Rand Paul

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Rand Paul
Portrait officiel de Rand Paul (2011).
Portrait officiel de Rand Paul (2011).
Fonctions
Sénateur des États-Unis
pour le Kentucky
En fonction depuis le
(6 ans, 11 mois et 9 jours)
Élection 2 novembre 2010
Prédécesseur Jim Bunning
Biographie
Nom de naissance Randal Howard Paul
Date de naissance (54 ans)
Lieu de naissance Pittsburgh (Pennsylvanie, États-Unis)
Nationalité Américaine
Parti politique Parti républicain
Père Ron Paul
Diplômé de Université Baylor
Université Duke (M.D.)
Profession Médecin ophtalmologiste
Religion Presbytérianisme[1]
Résidence Bowling Green (Kentucky)

Randal Howard Paul dit Rand Paul, né le à Pittsburgh (Pennsylvanie)[2], est un homme politique américain.

Membre du Parti républicain de sensibilité libertarienne, Paul est une figure du mouvement Tea Party ; il est élu sénateur fédéral du Kentucky le et prend ses fonctions à la chambre haute du Congrès le 3 janvier suivant, devenant le premier membre du mouvement des Tea Party à remporter un mandat électif national.

Il se présente par ailleurs sans succès aux primaires du Parti républicain pour l'élection présidentielle de 2016. Il est cependant réélu sénateur fédéral du Kentucky la même année, avec un peu plus de 57 % des suffrages exprimés.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origine et formation[modifier | modifier le code]

Rand est le troisième enfant de Ron et Carolyn Paul. Son père est le candidat du Parti libertarien à l'élection présidentielle américaine de 1988, et à plusieurs reprises représentant du Texas à la Chambre des représentants.

Il est ophtalmologue de profession.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Sénateur[modifier | modifier le code]

Rand Paul lors de la conférence conservatrice CPAC de 2013.

En août 2009, Rand Paul annonce sa candidature à l'investiture républicaine pour l'élection au Sénat des États-Unis dans le Kentucky. Le sénateur républicain sortant Jim Bunning avait déjà annoncé un mois plus tôt qu'il ne serait pas candidat à sa réélection. Face à lui, cinq candidats dont Trey Grayson, le secrétaire d'état du Kentucky, soutenu par la direction du Parti républicain.

Le 18 mai 2010, Rand Paul remporte largement l'investiture républicaine avec 58,8 % des voix contre seulement 35,4 % à Trey Grayson. Il devient alors le candidat du Parti républicain pour les élections sénatoriales de novembre 2010, opposé au candidat démocrate Jack Conway, procureur général du Kentucky. Le début de la campagne de Rand Paul est marqué par des polémiques portant sur ses déclarations remettant en cause les lois sur les droits civiques dans les entreprises privées. Favori à l'élection, dans un contexte favorable aux républicains, l'écart avec son adversaire démocrate s'est néanmoins resserré considérablement à deux mois de l'élection du mois de novembre[3],[4]. Il est élu sénateur le 2 novembre 2010 avec près de 56 % des voix contre Jack Conway. L'annonce de sa victoire, tôt dans la soirée, en fait le premier membre du Tea Party élu sénateur républicain[5],[6]. Il devient ainsi sénateur de classe 3 du Kentucky.

En 2013, il monopolise la parole au Sénat pendant 13 heures d'affilée[7]. Il se fait également connaître et apprécier du public conservateur lors des réunions de l'institution CPAC, où il remporte une série de sondages internes trois années de suite, en 2013[8], 2014[9] et 2015[10]. Ses ambitions personnelles et les sondages favorables poussent ensuite Rand Paul à s'écarter du Sénat pour lancer sa campagne présidentielle.

Primaires présidentielles républicaines de 2016[modifier | modifier le code]

Rand Paul en campagne dans l'Iowa.

La défaite de Mitt Romney face à Barack Obama lors de l'élection présidentielle de 2012 ravive beaucoup d'ambitions au sein du Parti Républicain. Rand Paul représente les idées libertariennes au sein de son parti et au Sénat depuis 2010. Il est souvent cité comme un potentiel candidat à la Maison Blanche[11]. Certains sondages réalisés en 2013 et en 2014 le placent même en tête des intentions de vote en vue des primaires républicaines dans les deux premiers États à voter, l'Iowa [12]et le New Hampshire[13], ainsi qu'au niveau national[14].

Le 7 avril 2015, il annonce sa candidature aux primaires républicaines de 2016[15]. Mais la percée de Donald Trump dès le mois de juin éclipse sa campagne. À la traîne dans les sondages depuis l'été, il se retire des primaires après le caucus de l'Iowa, où il obtient environ 4,5 % des voix[16]. Malgré ses divergences politiques avec le favori républicain, Rand Paul annonce en mai 2016 qu'il soutient Donald Trump pour l'élection présidentielle[17].

Rand Paul cherche ensuite à remporter un second mandat au Sénat. Il retourne donc dans son État du Kentucky et concentre ses forces en vue des élections sénatoriales de la même année. Il bat sans difficulté le 8 novembre son adversaire principal, le démocrate Jim Gray, et est réélu avec un peu plus de 57 % des suffrages exprimés et près de 200 000 voix d'avance[18]. Il effectue donc un meilleur résultat qu'aux élections sénatoriales précédentes, en 2010.

Second mandat au Sénat[modifier | modifier le code]

Bien qu'affilié au Parti républicain, Rand Paul a gardé une voix indépendante depuis le début de la Présidence de Donald Trump. Il s'est notamment opposé à la proposition de remplacement de l'Obamacare, qu'il n'estimait pas assez conservatrice[19]. Il s'est ensuite associé à la proposition de baisses d'impôts du Président Trump en octobre 2017[20].

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Rand Paul est marié à Kelley Ashby. Ils vivent à Bowling Green (Kentucky), où celle-ci travaille en tant que journaliste indépendante et assiste son époux dans la gestion de son cabinet d'ophtalmologie[21]. Rand Paul porte un appareil auditif à chaque oreille[22]. Il est de le fils de Ron Paul, ancien candidat aux primaires républicaines pour les élections présidentielles en 2008 et 2012.

Prises de position[modifier | modifier le code]

Rand Paul est l'un des représentants de la branche libertarienne du Parti républicain. Il est un élu du Tea Party, un mouvement politique conservateur allié aux républicains, créé en 2010 pour s'opposer à la politique de Barack Obama. Rand Paul défend une conception minimaliste du rôle de l'État afin de laisser un maximum de pouvoir au secteur privé. Il est favorable au non-cumul des mandats, à la règle d'or budgétaire, et à une réduction massive des dépenses et prélèvements fédéraux. À la différence de son père, non-interventionniste, Rand Paul apparaît comme plus pragmatique sur la politique étrangère. Malgré ses réticences, il concède le rôle d'une présence à l'étranger des forces armées américaines, y compris de bases militaires permanentes[23],[24]. Il s'est néanmoins opposé à toute intervention américaine en Syrie[25].

Historique électoral[modifier | modifier le code]

Sénat[modifier | modifier le code]

Résultats pour le poste de sénateur de classe 3 du Kentucky[26]
Année Rand Paul Parti démocrate
2010 55,7 % 44,3 %
2016 57,3 % 42,7 %

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • (en) The Tea Party Goes to Washington, Center Street, , 272 p.
  • (en) Government Bullies, Center Street, , 280 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) "About Rand Paul". RAND PAC – Reinventing A New Direction PAC. consulté le 2 avril 2015.
  2. Benoît Malbranque, Rand Paul ou le réveil de l'Amérique, Institut Coppet, 212 p. (ISBN 978-1500918071, lire en ligne), p. 24-25.
  3. « Tea Party – Atout ou épine au pied ? », sur lcn.canoe.ca, 28 août 2010.
  4. « États-Unis – Rand Paul suscite la polémique », courrierinternational.com, 21 mai 2010.
  5. (en) « G.O.P. Captures House, but Not Senate », sur nytimes.com, 2 novembre 2010.
  6. « USA : Rand Paul, premier candidat du Tea Party élu sénateur républicain (médias) », sur 24heures.ch.
  7. (en) Philip Ewing, « Rand Paul pulls plug on nearly 13-hour filibuster », Politico,‎ (lire en ligne).
  8. (en) Stephen Dinan et David Sherfinski, « Rand Paul wins The Washington Times-CPAC 2013 Straw Poll », The Washington Times,‎ (lire en ligne).
  9. (en) Seth McLaughlin et Stephen Dinan, « Rand Paul wins 2014 CPAC straw poll, Ted Cruz finishes a distant second », The Washington Times,‎ (lire en ligne).
  10. « Rand Paul Wins 2015 CPAC Straw Poll », Bloomberg.com/politics,‎ (lire en ligne).
  11. (en) Jim Newell, « CPAC 2014: Rand Paul wins 2016 straw poll with appeals to personal liberty », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne).
  12. « RealClearPolitics - Election 2016 - Iowa Republican Presidential Caucus », sur www.realclearpolitics.com (consulté le 27 novembre 2016).
  13. « RealClearPolitics - Election 2016 - New Hampshire Republican Presidential Primary », sur www.realclearpolitics.com (consulté le 27 novembre 2016).
  14. « RealClearPolitics - Election 2016 - 2016 Republican Presidential Nomination », sur www.realclearpolitics.com (consulté le 27 novembre 2016).
  15. « Rand Paul Announces Run for Republican Nomination in 2016 », The New York Times, 7 avril 2015.
  16. Le libertarien Rand Paul se retire de la primaire républicaine,Le monde, 3 février 2016
  17. (en) « Rand Paul Supports Trump as Nominee: ‘I Stand by That Pledge’ », Breitbart,‎ (lire en ligne).
  18. (en) Gianna Caserta, « Sen. Rand Paul wins re-election, defeats Lexington Mayor Jim Gray », WLKY,‎ (lire en ligne).
  19. (en) « Why Rand Paul opposes the GOP Obamacare repeal bill », sur cnn.com, (consulté le 2 novembre 2017)
  20. (en) « Trump tax cut plan gains momentum after U.S. budget vote », sur uk.reuters.com, (consulté le 2 novembre 2017)
  21. (en) Pam Cassady, « Local tie to Paul - RHS grad a daughter-in-law to Republican president hopeful », News-Democrat & Leader, p. A-1, 30 octobre 2007. Consulté le 5 mars 2014.
  22. (en) Monica Langley, « Rand Paul Tries to Transform a Moment Into a Movement », The Wall Street Journal, p. A1, 22 avril 2013. Consulté le 5 mars 2014.
  23. (en) Jon. Ward, « Rand Paul Supports Some Military Bases On Foreign Soil, A Big Difference From His Dad », The Huffington Post, 1er avril 2013, consulté le 5 mars 2014.
  24. (en) W. James Antle, « Rand Paul calls for less interventionist GOP foreign policy », The Daily Calle, 6 février 2013. Consulté le 5 mars 2014.
  25. Igor Bobic Associate Politics Editor et The Huffington Post, « Rand Paul Opposes Obama's Plan To Arm Syrian Rebels In Fight Against ISIS », sur The Huffington Post, (consulté le 27 novembre 2016).
  26. (en) « Rand Paul », sur ballotpedia.org (consulté le 9 janvier 2016).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]