James Goldsmith

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James Goldsmith, né le 26 février 1933 à Paris et mort le 18 juillet 1997 à Benahavís, est un homme d'affaires et homme politique franco-britannique, plus connu sous le nom de Jimmy Goldsmith. Il fut le propriétaire de la Générale Occidentale, une holding qui regroupait ses participations financières dans de nombreuses marques alimentaires françaises (le Chocolat Poulain, Amora, Maille...) ainsi que dans le domaine de la presse écrite. Il est le frère du philosophe écologiste Edward « Teddy » Goldsmith.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né en France d'un père juif britannique, d'origine allemande, et d'une mère française catholique d'origine bourguignonne (née Marcelle Moullier), il est père de huit enfants[1]. Son premier mariage, bref, car son épouse Maria Isabel, fille du milliardaire bolivien, Anténor Patiño, meurt en couches donnant naissance à une fille, Isabel[2] (1954), est médiatisé car la mère est maintenue artificiellement en vie, pour favoriser la naissance, ce qui est une première médicale à l'époque.

Vivant à Londres, son père, Franck Goldschmidt[3], est élu à la Chambre des communes de 1908 à 1918. Bien qu'il ait anglicisé son nom, il subit de plein fouet la vague anti-allemande de la guerre qui oblige même le roi à changer de nom[4].

James Goldsmith abandonne en 1949 ses études à Eton. Il fait fortune dans les industries alimentaires et pharmaceutiques (prise de contrôle de la Générale Alimentaire en 1973), tout en poursuivant des activités très diverses. Il s'illustre notamment à Wall Street en 1986 dans un raid boursier contre Goodyear.

Il fait en 1977 l'acquisition de l'hebdomadaire français L'Express, dont il entend faire un instrument de lutte contre l'influence communiste. Il s'y rapproche de Raymond Aron. Il revend le journal en 1987. En 1986, il prend le contrôle des Presses de la Cité qu'il revend l'année suivante. En 1993, il publie Le Piège, en français, dans lequel il dénonce l'affaiblissement potentiel des économies ouest-européennes face à la mondialisation des capitaux et de la production, la crise écologique et la disparition des identités charnelles qu'il assimile à une diminution de la biodiversité.

Lors des élections européennes de 1994, il mène la liste MPF « l’Autre Europe » en France, sur une ligne souverainiste, avec Philippe de Villiers et le juge Thierry Jean-Pierre. Arrivé 3e en récoltant 12,34 % des suffrages (2 403 972 voix), leur groupe obtient 13 députés au parlement européen.

Il fonde ensuite en Grande-Bretagne le Referendum Party, qui ambitionne de réunir les eurosceptiques face au courant eurofédéraliste ouvertement prôné à Bruxelles par les gouvernements britanniques. Il participe aux législatives de 1997. Le parti ne survivra pas au décès de son fondateur le 18 juillet 1997, à cause d'un cancer foudroyant.

À sa mort, sa fortune est évaluée à environ 10 milliards de francs (1,5 milliard d'Euros)[5].

Gilberte Beaux fut sa directrice financière à partir de 1967[6] ainsi que la directrice générale de Générale Occidentale[7].

Article connexe[modifier | modifier le code]

Note[modifier | modifier le code]

  1. Il est baptisé catholique lui-même, comme son frère
  2. Elle épousera l'aventurier Arnaud de Rosnay en la basilique Sainte-Clotilde de Paris
  3. Son nom continue toutefois à être prononcé Goldschmidt à l'allemande en France
  4. « Jimmy Goldsmith, milliardaire et revanchard social », lemonde.fr, 15 août 2008
  5. Roger Vincent Aiello, Dans les coulisses d'Elf Aquitaine, p. 158
  6. HE MAGAZINE - #6 - Décembre 08, Gilberte Beaux, le point d'équilibre
  7. [vidéo]Interview de Gilberte Beaux, dans Jimmy GOLDSMITH vend la majorité de ses actions de la générale occidentale à la CGE, vidéo JT de 20h d'Antenne 2 du 27/07/1987 sur le site de l'INA