Homiel

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Homiel
Гомель
Blason de Homiel
Héraldique
Drapeau de Homiel
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Biélorussie Biélorussie
Subdivision Voblast de Homiel
Maire Viktor Lilipets
Code postal BY 246001 — 246050
Indicatif téléphonique +375 232
Démographie
Population 505 362 hab. (01.01.2013)
Densité 3 734 hab./km2
Géographie
Coordonnées 52° 25′ 01″ N 30° 58′ 59″ E / 52.417, 30.983 ()52° 25′ 01″ Nord 30° 58′ 59″ Est / 52.417, 30.983 ()  
Altitude 115 - 135 m
Superficie 13 534 ha = 135,34 km2
Divers
Première mention 1142
Statut Ville
Localisation

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Liens
Site web http://www.gorod.gomel.by/
Sources
Liste des villes de Biélorussie

Gomel (en russe : Гомель) ou Homiel (en biélorusse : Гомель) est une ville de Biélorussie et la capitale administrative de la voblast de Homiel. Sa population s’élève à 515 325 habitants[1] en 2013, ce qui en fait la deuxième ville de Biélorussie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Gomel est située à 282 km au sud-est de Minsk, près des frontières de l’Ukraine et de la Russie. La ville est arrosée par la rivière Soj, qui se jette dans le Dniepr une cinquantaine de kilomètres au sud.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Gomel est orthographié dans les chroniques du Moyen Âge Gomiy, Gom'e ou encore Gom. L’origine de ces noms n’est pas précise et plusieurs suppositions sont possibles.

Gomel pourrait d’abord venir d’un ancien mot slave signifiant « bruit », le vent dans les forêts et la Soj expliquant cela. Mais certains historiens avancent que le nom de la ville vient de celui de l’ancienne tribu qui avait habité les lieux en premier. Gomel pourrait aussi venir du nom de Gomeyuk, nom d’un ruisseau affluent de la Soj[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le théâtre régional

La date exacte de la fondation de Gomel est inconnue, mais elle est mentionnée la première fois en 1142, dans une chronique. Cette date est généralement considérée comme la date de création. Les rives de l’autre côté de la Soj étaient occupées par une autre ville, Bielitsa.

Comme beaucoup de villes biélorusses, Gomel dut faire face au Moyen Âge à l’invasion tatares et aux attaques de la Horde d’Or, c’est pourquoi elle demanda la protection du Grand-duché de Lituanie, par lequel elle fut annexée[3].

Le palais de Gomel

L’union du grand-duché au royaume de Pologne en 1569, fit de Gomel une ville des confins de la république des Deux Nations.

En 1772, la partie orientale de la Biélorussie fut rattachée à l’Empire russe. La tsarine Catherine II fit don de la ville en 1775 à l’un de ses favoris, Piotr Alexandrovitch Rumyantsev, qui reçut également le gouvernement de l’Ukraine. Ce dernier s’installa à Gomel et y fit construire un palais et une cathédrale, entourés d’un vaste parc. Sa femme, Irina, contribua à la bonne réputation de son mari en faisant construire un hôpital, un orphelinat et une école de musique pour les enfants pauvres[3].

En 1854, Bielitsa fut rattachée à Gomel, dont elle forme depuis un quartier.

Durant l’été 1903, une tentative de pogrom échoua face à la détermination d’un groupe d’autodéfense juive organisée par le Bund. Deux-cents Juifs armés repoussèrent le pogromistes[4].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Gomel fut occupée par l'Allemagne nazie du au . Plus de la moitié de sa population juive périt pendant la guerre. En 1941, en deux jours, 2 500 juifs de Gomel internés dans un camp près de Monastyrek, furent fusillés dans un fossé antichar près de Lechtchinec. La ville fut presque entièrement détruite au cours de la guerre[3].

En 1986, Gomel fut une des premières villes touchées par le nuage radioactif provoqué par la catastrophe de Tchernobyl. La ville reste l’une des plus irradiées de toute l’Europe et sa population ne fut jamais évacuée.

Population[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Recensements (*) ou estimations de la population[5] :

Évolution démographique
1880 1897* 1907 1914 1923*
22 000 36 775 44 500 97 900 75 401
1926* 1939* 1959* 1970* 1979*
82 952 139 120 168 270 272 300 382 785
1989* 1999* 2009* 2012 2013
500 846 475 500 482 652 498 075 505 362


Nationalités[modifier | modifier le code]

Jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, la ville de Gomel abritait une importante communauté juive :

  • 20 385 personnes en 1897[6] ;
  • 47 505 personnes en 1910 ;
  • 40 880 personnes en 1930 ;
  • 26 416 personnes en 1979.

De nos jours, la population de Gomel est composée à 84,2 % de Biélorusses, 11 % de Russes et 3,3 % d’Ukrainiens[7].

Économie[modifier | modifier le code]

La gare ferroviaire de Gomel
La bibliothèque centrale

Gomel possède un aéroport, ouvert en 1968, situé à 8 kilomètres de la ville, il dessert des villes biélorusses et russes.

La ville est un important nœud ferroviaire, sur la ligne qui relie Kiev à Minsk.

Le transport en commun est assuré par des bus et des trolleybus.

Gomel, à la tête d’une grande région productive, compte 101 entreprises industrielles, 15 banques et 316 usines.

Éducation, culture[modifier | modifier le code]

Gomel compte sept universités et établissements d’enseignement supérieur, de nombreux centres sportifs et est célèbre pour ses théâtres, ses orchestres, son cirque et ses galeries d’art. Il y a plusieurs bibliothèques à Gomel dont la plus grande est la bibliothèque régionale Lénine (Гомельская областная универсальная библиотека имени В. И. Ленина).

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Gomel est jumelée avec[8] :

Gomel et Clermont-Ferrand :

Voulu par l’ancien maire de Clermont-Ferrand, Roger Quilliot, alors que la gauche était au pouvoir, le jumelage avec la grande ville soviétique de Gomel prit un caractère particulier lorsqu’en avril 1986 Gomel est devenue, à la suite de la catastrophe de Tchernobyl110 km au sud), la ville la plus irradiée du pays. La dissolution de l’Union soviétique allait encore modifier le jumelage, Gomel devenant la deuxième ville de Biélorussie. En 2009, des accords médicaux lient encore les deux villes, mais le jumelage cherche la forme qu’il pourrait prendre.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Belstat.gov.by
  2. (en) gomel.lk.net Histoire de Gomel
  3. a, b et c (en) Site officiel de la Ville de Gomel - Présentation.
  4. Henri Minczeles, Histoire générale du Bund, Un mouvement révolutionnaire juif, éditions Denoël, Paris, 1999, p. 98.
  5. Recensements et estimations de la population depuis 1897 sur pop-stat.mashke.org
  6. L’histoire juive de la ville.
  7. (en) Site officiel de la Ville de Gomel - Gomel en chiffres.
  8. Города-партнеры

Liens externes[modifier | modifier le code]

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