Pierre François de Rougé

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Pierre François, marquis de Rougé, baron de Coëtmen, seigneur de La Bellière, du Tremblay, etc. (Saint-Pierre-Montlimart 1702- Soest (Allemagne) 1761)

Famille[modifier | modifier le code]

Issu d'une très ancienne famille noble originaire de Rougé en Bretagne, fixée en Anjou dès le XIIIe siècle, Pierre-François de Rougé naît en 1702 au château de La Bellière, à Saint-Pierre-Montlimart, de Pierre III, marquis de Rougé et de Jeanne Prézeau de La Guilletière. Il épouse en 1749 Marie Claude Jeanne Julie de Coëtmen, dernière de sa maison, qui apporte dans la maison de Rougé la baronnie de Coëtmen.

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Pierre-François de Rougé entre au service en 1726, aux Gardes du corps du roi, il passe ensuite capitaine dans les dragons de la Suze le 12 mai 1728, prend part au siège de Kehl en 1733 et à celui de Philippsburg en 1734. Il est à l'affaire de Clausen en 1735.

Le 16 avril 1738, il est nommé colonel commandant le régiment de Vermandois, durant la guerre de Succession d'Autriche. Il est nommé brigadier d'infanterie le 1er mai 1745. Il commande ensuite sa brigade aux sièges de Mons, Saint-Guilain et Charleroi, puis à la bataille de Rocourt, gagnée par le Maréchal de Saxe, et à Lawfeld, en 1747. Le marquis de Rougé ravitaille héroïquement la ville de Berg-op-Zoom en 1748. Maréchal de camp le 10 mai 1748, il fait le siège de Maastricht. Durant la Guerre de Sept Ans, il est fait prisonnier de guerre à Rossbach (1757), puis échangé. Nommé Lieutenant-Général en 1759, il participe également aux batailles de Corbach et de Kassel contre les armées prussiennes.

Il devint ensuite gouverneur de Givet et de Charlemont.

Blason de Pierre-François de Rougé

Le marquis de Rougé fut blessé mortellement, ainsi que son cousin le Duc de Croÿ-Havré (et par le même boulet) lors de la bataille de Villinghausen (Fillinghausen) en Westphalie en 1761, il mourut le lendemain à Soest.

Le premier traité de "Croix-Rouge"[modifier | modifier le code]

Le 7 septembre 1759, le marquis de Rougé signa un traité connu plus tard sous le nom de « Convention de Brandebourg ». Cet accord, conclu avec le représentant des armées prussiennes, le général major baron Buddenbrock, stipulait que les hôpitaux militaires et lazarets ainsi que le personnel médical ne seraient pas considérés comme unités combattantes. Cet acte fut considéré un siècle plus tard par Henri Dunant, fondateur de la Croix-Rouge, comme étant le premier traité « de Croix-Rouge », lorsqu'il demanda des fonds à l'Empereur Napoléon III.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Le marquis de Rougé est chevalier, puis commandeur de l'Ordre de Saint-Louis.

Mémoire collective[modifier | modifier le code]

Son buste est visible dans la Galerie des Batailles du château de Versailles.

Il était gouverneur de Givet, où fut construite un siècle plus tard la caserne Rougé, plus longue caserne de France en son temps, détruite par les bombardements Allemands en 1914.

Descendance[modifier | modifier le code]

Son fils, Bonabes V de Rougé (mort en mer en 1783 au retour de la Guerre d'indépendance des États-Unis), épousera Nathalie Victurnienne de Rochechouart de Mortemart, leur fils aîné sera Bonabes VI Louis Victurnien Alexis, marquis de Rougé et pair de France, comme leur fils cadet, le comte Adrien de Rougé.

De Pierre-François de Rougé descendent directement: