Royal Bank of Scotland

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Royal Bank of Scotland

Création 1727
Personnages clés Steven Hester (PDG)
Forme juridique Société Anonyme
Siège social Drapeau de Grande-Bretagne Édimbourg, Écosse (Royaume-Uni)
Activité Banque
Effectif environ 120 000 (dates ?)
Site web www.rbs.com
Chiffre d’affaires en diminution 44.443 millions d'euros (2011)
-14,7 %
Résultat net en diminution -3.195 millions d'euros (2011)
-77,8 %
Code banque (BIC) RBOS
Code établissement (IBAN) RBOS
ISIN GB0007547838
Page d'aide sur l'homonymie Ne doit pas être confondu avec Bank of Scotland.

Royal Bank of Scotland, « Banca Rìoghail na h-Alba » en gaélique écossais, en français Banque royale d'Écosse, est l’une des plus vieilles banques britanniques, ayant été fondée à Édimbourg en 1727 par une charte royale. En 2008, c'est la plus grande banque d'Écosse, la seconde du Royaume-Uni et d’Europe, ainsi que la cinquième dans le monde en termes de capitalisation boursière[1]. Elle ne doit pas être confondue avec la Banque d'Écosse.

Le siège de la banque se situe à St Andrew's Square (Place de Saint-André) à Édimbourg. La banque possède des agences et des bureaux en Europe, en Amérique et en Asie. Le groupe est coté sur l’indice FTSE 100 de la bourse de Londres. En 2005, son PDG est Fred A. Goodwin.

La crise financière de 2008 a provoqué une chute de ses actions en bourse de 88,40 % l'an dernier en raison des actifs toxiques qu'elle détenait en ce qui concerne les credit default swaps. Depuis début 2009, l'action a perdu 80,38 % au 20 janvier portant ainsi la baisse à 97,58 % depuis le 1er janvier 2008[2]. Après cette déroute, il est question de vendre l'ensemble de ces actifs d'outre-mer.

Histoire[modifier | modifier le code]

Histoire ancienne[modifier | modifier le code]

Ses origines remonte à 1727, où elle est à Édimbourg par charte royale. En 1783, la banque créée première succursale à Glasgow, et en 1874, la première succursale à Londres.

En 1920, la banque acquiert diverses petites banques anglaises pour former Williams Deacons Bank puis Williams and Glyn’s Bank après la reprise de Glyn Mills & Co.

Deuxième moitié du XXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1972, Williams and Glyn’s Bank fusionne avec la National Commercial Bank of Scotland. En 1980, Williams and Glyn’s Bank tente une OPA hostile sur Hong Kong and Shanghai Banking Corporation, qui échoue. En 1985, elle crée la branche assurance Direct Line. La même année, Williams and Glyn’s Bank prend le nom de Royal Bank of Scotland. En 1988, RBS acquiert la banque américaine Citizens Financial Group of Rhode Island. En 1997, RBS se lance dans le développement d'une banque en ligne.

En 2000, RBS acquiert National Westminster Bank après une bataille boursière avec Bank of Scotland.

En octobre 2007, RBS, avec Fortis et Santander, acquiert la banque néerlandaise ABN AMRO.

Difficulté lors de la crise économique de 2008[modifier | modifier le code]

Carte des activités de RBS en 2008.

Fin novembre 2008, la banque est en faillite. Le gouvernement britannique devient l'actionnaire majoritaire de RBS, à hauteur de 57,9 %, en acquérant pour 15 milliards d'euros d'actions ordinaires et pour 5 milliards d'euros d'actions préférentielles[1]. C'est l'effondrement le plus important qu'ait connu une entreprise britannique[3].

En janvier 2009, RBS annonce des pertes pour l'année financière s'élevant à près de 31 milliards d'euros, conséquences de la radiation d'actifs détenus par ABN AMRO[4], qu'elle avait acquise en octobre 2007. En février 2009, RBS publie ses états financiers : la perte est de 27 milliards d'euros[5]. En octobre 2008, quelques mois avant l'annonce des résultats désastreux de RBS, son PDG, Fred Goodwin, avait quitté son poste en recevant une prime de départ de 700 000 livres par an[5].

En avril 2009, RBS annonce la suppression, sur deux ans, de 9 000 emplois[6].

En décembre 2011, l’État britannique possède 84 % des actifs de la Royal Bank of Scotland. La Financial Services Authority (FSA) publie un rapport sur la faillite de la banque. La principale responsabilité est attribuée à son directeur Fred Goodwin et son équipe, qui ont acheté la banque ABN AMRO en octobre 2007 à un prix élevé alors qu'une crise bancaire commençait à se produire. La FSA se reproche également son propre laxisme lorsqu'elle a autorisé ce rachat que la Royal Bank of Scotland avait des difficultés à financer. Elle critique aussi le Premier ministre d'alors, Gordon Brown, pour avoir mis en place une régulation financière trop faible[3].

Fin octobre 2013, la banque toujours confrontée à des actifs "toxiques" d'un montant de 45 milliards d'euros annonce sa volonté de créer une structure de défaisance interne pour pouvoir les céder et permettre une future privatisation[7].

Scandale de la manipulation du Libor[modifier | modifier le code]

Le 6 février 2013, RBS est condamnée à payer une amende de 612 millions de dollars [8] pour mettre fin aux poursuites dans le scandale de manipulation du taux du Libor[9].

RBS est la troisième banque condamnée à ce sujet, après Barclays et UBS. 21 employés de RBS sont impliquées, et au moins 219 tentatives de manipulation du Libor en yens et d'autres taux ont été constatées entre 2006 et 2010. Selon le régulateur FSA, "la fraude était généralisée", et selon un mail d'un des traders de RBS, "C'est incroyable à quel point manipuler le Libor peut faire gagner de l'argent"[9].

Données financières[modifier | modifier le code]

Données financières en millions d'euros[10]
Année 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014
Produit net bancaire 16 815 19 229 22 754 25 902 28 002
Ebitda 6 451 7 151 8 101 9 763 10 864
Résultat net Part du groupe 3 207 4 039 4 256 5 551 6 497
Effectifs 111 800 119 500 133 300 144 900 100 400

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b AFP, « Londres devient l'actionnaire majoritaire de RBS », Le Devoir,‎ 29 novembre 2008 (lire en ligne)
  2. http://www.euroinvestor.fr/Stock/ShowHistorical.aspx?StockId=357351
  3. a et b « Dirigeants, régulateur et Etat britannique, tous coupables de la chute de Royal Bank of Scotland », Le Monde, 12 décembre 2011.
  4. « Les banques britanniques s'effrondrent », Le Devoir, 23 janvier 2009.
  5. a et b « Le patron de la banque RBS quitte son poste - Une retraite dorée qui fait scandale », Le Devoir, 28 février 2009.
  6. « RBS va supprimer jusqu'à 9000 emplois », Le Devoir, 8 avril 2009.
  7. Royal Bank of Scotland va créer une "bad bank", Le Monde.fr, 1er novembre 2013
  8. http://lexpansion.lexpress.fr/entreprise/liborgate-rbs-condamnee-a-600-millions-de-dollars-d-amende_371673.html, Liborgate: RBS condamnée à 600 millions de dollars d'amende, Liborgate: RBS condamnée à 600 millions de dollars d'amende, L'Expansion.com avec AFP, le 07 février 2013
  9. a et b http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/02/07/scandale-du-libor-rbs-est-a-son-tour-condamnee_1828539_3234.html ,Scandale du Libor : RBS est à son tour condamnée, Le Monde, 07 février 2013, Eric Albert
  10. OpesC

Article connexe[modifier | modifier le code]