Gomel
| Homiel Гомель |
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Héraldique |
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| Administration | ||||
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| Pays | ||||
| Subdivision | Voblast de Homiel | |||
| Maire | Viktor Lilipets | |||
| Code postal | BY 246001 — 246050 | |||
| Indicatif téléphonique | +375 232 | |||
| Démographie | ||||
| Population | 515 325 hab. (2013) | |||
| Densité | 3 808 hab./km2 | |||
| Géographie | ||||
| Coordonnées | ||||
| Altitude | 115 - 135 m | |||
| Superficie | 13 534 ha = 135,34 km2 | |||
| Divers | ||||
| Première mention | 1142 | |||
| Statut | Ville | |||
| Localisation | ||||
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Géolocalisation sur la carte : Biélorussie Géolocalisation sur la carte : Biélorussie |
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| Liens | ||||
| Site web | http://www.gorod.gomel.by/ | |||
| Sources | ||||
| Liste des villes de Biélorussie | ||||
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Gomel (en russe : Гомель) ou Homiel (en biélorusse : Гомель) est une ville de Biélorussie et la capitale administrative de la voblast de Homiel. Sa population s’élève à 515 325 habitants[1] en 2013, ce qui en fait la deuxième ville de Biélorussie.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Gomel est située à 282 km au sud-est de Minsk, près des frontières de l’Ukraine et de la Russie. La ville est arrosée par la rivière Soj, qui se jette dans le Dniepr une cinquantaine de kilomètres au sud.
Étymologie [modifier]
Gomel est orthographié dans les chroniques du Moyen Âge Gomiy, Gom'e ou encore Gom. L’origine de ces noms n’est pas précise et plusieurs suppositions sont possibles.
Gomel pourrait d’abord venir d’un ancien mot slave signifiant « bruit », le vent dans les forêts et la Soj expliquant cela. Mais certains historiens avancent que le nom de la ville vient de celui de l’ancienne tribu qui avait habité les lieux en premier. Gomel pourrait aussi venir du nom de Gomeyuk, nom d’un ruisseau affluent de la Soj[2].
Histoire [modifier]
La date exacte de la fondation de Gomel est inconnue, mais elle est mentionnée la première fois en 1142, dans une chronique. Cette date est généralement considérée comme la date de création. Les rives de l’autre côté de la Soj étaient occupées par une autre ville, Bielitsa.
Comme beaucoup de villes biélorusses, Gomel dut faire face au Moyen Âge à l’invasion tatares et aux attaques de la Horde d’Or, c’est pourquoi elle demanda la protection du Grand-duché de Lituanie, par lequel elle fut annexée[3].
L’union du grand-duché au royaume de Pologne en 1569, fit de Gomel une ville des confins de la république des Deux Nations.
En 1772, la partie orientale de la Biélorussie fut rattachée à l’Empire russe. La tsarine Catherine II fit don de la ville en 1775 à l’un de ses favoris, Piotr Alexandrovitch Rumyantsev, qui reçut également le gouvernement de l’Ukraine. Ce dernier s’installa à Gomel et y fit construire un palais et une cathédrale, entourés d’un vaste parc. Sa femme, Irina, contribua à la bonne réputation de son mari en faisant construire un hôpital, un orphelinat et une école de musique pour les enfants pauvres[3].
En 1854, Bielitsa fut rattachée à Gomel, dont elle forme depuis un quartier.
Durant l’été 1903, une tentative de pogrom échoua face à la détermination d’un groupe d’autodéfense juive organisée par le Bund. Deux-cents Juifs armés repoussèrent le pogromistes[4].
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Gomel fut occupée par l'Allemagne nazie du 19 août 1941 au 26 novembre 1943. Plus de la moitié de sa population juive périt pendant la guerre. En 1941, en deux jours, 2 500 juifs de Gomel internés dans un camp près de Monastyrek, furent fusillés dans un fossé antichar près de Lechtchinec. La ville fut presque entièrement détruite au cours de la guerre[3].
En 1986, Gomel fut une des premières villes touchées par le nuage radioactif provoqué par la catastrophe de Tchernobyl. La ville reste l’une des plus irradiées de toute l’Europe et sa population ne fut jamais évacuée.
Population [modifier]
Démographie [modifier]
Recensements (*) ou estimations de la population [5] :
Nationalités [modifier]
Jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, la ville de Gomel abritait une importante communauté juive :
- 20 385 personnes en 1897[6] ;
- 47 505 personnes en 1910 ;
- 40 880 personnes en 1930 ;
- 26 416 personnes en 1979.
De nos jours, la population de Gomel est composée à 84,2 % de Biélorusses, 11 % de Russes et 3,3 % d’Ukrainiens[7].
Économie [modifier]
Gomel possède un aéroport, ouvert en 1968, situé à 8 kilomètres de la ville, il dessert des villes biélorusses et russes.
La ville est un important nœud ferroviaire, sur la ligne qui relie Kiev à Minsk.
Le transport en commun est assuré par des bus et des trolleybus.
Gomel, à la tête d’une grande région productive, compte 101 entreprises industrielles, 15 banques et 316 usines.
Éducation, culture [modifier]
Gomel compte sept universités et établissements d’enseignement supérieur, de nombreux centres sportifs et est célèbre pour ses théâtres, ses orchestres, son cirque et ses galeries d’art. Il y a plusieurs bibliothèques à Gomel dont la plus grande est la bibliothèque régionale Lénine (Гомельская областная универсальная библиотека имени В. И. Ленина).
Jumelages [modifier]
La ville de Gomel est jumelée avec[8] :
Aberdeen (Écosse) depuis le 17 juin 1990
Armavir (Russie) depuis le 26 mai 2009
Briansk (Russie) depuis le 1er juin 2001
Bourgas (Bulgarie) depuis le 14 juillet 1998
Donetsk (Ukraine) depuis le 4 avril 2003
Clermont-Ferrand (France) depuis le 21 novembre 1977
Saint-Pétersbourg (Russie)
Arrondissement Krasnoïe Sélo (Russie) depuis le 1er août 2001
Arrondissement Île Vassili (Russie) depuis le 19 août 2002
Koursk (Russie) depuis le 5 novembre 2004
Liepāja (Lettonie) depuis le 8 juin 1999
Protvino (Russie) depuis le 8 juillet 1998
Radom (Pologne) depuis le 26 septembre 1992
Rostov-sur-le-Don (Russie) depuis le 25 juillet 2009
Kiev (Ukraine) depuis le 9 novembre 2009 District de Solomenskiy
Sourgout (Russie) depuis le 30 avril 2005
Huai'an (Chine) depuis juin 1997
Tchernihiv (Ukraine) depuis le 1er juin 2001
Moscou (Russie)
Disctrict municipal Tcheriomouchki (Russie) depuis le 13 juillet 2007
Gomel et Clermont-Ferrand :
Voulu par l’ancien maire de Clermont-Ferrand, Roger Quilliot, alors que la gauche était au pouvoir, le jumelage avec la grande ville soviétique de Gomel prit un caractère particulier lorsqu’en avril 1986 Gomel est devenue, à la suite de la catastrophe de Tchernobyl (à 110 km au sud), la ville la plus irradiée du pays. La dissolution de l’Union soviétique allait encore modifier le jumelage, Gomel devenant la deuxième ville de Biélorussie. En 2009, des accords médicaux lient encore les deux villes, mais le jumelage cherche la forme qu’il pourrait prendre.
Notes et références [modifier]
- Belstat.gov.by
- (en) gomel.lk.net Histoire de Gomel
- (en) Site officiel de la Ville de Gomel - Présentation.
- Henri Minczeles, Histoire générale du Bund, Un mouvement révolutionnaire juif, éditions Denoël, Paris, 1999, p. 98.
- (ru) Recensements de 1959, 1970 et 1979 sur www.webgeo.ru — (en) Évolution récente de la population de la ville de Gomel — Résultats préliminaires du recensement du 14 octobre 2010 [1]
- L’histoire juive de la ville.
- (en) Site officiel de la Ville de Gomel - Gomel en chiffres.
- Города-партнеры
Liens externes [modifier]