Henry de Lesquen

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Henry de Lesquen
Henry de Lesquen en 2007.
Henry de Lesquen en 2007.
Biographie
Date de naissance 1er janvier 1949 (65 ans)
Lieu de naissance Port-Lyautey
Entourage Yvan Blot, Jean-Yves Le Gallou

Henry de Lesquen du Plessis Casso, vicomte de Lesquen, plus connu sous le nom de Henry de Lesquen, est un homme politique et haut fonctionnaire français né le 1er janvier 1949 à Port-Lyautey (aujourd'hui Kénitra) au Maroc. Il préside le Club de l'Horloge depuis 1985, et Radio Courtoisie depuis 2007.

Biographie[modifier | modifier le code]

Henry de Lesquen est marié et père de cinq enfants[1] Issu d’une ancienne famille bretonne, Henry de Lesquen a participé à la vie publique en poursuivant en parallèle une carrière de haut fonctionnaire. Il fut élève de l'École polytechnique (1968-1971) et de l'École nationale d'administration (promotion Simone Weil, 1971-1974), et est licencié de sciences économiques de l'université Paris-I (1971).

Cofondateur du Club de l'Horloge en 1974, avec cinq autres élèves ou anciens élèves de l'ENA, Yvan Blot, Jean-Yves Le Gallou, Jean-Paul Antoine, Didier Maupas, Bernard Mazin, il en est le président depuis 1985[2]. De 1978 à 1987, il a été maître de conférences d'économie à l'Institut d'études politiques de Paris, tout en étant administrateur civil dans différents ministères (Équipement, Finances) et à la direction de grandes administrations. Il fut également nommé par Jacques Chirac (alors maire de la ville) secrétaire général de l'Office public d'aménagement et de construction (OPAC) de Paris.

Membre du Rassemblement pour la République depuis 1977, il quitte ce parti en 1985. Il est en faveur d'une union de la droite et plaide pour une véritable alliance programmatique et gouvernementale, ainsi qu'il l'a expliqué, notamment, lors de l'université annuelle du club, du 17 au 19 octobre 1997[3]. Il crée, en 1998, dans cette optique le Mouvement associatif pour l'Union de la droite (MAUD).

En juin 2000, il crée l'Union pour le renouveau de Versailles (URV), dont il est le président. En 2001, se présentant pour la première fois au suffrage universel, il dirige une liste divers droite pour l'élection municipale de mars 2001 à Versailles et obtient 26 % des voix au second tour.

Le 14 novembre 2007, il annonce sa candidature à l'élection municipale des 9 et 16 mars 2008 à la mairie de Versailles. Il obtient 13,85 % au premier tour[4] et 13,23 % au second tour[5]. Il est élu au conseil municipal le 16 mars et la liste URV qu'il mène obtient trois sièges[6]. Il ne s'est pas représenté aux élections municipales en 2014, en raison du poids de ses autres occupations..

En 2001, il devient président de l'association « Voix des Français - Renaissance 95 ». Elle se décrit comme une association « indépendante de tout parti politique, pour une résolution de nos problèmes d'immigration ».

À la suite de la mort, le 10 octobre 2006, de Jean Ferré, fondateur de Radio Courtoisie, et conformément au vœu de celui-ci, il devient président de cette radio le 13 janvier 2007. Il est réélu le 13 juillet 2007, puis à nouveau le 13 juillet 2012. En 2006 et 2007, il affronte une très vive opposition de responsables d'émission mettant en cause la légalité des moyens utilisés pour accéder à cette direction, et la motivation de cette action et fait condamner pour diffamation l'un d'entre eux, Claude Reichman[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. CV sur Voix des Français
  2. Pierre-Emmanuel Moog, Les groupes de réflexion et d'influence en Europe, p. 221.
  3. « La droite de la droite tente de s’organiser », Le Monde, 21 octobre 1997.
  4. Le Parisien
  5. Résultats du second tour de l'élection municipale 2008
  6. Site du ministère de l'Intérieur
  7. Jugement du tribunal correctionnel de Paris du 17 février 2009 et arrêt de la cour d'appel de Paris du 27 mai 2010

Publications[modifier | modifier le code]

  • Socialisme et fascisme : une même famille ?, Paris, A. Michel, 1984.
    Le culte de l'État partagé par fascisme et le socialisme orthodoxe ainsi que la croyance dans les vertus de l'économie administrée fait du premier une variante nationale du second. Fascisme et communisme sont issus du même tronc socialiste.
  • La Politique du vivant, Paris, A. Michel, 1978.
    L'égalité est une utopie destinée à conduire toujours au goulag parce qu'elle repose sur une image de l'homme contraire à sa nature.
  • Penser l'antiracisme, Paris, Godefroy de Bouillon, 1999.
    L'« antiracisme égalitaire » est une forme perverse de l'antiracisme qui remet en cause l'identité nationale française, menace les sociétés démocratiques et risque de provoquer une véritable guerre des ethnies.
  • Le Socialisme et le péché originel, Paris, Ed. Club de l'Horloge, 1989.
    Le socialisme, en posant que l'homme est naturellement bon, lui ôte sa liberté choisir entre le bien et le mal en l'exonérant de toute culpabilité, tandis que la doctrine du péché originel fait de lui un être responsable.
  • Qu'est-ce que la nation ?, Paris, Club de l'Horloge, 1989.
    L'identité nationale de la France étant gravement compromise, l'idée de nation est, pour la défendre, analysée comme un patrimoine spirituel qui ne peut se constituer et se maintenir qu'en présence de certaines conditions géographiques et culturelles.
  • Les Ambiguïtés de l'Europe sociale, Paris, Club de l'Horloge et le Club 89, 1989.
    La notion d'« Europe sociale » porte en soi le germe d'une Europe étatiste, socialiste, c'est-à-dire bureaucratique, à laquelle les Français attachés aux libertés et à la patrie offrent le choix d'une Europe des libertés, une Europe libérale.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]