Ali Abdallah Saleh
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| Ali Abdallah Saleh علي عبد الله صالح |
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Ali Abdallah Saleh, en 2004.
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| Fonctions | |
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| 1er président de la République du Yémen | |
| 22 mai 1990 – 27 février 2012[1] (21 ans, 9 mois et 5 jours) |
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| Élection | 23 septembre 1999 |
| Réélection | 22 septembre 2006 |
| Vice-président | Abd al-Rab Mansour al-Hadi |
| Premier ministre | Haider Aboubaker al-Attas Muhammad Said al-Attar Abdul Aziz Abdul Ghani Faraj Said Bin Ghanem Abd al-Karim al-Iryani Abdul Qadir Bajamal Ali Muhammad Mujawar Muhammad Basindawa |
| Prédécesseur | Lui-même (Yémen du Nord) Haider Aboubaker al-Attas (Yémen du Sud) |
| Successeur | Abd al-Rab Mansour al-Hadi |
| 6e président de la République arabe du Yémen (Yémen du Nord) | |
| 18 juillet 1978 – 22 mai 1990 (11 ans, 10 mois et 4 jours) |
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| Premier ministre | Abdul Aziz Abdul Ghani Abd al-Karim al-Iryani Abdul Aziz Abdul Ghani |
| Prédécesseur | Abdul Karim Abdullah al-Arashi |
| Successeur | Lui-même (réunification du Yémen) |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Ali Abdallah Saleh |
| Date de naissance | 21 mars 1942 |
| Lieu de naissance | (Royaume du Yémen) |
| Parti politique | Congrès général du peuple |
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| Présidents de la République du Yémen Présidents de la République arabe du Yémen |
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Ali Abdallah Saleh (en arabe : علي عبد الله صالح, également retranscrit Ali Abdullah Saleh), né le 21 mars 1942, est un homme d'État yéménite. Président de la République arabe du Yémen (Yémen du Nord) de 1978 à 1990, il est président de la République du Yémen entre 1990, année de la réunification des deux États, et 2012. Lors du Printemps arabe, il est confronté en 2011 à une révolte contre son gouvernement. Blessé lors d'une attaque de son palais présidentiel en juin 2011, il demeure absent de son pays pendant plusieurs mois, puis signe un plan de sortie de crise, préparé par les monarchies du golfe persique et qui aboutit à son départ du pouvoir en février 2012.
Sommaire |
[modifier] Biographie
[modifier] Accès au pouvoir
Il rejoignit les forces armées en 1958 avant d'être nommé président de la République arabe du Yémen (Yémen du Nord) suite à l'assassinat du président Ahmad al-Ghashmi le 24 juin 1978. Sa présidence de 1978 à 1990 est fortement marquée par la Guerre froide et la lutte idéologique qui l'opposait à la République démocratique populaire du Yémen (Yémen du Sud).
[modifier] Présidence de la République du Yémen
À la suite de la réunifications des deux Yémen, il est devenu le président de la République du Yémen unifié en 1990 et a soutenu l'Irak de Saddam Hussein lors de la guerre du Golfe[2], sans pour autant soutenir l'annexion du Koweït par l'armée irakienne. Il fut partie prenante de la guerre civile au Yémen de 1994 faisant de 7 000 à 8 000 victimes lorsque les autorités du Sud tentèrent de faire sécession, en vain.
Il est le premier président élu du pays en 1999 avec 96 % des voix et est réélu le 22 septembre 2006 avec 77,2% des suffrages. En 2000, il régla le long contentieux frontalier avec l'Arabie Saoudite. En 2004, il ordonna une campagne militaire contre les Houthis dans le cadre de l'insurrection au Saada. Cette campagne dura jusqu'à début 2010 et provoqua la mort d'environ de 5 000 à 7 000 Yéménites.
Malgré les efforts d'Ali Abdallah Saleh dans la démocratisation du pays[réf. nécessaire] et dans la lutte contre l'islamisme[réf. nécessaire], le Yémen reste un foyer d'instabilité, qui doit faire face de plus à une insurrection dans le sud du pays appelant au retour d'un État indépendant au Sud correspondant au territoire de l'ancienne République démocratique populaire du Yémen (communément appelée « Yémen du Sud »).
[modifier] Révolte de 2011
Le Yémen n'échappe pas aux protestations qui touchent le monde arabe en 2010-2011. À la suite des différentes manifestations qui touchent le pays à partir du 27 janvier, le président Saleh fait plusieurs annonces successives:
- le 2 février, il renonce à se présenter pour un nouveau mandat présidentiel en 2013[3]
- le 10 mars, il annonce une nouvelle Constitution et des élections pour le début de l'année 2012[4],
- le 20 mars, il limoge son gouvernement[5]
- le 23 mars, il propose un référendum constitutionnel, des élections législatives et présidentielles avant la fin de l'année 2011[6]
- le 23 avril, il accepte le compromis proposé par le conseil de coopération du Golfe : il s'engage à quitter le pouvoir après trente jours de transition (transmission du pouvoir au vice-président), en échange d'une immunité[7],[8].
Blessé à la tête le 3 juin 2011 par des tirs d'obus visant la mosquée du palais présidentiel de Sanaa, il quitte le pays le lendemain pour aller se faire soigner à Riyad (Arabie saoudite)[9]. Cela marque pour les manifestants la fin de sa présidence et de ses 33 ans de dictature à la tête du Yémen. Le 10 juin, le cabinet privé américain Stratfor, spécialisé dans le renseignement tactique, rend publique la thèse de ses experts selon laquelle le président Saleh aurait été victime d'une tentative d'assassinat à la bombe montée de l'intérieur[10].
Cependant, le 23 septembre 2011, la télévision d'État yéménite annonce que Saleh avait regagné le pays après trois mois d'absence entrainant de nouvelles manifestations dans les rues de Sanaa, sévèrement réprimées par la police.
Saleh fait diffuser un nouveau communiqué le 8 Octobre 2011 par le biais de la télévision d’État yéménite, déclarant qu'il démissionnerait « dans les prochains jours ». Échaudée, l'opposition exprima son scepticisme malgré la déclaration d'un ministre du gouvernement qui affirma que Saleh allait quitter le pouvoir dans le cadre d'un plan de coopération conçu par les monarchies arabes du Golfe afin de permettre la transition vers la démocratie.
Le 21 octobre, le Conseil de sécurité des Nations unies demanda au président Saleh de signer le plan de sortie de crise proposé par les monarchies du Golfe et renouvela l'injonction à cesser la répression meurtrière contre les manifestants yéménites qui avait déjà fait plusieurs centaines de victimes depuis le début des évènements.
Le 14 novembre 2011, le président Saleh, toujours au pouvoir, fait une nouvelle déclaration devant la presse internationale affirmant qu'il quittera le pouvoir après un accord entre les différentes parties sur un mécanisme de transfert du pouvoir et après des élections[11]. Le 23 novembre, après s'être plusieurs fois récusé, il signe à Riyad le plan de sortie de crise prévoyant son départ, le transfert du pouvoir exécutif au vice-président Abd al-Rab Mansour al-Hadi et son maintien comme « président d'honneur » pour une période transitoire de 90 jours[12].
Le 22 janvier 2012, Ali Abdallah Saleh annonce qu'il va se rendre aux États-Unis pour des soins et il demande à ses compatriotes de lui pardonner ses erreurs. Il déclare qu'il reviendra à Sanaa mais cette fois en tant que président du Congrès général du peuple[13].
[modifier] Appartenance politique
Ali Abdallah Saleh appartient au Congrès général du peuple. C'est le principal parti politique au Yémen avec le Parti socialiste yéménite, qui dirigeait auparavant la République démocratique populaire du Yémen, régime d'obédience marxiste.
[modifier] Notes et références
- Abd al-Rab Mansour al-Hadi a été président par intérim du 4 juin au 23 septembre 2011 puis du 23 novembre 2011 au 27 février 2012)
- (en) YEMEN - Ali Abdullah Saleh (Al Ahmar) - President., APS Review Downstream Trends, 28 juin 2004
- Le président du Yémen renonce à briguer un nouveau mandat sur lemonde.fr, février 2011
- Yémen: le président Saleh propose une nouvelle Constitution sur Nouvel Observateur, 10 mars 2011
- Yémen: le président limoge son gouvernement sur Nouvel Observateur, 20 mars
- Le président du Yémen propose des élections dans l'année sur L'Express, Reuters, 23 mars 2011
- « Yémen: le plan de sortie de crise accepté », AFP, le 23/04/2011
- « Yemen leader Saleh agrees to step down under Gulf plan », bbc.co.uk, 23/04/2011
- « Yémen : le président Saleh soigné en Arabie saoudite », Le Figaro, 5 juin 2011.
- Yémen : le président Saleh, victime d'un complot interne lexpress.fr, le 10 juin 2011.
- lemonde.fr, le 15 novembre 2011.
- Yémen: le président Saleh signe l'accord de transfert du pouvoir sur L'Express, 23 novembre 2011. Consulté le 23 novembre 2011
- Yémen: Saleh dit partir aux États-Unis, Le Figaro, 22 janvier 2012.
[modifier] Voir aussi
[modifier] Articles connexes
[modifier] Bibliographie
- (fr) « Ali Abdallah Saleh, l'équilibriste », article de Nicolas Michel dans Jeune Afrique, no 2561, du 7 au 13 février 2010, p. 44-45