Bataille de Kiev (1943)

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Bataille de Kiev
Chars soviétiques avançant sur Kiev, novembre 1943.
Chars soviétiques avançant sur Kiev, novembre 1943.
Informations générales
Date novembre 1943-décembre 1943
Lieu Kiev, URSS
Issue Victoire soviétique
Belligérants
Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand Flag of the Soviet Union (1923-1955).svg Union soviétique
Commandants
Erich von Manstein
Hermann Hoth
Nikolaï Vatoutine
Ivan Koniev
Forces en présence
180 000 à 210 000 soldats
400 à 500 chars et canons
300 à 600 avions
(4e Panzer Armee)
1 000 000 soldats
2 000 chars
? avions et canons
(1er front ukrainien)
Pertes
15 000 tués
6 200 capturés
286 chars détruits
156 avions abattus
(estimations soviétiques)
inconnues
Bataille du Dniepr,
Front de l'Est (Seconde Guerre mondiale)

La seconde bataille de Kiev ou bataille de Kiev de 1943 est une bataille de la Seconde Guerre mondiale. Elle décrit trois opérations stratégiques (deux offensives et défensive) de l'Armée rouge et une contre-attaque de la Wehrmacht qui ont eu lieu dans la foulée de l'échec de l'offensive allemande à Koursk et dans le cadre de la bataille du Dniepr. Ces quatre opérations ont eu lieu entre le 3 octobre et 22 décembre 1943.

Contexte historique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille du Dniepr.

Dans le cadre de la bataille du Dniepr, au nord du dispositif soviétique, Vatoutine, comprenant que ses troupes occupant les positions au sud de Kiev ont peu d'espoir d'attaquer la ville, du fait des excellentes défenses du 24e PanzerKorps de Nehring, fait passer la 3e armée blindée de la Garde de Rybalko, par la tête de pont de Lioutech, et concentre son artillerie pour la soutenir.

Déroulement de la bataille[modifier | modifier le code]

Pièce commémorative de la libération de Kiev émise par la Banque centrale de Russie à l'occasion de son 50e anniversaire.

Le 3 novembre 1943, les défenses de la 4e PanzerArmee sont percées, et le 5 novembre les blindés de Rybalko sont dans les rues de Kiev. Les Soviétiques foncent alors vers l'ouest, vers Jytomyr, Korosten, Berdytchiv et Fastiv, menaçant la liaison ferroviaire avec le groupe d'armées centre. Von Manstein demande alors à Hitler de lui donner les 40e et 48e PanzerKorps, pour contre-attaquer et tenter de reprendre la ville. Hitler refuse d'employer le 40e PanzerKorps et relève Hermann Hoth, pour le remplacer par Raus, à la tête de la 4e PanzerArmee.

La première tentative de contre du 48e PanzerKorps, avec la 25e PanzerDivision, est arrêtée par le 7e corps blindé de la garde, à Fastiv. Mais les unités allemandes, bientôt renforcées, peuvent durcir leur défense et empêcher le pire. Les 1re et 7e PanzerDivision, ainsi que la LSSAH, reprennent Brousilov, puis Jytomyr. Rybalko envoie alors ses blindés contrer l'attaque allemande, donnant lieu à une grande bataille de chars, qui dure jusqu'à l'arrivée de la saison des boues.

Les opérations reprennent le 5 décembre, par une attaque allemande qui force la 60e armée soviétique à évacuer Korosten, et menace même Fastiv. Finalement, Vatoutine demande des renforts et reçoit la 1re armée blindée, et la 18e armée soviétique, avec lesquelles il s'empare à nouveau de Brousilov, mettant fin au danger.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Jack Radey, David Bongard, et Dave O'Connor, Fire Brigade: The Battle for Kiev 1943, Panther Games Pty.Ltd., Canberra, 1988.

Liens externes[modifier | modifier le code]