Crédit

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Un crédit est une mise à disposition d'argent faite sous forme de prêt par un créancier à un emprunteur. Pour le créancier l'opération est matérialisée par une créance sur l'emprunteur. Pour l'emprunteur , - particulièrement pour une entreprise- le crédit correspond à une ressource financière à caractère temporaire.

Sommaire

[modifier] Etymologie

Le crédit à la consommation est souvent représenté par les carte de crédit.

Le sens étymologique de crédit (participe passé du latin : «credere» , croire) montre bien que cette opération repose sur la confiance accordée à autrui.

[modifier] En finance

Le crédit englobe les diverses activités de prêt d'argent, que ce soit sous la forme de contrats de prêts bancaires ou de délais de paiement d'un fournisseur à un client.

Pour satisfaire les demandes de crédit, une Institution bancaire ou financière peut soit utiliser une épargne préalable dont elle dispose ou l'emprunter à son tour sur le marché monétaire, soit créer le montant emprunté par le mécanisme de création monétaire.

Le crédit est généralement porteur d'un intérêt que doit payer le débiteur (le bénéficiaire du crédit, appelé aussi emprunteur) au créditeur (celui qui accorde le crédit, appelé aussi prêteur).

[modifier] Catégories

Article détaillé : Types de crédits bancaires.

Les banques, qui sont les principaux fournisseurs de crédit, tant aux particuliers qu'aux entreprises, distinguent généralement les crédits à court terme (moins d'un ans), à moyen terme (de 2 à 6 ans), et à long terme (au-delà de 6 ans). Ce découpage n'est pas rigoureux et varie d'une banque à l'autre.

Par ailleurs on distingue généralement :

  • le prêt, une somme fixe et déterminée une fois pour toutes, à rembourser à une ou plusieurs échéances déterminées,
  • le crédit permanent ou le crédit de caisse correspondant au droit d'emprunter à volonté de l'argent à la banque dans des limites de durée et de montant. Pour le bénéficiaire, l'intérêt est d'utiliser l'argent en fonction de son besoin et donc de n'emprunter que le strict nécessaire. Dans ce cas de figure, la banque accorde une autorisation appelée accréditif qui peut être utilisée dans le cadre :
  • d'une ouverture de crédit
  • d'un crédit révolving
  • d'une autorisation de découvert.

[modifier] L'intérêt comme prix du Crédit

[modifier] Détermination de l'intérêt

Les intérêts sont la somme d'argent que l'emprunteur doit rembourser en plus de la somme empruntée (Capital). Si demander des intérêts a été historiquement condamné en tant qu'usure, de nos jours, on justifie le paiement des intérêts par trois arguments :

  • Le risque du prêteur : si certaines personnes ne remboursent pas et ne sont pas solvables, c'est-à-dire que la vente de leurs biens ne permet pas de récupérer la somme prêtée, les intérêts couvrent les pertes.
  • L'inflation : l'inflation entraine une dévaluation continuelle de la monnaie, et les intérêts permettent, entre autres, de récupérer in fine une quantité équivalente d'argent.
  • La rémunération de l'activité bancaire : pour que les banquiers reçoivent une rémunération, il faut qu'il y ait un bénéfice à pratiquer le prêt d'argent.

[modifier] Législation sur l'intérêt en France

En France, la notion d'intérêt s'accompagne d'un taux référent, en l'occurrence ici limite, qui est le taux d'« usure ».

Aux termes de l'article L.313-3 du Code de la consommation, est déclaré usuraire « tout prêt conventionnel consenti à un taux effectif global (TEG) qui excède, au moment où il est consenti, de plus du tiers, le taux effectif moyen pratiqué au cours du trimestre précédent par les établissements de crédit pour des opérations de même nature comportant des risques analogues ». Les seuils de l'usure sont publiés et consultables sur le site de la Banque de France

[modifier] TEG : le taux effectif global

C'est le taux qui est censé représenter le coût réel pour le client usager ; il intègre les coûts associés obligatoires contractuellement, à savoir frais de dossiers, commissions diverses, coût de garanties particulières. Dans la pratique, beaucoup d'éléments sont présentés de manière facultative (exemple des assurances) et ne sont donc pas intégrés dans le TEG. Il faut par ailleurs distinguer encore coûts accessoires liés à des services (maintenance par exemple pour un crédit automobile) aux coûts accessoires d'assurance. La pratique actuelle est de développer des produits et solutions de financement s'apparentant à des locations et ne relevant pas de l'obligation de produire le TEG contractuellement. Il y a en ce domaine un cheminement à faire pour que les professionnels produisent un niveau d'information suffisant et clair. En 1998, la commission européenne a adopté par sa directive n°7 la définition suivante du calcul du TEG, conforme à la mathématique actuarielle : le TEG est tel que la somme algébrique des flux actualisés entrant (+) et sortant (-) est nulle à une date quelconque. Le TEG est le taux annuel, base 365 par convention, équivalent du taux journalier i d'actualisation : (1+TEG) = (1+i)**365. Le flux actualisé FA d'un flux F0 est tel que FA = F0 * (1+i)**N où N est le nombre de jours réels séparant la date de l'échange FA de la date de l'échange F0. On choisit généralement comme date de référence la date la plus élevée des flux. La République française a adopté cette directive dans la loi 2002-927. Il est tout a fait aisé de calculer le TEG d'un crédit avec l'aide d'un tableur.


[modifier] Notes et références

[modifier] Voir aussi

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[modifier] Articles connexes


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