Ponza

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Ponza
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Flag of Lazio.svg Latium 
Province Latina 
Code postal 04027
Code ISTAT 059018
Code cadastral G871
Préfixe tel. 0771
Démographie
Gentilé ponzesi
Population 3 360 hab. (31-12-2010[1])
Densité 340 hab./km2
Géographie
Coordonnées 40° 54′ 00″ N 12° 58′ 00″ E / 40.9, 12.9666740° 54′ 00″ Nord 12° 58′ 00″ Est / 40.9, 12.96667  
Altitude Min. 10 m – Max. 10 m
Superficie 987 ha = 9,87 km2
Divers
Saint patron Pape Silverio
Fête patronale 20 juin
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Latium

Voir sur la carte administrative du Latium
City locator 14.svg
Ponza

Géolocalisation sur la carte : Italie

Voir la carte administrative d'Italie
City locator 14.svg
Ponza

Géolocalisation sur la carte : Italie

Voir la carte topographique d'Italie
City locator 14.svg
Ponza
Liens
Site web http://www.comune.ponza.lt.it/
Pontine Islands map.png

Ponza est une commune italienne d'environ 3 400 habitants, située dans la province de Latina, dans la région Latium, en Italie centrale.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ponza se trouve sur l'île de même nom et est proche des petites îles de Palmarola, Gavi et Zannone, appartenant à l'archipel des îles Pontines dans la mer Tyrrhénienne.

Des falaises de tuf, des criques secrètes, des grottes qui cachent des bassins azur et des hameaux qui ponctuent la guarrigue... C'est en bateau, depuis la mer, que l'on goûte le mieux les délices de Ponza, la principale île de l'archipel des îles Pontines, au large des côtes du Latium. Toute l'île est sillonnée de sentiers, qui mènent à des points de vue fabuleux, comme du côté du fortin de Frontone, sur le littoral oriental.

L'île de Ponza est un étroit croissant de terre de neuf kilomètres pour quarante et un de côtes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Sous l'Empire romain, l'île de Ponza avait certes servi de villégiature, mais aussi de prison dorée pour personnalités encombrantes. Des chrétiens y furent aussi relégués, dont le pape Silvère, au VIe siècle, devenu le saint patron local. Il fut exilé et mourut sur la petite île de Palmarola toute proche. Après des siècles d'abandon, la Maison de Bourbon-Parme qui régnait sur l'Italie du Sud redonna vie, au XVIIIe siècle, à l'ancienne « Pontia ». Ils érigèrent le port et firent venir des colons de la région de Naples, dont les « Ponzesi » d'aujourd'hui sont les descendants, comme le rappelle leur dialecte originaire de Campanie. Mais plus tard, on exilait ici toujours les indésirables. Mussolini y déporta ses opposants, avant d'y être lui-même enfermé en 1943. À plusieurs époques, Ponza a subi des exodes, dus à la pauvreté et à la famine.

Économie[modifier | modifier le code]

Les habitants ont délaissé la pêche et l'agriculture pour vivre du tourisme. L'afflux de continentaux a même fait grimper le prix du mètre carré.

Culture[modifier | modifier le code]

Monuments et patrimoine[modifier | modifier le code]

Le passé de l'île a laissé son empreinte. Un tunnel creusé par les Romains mène encore à la plage de Chiaia di Luna. À la sortie du port, on découvre même des grottes, les « grotte di Pilato », qui servaient jadis de viviers à murènes. La villa de l'empereur Auguste se trouvait juste au-dessus, remplacée depuis par un cimetière de style baroque. Ailleurs, on retrouve les vestiges d'un aqueduc, d'une nécropole, d'un monastère et, partout, les traces des anciennes cultures en terrasses, où poussent encore çà et là la vigne, la lentille et le pois chiche.

Tourisme[modifier | modifier le code]

L'été, des centaines de Romains fuient la chaleur de la capitale et mettent le cap au Sud, vers l'« isola » de Ponza. Deux heures de train et d'hydroglisseur à partir du port d'Anzio, et les voilà sur la plus grande île de l'archipel des îles Pontines. Six cailloux volcaniques jetés sur la mer Tyrrhénienne, à trente kilomètres des côtes italiennes. Là, chacun profite de ce havre à sa façon : en canot sur les eaux transparentes, dans une crique isolée comme la cala Felce ou dans une paillote de la plage branchée de Frontone. Avant de se retrouver pour la promenade rituelle sur le port en arc de cercle, où se côtoient chalutiers et façades pastel. Le must pour découvrir ce repaire de marins reste de louer un canot à moteur et d'explorer les larges baies, les caps et les falaises, les criques secrètes et les curiosités rocheuses comme les rochers émergées de Lucia Rosa ou les piscines naturelles de cala Fonte et cala Feola. Un détour s'impose aussi par l'île vierge de Palmarola à cinq milles marins de là.

Mais aucun hôtel disgracieux ni aucune villa tape-à-l'œil ne sont venus défigurer cette forteresse de roche claire, coiffée d'un maquis méditerranéen.

En contemplant Ponza du large, on se prend à s'immerger dans la légende : d'après l'Odyssée d'Homère, c'est là qu'Ulysse et la magicienne Circé s'aimèrent une année durant. Des grottes portent encore le nom des deux amants.

Ponza et le tourisme, c'est une histoire récente : elle remonte à 1969, quand Federico Fellini vint tourner ici son film Satyricon.

Événement commémoratif[modifier | modifier le code]

Fêtes, foires[modifier | modifier le code]

Administration[modifier | modifier le code]

Les maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
27 mai 2003 en cours Pompeo Porzio    
Les données manquantes sont à compléter.

Hameaux[modifier | modifier le code]

Guarini, Giancos, I Conti, Santa Maria, Campo Inglese, Le Forna, île de Zannone, île de Palmarola

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Habitants recensés


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (it) Popolazione residente e bilancio demografico sur le site de l'ISTAT.

Sur les autres projets Wikimedia :