Nathaniel Hawthorne

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Nathaniel Hawthorne

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Portrait de Nathaniel Hawthorne par Charles Osgood, 1841 (Peabody Essex Museum).

Nom de naissance Nathaniel Hathorne
Activités Romancier
Naissance 4 juillet 1804
Salem, Massachusetts, Drapeau des États-Unis États-Unis
Décès 19 mai 1864 (à 59 ans)
Plymouth, New Hampshire, Drapeau des États-Unis États-Unis
Langue d'écriture Anglais
Mouvement Romantisme
Genres Roman, nouvelle

Œuvres principales

Nathaniel Hawthorne (4 juillet 1804, Salem, Massachusetts, États-Unis - 19 mai 1864, Plymouth, New Hampshire, États-Unis) est un écrivain américain, auteur de nouvelles et de romans (ex : Le Minotaure).

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Wayside, maison de Hawthorne à Concord.

Nathaniel Hawthorne vit le jour à Salem (Massachusetts) le 4 juillet 1804. Sa maison natale a été préservée et est ouverte au public[1]. William Hathorne, son arrière-grand-père, était un puritain qui émigra d'Angleterre et s'installa à Dorchester, avant de rejoindre Salem. Là, il devint un membre éminent de la colonie de la baie du Massachusetts et occupa plusieurs fonctions politiques, ainsi que celles de magistrat et de juge, où il se rendit célèbre par la sévérité de ses jugements[2]. Son fils, John Hathorne, grand-père de l'auteur, fut l'un des juges assesseurs au procès des sorcières de Salem. À la suite de la découverte de ce fait, vers l'âge de 20 ans, l'auteur aurait ajouté un « w » à son nom, peu avant de sortir diplômé du collège, afin de se dissocier de ses ancêtres[3]. Le père de Hawthorne, Nathaniel Hathorne Sr., était capitaine de la marine marchande. Il mourut au Suriname, emporté par la fièvre jaune, en 1808[4]. Après, le jeune Hawthrone, sa mère et ses deux sœurs emménagèrent chez les Manning, leurs parents maternels, à Salem[5], où ils vécurent dix ans. Durant ce séjour, Hawthorne fut frappé à la jambe lors d'un jeu de « bat & ball »[6] ; il devient boiteux et fut cloué au lit pendant un an, sans que les médecins parvinssent à identifier son mal[7].

Constitution du [Pot]-8-0 Club, société secrète constituée par Hawthorne et ses amis à Bowdoin College. Signée par Hawthorne, Jonathan Cilley et d'autres.

À l'été 1816, la famille s'installa comme pensionnaire chez des fermiers[8], avant d'emménager dans une maison spécialement construite pour eux par leurs oncles Richard et Robert Manning à Raymond (Maine), près du lac Sebago[9]. En 1819, Hawthorne retourna à Salem pour y étudier ; ce départ développa chez lui un sentiment de nostalgie, et il se plaignit d'être loin de sa mère et de ses sœurs[10]. En dépit de son mal du pays, il envoya par amusement, en août et septembre 1820, sept exemplaires de The Spectator, journal écrit à la main, à la maison, et incluant des essais, des poèmes et des nouvelles marqués par l'emploi d'un humour adolescent chez ce jeune auteur[11].

Robert Manning avait insisté pour que Hawthorne fréquente le collège, en dépit des protestations du jeune homme[12]. Avec le soutien financier de cet oncle, Hawthorne se rend au Bowdoin College, à Brunswick, en 1821, en raison des liens familiaux dans cette région, mais aussi du caractère peu coûteux de ses frais de scolarité[13] Sur le chemin de Bowdoin, à l'arrêt de Portland, Hawthorne rencontra le futur président des États-Unis Franklin Pierce, dont il devint l'ami[12]. Au collège, il se lia d'amitié avec Henry Longfellow, Jonathan Cilley et Horatio Bridge[14]. Des années après l'obtention de son diplôme en 1825, il décrivit son expérience du collège à Richard Henry Stoddard :

« Je fus éduqué (comme on dit) à Bowdoin College. J'étais un étudiant paresseux, négligent des règles du collège et les détails procustéens de la vie académique, choisissant plutôt d'allaiter ma propre fantaisie que de creuser dans les racines grecques et d'être compté parmi les Thébains savants[15]. »

Débuts[modifier | modifier le code]

Boston Custom House, sur Custom House Street, où Hawthorne travailla vers 1839–1840[16].

En 1836, Hawthorne devint le rédacteur en chef de l'American Magazine of Useful and Entertaining Knowledge. À la même époque, il se mit en pension avec le poète Thomas Green Fessenden sur Hancock Street, à Beacon Hill, à Boston[17]. On lui offrit un poste de peseur et de jaugeur à la Boston Custom House avec un salaire de 1 500 dollars par an, qu'il accepta le 17 janvier 1839[18]. Durant ce séjour, il loua une chambre à George Stillman Hillard, partenaire financier de Charles Sumner[19]. Hawthorne écrivait dans la relative obscurité de ce qu'il appelait son « nid de hibou » dans la maison familiale. Revenant ultérieurement sur cette période de sa vie, il devait dire : « Je n'ai pas vécu mais seulement rêvé la vie ». Il publia des nouvelles, notamment Young Goodman Brown et The Minister's Black Veil à divers magazines et publications annuelles, mais aucune n'attira réellement l'attention sur leur auteur. Horatio Bridge lui offrit de de couvrir le risque d'une publication en recueil de ces nouvelles. Paru au printemps 1837 en un volume, sous le titre Twice-Told Tales, ce livre procura à Hawthorne une notoriété locale[20].

Mariage et famille[modifier | modifier le code]

Una et Julian Hawthorne vers 1850.

À l'époque de Bowdoin, Hawthorne avait parié avec son ami Jonathan Cilley une bouteille de Madère que Cilley serait marié avant lui[21]. En 1836, il avait gagné le pari, mais il ne resta pas célibataire toute sa vie. Après des amourettes avec des femmes du pays comme Mary Silsbee et Elizabeth Peabody[22], il se mit à écrire à la sœur de cette dernière, l'illustratrice et transcendantaliste Sophia Peabody. Cherchant un possible foyer pour lui et Sophia, il rejoignit, en 1841, la communauté utopique de Brook Farm, moins par conviction que pour économiser l'argent nécessaire à l'établissement de son ménage[23]. Il versa une caution de 1 000 dollars et fut chargé de pelleter le monticule de fumier dénommée « la mine d'or »[24]. Il mit un terme à cette expérience la même année, mais son aventure à Brook Farm se révéla une source d'inspiration pour son roman Valjoie[25].

Hawthorne épousa Sophia Peabody le 9 juillet 1842, lors d'une cérémonie qui eut lieu dans le salon des Peabody, sur West Street, à Boston[26]. Le couple emménagea dans « The Old Manse », à Concord, dans le Massachusetts[27], où ils vécurent trois ans, dans le voisinage de Ralph Waldo Emerson et d'Henry David Thoreau. Emerson l'invita dans son cercle social, mais Hawthorne était timide à un niveau presque pathologique et restait silencieux lors des assemblées[28]. Au Old Manse, Hawthorne écrivit la plupart des contes rassemblés dans Mosses from an Old Manse[29].

Comme son mari, Sophia Peabody était une solitaire. Dans sa jeunesse, elle avait eu de fréquentes migraines et avait subi plusieurs traitements médicaux expérimentaux[30]. Elle était le plus souvent alitée jusqu'à ce que sa sœur la présente à Hawthorne. Par la suite, ses maux de tête semblent avoir diminué. Ces ennuis de santé peuvent venir d'un traitement — très courant, alors — que son père lui prescrivait pour soigner les douleurs liées à la poussée des dents, qui contenait du mercure. Les Hawthorne vécurent un long et heureux mariage. Évoquant sa femme, qu'il appelait sa « Colombe », Hawthorne écrivit qu'elle « est, au sens le plus strict du terme, mon seul compagnon ; et je n'en ai pas besoin d'autre — il n'y a pas de place dans mon esprit, pas plus que dans mon cœur... Dieu merci que je suffise à son cœur sans bornes ! »[31]. Sophia admirait grandement le travail de son mari. Dans l'un de ses journaux, elle écrivit :

« Je suis toujours si éblouie et impressionnée et si confondue par la richesse, la profondeur, les… joyaux de beauté de sa production que j'attends toujours avec impatience une seconde lecture, qui me permettra de méditer, de m'inspirer et de prendre pleinement la miraculeuse abondance des pensées[32]. »

Lors de leur premier anniversaire de mariage, le poète William Ellery Channing vint au Old Manse pour les aider. Une adolescente du pays nommée Martha Hunt se noya dans la rivière, et on employa le bateau des Hawthorne, Pond Lily, pour tenter de retrouver son corps. Hawthorne aida aux recherches du corps, qu'il décrivit comme « un spectacle d'une si parfaite horreur... Elle était l'image même de l'agonie »[33]. L'incident lui inspira plus tard une scène de son roman Valjoie.

Nathaniel et Sophia Hawthorne eurent trois enfants. La première, baptisée Una en référence à la Reine des fées (au grand dam des membres de la famille), naquit le 3 mars 1844[34]. Hawthorne écrivit à un ami : « Je trouve que c'est un genre de bonheur très sobre et sérieux qui surgit de la naissance d'un naissance... On ne peut pas y échapper plus longtemps. J'ai affaire sur la terre maintenant, et doit considérer autour de moi les moyens d'y parvenir[35] ». En 1846, vit le jour leur fils Julian. Hawthorne écrivit à sa sœur Louisa le 22 juin 1846, avec les nouvelles : « Un petit troglodyte a fait son apparition ici voilà dix minutes, à six heures du matin, qui affirmait être ton neveu[36] ». Leur dernier enfant, Rose, fut mise au monde en mai. Hawthorne l'appela « ma fleur automnale »[37]. Una était handicapée mentale et mourut jeune. Julian s'installa à l'ouest des États-Unis et écrivit un livre sur son père.

La maturité[modifier | modifier le code]

Daguerréotype d'Hawthorne, Whipple & Black, 1848.

Le 3 avril 1846, Hawthorne fut officiellement nommé au bureau des douanes avec le titre de « Surveyor for the District of Salem and Beverly and Inspector of the Revenue for the port of Salem » avec un salaire annuel de 1 200 dollars[38],[39]. Il avait alors des difficultés à écrire, comme il le reconnut lui-même auprès de Longfellow : « Je suis en train de reprendre ma plume... Chaque fois que je suis assis seul, ou que je marche seul, je me prends à rêver d'histoires, comme autrefois ; mais ces matinées dans la Custom House défont tout ce que les après-midi et les soirées ont fait. Je serais plus heureux si je pouvais écrire[40] ». Comme son précédent emploi à la Custom House de Boston, ce travail était soumis à la politique du système des dépouilles. Démocrate, Hawthorne perdit ce poste le 8 juin 1849, avec le changement d'administration à Washington après l'élection présidentielle de 1848. Hawthorne rédigea une lettre de protestation au Boston Daily Advertiser, qui était attaqué par les Whigs et soutenu par les Démocrates, faisant de la destitution d'Hawthorne un évènement particulièrement discuté en Nouvelle-Angleterre[41]. Hawthorne fut profondément affecté par le décès de sa mère, intervenu peu après, à la fin de juillet, en parlant comme de « l'heure la plus sombre que j'aie jamais vécue »[42]. Hawthorne fut nommé secrétaire correspondant secrétaire du Salem Lyceum en 1848. Parmi les personnalités qui intervinrent durant cette saison, on trouvait Emerson, Thoreau, Louis Agassiz et Theodore Parker[43].

Hawthorne retourna à l'écriture et publia à la mi-mars 1850 La Lettre écarlate[44], roman précédé d'une préface qui fait référence aux trois années passées à la Custom House et comprend diverses allusions aux politiciens locaux, qui n'apprécièrent guère la manière dont il les traitait[45]. L'un des premiers livres d'Amérique à avoir été fabriqué en série, ce roman se vendit à 2 500 exemplaires en dix jours et rapporta à Hawthorne 1 500 dollars en quatorze ans[46]. Deux éditeurs concurrents firent paraître des éditions pirates à Londres[47], et il devint immédiatement un best-seller aux États-Unis[48] ; ce fut le point de départ de la période la plus lucrative de sa carrière d'écrivain[46]. L'un des amis d'Hawthorne, le critique Edwin Percy Whipple, éleva une objection contre « l'intensité morbide » du roman et ses denses détails psychologiques, écrivant que le livre « est donc enclin à devenir, comme Hawthorne, trop douloureusement anatomique dans son exhibition de ceux-ci[49] ». Au XXe siècle, l'écrivain, D. H. Lawrence considérait, au contraire, qu'il ne pouvait exister d'œuvre plus parfaite de l'imagination américaine que La Lettre écarlate[50]. Le succès immédiat de La lettre écarlate permit à Hawthorne de vivre de sa plume dès 1850.

Hawthorne et sa famille déménagèrent dans une petite ferme rouge près de Lenox (Massachusetts)à la fin de mars 1850[51]. Hawthorne se lia d'amitié avec Oliver Wendell Holmes, Sr. et Herman Melville, qu'il rencontra le 5 août 1850, lors d'un pique-nique auquel les auteurs avaient été conviés par un ami commun[52]. Melville venait juste de lire le recueil de nouvelles d'Hawthorne Mosses from an Old Manse, et sa recension, intitulée Hawthorne et ses Mousses, avait été imprimée anonymement dans The Literary World le 17 et le 24 août[53]. Melville, qui travaillait alors à la composition de Moby Dick, écrivait que ces histoires révélait un côté sombre chez Hawthorne, « enveloppé dans la noirceur, dix fois noir »[54]. Melville dédicaça Moby Dick (1851) à Hawthorne : « En gage de mon admiration pour son génie, ce livre est dédicacé à Nathaniel Hawthorne »[55].

Le séjour d'Hawthorne dans les Monts Berkshire fut très productif[56]. La Maison des sept pignons (1851) — que le poète et critique James Russell Lowell considérait comme meilleur que La Lettre écarlate et comme « la plus précieuse contribution à l'histoire de la Nouvelle-Angleterre qui ait été faite[57] » — et Valjoie (1852), son seul texte écrit à la première personne[25], y furent conçus. Il publia également en 1851 un recueil de nouvelles réécrivant les mythes, Le Premier Livre des merveilles, un livre qu'il songeait à écrire depuis 1846[58]. Néanmoins, le poète William Ellery Channing rapporta qu'Hawthorne « a beaucoup souffert de vivre dans ces lieux[59] ». Bien que la famille eut beaucoup aimé le décor des Berkshires, Hawthorne n'apprécia guère les hivers dans leur petite maison rouge. Ils partirent le 21 novembre 1851[56]. Hawthorne nota : « Je suis malade à mourir du Berkshire... Je me suis senti languissant et découragé, durant presque tout mon séjour[60] ».

The Wayside et séjour en Europe[modifier | modifier le code]

Rentré à Concord en 1852, les Hawthorne achetèrent en février « The Hillside », une demeure précédemment habitée par Amos Bronson Alcott, et la renommèrent « The Wayside »[61]. Parmi leurs voisins figuraient Emerson et Henry David Thoreau[62]. La même année, Hawthorne écrivit la biographie de son ami Franklin Pierce, pour sa campagne présidentielle. Il le décrit comme « un homme aux fins pacifiques » dans ce livre, intitulé The Life of Franklin Pierce[63]. Horace Mann dit : « S'il fait passer Pierce pour un grand homme ou un brave homme, ce sera la plus grande œuvre de fiction qu'il ait jamais écrite[63] ». Dans la biographie, Hawthorne dépeignait Pierce comme un homme d'État et un soldat qui n'avait pas accompli de grands faits en raison de son désir de faire « peu de bruit » et s'était ainsi « retiré en arrière-plan »[64]. Il tut également le fait que Pierce avait coutume de boire, en dépit des rumeurs sur son alcoolisme[65], et insista sur la conviction de Pierce, selon lequel l'esclavage ne pourrait « être résolu par des artifices humains », mais, avec le temps, s'évanouirait « comme un rêve »[66]. À la suite de l'élection de Pierce à la présidence des États-Unis, Hawthorne fut nommé consul à Liverpool en 1853, peu après la publication des Tanglewood Tales[67]. Ce poste, considéré comme le plus lucratif du services des affaires étrangères de l'époque, fut décrit par l'épouse d'Hawthorne comme le « deuxième en dignité après l'ambassade à Londres[68] ». En 1857, la fin de l'administration Pierce le priva de ces fonstions. La famille Hawthorne fit alors une tournée en France et en Italie. Durant son séjour en Italie, Hawthorne, qui était glabre jusque-là, laissa pousser une moustache touffue[69]. Il revint aux États-Unis en 1860, juste avant la Guerre de Sécession, après deux années passées en Italie à réunir la documentation pour son roman Le Faune de marbre.

La famille rentra à The Wayside en 1860[70]. La même année parut Le Faune de marbre, son premier livre depuis sept ans[71]. Hawthorne admit qu'il avait considérablement vieilli, se décrivant lui-même comme « ridé avec le temps et dérangé[72] ».

Dernières années et décès[modifier | modifier le code]

Tombe de Nathaniel Hawthorne.

Pierce, devenu impopulaire en raison de son soutien à la cause esclavagiste fut probablement le seul ami intime de l'écrivain, qui ne prisait guère la vie sociale. Les dernières années de sa vie furent marquées par la maladie, la dépression et des accès de démence.

Au début de la guerre de Sécession, Hawthorne se rendit avec William D. Ticknor à Washington, où il rencontra Abraham Lincoln et d'autres personnalités. Il relata ces expériences dans l'essai Chiefly About War Matters en 1862.

Sa santé défaillante l'empêcha d'achever plusieurs romans. Souffrant d'une douleur à l'estomac, Hawthorne insista pour faire un voyage avec son ami Franklin Pierce, bien que son voisin Bronson Alcott considérât qu'il était trop malade[73]. Lors de la visite des Montagnes Blanches, Hawthorne mourut durant son sommeil le 19 mai 1864, à Plymouth (New Hampshire). Pierce envoya un télégramme à Elizabeth Peabody afin qu'elle informe en personne l'épouse d'Hawthorne ; la nouvelle causa un tel chagrin à cette dernière qu'elle ne put s'occuper elle-même des arrangements funéraires[74]. Le fils d'Hawthorne, Julian, alors en première année à Harvard College, apprit la mort de son père le lendemain ; coïncidence, c'est le même jour qu'il fut initié dans la fraternité Delta Kappa Epsilon, au cours de laquelle il fut placé, les yeux bandés, dans un cercueil[75]. Longfellow écrivit un poème en hommage à Hawthorne, publié en 1866 sous le titre The Bells of Lynn[76]. Hawthorne fut inhumé sur une colline, que l'on appelle aujourd'hui la « crête des auteurs », du cimetière de Sleepy Hollow, à Concord (Massachusetts). Parmi les porteurs du cercueil figuraient Longfellow, Emerson, Holmes, Alcott, James Thomas Fields et Edwin Percy Whipple[77]. Emerson écrivit, à propos de ces funérailles : « Je pensais qu'il y avait un élément tragique dans l'évènement, qui pourrait être rendu plus pleinement, dans la solitude douloureuse de l'homme, qui, je suppose, ne pouvait être plus longtemps endurée, et il en est mort[78] ».

Son épouse Sophia et sa fille Una furent d'abord inhumées en Angleterre. En juin 2006, elles furent réinhumées dans des tombes proches de celle d'Hawthorne[79]

Nathaniel Hawthorne entre 1860 et 1864

Œuvres[modifier | modifier le code]

Hawthorne est aujourd'hui connu pour ses nouvelles, qu'il appelait des contes, et pour ses quatre grands romans de 1850-1860 : La lettre écarlate (The Scarlet Letter), 1850 ; La maison aux sept pignons (The House of the Seven Gables), 1851 ; Valjoie (The Blithedale Romance), inspiré de son expérience communautaire à Brook Farm, 1852 ; Le Faune de marbre (The Marble Faun), 1860. Hawthorne publia anonymement un autre roman, Fanshawe, en 1828 au tout début de sa carrière.

Hawthorne publia de très nombreuses nouvelles sans les signer ou en utilisant un pseudonyme dans différentes revues, notamment The New-England Magazine et The United States Democratic Review. Ces nouvelles, ou contes, furent réunis en 1837 dans un recueil intitulé Twice-Told Tales, publié par Hawthorne pour la première fois sous sa véritable identité.

Statue de Nathaniel Hawthorne à Salem, Massachusetts

Le 5 août 1850, Hawthorne rencontra Herman Melville, son cadet d'une quinzaine d'années, au cours d'un pique-nique organisé par un ami commun. Melville venait de lire un recueil de nouvelles de Hawthorne, Mosses from an Old Manse (Mousses d'un vieux presbytère), qu'il célébra plus tard dans un article célèbre (« Hawthorne ans His Mosses »). Les deux hommes s'éloignèrent progressivement l'un de l'autre après la publication de La maison aux sept pignons. Melville dédia cependant son Moby Dick à Hawthorne et leur correspondance fournit des indications précieuses sur la composition de ce roman. Les lettres d'Hawthorne à Melville ont été perdues.

Les textes de Hawthorne ont la Nouvelle-Angleterre coloniale pour toile de fond. Ses nouvelles sont généralement des allégories morales influencées par ses recherches et ses très nombreuses lectures sur l'histoire des États-Unis. Ainsi, contrairement à une opinion répandue, Hawthorne n'a pas écrit des œuvres puritaines (lui-même ayant reçu une éducation libérale), mais des œuvres sur le puritanisme, œuvres dans lesquelles il prend d'ailleurs une certaine distance avec le patriotisme religieux de son temps qui s'inspirait en particulier des thématiques puritaines pour décrire le destin des États-Unis[80]

Ethan Brand (1850) raconte l'histoire d'un brûleur de chaux qui prend la route pour rechercher le « péché impardonnable », et ce faisant, le commet. L'une des plus célèbres nouvelles de Hawthorne, The Birth Mark (La tache de naissance, 1843) concerne un jeune médecin qui enlève un nævus du visage de sa femme, une opération qui conduira à la mort de celle-ci : il apprend trop tard que c'est la tache de naissance, le défaut lui-même, qui l'avait gardée en vie.

Des études récentes se sont concentrées sur le mode narratif de Hawthorne, en le qualifiant de construction rhétorique auto-consciente qu'il ne faudrait pas confondre avec la propre voix de Hawthorne. Une telle approche complique la tradition, ancienne et dominante, qui fait de Hawthorne un moraliste sombre, pénétré de culpabilité.

Critique[modifier | modifier le code]

Edgar Allan Poe consacra deux critiques à Hawthorne de Twice-Told Tales et de Mosses from an Old Manse[81]. Plein de mépris pour l'allégorie et les contes moraux, Poe accusa également Hawthorne d'avoir plagié plusieurs de ses contes. Il n'en considérait pas moins qu'« M. Hawthorne est l’un des rares nouvellistes américains que le critique puisse louer avec la main sur le cœur. Il n’est pas toujours original dans l’intégralité de son thème (je ne suis même pas sûr qu’il n’ait pas emprunté une ou deux idées à un monsieur que je connais fort bien et qui s’honore de l’emprunt) mais, par contre, son traitement du thème est toujours entièrement original. Bien qu’il ne soit jamais vigoureux, son style est la pureté même. Son imagination est riche. Son sens artistique est exquis et grande est son habileté d’exécution. Il a peu ou pas de variété de ton. Il traite tous les sujets sur le même mode en demi-teinte, brumeux, rêveur, par la suggestion et l’allusion et bien que je le considère, dans l’ensemble, comme le génie le plus vrai que possède notre littérature, je ne peux m’empêcher de le regarder comme le plus invétéré maniériste de son époque[82] ». Ralph Waldo Emerson écrivit que « la réputation de Nathaniel Hawthorne en tant qu'écrivain est un fait vraiment agréable, car son écriture n'est pas bonne à rien, et c'est un hommage à l'homme[83] ». Henry James fit l'éloge d'Hawthorne, en affirmant : « Le plus beau chez Hawthorne, c'est qu'il aimait la plus profonde psychologie et que, à sa manière, il essayait de se familiariser avec elle[84] ». Le poète John Greenleaf Whittier écrivit qu'il admirait la « beauté étrange et subtile » des contes d'Hawthorne[85]. Evert Augustus Duyckinck dit d'Hawthorne : « Parmi les écrivains américains destinés à vivre, il est le plus original, le moins redevable à des modèles étrangers ou des précédents littéraires de toute nature[86] ».

Les contemporains d'Hawthorne saluèrent la sentimentalité et la pureté morale de son œuvre tandis que les jugements plus modernes sur sa sombre complexité psychologique[87]. Au début des années 1950, les critiques ont mis l'accent sur le symbolisme et le didactisme[88].

Le critique Harold Bloom émit l'opinion que seuls Henry James et William Faulkner contestent fortement la position d'Hawthorne comme le plus grand nouvelliste américain, tout en admettant qu'il considère que James est le plus grand romancier américain d'après lui-même[89],[90]. Bloom considère que les plus grandes œuvres d'Hawthorne sont La Lettre écarlate, roman suivi par Le Faune de marbre, et certaines nouvelles, notamment Mon parent, le Major Molineux, Young Goodman Brown, Wakefield et Feathertop[90].

Jorge Luis Borges prononce une conférence sur Nathaniel Hawthorne en mars 1949 au Colegio libro de estudios superiores de Buenos Aires. Celle-ci est publiée dans l'édition définitive de Otras Inquisiciones, en 1974 (première édition 1952). On la trouve en français, dans une traduction de Alain Calame, dans la dernière édition de Enquêtes, chez Gallimard (Folio essais)

Bibliographie sommaire[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

Nouvelles notables[modifier | modifier le code]

  • Mon parent, le Major Molineux (My Kinsman, Major Molineux), 1832
  • Le Jeune Maître Brown (Young Goodman Brown), 1835
  • La Vieille Fille blanche (The White Old Maid), 1835
  • Wakefield (Id.), 1835
  • Le Voile noir du pasteur (The Minister's Black Veil), 1836[91]
  • L'Expérience du Dr. Heidegger (Dr. Heidegger's Experiment), 1837
  • La Tache de naissance (The Birth-Mark), 1843
  • La Fille de Rappaccini (Rappaccini's Daughter), 1846

Recueils de nouvelles[modifier | modifier le code]

publiées en français sous d'autres titres, avec une compilation différente.

Livres pour enfants[modifier | modifier le code]

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Autres[modifier | modifier le code]

  • Henry James : Hawthorne, (traduit et préfacé par Sophie Geoffroy-Menoux), José Corti, 2000, 349 p. ISBN 2-7143-0728-0. Essai publié en 1879 par l'écrivain américain Henry James sur son compatriote Hawthorne qu'il présente, de manière plus acidulée qu'hagiographique, comme le premier représentant d'une littérature nationale émergente. L'ouvrage contient, in fine, l'essai De la guerre, entre autres sujets...par un pacifiste, article de Nathaniel Hawthorne paru en 1862 dans le magazine The Atlantic Monthly.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Irvin Haas, Historic Homes of American Authors, Washington D.C., The Preservation Press,‎ 1991 (ISBN 0-89133-180-8), p. 118.
  2. Edwin Haviland Miller, Salem Is My Dwelling Place : A Life of Nathaniel Hawthorne, Iowa City, University of Iowa Press,‎ 1991 (ISBN 0-87745-332-2), p. 20-21.
  3. Philip McFarland, Hawthorne in Concord, New York, Grove Press,‎ 2004 (ISBN 0-8021-1776-7), p. 18.
  4. Brenda Wineapple, Hawthorne: A Life, New York, Random House,‎ 2003 (ISBN 0-8129-7291-0), p. 20-21.
  5. Philip McFarland, Hawthorne in Concord, New York, Grove Press,‎ 2004, p. 17.
  6. Edwin Haviland Miller, Salem Is My Dwelling Place : A Life of Nathaniel Hawthorne, Iowa City, University of Iowa Press,‎ 1991, p. 47.
  7. James R. Mellow, Nathaniel Hawthorne in His Times, Boston, Houghton Mifflin Company,‎ 1980 (ISBN 0-395-27602-0), p. 18
  8. James R. Mellow, Nathaniel Hawthorne in His Times, Boston, Houghton Mifflin Company,‎ 1980, p. 20.
  9. Edwin Haviland Miller, Salem Is My Dwelling Place : A Life of Nathaniel Hawthorne, Iowa City, University of Iowa Press,‎ 1991, p. 50.
  10. James R. Mellow, Nathaniel Hawthorne in His Times, Boston, Houghton Mifflin Company,‎ 1980, p. 22.
  11. Edwin Haviland Miller, Salem Is My Dwelling Place : A Life of Nathaniel Hawthorne, Iowa City, University of Iowa Press,‎ 1991, p. 57.
  12. a et b Herbert Edwards, « Nathaniel Hawthorne in Maine », Downeast Magazine,‎ 1962 (lire en ligne).
  13. Brenda Wineapple, Hawthorne: A Life, New York, Random House,‎ 2003, p. 44–45.
  14. Susan Cheever, American Bloomsbury: Louisa May Alcott, Ralph Waldo Emerson, Margaret Fuller, Nathaniel Hawthorne, and Henry David Thoreau; Their Lives, Their Loves, Their Work, Detroit, Thorndike Press,‎ 2006 (ISBN 0-7862-9521-X), p. 99.
  15. Edwin Haviland Miller, Salem Is My Dwelling Place : A Life of Nathaniel Hawthorne, Iowa City, University of Iowa Press,‎ 1991, p. 76.
  16. George Edwin Jepson, « Hawthorne in the Boston Custom House », The Bookman,‎ août 1904 (lire en ligne).
  17. Brenda Wineapple, Hawthorne: A Life, New York, Random House,‎ 2003, p. 87–88.
  18. Edwin Haviland Miller, Salem Is My Dwelling Place : A Life of Nathaniel Hawthorne, Iowa City, University of Iowa Press,‎ 1991, p. 169.
  19. James R. Mellow, Nathaniel Hawthorne in His Times, Boston, Houghton Mifflin Company,‎ 1980, p. 169.
  20. Philip McFarland, Hawthorne in Concord, New York, Grove Press,‎ 2004, p. 22–23.
  21. Manning Hawthorne, « Nathaniel Hawthorne at Bowdoin », The New England Quarterly, vol. 13, no 2,‎ juin 1940, p. 246–279.
  22. Susan Cheever, American Bloomsbury: Louisa May Alcott, Ralph Waldo Emerson, Margaret Fuller, Nathaniel Hawthorne, and Henry David Thoreau; Their Lives, Their Loves, Their Work, Detroit, Thorndike Press,‎ 2006, p. 102.
  23. Philip McFarland, Hawthorne in Concord, New York, Grove Press,‎ 2004, p. 83.
  24. Susan Cheever, American Bloomsbury: Louisa May Alcott, Ralph Waldo Emerson, Margaret Fuller, Nathaniel Hawthorne, and Henry David Thoreau; Their Lives, Their Loves, Their Work, Detroit, Thorndike Press,‎ 2006, p. 104.
  25. a et b Philip McFarland, Hawthorne in Concord, New York, Grove Press,‎ 2004, p. 149.
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  91. Cette nouvelle sera la base du roman autobiographique de Rick Moody, À la recherche du voile noir (2002)