la norme API.
  4. a et b Vanity Fair et Condé Nast Digital France, « Alexandria Ocasio-Cortez est-elle la nouvelle Obama ? », sur Vanity Fair, (consulté le 9 octobre 2019)
  5. a et b Olivier O'Mahony, « Alexandria Ocasio-Cortez fait valser à gauche les démocrates », Paris Match,‎ semaine du 24 au 30 janvier 2019, p. 34-35 (lire en ligne).
  6. (en) « Alexandria Ocasio-Cortez Is the Climate Change Hardliner the Planet Needs », Motherboard,‎ (lire en ligne, consulté le 28 juin 2018).
  7. a b c d e f g h i et j Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées VF
  8. a b c et d (en) « Biography », sur Representative Alexandria Ocasio-Cortez, (consulté le 9 octobre 2019)
  9. (en) Jeremy Scahill, « An Interview With Alexandria Ocasio-Cortez, the Young Democratic Socialist Who Just Shocked the Establishment », sur The Intercept, (consulté le 16 août 2018).
  10. « Alexandria Ocasio-Cortez, du poste de serveuse au Membre du Congrès américain de 2018 », sur www.dofen.news (consulté le 9 octobre 2019)
  11. (en) « Millennial's victory shakes up Democrats », BBC News,‎ (lire en ligne, consulté le 28 juin 2018).
  12. Gildas Le Dem, « Alexandria Ocasio-Cortez : du dégagisme à l’américaine », sur regards.fr, (consulté le 5 juillet 2018).
  13. (en) « Alexandria Ocasio-Cortez Defeats Joseph Crowley in Major Democratic House Upset », New York Times,‎ (lire en ligne, consulté le 27 juin 2018).
  14. (en) « New York District 14 2018 Race » [archive du ], .
  15. (en) Bill Chappell et Scott Neuman, « Who Is Alexandria Ocasio-Cortez? », sur National Public Radio, (consulté le 10 novembre 2018).
  16. « Alexandria Ocasio-Cortez, symbole de la nouvelle vague démocrate », Libération.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 7 novembre 2018).
  17. (en) « Alexandria Ocasio-Cortez and the Legacy of the Bernie Sanders Movement », The New Yorker,‎ (lire en ligne, consulté le 28 juin 2018).
  18. (en) Eli Watkins, « Ocasio-Cortez to be youngest woman ever elected to Congress », CNN,‎ (lire en ligne, consulté le 7 novembre 2018).
  19. Arnaud Leparmentier, « Alexandria Ocasio-Cortez fait valser à gauche les démocrates », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  20. (en) « Ocasio-Cortez discusses ‘Democratic Socialist’ label », POLITICO,‎ 07/01/2018 11:59 am edt (lire en ligne, consulté le 4 novembre 2018).
  21. (en) « Analysis | What Ocasio-Cortez wants for America after beating Joe Crowley », sur The Washington Post (consulté le 4 novembre 2018).
  22. (en) « McCormack, John William, (21 Dec. 1891–22 Nov. 1980), Member US House of Representatives 1927–70; House Majority Leader (Democrat) 1955–70 (with exception 4 years Democrat Whip); Speaker, 1962–70; lawyer », dans Who Was Who, Oxford University Press, (lire en ligne).
  23. a et b (en) « This is the platform that launched Alexandria Ocasio-Cortez, a 28-year-old Democratic socialist, to the biggest political upset of the year », Business Insider,‎ (lire en ligne, consulté le 4 novembre 2018).
  24. a et b (en) « Alexandria Ocasio-Cortez’s “Green New Deal” could make the US a climate change leader — Quartz », sur qz.com (consulté le 4 novembre 2018).
  25. (en) « Ocasio-Cortez Blasts Capitalism as an ‘Irredeemable’ System », sur www.bloomberg.com, (consulté le 28 mars 2019).
  26. (en) « Alexandria Ocasio-Cortez claims capitalism is ‘irredeemable’ », sur The Independent, (consulté le 28 mars 2019).
  27. (en) Matthew Choi, « Ocasio-Cortez floats 70 percent tax on the super wealthy to fund Green New Deal », Politico,‎ (lire en ligne).
  28. (en) Paul Krugman, « The Economics of Soaking the Rich. What does Alexandria Ocasio-Cortez know about tax policy? A lot. », New York Times,‎ (lire en ligne).
  29. « Pennison, Clifford Francis, (28 June 1913–29 Dec. 1995) », dans Who Was Who, Oxford University Press, (lire en ligne).
  30. « Washington, Horace Lee, (4 June 1864–27 Aug. 1938) », dans Who Was Who, Oxford University Press, (lire en ligne).
  31. (en-US) Clio Chang, « Talking With Alexandria Ocasio-Cortez, the Woman Challenging One of New York's Political Kingmakers », sur Splinter (consulté le 28 mars 2019).
  32. (en) « Fox News Reminds Us Alexandria Ocasio-Cortez's Platform Is...Pretty Reasonable », sur Common Dreams (consulté le 28 mars 2019).
  33. (en-US) « Early Arrival: Alexandria Ocasio-Cortez wins in upset over Joe Crowley », sur Documented (consulté le 28 mars 2019).
  34. « Twitter », sur mobile.twitter.com (consulté le 28 mars 2019).
  35. (en-US) Paul Crookston, « Socialist Who Beat Dem Rep Crowley Claims DHS Operates Border ‘Black Sites’ », sur Washington Free Beacon, (consulté le 28 mars 2019).
  36. (en) « Who Is Alexandria Ocasio-Cortez? », sur NPR.org (consulté le 28 mars 2019).
  37. (en-US) The Washington Times http://www.washingtontimes.com, « Rep. Alexandria Ocasio-Cortez proposes ‘prison abolition’: ‘A cage is a cage’ », sur The Washington Times (consulté le 9 octobre 2019)
  38. a et b (en) « Alexandria Ocasio-Cortez invented a 'Corruption Game' to slam lax government ethics laws during a viral Oversight Committee hearing », sur Business Insider France (consulté le 9 octobre 2019)
  39. (en) « Alexandria Ocasio-Cortez says she supports impeaching Trump », POLITICO,‎ (lire en ligne, consulté le 25 novembre 2018).
  40. (en) « Alexandria Ocasio-Cortez », sur ballotpedia.org.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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