Eveline Widmer-Schlumpf

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Eveline Widmer-Schlumpf
Photo officielle d'Eveline Widmer-Schlumpf (2011).
Photo officielle d'Eveline Widmer-Schlumpf (2011).
Fonctions
110e conseillère fédérale
En fonction depuis le 1er janvier 2008
Élection 12 décembre 2007
Prédécesseur Christoph Blocher
Cheffe du Département fédéral de justice et police
1er janvier 200831 octobre 2010
Prédécesseur Christoph Blocher
Successeur Simonetta Sommaruga
Cheffe du Département fédéral des finances
En fonction depuis le 1er novembre 2010
Prédécesseur Hans-Rudolf Merz
Biographie
Date de naissance 16 mars 1956 (58 ans)
Lieu de naissance Felsberg, Suisse
Origine Mönchaltorf (canton de Zurich)
Felsberg (canton des Grisons)
Nationalité Drapeau de la Suisse Suisse
Parti politique Parti bourgeois démocratique (PBD)[1]
Diplômé de Université de Zurich
Profession Avocate et notaire
Liste des conseillers fédéraux de Suisse
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Widmer.

Eveline Widmer-Schlumpf, née le 16 mars 1956 à Felsberg, est une femme politique suisse, membre du Conseil fédéral depuis le 1er janvier 2008 en tant que membre de l'Union démocratique du centre[1], qu'elle quittera pour le Parti bourgeois démocratique. Elle est présidente de la Confédération pour l'année 2012.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Originaire de Mönchaltorf (ZH) et Felsberg (GR), fille de l'ancien conseiller fédéral Leon Schlumpf, elle grandit à Felsberg où elle réside encore. En 1976, elle obtient sa maturité fédérale au gymnase de Coire. Elle étudie ensuite le droit à l'Université de Zurich, obtenant sa licence en 1981 puis son doctorat[2] en 1990. Durant son adolescence, elle milite pour le droit de vote des femmes[3]. Plus tard, elle soutient l'adhésion de la Suisse à l'ONU et s'oppose à l'impôt dégressif[3].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Elle travaille comme avocate et notaire entre 1987 et 1998, élue en parallèle à la cour de district de Trin dès 1985 puis devient présidente de celle-ci entre 1991 et 1997.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Elle élue au Grand Conseil du canton des Grisons en 1994 avant de devenir en 1998 la première femme élue au gouvernement du canton des Grisons puis sa première présidente en 2001 et 2005. Depuis mai 2004, elle est membre du Conseil de banque de la Banque nationale suisse[4] et présidente de la Conférence des directeurs cantonaux des finances. À ce titre, elle se bat en 2004 contre le « paquet fiscal »[5] proposé par la Confédération et qui est finalement rejeté en votation populaire.

Le 12 décembre 2007, elle est élue par l'Assemblée fédérale au Conseil fédéral en obtenant, au deuxième tour de scrutin, 125 voix contre 115 voix à Christoph Blocher, conseiller fédéral sortant, sans être officiellement candidate à ce poste[6],[7]. Après quelques heures de suspension de séance, l'Assemblée fédérale lui accorde un délai de réflexion jusqu'au 13 décembre pour indiquer si elle accepte ou non son élection. Le 13 au matin, elle confirme qu'elle accepte son élection, devenant ainsi officiellement conseillère fédérale[8], responsable dès le 1er janvier 2008 du Département fédéral de justice et police.

Après avoir refusé de quitter son poste, comme le lui demandait le comité directeur de son parti[9], elle est directement mise en cause dans un documentaire appelé La chute de Christoph Blocher et réalisé par la télévision suisse allemande[10], puis considérée comme « traîtresse » par son parti pour avoir « comploté pour son élection au Conseil fédéral »[11]. Dans l'incapacité de l'exclure de l'UDC, la direction nationale du parti décide alors, à la suite d'une consultation des différentes sections, d'exclure l'ensemble de la section grisonne le 1er juin 2008[12]. Le 16 juin, les délégués de la section décident de changer de nom pour prendre celui de Bürgerliche Partei Schweiz, formant ainsi la première section de ce qui deviendra le Parti bourgeois démocratique[13].

Le 22 septembre 2008, elle est nommée à titre intérimaire à la direction du Département fédéral des finances pendant l'indisponibilité d'Hans-Rudolf Merz empêché pour raison de santé[14]. Après son rétablissement et une cure, Merz reprend ses activités le 3 novembre 2008[15].

Le 11 janvier 2009, elle est nommée « Suisse de l'année 2008 » lors de l'émission SwissAward[16].

Le 27 septembre 2010, à la suite de l'élection de Simonetta Sommaruga et de Johann Schneider-Ammann, elle se voit attribuer le Département fédéral des finances[17].

Le 14 décembre 2011, sous les couleurs du PBD et non plus de l'UDC comme en 2007, elle est réélue au Conseil fédéral et par la même occasion élue présidente de la Confédération pour l'année 2012.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Elle est mère de deux filles et d'un fils.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Le 1er juin 2008, la section grisonne de l'UDC, dont Madame Eveline Widmer-Schlumpf est membre, est exclue de l'UDC suisse. Le 16 juin, les délégués de la section décident de changer de nom pour prendre celui de Bürgerliche Partei Schweiz, formant ainsi la première section de ce qui devrait devenir le Bürgerlich-Demokratische Partei Schweiz (Article de Swissinfo consulté le 29 juin 2008). Début juillet, la section prend le nom de Bürgerlich-Demokratische Partei Graubünden.
  2. Eveline Widmer-Schlumpf, Voraussetzungen der Konzession bei Radio und Fernsehen, Basel : Helbling und Lichtenhahn, 1990. Thesis (doctoral)--Universität Zürich, 1990. (OCLC 27688646)
  3. a et b « Eveline Widmer-Schlumpf, collégiale mais tête de mule », 24 heures, 13 décembre 2007
  4. « Eveline Widmer-Schlumpf, une politicienne reconnue », sur swissinfo.ch (consulté en 12 décembre 2007)
  5. Paquet fiscal 2001 de la Confédération sur le site de la Conférence des gouvernements cantonaux
  6. « Le récit de l'élection du Conseil fédéral, scrutin après scrutin ». Le Temps, 12 décembre 2007
  7. Détails des votes sur le site de l'Assemblée fédérale
  8. « Eveline Widmer-Schlumpf accepte d'entrer au gouvernement », sur swissinfo.ch (consulté en 13 décembre 2007)
  9. « La droite nationaliste a trouvé sa cible », sur swissinfo.ch (consulté le 3 juin 2008)
  10. « Des incertitudes demeurent », sur swissinfo.ch (consulté le 3 juin 2008)
  11. « L'UDC a exclu sa section grisonne », sur rsr.ch (consulté le 3 juin 2008)
  12. « L'UDC grisonne exclue », sur swissinfo.ch (consulté le 3 juin 2008)
  13. « Un nouveau parti bourgeois sur la scène politique », sur swissinfo.ch (consulté le 29 juin 2008)
  14. « Hans-Rudolf Merz : Eveline Widmer-Schlumpf à l'intérim », sur rsr.ch (consulté le 22 septembre 2008)
  15. « Le conseiller fédéral Hans-Rudolf Merz a repris ses fonctions », sur admin.ch (consulté le 3 novembre 2008)
  16. (en) « Andthe winner is... Eveline Widmer Schlumpf », sur swissinfo.ch (consulté le 11 janvier 2009)
  17. Yves Petignat, « La grande rocade », Le Temps,‎ 27 septembre 2010 (lire en ligne)

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Eveline Widmer-Schlumpf » (voir la liste des auteurs)

Article connexe[modifier | modifier le code]

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