Véronique Besse

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Véronique Besse
Image illustrative de l'article Véronique Besse
Fonctions
Députée de la Vendée
(4ecirconscription)
En fonction depuis le 24 janvier 2005
Élection 23 janvier 2005
Réélection 10 juin 2007 • 10 juin 2012
Groupe politique Non-inscrits
Prédécesseur Philippe de Villiers (MPF)
Conseillère générale de la Vendée
(canton des Herbiers)
En fonction depuis le 22 mars 1998
Réélection 15 mars 1998 • 21 mars 2004 • 9 mars 2008 • 20 mars 2011
Prédécesseur Marcel Albert (RPR)
Maire de Mouchamps
25 juin 199518 mars 2001
Successeur Hervé Robineau (MPF)
Biographie
Date de naissance 11 août 1963 (50 ans)
Lieu de naissance La Roche-sur-Yon (Vendée)
Parti politique MPF
Profession Journaliste

Véronique Besse, née le 11 août 1963 à La Roche-sur-Yon (Vendée), est une femme politique française. Elle est députée de la quatrième circonscription de la Vendée depuis 2005, et membre du bureau national du Mouvement pour la France.

Formation et parcours professionnel[modifier | modifier le code]

Véronique Besse est titulaire d'un DEUG de droit et diplômée de l'école de communication Sciences Com' où elle apprend le journalisme[1].

Elle est successivement journaliste pour la radio Alouette FM (1986-1990), chargée de mission au cabinet de Philippe de Villiers à la présidence du Conseil général de la Vendée (1991-1994), assistante parlementaire de Bruno Retailleau (1994-1997) puis de Philippe de Villiers (1997-2004)[1].

Engagements associatifs[modifier | modifier le code]

Membre du Puy du Fou depuis sa création en 1977.

Impliquée dans les domaines du tourisme et de la santé, elle préside l'Office de tourisme du Pays des Herbiers depuis 1989, le Centre Hospitalier Georges Mazurelle et l'association départementale Audace (dépistage des cancers).

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Maire de la commune de Mouchamps de 1995 à 2001, Véronique Besse est élue députée de la 4e circonscription de la Vendée le 23 janvier 2005, dans le cadre d'une élection partielle causée par le choix de Philippe de Villiers de quitter l'Assemblée nationale pour siéger au Parlement européen[2]. À cette occasion, l'UMP lui a apporté son soutien. En obtenant 70,8 % des suffrages, Véronique Besse est alors qualifiée de « députée la mieux élue de France »[réf. nécessaire].

Députée sortante, elle se représente comme candidate unique de la « majorité présidentielle » (UMP, NC, MPF) dans la 4e circonscription de Vendée aux élections législatives de juin 2007. Elle est élue dès le premier tour avec 60,9 % des voix. Son suppléant est alors Antoine Chéreau, maire (MPF) de Montaigu.

Conseillère générale de Vendée (canton des Herbiers) depuis 1998, elle est réélue en mars 2011 avec 59,90 % des voix dès le premier tour, largement devant le radical Marcel Albert.

En 2012, elle est réélue députée de la quatrième circonscription de la Vendée au premier tour avec 57,04 % des suffrages exprimés[3]. Elle est parmi les députés les mieux (ré)élus de France. Son suppléant est Jean-Pierre Lemaire, conseiller général (MPF) du canton de Pouzauges et ancien maire de La Meilleraie-Tillay.

Elle est la membre féminine de l'Assemblée nationale la mieux élue en 2007, elle conserve ce « titre » en 2012. Elle siège parmi les non inscrits.

Elle brigue le mandat de maire de la commune des Herbiers aux élections municipales de 2014[4]. Le 23 mars 2014, sa liste est élue à l'issue du premier tour de l'élection en obtenant 57,76 % des voix[5].

Activité parlementaire[modifier | modifier le code]

Lors de la XIIe législature, Véronique Besse est membre de la commission des affaires culturelles. Elle rejoint ensuite la commission des affaires sociales pour les XIIIe et XIVe législatures[6].

Véronique Besse est l'auteur de plusieurs propositions de loi et de résolution :

  • Sous la XIIe législature :
  1. une proposition de loi organique tendant à préciser les obligations d'impartialité des membres du Conseil constitutionnel[7] ;
  2. une proposition de loi tendant à instaurer un service minimum dans les transports publics en cas de grève[8] ;
  3. une proposition de loi visant à interdire l'organisation de "rave party" [9] ;
  • Sous la XIIIe législature :
  1. une proposition de loi tendant à encadrer la rémunération des cadres dirigeants des entreprises bénéficiant d'aides publiques dans le cadre d'un plan de soutien exceptionnel, afin d'empêcher l'attribution de parachutes dorés aux hauts dirigeants qui quittent en pleine crise leurs entreprises en difficulté[10] ;
  2. une proposition de loi visant à supprimer la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité[11] ;
  3. une proposition de loi visant à renforcer la formation aux premiers secours dans les collèges[12] ;
  4. une proposition de résolution visant à permettre l'accès de tous à des soins de proximité et à lutter contre la désertification médicale[13].

À l’Assemblée nationale, elle intervient tout particulièrement sur les enjeux sociaux (retraites, bénévolat, adoption, repos dominical, fraude aux allocations sociales, accès à la propriété, surendettement, mutuelles), sur la santé et l’éthique (dépendance, démographie médicale, bisphénol A, drogues, euthanasie, soins palliatifs), sur l’enseignement (absentéisme, manuels scolaires, formation aux premiers secours), sur le budget (équilibre des finances publiques, TVA sur les parcs à thème) et sur les sujets de société (récidive criminelle, défenseur des droits, burqa, droits des consommateurs)[14]. Elle défend également les positions souverainistes : elle s'oppose en 2008 à la révision constitutionnelle permettant la ratification par la France du Traité de Lisbonne[15], puis au projet de loi autorisant la ratification du traité instituant le mécanisme européen de stabilité[16]. et au projet de loi autorisant la ratification de la décision du Conseil européen modifiant l'article 136 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne en ce qui concerne un mécanisme de stabilité pour les États membres dont la monnaie est l'euro[17].

Le 3 juillet 2007, elle approuve, avec les députés de l'UMP et du Nouveau Centre, la déclaration de politique générale du Gouvernement de François Fillon[18]. Elle vote ensuite avec la majorité l'ensemble des lois de finances de 2008 à 2012[19],[19],[20],[21],[22],[23].

En 2010, elle fait partie de la mission d'information de l'Assemblée nationale sur la tempête Xynthia[24].

Le 11 mai 2010, elle vote pour le projet de loi Grenelle 2 portant engagement national pour l’environnement[25].

Le 6 juillet 2010, elle vote pour le projet de Loi de modernisation de l'agriculture (LMA)[26].

Le 28 septembre 2010, elle vote contre le projet de loi de réforme des collectivités territoriales[27].

Lors de la Réforme des retraites, elle s’abstient en première lecture et défend le droit à la majoration de retraite pour les mères de famille[28]. Cette disposition étant finalement maintenue, elle vote pour la version finale du projet de loi[29].

De novembre 2010 à mai 2011, elle participe aux travaux de la commission spéciale de bioéthique[30].

Le 30 août 2011, elle fait partie des 80 députés qui demandent au ministre de l’Éducation nationale de retirer des manuels scolaires de biologie les éléments concernant la théorie du genre, dont le discours serait, selon eux, que « les personnes ne sont plus définies comme hommes et femmes mais comme pratiquants de certaines formes de sexualités : homosexuels, hétérosexuels, bisexuels, transsexuels »[31].

En septembre 2011, elle s’oppose à la hausse de TVA sur les entrées des parcs à thème. Elle lance un Collectif parlementaire qui réunit une cinquantaine de députés[32].

Le 16 novembre 2011, elle est nommée membre de la commission spéciale sur l'enfance délaissée et l'adoption[33].

Le 3 juillet 2012, elle prend part, au titre des non-inscrits, au débat suivant la déclaration de politique générale du Gouvernement de Jean-Marc Ayrault[34], auquel elle refuse la confiance[35].

Le 30 janvier 2013, elle prend part au débat sur le mariage pour tous et s'oppose à l'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples de personnes de même sexe[36]..

Mandats[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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