Banque nationale suisse

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Banque nationale suisse
Image illustrative de l'article Banque nationale suisse

Siège Berne et Zurich (Drapeau de la Suisse Suisse)
Coordonnées
géographiques
du siège
46° 56′ 50″ N 7° 26′ 42″ E / 46.947114, 7.44490646° 56′ 50″ Nord 7° 26′ 42″ Est / 46.947114, 7.444906  
Création 1907
Président Thomas Jordan
Zone monétaire Drapeau de la Suisse Suisse
Devise Franc suisse
Code ISO 4217 CHF
Site officiel www.snb.ch

Géolocalisation sur la carte : Suisse

(Voir situation sur carte : Suisse)
Banque nationale suisse
Siège bernois de la Banque nationale suisse sur la place Fédérale

La Banque nationale suisse ou BNS (Schweizerische Nationalbank en allemand, Banca nazionale svizzera en italien, Banca naziunala svizra en romanche, Swiss National Bank en anglais) est la banque centrale de la Suisse.

Activités[modifier | modifier le code]

C'est la banque centrale chargée par le gouvernement suisse de gérer la politique monétaire du pays. La BNS est responsable de la mise en circulation du franc suisse.

  • Elle veille à la stabilité du franc suisse en puisant dans ses réserves d'or et ses réserves monétaires de devise étrangère.
  • Elle gère les comptes que la Confédération a ouvert dans cette banque pour effectuer les paiements.
  • Elle émet les emprunts de la Confédération.
  • Elle conseille la Confédération pour placer temporairement son argent.

Fondement juridique[modifier | modifier le code]

Sa mission est définie dans la constitution et dans la loi sur la Banque nationale

Législation[modifier | modifier le code]

RS.951 Instituts de crédit

Type de société[modifier | modifier le code]

La Banque nationale est une société anonyme fondée en 1907, cotée en bourse, mais régie par une loi spéciale depuis 2002. Les détenteurs du capital sont :

La Confédération suisse ne possède aucune action. La surveillance de la Banque nationale suisse est explicitement exclue du mandat du Contrôle fédéral des finances[1].

Réserves[modifier | modifier le code]

  • 100 milliards de francs

Organe de décision[modifier | modifier le code]

La direction générale est composée de 3 membres nommés par le Conseil fédéral sur proposition du Conseil de banque (l'organe de surveillance de la banque). Ses 3 membres sont le président, le vice-président et un membre du directoire. À la suite de la démission de Philipp Hildebrand[2], le directoire est constitué par Thomas Jordan président ad intérim et Jean-Pierre Danthine[3].

Conseil de banque au 31 mai 2011[4][modifier | modifier le code]

  • Jean Studer, président du Conseil de banque, première nomination en 2007, dernière nomination en 2012
  • Olivier Steimer, vice-président du Conseil de banque, première nomination en 2009, dernière nomination en 2012
  • Gerold Bührer, membre du Conseil de banque, première élection en 2008, dernière nomination en 2012
  • Monika Bütler, membre du Conseil de banque, première élection en 2010, dernière nomination en 2012
  • Alfredo Gysi, membre du Conseil de banque, première nomination en 2011, dernière nomination en 2012
  • Daniel Lampart, membre du Conseil de banque, première élection en 2007, dernière élection en 2012
  • Christoph Lengwiler, membre du Conseil de banque, première nomination en 2012
  • Shelby du Pasquier, membre du Conseil de banque, première nomination en 2012
  • Laura Sadis, membre du Conseil de banque, première nomination en 2007, dernière nomination en 2012
  • Ernst Stocker, membre du Conseil de banque, première nomination en 2010, dernière nomination en 2012
  • Cédric Tille, membre du Conseil de banque, première nomination en 2011, dernière nomination en 2012

Politiques[modifier | modifier le code]

À la suite de son adhésion au FMI en 1992, la Suisse s'est vue contrainte d'abandonner la couverture or du franc suisse (jusqu'alors de 40 %), inscrite dans l'ancienne Constitution. Dans la pratique, cela ne se fit qu'après le règlement final des l'affaire des comptes en déshérence et la création du Fonds suisse en faveur des victimes de l'Holocauste, en 1997, auquel contribua la BNS[5]. Si l'on tient compte de la dévaluation du dollar, ce fut au plus bas historique de ce métal. Ce changement a été inclus dans la nouvelle Constitution entrée en vigueur le 1er janvier 2000, sans large débat politique. Les lois et les ordonnances qui lui sont subordonnées ont été également modifiées. S'appuyant sur cette décision, la BNS a commencé à vendre 1 300 tonnes d'or (1560 jusqu’en septembre 2007) qui, selon elle, n’étaient plus nécessaires comme réserve monétaire[6]. La recette devait être redistribuée aux cantons ou à une assurance sociale, comme le prônait l'Union démocratique du centre. Cette dernière proposition a été rejetée par le peuple[7].

À la suite de la débâcle financière du groupe bancaire UBS, la BNS s'est procurée de l'argent à crédit auprès de la Banque centrale américaine, la Federal Reserve, pour laquelle elle devra payer des intérêts, lesquels sont fixés par les États-Unis. L'indépendance de décision dans la fixation du taux directeur de la BNS pourrait s'en trouver réduit[8]. La BNS a annoncé une perte de 21 milliards de francs sur les opérations de change en 2010[9].

Crise actuelle (2011-…)[modifier | modifier le code]

La Banque nationale suisse(BNS) à Berne
La Banque nationale suisse (BNS) à Zürich

Dès avril 2011, l’euro a commencé à chuter face au franc suisse d'environ 1,3 (1 € = 1,3 CHF) à un minimum de 1,007 le 9 août 2011. Ceci ayant un mauvais impact sur l’économie d’exportation, le 6 septembre 2011, la BNS a commencé à acheter des euros pour maintenir un plancher minimum de 1,20 et ce pour une durée indéterminée[10].

Le cours a ensuite varié au-dessus du plancher, avec un maximum de 1,257 le 18 janvier 2013. Il y a eu une période entre avril et septembre 2012, où le cours était pratiquement tous les jours au niveau plancher ; en effet, il n’y a eu que deux jours où la barrière des 1,205 a été franchie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. entrevue avec Michel Huissoud, vice-directeur du contrôle fédéral des finances, propos recueillis par Arthur Grosjean, « Le contrôleur parle », La Tribune de Genève,‎ 11 janvier 2012, p. 5
  2. Philipp Hildebrand cède à la pression et démissionne, Tribune de Genève, 9 janvier 2012
  3. La page de la Direction générale sur le site officiel de la BNS (réf. 07.01.2010)
  4. http://www.snb.ch/fr/iabout/snb/bodies/id/snb_bodies_council
  5. « Rappel historique sur les fonds en déshérence dans les banques suisses »
  6. « La BNS vend encore 250 tonnes d'or »
  7. « Votation populaire du 22 septembre 2002 »
  8. Horizons et débats, Le taux directeur suisse pris en tenailles par l'Amérique, sous-titré « Economic Hit Men » en Suisse?, par mbü, no 44, 3 novembre 2008, p. 4
  9. Versements de la BNS compromis: les cantons exigent des précisions, swissinfo.ch, 21 janvier 2011
  10. http://www.snb.ch/fr/mmr/reference/pre_20110906/source

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Ferdinand Lips, Gold Wars, FAME.
  • Jean-Marc Berthoud, L'étalon-or suisse et le nouvel ordre mondial.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]