BPCE

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

BPCE

alt=Description de l'image BPCE logo.gif.
Création 2009
Forme juridique Société anonyme
Slogan Des banques plus humaines et plus proches. Ça fait toute la différence.
Siège social Drapeau de France 50, avenue Pierre-Mendès-France
75201 Paris Cedex 13 (France)
Direction François Pérol (président du directoire)
Activité Banque, assurance, finance
Société mère Banques populaires, Caisse d’épargne, CASDEN Banque populaire, Crédit coopératif
Filiales Natixis, Nexity, BPCE IOM, Crédit foncier, Banque Palatine, Meilleurtaux...
Effectif 117 000 (en 2011)
Site web www.bpce.fr
Fonds propres 37,6 milliards d’euros (en 2009)
Chiffre d’affaires en diminution 22,504 milliards d’euros (2012)
Bilan comptable 1 029 milliards d’euros (2009)
Résultat net en diminution 2,15 milliards d’euros (2012)

BPCE (sigle de Banque populaire Caisses d’épargne) est l’organe central commun aux banques populaires et aux caisses d’épargne. Il est issu de la fusion de la Caisse nationale des Caisses d’épargne et de la Banque fédérale des Banques populaires, fragilisés par les pertes de Natixis durant la crise financière de 2008[1]. Le groupe comprend l’ensemble des entreprises qui composaient les deux groupes bancaires, ainsi que leurs filiales propres et communes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Fruit de la crise financière de 2008 et des pertes massives dans Natixis[2], BPCE a été créé le 31 juillet 2009, après la tenue des assemblées générales extraordinaires des groupes Caisse d'épargne et Banque populaire, qui ont entériné la création du nouvel organe central[3]. BPCE est l'organe central du groupe BPCE, organe contrôlé par les deux réseaux bancaires. Il a en charge l'élaboration de la stratégie, la gestion des risques, la trésorerie et les ressources humaines.

L'État français a détenu des actions de préférence, sans droit de vote. BPCE avait reçu de la part de l'État 7,05 milliards d'euros, dont 4,05 milliards d'euros de TSS (titres super subordonnés) et 3 milliards d'euros d'actions de préférence. Depuis le 23 mars 2011, BPCE a intégralement remboursé l'État[4],[5].

Les groupes Caisse d'épargne et Banque populaire entérinent le 26 février 2009 l'arrivée à leur tête (président du directoire) de François Pérol, ancien secrétaire général adjoint de la présidence de la République[6]. Après l'injection de 4 à 5 milliards d’euros par l'État, François Pérol qui avait traité le dossier à l’Élysée est nommé à la tête du groupe le 2 mars[7],[8]. En raison du conflit d'intérêts, la nomination fait l'objet d'une importance polémique et la commission de déontologie de la fonction publique « envisage une démission collective »[9], mais seuls les deux membres représentants la Cour des comptes rendent leur mandat[10].

Composition du groupe[modifier | modifier le code]

BPCE est un nom surtout connu des organismes institutionnels. Depuis la création de l'organe central BPCE, les deux réseaux Caisse d'épargne et Banque populaire continuent d'exister et commercialisent les produits sous leur propre marque, à l'instar du fonctionnement du groupe Crédit agricole-LCL. Au 1er janvier 2010, le groupe BPCE compte environ 8 000 agences bancaires, 36 millions de clients et 8 millions de sociétaires. Les établissements bancaires du groupe BPCE représentent environ 20 % de parts de marché dans la banque de détail en France[11].

BPCE est composé des entreprises des deux anciens groupes Banque populaire et Caisse d'épargne qui ont fusionné le 31 juillet 2009. Il comprend les 19 banques populaires de France (dont notamment le Crédit coopératif pour le financement de l'économie solidaire, la CASDEN Banque populaire pour le personnel de l'éducation nationale, de la recherche et de la culture, ainsi que la BRED), les 17 Caisses d'épargne et l'ensemble de leurs filiales.

  • GIE informatique
    • IT-CE (Informatique & Technologies - Caisse d'Epargne) qui développe et exploite MySys, le système d’information des dix-sept Caisses d’Epargne, de la Banque BCP ainsi que d’autres filiales du Groupe telles que BPCE IOM, le CFF,Banque Palatine et de banques partenaires comme Socram Banque.
    • i-BP (informatique Banque Populaire) qui développe et exploite Equinoxe, le système d'information des 19 Banques Populaires et autres filiales comme CHAIX, Banque de Savoie, CCSO et Crédits Maritimes.

Implantation à l’étranger[modifier | modifier le code]

BPCE International et Outre-mer est la structure holding de pilotage des participations du groupe BPCE à l’étranger et en outre-mer français.

Filiale à 100 % de BPCE, cette structure réunit aujourd’hui 14 banques dont 10 détenues majoritairement.

Structure de la direction[modifier | modifier le code]

La forme juridique de BPCE est celle d'une société anonyme à directoire et conseil de surveillance. Ce dernier compte dix-huit membres. Sept de ces membres sont issus des caisses d'épargne, sept sont issus des banques populaires et quatre sont indépendants. Jusqu'à ce que BPCE ait racheté la totalité des actions détenues par l'État, deux des membres du conseil d'administration étaient nommés par l'État.

Affaires juridiaires[modifier | modifier le code]

Le 6 février 2014, François Pérol est mis en examen pour prise illégale d’intérêts[12],[13].

En avril puis de nouveau en juillet 2014, BPCE est pointé pour ses « pratiques infractionnistes » en matière de durée du travail, en raison du manque de mesure des temps de repos des salariés[14]. Ceci s'intercale dans la condamnation, en appel, de la caisse d'épargne de Lyon pour ses pratiques managériales[15]

Le 7 novembre 2014, le Parquet demande au Juge d'instruction de renvoyer François Pérol devant le tribunal correctionnel, pour « prise illégale d'intérêts ». Le juge aura à prendre une décision (renvoi ou non lieu) d'ici le 8 décembre 2014[16].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Banques coopératives: qu'allaient-elles faire dans cette galère?, Philippe Frémeaux, Alternatives-Economiques, juin 2009
  2. Banque Populaire-Ecureuil devient BPCE : notre dossier sur la naissance d'une nouvelle banque, La Tribune, 28 juin 2009
  3. Organe central sur le site officiel BPCE (page consultée le 6 août 2009)
  4. BPCE ne doit plus un euro à l'État, Bertille Bayart, Bertille, Annede Guigné, Le Figaro, 31 mars 2011
  5. BPCE rembourse intégralement l’Etat, BPCE, 24 mars 2011]
  6. Autour de la naissance du groupe BPCE, l’appétit des conseillers du « prince », Emeline Cazi et Anne Michel, Le Monde, 19 février 2014
  7. François Pérol, portrait du conseiller de Nicolas Sarkozy devenu directeur de banque, Politique.net, 26 février 2009
  8. Malgré la polémique, François Pérol mènera la fusion Banques populaires-Ecureuil, Claire Gatinois et Anne Michel, Le Monde, 27 février 2009
  9. Affaire Pérol : la Commission de déontologie a failli démissionner, Derek Perrotte, Les Échos, 13 mars 2009]
  10. Affaire Pérol : deux membres de la Commission de déontologie démissionnent, Le Monde, 19 mai 2009
  11. La nouvelle banque « BPCE » est officiellement née, Reuters, 24 juin 2009
  12. BPCE : François Pérol mis en examen pour prise illégale d’intérêts, Les Échos, 6 février 2014
  13. Mis en examen pour prise illégale d'intérêt, M. Pérol entend rester à la tête de BPCE, Anne Michel, Le Monde, 7 février 2014]
  14. Les Échos horaires excessifs de BPCE Horaires excessifs : BPCE contraint de revoir son accord sur le temps de travail, Véronique Chocron, Les Échos, 23 septembre 2014
  15. La Caisse d’épargne condamnée en appel pour ses méthodes de travail, Aubergespagnole, Agoravox, 27 février 2014
  16. Le parquet demande le renvoi de François Pérol en correctionnelle, Boursier, 8 novembre 2014

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]