Élections sénatoriales américaines de 2016

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Élections sénatoriales américaines de 2016
34 sénateurs sur 100 à élire
Type d’élection Élections sénatoriales
Mitch McConnell official portrait 112th Congress.jpg Parti républicain – Mitch McConnell
Voix 40 402 790
42,4 %
 −9,3
Sièges obtenus 52  −2
Chuck Schumer official photo (cropped).jpg Parti démocrate – Chuck Schumer
Voix 51 496 682
53,8 %
 +10
Sièges obtenus 46  +2
Carte des sénateurs sortants
Carte
  •      Démocrate se représentant
  •      Démocrate ne se représentant pas

  •      Républicain se représentant
  •      Républicain ne se représentant pas

  •      Pas d'élection
Leader de la majorité du Sénat
Sortant Élu
Mitch McConnell
Parti républicain
Mitch McConnell
Parti républicain

Les élections sénatoriales américaines de 2016 sont un ensemble d'élections qui se tiennent le , dans le but de renouveler 34 sièges, dits de « classe 3 », des 100 sièges du Sénat des États-Unis, chambre haute du Congrès des États-Unis. Le mandat des sénateurs dure six ans, à compter du pour se terminer le . À la veille des élections, 24 des 34 sièges en jeu sont détenus par les républicains contre 10 pour les démocrates.

Ces élections se déroulent en même temps que l'élection présidentielle qui conduit à la victoire du républicain Donald Trump et les élections à la Chambre des représentants, où le Parti républicain conserve la majorité. Les démocrates arrivent à reprendre au Sénat 2 sièges aux républicains, mais ces derniers conservent une majorité de 52 mandats à l'assemblée.

Contexte[modifier | modifier le code]

Lors des élections sénatoriales de 2014, renouvelant les sénateurs de « classe 2 », le Parti républicain s'est emparé du Sénat en remportant 9 sièges détenus par le Parti démocrate, qui contrôlait la chambre haute du Congrès depuis 2006[1].

Les élections de 2016 renouvellent 34 sièges dits de « classe 3 », sur les 100 que comptent le Sénat. Le précédent renouvellement en 2010 avait vu les démocrates perdre 6 sièges au profit des républicains[2]. Ces élections furent marquées par une vague républicaine[3], notamment en faveur de candidats soutenus par le Tea Party[4].

Les démocrates pensent être en mesure de reprendre le Sénat aux républicains, qui détiennent 24 des 34 sièges en jeu contre 10 pour les démocrates. Parmi les 24 sièges républicains, 7 ont été remportés par Barack Obama en 2008 et 2012[3]. Ron Johnson et Mark Kirk, républicains élus dans des États démocrates (Wisconsin et Illinois), sont considérés comme les sénateurs les plus menacés. La Floride, le Nevada, le New Hampshire, l'Ohio et la Pennsylvanie devraient également être âprement disputés[5]. Les sièges de Richard Burr (républicain, Caroline du Nord) et Michael Bennet (démocrate, Colorado) pourraient également basculer[3],[6],[7].

Avec le retour en politique d'Evan Bayh (démocrate) en , le siège de l'Indiana est lui aussi susceptible de changer de camp[8],[9]. Au cours de la campagne, l'Ohio semble davantage acquis aux républicains grâce à la bonne campagne du sénateur Portman, mais dans le Missouri c'est la campagne du démocrate Jason Kander qui menace le sénateur Blunt[10].

Situation par État[modifier | modifier le code]

État Sortant Statut Résultats[11]
Sénateur Parti Élu depuis
Alabama Shelby, RichardRichard Shelby Républicain 1986 Se représente Richard Shelby (R) : 64,2 %
Ron Crumpton (D) : 35,8 %
Alaska Murkowski, LisaLisa Murkowski Républicain 2002 (nommée)
2004
Se représente Lisa Murkowski (R) : 44,3 %
Joe Miller (L) : 29,5 %
Margaret Stock (I) : 13,7 %
Ray Metcalfe (D) : 11,1 %
Arizona McCain, JohnJohn McCain Républicain 1986 Se représente John McCain (R) : 53,3 %
Ann Kirkpatrick (D) : 41,2 %
Arkansas Boozman, JohnJohn Boozman Républicain 2010 Se représente John Boozman (R) : 59,8 %
Connor Eldridge (D) : 36,2 %
Californie Boxer, BarbaraBarbara Boxer Démocrate 1992 Ne se représente pas Kamala Harris (D) : 62,5 %
Loretta Sánchez (D) : 37,5 %
Caroline du Nord Burr, RichardRichard Burr Républicain 2004 Se représente Richard Burr (R) : 51,1 %
Deborah Ross (D) : 45,3 %
Caroline du Sud Scott, TimTim Scott Républicain 2013 (nommé)
2014
Se représente Tim Scott (R) : 60,5 %
Thomas Dixon (D) : 37 %
Colorado Bennet, MichaelMichael Bennet Démocrate 2009 (nommé)
2010
Se représente Michael Bennet (D) : 48,9 %
Darryl Glenn (R) : 45,8 %
Connecticut Blumenthal, RichardRichard Blumenthal Démocrate 2010 Se représente Richard Blumenthal (D) : 62,5 %
Dan Carter (R) : 35,3 %
Dakota du Nord Hoeven, JohnJohn Hoeven Républicain 2010 Se représente John Hoeven (R) : 78,6 %
Eliot Glassheim (D) : 17 %
Dakota du Sud Thune, JohnJohn Thune Républicain 2004 Se représente John Thune (R) : 71,8 %
Jay Williams (D) : 28,2 %
Floride Rubio, MarcoMarco Rubio Républicain 2010 Se représente Marco Rubio (R) : 52 %
Patrick Murphy (D) : 44,3 %
Géorgie Isakson, JohnnyJohnny Isakson Républicain 2004 Se représente Johnny Isakson (R) : 55 %
Jim Barksdale (D) : 40,8 %
Hawaï Schatz, BrianBrian Schatz Démocrate 2012 (nommé)
2014 (partielle)
Se représente Brian Schatz (D) : 73,6 %
John Carroll (R) : 22,2 %
Idaho Crapo, MikeMike Crapo Républicain 1998 Se représente Mike Crapo (R) : 66,1 %
Jerry Sturgill (D) : 27,8 %
Illinois Kirk, MarkMark Kirk Républicain 2010 Se représente Tammy Duckworth (D) : 54,4 %
Mark Kirk (R) : 40,2 %
Indiana Coats, DanDan Coats Républicain 1989 (nommé)
1990 (partielle)
Ne se représente pas Todd Young (R) : 52,2 %
Evan Bayh (D) : 42,4 %
Iowa Grassley, ChuckChuck Grassley Républicain 1980 Se représente Chuck Grassley (R) : 60,2 %
Patty Judge (D) : 35,7 %
Kansas Moran, JerryJerry Moran Républicain 2010 Se représente Jerry Moran (R) : 62,4 %
Patrick Wiesner (D) : 62,1 %
Kentucky Paul, RandRand Paul Républicain 2010 Se représente Rand Paul (R) : 57,3 %
Jim Gray (D) : 42,7 %
Louisiane Vitter, DavidDavid Vitter Républicain 2004 Ne se représente pas John Kennedy (R) : 60,7 %
Foster Campbell (D) : 39,3 %
Maryland Mikulski, BarbaraBarbara Mikulski Démocrate 1986 Ne se représente pas Chris Van Hollen (D) : 60,4 %
Kathy Szeliga (R) : 36,4 %
Missouri Blunt, RoyRoy Blunt Républicain 2010 Se représente Roy Blunt (R) : 49,4 %
Jason Kander (D) : 46,2 %
Nevada Reid, HarryHarry Reid Démocrate 1986 Ne se représente pas Catherine Cortez Masto (D) : 47,1 %
Joe Heck (R) : 44,7 %
New Hampshire Ayotte, KellyKelly Ayotte Républicain 2010 Se représente Maggie Hassan (D) : 48 %
Kelly Ayotte (R) : 47,9 %
New York Schumer, ChuckChuck Schumer Démocrate 1998 Se représente Chuck Schumer (D) : 70,4 %
Wendy Long (R) : 27,4 %
Ohio Portman, RobRob Portman Républicain 2010 Se représente Rob Portman (R) : 58,3 %
Ted Strickland (D) : 36,9 %
Oklahoma Lankford, JamesJames Lankford Républicain 2014 (partielle) Se représente James Lankford (R) : 67,7 %
Mike Workman (D) : 24,6 %
Oregon Wyden, RonRon Wyden Démocrate 1996 (partielle) Se représente Ron Wyden (D) : 56,7 %
Mark Callahan (R) : 33,6 %
Pennsylvanie Toomey, PatPat Toomey Républicain 2010 Se représente Pat Toomey (R) : 48,9 %
Katie McGinty (D) : 47,2 %
Utah Lee, MikeMike Lee Républicain 2010 Se représente Mike Lee (R) : 68,1 %
Misty Snow (D) : 27,3 %
Vermont Leahy, PatrickPatrick Leahy Démocrate 1974 Se représente Patrick Leahy (D) : 61,3 %
Scott Milne (R) : 33 %
Washington Murray, PattyPatty Murray Démocrate 1992 Se représente Patty Murray (D) : 60,2 %
Chris Vance (R) : 39,8 %
Wisconsin Johnson, RonRon Johnson Républicain 2010 Se représente Ron Johnson (R) : 50,2 %
Russ Feingold (D) : 46,8 %

Liste des élections[modifier | modifier le code]

Alabama[modifier | modifier le code]

En 2010, le républicain Richard Shelby est réélu avec 65,3 % des voix[2].

Âgé de 81 ans, Shelby est candidat à sa réélection. Il remporte l'une des primaires les plus difficiles de sa carrière[12], réunissant 65 % des voix contre 28 % pour son plus proche adversaire, l'ancien capitaine des Marines Jonathan McConnell[13]. La primaire démocrate est remportée par Ron Crumpton[13].

Alaska[modifier | modifier le code]

En 2010, la sénatrice sortante modérée Lisa Murkowski est battue durant la primaire républicaine par Joe Miller, soutenu par Sarah Palin. Elle est néanmoins réélue en tant que « write-in » (les électeurs ayant eux-mêmes écrit son nom sur les bulletins) avec 39,3 % des voix contre 35,3 % à Miller et 23,3 % au démocrate Scott McAdams[4],[14].

Pour éviter la débâcle de 2010, Murkowski débute sa campagne plus tôt et dépense davantage d'argent que lors des précédentes primaires. Parmi ses principaux challengers, Joe Miller et l'ancien maire d'Anchorage Dan Sullivan renoncent finalement à se présenter. Elle remporte facilement la primaire républicaine avec 72 % des suffrages. Du côté démocrate, c'est Ray Metcalfe qui remporte la primaire. Le siège est considéré comme sûr pour les républicains et Murkowski devient la favorite pour l'élection générale de [14].

Joe Miller, qui avait battu Murkowski lors de la primaire républicaine de 2010, annonce en sa candidature sous les couleurs du Parti libertarien. Face à cette répétition du duel de 2010, l'ancien sénateur démocrate Mark Begich — battu en 2014 — envisage de se présenter en tant que « write-in »[15].

Arizona[modifier | modifier le code]

En 2010, le républicain John McCain, candidat à l'élection présidentielle en 2008, est réélu avec 59,1 % des voix[2].

À 80 ans et après avoir effectué cinq mandats, John McCain annonce être candidat à sa réélection[16]. Lors d'une élection primaire organisée le , il remporte la nomination républicaine avec 51,7 % des suffrages, face à la sénatrice d'État Kelli Ward[17] (39,2 %), au militant pro-FairTax Alex Meluskey[18] (5,5 %) et au présentateur radio Clair Van Steenwyk[19] (3,6 %)[20].

Côté démocrate, la représentante Ann Kirkpatrick[21] se retrouve sans adversaire, à la suite du retrait de Lennie Clark, enseignante pro-Bernie Sanders[22].

John McCain est considéré comme le favori de l'élection. Malgré quelques sondages contradictoires, la plupart des enquêtes d'opinion donnent une large avance au républicain. Kirkpatrick espère cependant bénéficier des relativement bons résultats d'Hillary Clinton dans cet État traditionnellement conservateur[23].

Arkansas[modifier | modifier le code]

En 2010, le représentant républicain John Boozman, favori des sondages, l'emporte largement face à la sénatrice sortante, Blanche Lincoln, remportant 57,9 % des voix contre 37 % pour la démocrate[4].

Boozman, bien que relativement peu connu par les électeurs, se représente. Il remporte la primaire républicaine avec 76 % des voix face à Curtis Coleman. Le candidat démocrate est Conner Eldridge, un ancien procureur du district ouest de l'Arkansas[24].

Californie[modifier | modifier le code]

En 2010, la démocrate Barbara Boxer est réélue avec 52,2 % des voix face à la républicaine Carly Fiorina, à 42,2 %[4].

Sénatrice depuis 1992, Boxer annonce en qu'elle ne se représentera pas pour un cinquième mandat. Quelques jours plus tard, la procureure générale Kamala Harris déclare sa candidature pour le siège vacant. En , une autre démocrate annonce sa candidature, la représentante Loretta Sánchez. Du côté républicain, plusieurs candidats relativement peu connus se présentent[25].

En , les délégués du Parti démocrate californien décident à 78 % d'apporter leur soutien à Harris[26], considérée comme plus « à gauche » que Sanchez[27].

Depuis 2010, la Californie a adopté le système de « top-two primary » dans lequel seuls les deux candidats arrivant en tête de l'élection primaire peuvent participer à l'élection générale. 34 candidats participent à la primaire. Le 7 juin, Harris arrive en tête de la primaire avec 40,3 % des voix, devançant largement Sanchez qui obtient 18,4 % des suffrages. Les candidats républicains sont distancés : le premier républicain, Duf Sundheim, plafonne à 8 %. Les autres candidats ne dépassent pas les 5 % des voix[28]. Pour la première fois, aucun candidat républicain n'est présent sur les bulletins de vote lors de l'élection générale, en [25].

Résultats de l'élection primaire.
  •      Kamala Harris
  •      Loretta Sánchez
  •      Phil Wyman
  • Résultats de l'élection sénatoriale en Californie[28]
    Candidats ayant obtenu au moins 1 % des voix
    Candidat(e) Parti Primaire Générale
    Voix % Voix %
    Kamala Harris Démocrate 2 755 029 40,4 4 870 559 62,5
    Loretta Sánchez Démocrate 1 259 887 18,4 2 919 063 37,5
    Duf Sundheim Républicain 549 461 8,0
    Phil Wyman Républicain 325 278 4,8
    Thomas G. Del Beccaro Républicain 301 046 4,4
    Greg Conlon Républicain 214 033 3,1
    Steve Stokes Démocrate 143 881 2,1
    George C. Yang Républicain 104 150 1,5
    Karen Roseberry Républicain 100 182 1,5
    Gail K. Lightfoot Libertarien 87 584 1,3
    Tom Palzer Républicain 85 863 1,3
    Ron Unz Républicain 84 567 1,2
    Massie Munroe Démocrate 82 286 1,2
    Eleanor García Indépendante 81 401 1,2
    Pamela Elizondo Vert 79 703 1,2

    Caroline du Nord[modifier | modifier le code]

    En 2010, le républicain Richard Burr est réélu avec 54,8 % des voix[2].

    Burr, qui préside le Senate Intelligence Committee, sort vainqueur de la primaire républicaine avec 61 % des voix, contre 25 % à son plus proche opposant, Greg Brannon[29]. Après les refus de l'ancienne sénatrice Kay Hagan et du secrétaire aux Transports Anthony Foxx de postuler, l'establishment démocrate soutient Deborah Ross, ancienne directrice de l'ACLU[30]. Elle remporte la primaire démocrate avec 62 % des suffrages, loin devant le maire de Spring Lakeham Chris Rey (16 %) ou encore l'homme d'affaires Kevin Griffin[29].

    Richard Burr est d'abord considéré comme le favori de la course. Cependant, Ross parvient à lever plus de fonds que Burr et rattrape son retard dans les sondages au cours de l'été. Elle pourrait également bénéficier du rejet des candidats républicains à la présidentielle et au poste de gouverneur, Donald Trump et Pat McCrory[31].

    Caroline du Sud[modifier | modifier le code]

    En 2010, le républicain Jim DeMint est réélu avec 62,5 % des voix[2]. Après la démission de DeMint, Tim Scott est nommé pour le remplacer. Il est élu en avec 55 % des suffrages et devient le premier sénateur noir du Sud des États-Unis[32].

    Tim Scott ne rencontre pas d'opposition dans la primaire républicaine. Thomas Dixon, un pasteur de North Charleston, est le seul candidat dans la primaire démocrate[33].

    Colorado[modifier | modifier le code]

    En 2010, le sénateur sortant Michael Bennet (démocrate), nommé en 2009, est élu pour un mandat complet en battant de justesse le républicain Ken Buck (48,1 % contre 46,4%)[4].

    Darryl Glenn, membre de la commission du comté d'El Paso soutenu par l'ultraconservateur Ted Cruz, remporte les primaires républicaines. Sa victoire avec 37,7 % des voix est vue comme une surprise face à des adversaires millionnaires[34]. Selon les analystes, l'investiture de ce tenant de l'aile droite du Parti républicain renforce les perspectives de réélection de Bennet, qui dispose par ailleurs de ressources financières nettement plus importantes[35].

    Connecticut[modifier | modifier le code]

    En 2010, le procureur démocrate Richard Blumenthal l'emporte face à la productrice de catch Linda McMahon, rassemblant 55,2 % des voix contre 43,2 % pour la républicaine[4].

    Richard Blumenthal est candidat à un nouveau mandat. Chez les républicains, le représentant du Connecticut Dan Carter est désigné comme candidat au Sénat lors de la convention du parti en . Puisqu'il remporte plus de 85 % des suffrages, il évite une primaire au mois d'[36].

    Dakota du Nord[modifier | modifier le code]

    En 2010, le gouveneur républicain John Hoeven est élu triomphalement avec 76,2 % des voix[2]. Il est candidat à sa succession[37].

    Eliot Glassheim, membre de la Chambre des représentants du Dakota du Nord depuis 1993, est le candidat démocrate[38].

    Dakota du Sud[modifier | modifier le code]

    En 2010, le républicain John Thune est réélu sans opposition[2].

    John Thune se représente pour un troisième mandat. Face à ce sénateur populaire, troisième homme du Sénat républicain, les démocrates semblent avoir des difficultés à trouver un candidat[39]. Finalement, le candidat démocrate est un homme d'affaires de Yankton, Jay Williams. En faveur de l'avortement, du contrôle des armes à feu, de la légalisation de la marijuana ou encore d'une sécurité sociale universelle, son élection serait considérée comme un miracle dans cet État conservateur[40].

    Floride[modifier | modifier le code]

    Marco Rubio, favori du Tea Party, est élu sénateur républicain de Floride en 2010 avec 48,9 % des suffrages contre l'ancien gouverneur républicain devenu indépendant Charlie Crist (29,7 %) et le représentant démocrate Kendrick Meek (20,2 %)[4].

    Rubio annonce dès 2015 qu'il ne se représentera pas pour participer aux primaires présidentielles du Parti républicain. Le lieutenant-gouverneur Carlos López-Cantera est soutenu par Rubio pour lui succéder. Cependant, après l'échec de Rubio à obtenir l'investiture républicaine, plusieurs voix s'élèvent au sein du parti pour lui demander de se représenter. L'élection de Floride est vue comme décisive pour le contrôle du Sénat et Rubio est plus connu que les nombreux candidats républicains au poste. Le 22 juin, quelques jours avant la fin du dépôt des candidatures, Rubio annonce être finalement candidat à sa réélection. En conséquence, David Jolly et Ron DeSantis se retirent de la course pour se représenter à la Chambre des représentants ; Lopez-Cantera met également fin à sa campagne pour le Sénat[41]. Rubio remporte largement la primaire républicaine avec 72 % des suffrages contre 18 % pour l'homme d'affaires Carloes Beruff et 3 % pour un troisième candidat, Ernie Rivera[42].

    Du côté démocrate, les primaires opposent les représentants Patrick Murphy, soutenu par l'establishment démocrate, et Alan Grayson, considéré comme plus à gauche et connu pour « son penchant pour la controverse »[43]. Grayson fait l'objet d'une enquête pour des manquements aux règles d'éthique de la Chambre des représentants et est accusé par son ex-femme de violences conjugales[44]. Les autres candidats sont l'avocate et vétéran de la Navy Pam Keith, l'homme d'affaires Rocky De La Fuente et l'avocat Reginald Luster. Murphy arrive largement en tête de la primaire démocrate avec 59 % des voix. Un temps donné au coude-à-coude dans les sondages avec Murphy, Grayson ne réunit que 18 % des suffrages[42], talonné par Keith.

    Durant la campagne, Murphy est accusé d'avoir enjolivé son CV. Le démocrate critique en retour Rubio qui refuse de s'engager à servir un mandat complet. Selon Murphy, l'élection n'est pour le républicain qu'un marche-pied vers une autre campagne présidentielle. Alors que le siège semblait une bonne opportunité de prise pour les démocrates, Rubio domine les sondages depuis son retour dans la course[45].

    Géorgie[modifier | modifier le code]

    En 2010, le républicain Johnny Isakson est réélu avec 58,3 % des voix[2]. En 2015, il annonce être candidat à sa réélection, bien qu'ayant été diagnostiqué avec la maladie de Parkinson[46]. Mary Kay Bacallao et Derrick Grayson se portent également candidats à la primaire républicaine, qui est finalement remportée par Johnny Isakson avec plus de 75 % des suffrages[47].

    La primaire démocrate est quant à elle remportée par le millionnaire Jim F. Barksdale face à Cheryl Copeland[47].

    Hawaï[modifier | modifier le code]

    En 2010, le démocrate Daniel Inouye est réélu largement avec 74,8 % des voix[2]. Il décède cependant en 2012. Brian Schatz est nommé pour le remplacer et remporte l'élection partielle de 2014 pour terminer son mandat[48].

    Schatz remporte largement la primaire démocrate avec plus de 80 % des voix[49]. John Carroll arrive en tête de la primaire républicaine[48].

    Idaho[modifier | modifier le code]

    En 2010, le républicain Mike Crapo est largement réélu avec 71,2 % des voix[2].

    En 2013, Crapo est arrêté pour conduite sous l'empire d'un état alcoolique. Pourtant, Crapo n'est pas supposé boire d'alcool en tant que mormon pratiquant. Après cet événement, la presse locale s'attend à ce que d'autres républicains se présentent face à lui. Le , Crapo remporte cependant la primaire républicaine sans opposition. L'homme d'affaires de Boise Jerry Sturgill est quant à lui l'unique candidat de la primaire démocrate[50].

    Illinois[modifier | modifier le code]

    En 2010, le républicain Mark Kirk remporte l'ancien siège du président Barack Obama, en récoltant 48 % des voix contre 46,4 % pour le démocrate Alexi Giannoulias[4].

    Élu dans un État majoritairement démocrate, Kirk est considéré comme le sénateur le plus en danger de ces élections[51]. En 2012, il est victime d'un AVC et passe un an loin du Sénat. Républicain modéré, il est accusé par son adversaire James Marter d'abandonner les valeurs conservatrices traditionnelles. Kirk bat cependant largement Marter lors de la primaire républicaine avec 70,7 % des suffrages. La représentante Tammy Duckworth, ancienne pilote d'hélicoptère dans l'armée amputée des deux jambes, remporte la primaire démocrate avec 64,3 % des voix face à la présidente de la Chicago Urban League Andrea Zopp (24 %) et au sénateur d’État Napoleon Harris (11,6 %)[52],[53].

    Indiana[modifier | modifier le code]

    En 2010, l'ancien sénateur républicain Dan Coats reprend le siège de l'Indiana aux démocrates avec 54,6 % des voix contre 40 % pour le représentant Brad Ellsworth[4].

    Coats n'est pas candidat à nouveau mandat. Le représentant Todd Young, soutenu par Mitch McConnell et la Chambre de commerce, remporte largement les primaires républicaines face à son collègue Marlin Stutzman avec 65 % des voix. Baron Hill, qui avait perdu son siège de représentant en 2010 face à Young, est le candidat démocrate[54]. Hill se retire cependant de la course en , estimant qu'il n'est pas à même de remporter l'État. Evan Bayh, sénateur jusqu'en 2010, devient alors le candidat démocrate. Le siège, jusqu'à présent considéré comme sûr pour les républicains, devient indécis en raison de la popularité de Bayh, qui dispose de larges fonds hérités de ses précédentes campagnes[8].

    Lors des premiers sondages sur le duel Bayh-Young, c'est l'ancien sénateur qui arrive en tête[9]. Bayh cependant est fortement attaqué par les républicains dès son retour : ils l'accusent d'avoir été absent de l'Indiana depuis sa retraite politique, d'avoir soutenu Barack Obama et d'avoir utilisé ses relations politiques pour s'enrichir. Après ces attaques, l'avance de Bayh s'effondre et les deux candidats sont au coude-à-coude[55].

    Iowa[modifier | modifier le code]

    En 2010, le républicain Chuck Grassley est largement réélu avec 64,4 % des voix[2].

    Âgé de 82 ans, Grassley est désigné candidat des républicains pour un septième mandat sans opposition[56]. L'ancienne lieutenant-gouverneure Patty Judge gagne la primaire démocrate avec 48 % des voix, face à trois autres candidats[57]. Les démocrates attaquent Grassley, président du comité judiciaire du Sénat, pour son refus d'auditionner Merrick Garland, nommé par Barack Obama à la Cour suprême[56],[58].

    Même s'il reste en tête des sondages, le sénateur sortant atteint des scores relativement bas (autour de 50 %) par rapport aux précédentes élections[56],[57]. En effet, depuis son élection au Sénat, Grassley a toujours été réélu avec plus de 64 % des suffrages[58].

    Kansas[modifier | modifier le code]

    En 2010, le représentant républicain Jerry Moran est facilement élu avec 70,1 % des voix[2].

    Kentucky[modifier | modifier le code]

    En 2010, le républicain Rand Paul, connu pour ses positions libertariennes, remporte le siège avec 55,7 % des voix face au procureur général du Kentucky Jack Conway (44,3 %)[4].

    Rand Paul est candidat à l'élection présidentielle et fait changer les dates des primaires : le Parti républicain de l'État avance la primaire présidentielle en et celle du Sénat en pour permettre la candidature de Paul en cas d'échec à la présidentielle. Paul se retire de la course présidentielle puis remporte la primaire républicaine. Du côté démocrate, c'est le maire de Lexington, Jim Gray, qui arrive en tête de la primaire[59]. Paul critique principalement l'administration Obama tandis que Gray estime que la fonction présidentielle est tout ce qui intéresse le sénateur sortant[60]. S'il était élu, Gray serait le premier homme ouvertement homosexuel au Sénat. L'État est cependant profondément républicain[59].

    Louisiane[modifier | modifier le code]

    En 2010, le républicain David Vitter est confortablement réélu face à Charlie Melancon, obtenant 56,6 % des voix contre 37,7 % pour son adversaire démocrate[4].

    Après son échec lors de l'élection du gouverneur de Louisiane en 2015, Vitter annonce qu'il ne sera pas candidat à un nouveau mandat. Parmi les républicains, les représentants Charles Boustany et John Fleming ainsi que le trésorier d'État John Neely Kennedy sont candidats à sa succession[61]. Ce dernier remporte le second tour le avec 61 % des suffrages[62].

    Maryland[modifier | modifier le code]

    En 2010, la démocrate Barbara Mikulski est réélue avec 62,3 % des voix[2].

    Mikulski, la femme ayant servi le plus longtemps au Sénat de l'histoire américaine, décide de ne pas se représenter après 30 ans de mandat. Dans cet État dominé par les démocrates, les représentants Donna Edwards et Chris Van Hollen s'affrontent dans une primaire difficile. Edwards met en avant son parcours de mère célibataire afro-américaine et dépeint Van Hollen comme un homme du statu quo[63]. Cependant, les deux candidats ont des votes similaires à la Chambre des représentants et Van Hollen est soutenu par les leaders du Parti démocrate. Van Hollen remporte la primaire démocrate avec 53 % des voix, contre 39 % en faveur d'Edwards. Kathy Szeliga remporte quant à elle la primaire républicaine face à 13 autres candidats[64].

    Missouri[modifier | modifier le code]

    En 2010, le représentant républicain Roy Blunt est élu avec 54,2 % des voix face à la secrétaire d'État démocrate Robin Carnahan (en) et ses 40,6 %[4].

    Le sénateur remporte facilement la primaire républicaine tandis que le secrétaire d'État Jason Kander fait de même chez les démocrates[65].

    Kander attaque Blunt comme un insider de Washington. Le sénateur a en effet fait partie de la direction de la Chambre des représentants et sa femme, ainsi que trois de ses enfants, sont désormais lobbyistes. En retour, Blunt attaque Kander pour son soutien à Hillary Clinton. Kander attire l'attention des médias nationaux en diffusant une publicité dans laquelle il assemble un AR-15 les yeux bandés. Dans un État pourtant conservateur, l'élection devient étonnement compétitive, Blunt n'ayant que quelques points d'avance sur Kander dans les sondages[10],[66],[67].

    Nevada[modifier | modifier le code]

    En 2010, le leader de la majorité démocrate au Sénat, Harry Reid, est réélu face à la candidate du Tea Party Sharron Angle, en rassemblant 50,3 % des voix contre 44,5 % pour la républicaine[4].

    Reid, désormais leader de la minorité démocrate, n'est pas candidat à sa réélection. Le siège du Nevada est parfois considéré comme l'unique siège pouvant basculer des démocrates aux républicains au cours de ces élections. Reid soutient l'ancienne procureure générale Catherine Cortez Masto pour lui succéder. Face à elle, le candidat républicain est le représentant Joe Heck, élu d'un district partagé entre démocrates et républicains[30].

    New Hampshire[modifier | modifier le code]

    En 2010, la républicaine Kelly Ayotte, soutenue par le Tea Party, l'emporte largement face à son rival démocrate Paul Hodes, 60,1 % des voix contre 36,8 %[4].

    Ayotte est candidate à un nouveau mandat. La gouverneure démocrate, Maggie Hassan, annonce sa candidature en [68]. Ce duel entre deux femmes populaires, dans un État pivot, est vu comme l'une des élections qui décideront de la majorité sénatoriale. Hassan est accusée de délaisser l’État pour mener levées des fonds[30]. Les démocrates tentent de lier Ayotte à Donald Trump, impopulaire. La position de la sénatrice est d'ailleurs hésitante à propos du candidat républicain à la présidentielle : elle choisit d'abord de le soutenir sans appuyer sa candidature (« support without endorsing »), elle dit qu'il est un modèle puis revient sur sa déclaration et annonce finalement voter pour Mike Pence, son colistier[69]. Pour contrer ces attaques, Ayotte se définit comme une candidate indépendante qui pourra s'opposer à la direction de son parti, contrairement à Hassan[70].

    New York[modifier | modifier le code]

    En 2010, le démocrate Chuck Schumer est réélu avec 66,3 % des voix[2].

    Ohio[modifier | modifier le code]

    En 2010, l'ancien représentant républicain Rob Portman bat assez nettement le secrétaire d'État démocrate Lee Fisher, 56,9 % contre 39,4 %[4].

    Dans ce swing state, Portman est d'abord considéré comme en danger. Lors de la primaire républicaine, le sénateur sortant est opposé au conservateur Don Elijah Eckhart qui l'attaque notamment sur sa position en faveur du mariage homosexuel[71]. Il remporte cependant la primaire avec plus de 80 % des suffrages[72]. Dans la primaire démocrate, l'ancien gouverneur Ted Strickland bat le conseil municipal de Cleveland P.G. Sittenfeld, qui le concurrençait sur sa gauche[73].

    Portman critique Strickland sur son bilan à la tête de l’État entre 2007 et 2011, tandis que le démocrate l'attaque pour son soutien au libre-échange[73]. Les sondages donnent longtemps les deux hommes au coude-à-coude. Disposant de fonds plus importants, le sénateur sortant lance d’importantes campagnes de publicité et prend la tête des enquêtes d’opinion à partir de [74]. Durant l'été, Portman reçoit le soutien de plusieurs syndicats qui soutenaient Strickland lors de précédentes élections[75]. Fin , il devance Strickland de 8 points dans les sondages. Portman devenant le favori, les républicains comme les démocrates commencent alors à rediriger leurs fonds vers des élections plus indécises[76].

    Oklahoma[modifier | modifier le code]

    En 2010, le républicain Tom Coburn est largement réélu avec 70,6 % des voix[2].

    Oregon[modifier | modifier le code]

    En 2010, le démocrate Ron Wyden est réélu avec 57,3 % des voix[2].

    Pennsylvanie[modifier | modifier le code]

    En 2010, le républicain Pat Toomey remporte une élection serrée (51 % contre 49 %) face à Joe Sestak[4], tombeur du sénateur sortant Arlen Specter (ancien républicain) lors de la primaire démocrate.

    Alors que Toomey est investi sans opposition, la primaire démocrate est très disputée. Sestak est à nouveau candidat, il affronte notamment Katie McGinty, soutenue par l'etablishement démocrate dont le Président Obama, et John Fetterman, maire de Braddock. Bien que les sondages annonçaient un résultat serré, McGinty remporte la primaire avec 42,5 % des suffrages contre 32,6 % pour Sestak et 19,5 % pour Fetterman[77],[78].

    Dans un État qui vote généralement pour les démocrates à l'élection présidentielle, Toomey doit montrer sa capacité à dépasser les clivages partisans. Il fait notamment diffuser une publicité où Barack Obama le félicite pour sa proposition de loi sur la vérification des antécédents pour les acheteurs d'arme à feu[79]. Devant à la fois convaincre les électeurs de Donald Trump dans l'ouest de l'État et ceux d'Hillary Clinton dans la banlieue de Philadelphie, le sénateur sortant refuse de dire s'il votera ou non pour le candidat républicain à la présidentielle[80]. Avant l'élection, McGinty dispose d'une légère avance dans les sondages publics[79],[80].

    Utah[modifier | modifier le code]

    En 2010, le républicain Mike Lee, candidat du Tea Party, est élu avec 61,6 % des voix[2].

    Lee est candidat à un nouveau mandat et ne rencontre pas d'opposition au sein du Parti républicain de l'Utah. Du côté démocrate, Jonathan Swinton remporte la convention sans atteindre 60 % des voix, une élection primaire est alors organisée[81]. Attaqué pour ses prises de positions conservatrices, notamment sur l'avortement, Swinton est battu par Misty Snow lors de la primaire (40,6 % contre 59,4 %)[82]. Snow devient la première personne transgenre à remporter l'investiture d'un grand parti pour le Sénat[83].

    Vermont[modifier | modifier le code]

    En 2010, le démocrate Patrick Leahy est réélu avec 64,4 % des voix[2].

    Washington[modifier | modifier le code]

    En 2010, la sénatrice démocrate Patty Murray est réélue, en remportant 52,4 % des voix face au républicain libertarien Dino Rossi (47,6 %)[4].

    Wisconsin[modifier | modifier le code]

    En 2010, le sénateur démocrate Russ Feingold est battu après trois mandats par l'homme d'affaires républicain Ron Johnson, 47 % contre 51,9 %[4].

    Avant les primaires du mois d', un match retour de l'élection de 2010 se profile dans l'État. Feingold remporte facilement la primaire démocrate, rassemblant environ 90 % des voix face à un détective peu connu de Kenosha, Scott Harbach[84]. Johnson est le seul candidat dans le camp républicain[85]. Le siège est considéré comme l'un des plus susceptibles de basculer dans le camp démocrate. Feingold domine largement les enquêtes d'opinion durant l'été et les républicains, pensant l'élection jouée, annulent des publicités pour se concentrer sur des élections plus serrées. Cependant, les sondages s'améliorent pour Johnson à la fin du mois d' et des millions de dollars sont dépensés par des groupes extérieurs aux candidats[86].

    Notes et références[modifier | modifier le code]

    Notes[modifier | modifier le code]

    Références[modifier | modifier le code]

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