Paul-Marie Coûteaux

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Paul-Marie Coûteaux
Paul-Marie Coûteaux à un meeting de Philippe de Villiers à Toulouse en 2007.
Paul-Marie Coûteaux à un meeting de Philippe de Villiers à Toulouse en 2007.
Fonctions
Député européen
Élection 13 juin 1999
Réélection 13 juin 2004
Législature Ve et VIe Parlements européens
Biographie
Date de naissance (57 ans)
Lieu de naissance Paris
Nationalité Française
Parti politique SIEL

Paul-Marie Coûteaux, né le à Paris, est un écrivain, essayiste[1],[2] et homme politique français. Ancien conseiller ministériel dans des gouvernements socialistes entre 1981 et 1991 et ancien conseiller de Philippe Seguin de 1993 à 1996, il fut député européen souverainiste de 1999 à 2009, élu sous les couleurs du Rassemblement pour la France et réélu sous celles du Mouvement pour la France. Fondateur de l'Entente souverainiste en 2004, il est aussi le fondateur et le président du parti Souveraineté, indépendance et libertés (SIEL) depuis 2011. Proche de Marine Le Pen, il est tête de liste pour le Front National dans le VIe arrondissement de Paris pour les élections municipales de 2014.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et carrière de haut fonctionnaire[modifier | modifier le code]

Paul-Marie Coûteaux est le fils de l'écrivain André Couteaux et le petit-fils de Katevanna Elbori-Dsasokof. Ancien élève du lycée Camille-Jullian puis de l'Institut d'études politiques de Bordeaux, il est titulaire d'une maîtrise en droit public et d'un DEA en relations internationales. Il est également ancien élève de l'ENA, promotion Henri François d'Aguesseau (1982) en compagnie de Jean-Marie Messier.

Diplomate de formation, il fut conseiller dans différents cabinets, celui de Michel Jobert de 1981 à 1983, de Philippe de Saint Robert de 1984 à 1987, de Jean-Pierre Chevènement entre 1988 et 1991, de Boutros Boutros-Ghali de 1991 à 1993 puis de Philippe Séguin à l'Assemblée nationale de 1993 à 1996.

Après que l'ancien militant socialiste des années 1970 et électeur de François Mitterrand[3] eut progressivement redécouvert le gaullisme[4], il dirige un temps la revue doctrinale Une certaine idée, éditée par le RPR et publie en 1998 Traité de savoir-disparaître à l'usage d'une vieille génération, essai en forme de pamphlet contre Mai 68.

1999-2009 : député européen et premiers engagements politiques[modifier | modifier le code]

En 1999, Paul-Marie Coûteaux rejoint Charles Pasqua, lors de sa scission avec le RPR et est élu député européen sur la liste conduite par Charles Pasqua et Philippe de Villiers. Membre du Rassemblement pour la France fondé par Pasqua, il finit par quitter ce parti.

En 2001, il crée l'Entente souverainiste, qui devient en 2003 le RIF, parti politique qui dénonce « la démission conjointe de ceux qui ont en charge l'intérêt national et le bien commun des Français ».

Lors de la campagne présidentielle 2002, il soutient activement la candidature de Jean-Pierre Chevènement. À la suite de la présence au second tour de Jean-Marie Le Pen, il n'appela pas à voter Chirac tout comme William Abitbol et Florence Kuntz, ce qui lui valut d'être exclu du Pôle républicain.

En 2004, il conserve son mandat de député européen, étant la tête de liste MPF en Île-de-France.

En 2005, il fait campagne pour un « non » souverainiste de droite dans la campagne référendaire sur le Traité établissant une Constitution pour l'Europe.

En novembre 2002, il crée une lettre d'actualité mensuelle, L'Indépendance, qu'il complète en 2006 en créant la revue trimestrielle Les Cahiers de l'Indépendance, consacrée à des analyses de fond et d'envergure.

À l'occasion du second tour de l'élection présidentielle française de 2007, il appelle à voter blanc, contrairement à Philippe de Villiers, qui « invite ses électeurs » à voter pour Nicolas Sarkozy afin de « faire barrage à la gauche » ; il est même allé jusqu'à évoquer un vote pour Ségolène Royal comme préférable à un vote pour Sarkozy.

De 2009 à 2011: rapprochement avec DLR[modifier | modifier le code]

En mai 2008, il est élu président du Rassemblement pour l'indépendance et la souveraineté de la France (RIF), succédant à Jean-Paul Bled.

Il est également connu pour être, comme Jean-Pierre Chevènement et Charles Pasqua, un fervent partisan du néo-jacobinisme, prônant le retour à un État centralisateur.

Après être intervenu très régulièrement dans le Libre Journal de Philippe de Saint Robert sur Radio Courtoisie, il a pris la direction d'un Libre Journal de la nuit[5] (tous les mercredis soirs, et rediffusés les vendredis soirs à 21h30), assisté par le spécialiste de la géopolitique, son condisciple à l'université de Bordeaux, Hervé Coutau-Bégarie.

Aux européennes de 2009, il n'est pas réinvesti par le MPF, qui lui préfère Jérôme Rivière comme tête de liste en Île-de-France. Il se rapproche alors de Nicolas Dupont-Aignan et de Debout la République que la tête de liste en Île-de-France, Anne-Marie Le Pourhiet, a quitté ; mais l'alliance ne se fait pas et M. Coûteaux annonce sa candidature, soutenue par le RIF et le collectif des « Gaullistes en colère »[6]. Constatant qu'aucune liste aux élections européennes ne voulait rompre avec l'Union européenne et que la stratégie de division optée par Libertas et Debout la République conduisait la base souverainiste de leur électorat dans une impasse, Paul-Marie Coûteaux se retire officiellement le 28 avril 2009, et prône le vote blanc ou l'abstention[7].

En 2010, il écrit la préface de La nouvelle extrême-droite de Jean Robin (éditions Xenia)[8].

En septembre 2010, il porte plainte contre son collègue eurodéputé, Michel Dary qu'il accuse de l'avoir spolié de ses indemnités[9].

De 2011 à nos jours: rapprochement avec le FN[modifier | modifier le code]

En mars 2011, il appelle son parti (RIF) à constituer une alliance avec le FN, DLR et le MPF pour les échéances législatives de 2012[10]. Après l'échec partiel de ces négociations, Paul-Marie Coûteaux se rallie finalement à la candidature de Marine Le Pen[11],[12]. Il ouvre la porte au ralliement au FN de Bertand Dutheil de La Rochère[13] et Florian Philippot[14]. Il crée fin 2011, son propre parti, le SIEL (« Souveraineté, indépendance et libertés »)[15].

Il est candidat aux élections législatives françaises de 2012 en Haute-Marne (2e circonscription, Saint-Dizier)[16],[17],[18]. Il obtient 19 % au premier tour[19], face à François Cornut-Gentille (UMP) et Denis Maillot (PS). Il ne peut se présenter au second tour n'ayant pas obtenu le minimum de 12,5 % du vote des inscrits.

En juillet 2012, il déclare que "le Président de la République contrevient à la vérité historique que pourtant il invoque : si ce crime (La Rafle du Vélodrome d'Hiver) fut commis sur la territoire national, comme tant d’autres le furent sous l’Occupation, et si la police parisienne était à la botte de l’Occupant, la responsabilité de ce crime n’est nullement imputable à la France. Aucune des autorités que reconnaissaient alors les Français, celle de Vichy pas plus que celle de Londres ne gouvernait la zone occupée."[20]

En août 2012, il soutient Philippe Herlin pour sa candidature à l'UMP[21].

En septembre 2012, il est annoncé comme futur administrateur du Rassemblement bleu Marine[22].

En 2013, il déclare considérer l'introduction du mariage homosexuel en France comme « une violence faite à la nature »[23], appelle à manifester contre le projet de loi le légalisant et critique la stratégie alors menée par la présidente du FN[24]. Il est le candidat du SIEL-RBM dans le VIe arrondissement de Paris aux Élections municipales françaises de 2014[25],[26].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Dans la fiction[modifier | modifier le code]

Dans le roman uchronique de Frédéric Deslauriers (2011), Les Deux Cents Jours de Marine Le Pen, où Marine Le Pen gagne l'élection présidentielle de 2012, Paul-Marie Coûteaux devient ministre de la Jeunesse et des Sports[27].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Paul-Marie Coûteaux, écrivain, Le Figaro
  2. Présentation sur Valeurs actuelles
  3. Paul-Marie Coûteaux, gentilhomme souverainiste, Causeur, 26 mars 2012
  4. François Dufay, Vive de Gaulle, Le Point, 19 avril 2002
  5. Présentation de l'émission
  6. Le Monde du 22 avril 2009, p. 11.
  7. Entretien à la Revue Républicaine du 15 mai 2009
  8. Blog de Jean Robin
  9. Romain Katchadourian, « Un député aurait volé un collègue », France-Soir,‎ 15 septembre 2010 (lire en ligne)
  10. AFP
  11. Nolwenn Le Blevennec, « David Mascré, le « grand intello » du FN qui fait mousser son CV », Rue89,‎ 31 août 2011 (lire en ligne)
  12. L'Express, Gilbert Collard présidera le comité de soutien de Marine Le Pen, 30 août 2011
  13. Mediapart.fr
  14. Rue89.com
  15. Francesoir.fr
  16. Lemonde.fr
  17. Franceculture.fr
  18. Causeur.fr
  19. [1]
  20. Vel d'Hiv, nouvelle polémique, France Culture
  21. http://www.directmatin.fr/politique/2012-08-24/philippe-herlin-linconnu-qui-veut-prendre-la-tete-de-lump-83617
  22. Pour une préférence chrétienne, dans Le Monde, 23 septembre 2012
  23. «Le mariage homosexuel est une violence faite à la nature», Nouvelles de France, 8 novembre 2012.
  24. Tugdual Denis, Le mariage pour tous divise les amis du FN, L'Express, 16 janvier 2012
  25. Municipales à Paris, Le Parisien
  26. Paul-Marie Couteaux ou le rêve d'accrocher le FN à la droite, Le Parisien
  27. Frédéric Deslauriers, Les Deux Cents Jours de Marine Le Pen, Plon, 2011, pages 20-21.