Hideki Tōjō

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Hideki Tōjō
東條 英機
Image illustrative de l'article Hideki Tōjō
Fonctions
27e Premier ministre du Japon
Monarque Hirohito
Prédécesseur Fumimaro Konoe
Successeur Kuniaki Koiso
Ministre de la guerre
Premier ministre lui-même
Prédécesseur Shunroku Hata
Successeur Hajime Sugiyama
Ministre des affaires intérieures
Premier ministre lui-même
Prédécesseur Harumichi Tanabe
Successeur Michio Yuzawa
Premier ministre lui-même
Prédécesseur Michio Yuzawa
Successeur Michio Yuzawa
Ministre des Affaires étrangères
19421942
Prédécesseur Shigenori Tōgō
Successeur Masayuki Tani
Ministre de l'éducation
19421942
Prédécesseur Kunihiko Hashida
Successeur Nagakage Okabe
Ministre du commerce
19431943
Prédécesseur Nobusuke Kishi
Successeur Fonction abolie
Ministre des munitions
19431944
Prédécesseur Nouvelle fonction
Successeur Ginjirō Fujiwara
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Kōjimachi (Japon)
Date de décès (à 63 ans)
Lieu de décès Tokyo (Japon)
Nature du décès pendaison
Nationalité japonaise
Parti politique Taisei Yokusankai
Conjoint Katsuko Ito
Enfant(s) 3 fils
4 filles
Religion Jōdo shinshū

Signature

Hideki Tōjō
Premiers ministres du Japon

Hideki Tōjō (東條 英機, Tōjō Hideki?, 1884-1948) était un général et homme politique japonais. Il fut le Premier ministre de l'Empire du Japon durant la Seconde Guerre mondiale, de 1941 à 1944, et fut condamné à mort par le Tribunal de Tokyo.

Biographie[modifier | modifier le code]

Hideki Tōjō est né à Tokyo (Japon), en 1884. Il était le troisième fils de Hidenori Tōjō, un lieutenant général (général de division) dans l'Armée impériale japonaise. Les deux grands frères de Tōjō moururent avant sa naissance. En 1909, il se maria avec Katsuko Itō, avec qui il eut trois fils et quatre filles.

En 1905, il sortit de l'Académie militaire impériale de Tokyo et entra dans l'armée comme sous-lieutenant d'infanterie. Il gravit rapidement les échelons dans l'armée ; en 1915, il sortit avec d'excellentes notes.Ce qui lui valut d'être chargé de cours. En 1919, il entreprit de voyager en Europe (Suisse, Allemagne).

Dans les années 1920, Tōjō fut membre du Tōseiha (« groupe de contrôle », pour reprendre le nom que lui donnèrent ses adversaires), en compagnie de Kazushige Ugaki, Hajime Sugiyama, Kuniaki Koiso, Yoshijirō Umezu et Tetsuzan Nagata. Ils représentaient l'aile conservatrice modérée en opposition au Kōdōha (« groupe de bienveillance impérial »), guidé entre autres par Sadao Araki, dont l'objet était le renversement des structures en place et la dissolution des zaibatsu. Les deux factions étant issues de la Société de la Double Feuille, une société secrète adepte de l'ultranationalisme.

En 1935, Tōjō fut promu colonel, à la tête de la kempeitai (la police de l'Armée) du Kantōgun (aussi connue sous le nom d'armée du Guandong) dans l'État fantoche de Mandchoukouo.

Pendant l'incident du 26-Février, Tōjō s'opposa à la tentative de putsch du Kōdōha, matée sous les ordres de l'empereur Hirohito. Suite à cet incident, le Tōseiha put effectuer des purges dans l'armée visant les officiers radicaux et les instigateurs du putsch furent jugés et exécutés.

Du 1 mars 1937 au 30 mai 1938, Hideki Tōjō est chef d'état-major de l'armée du Kwantung, sous les ordres du général Ueda Kenkichi, chef de l'armée du Kwantung.

En 1938, Tōjō fut promu vice-ministre de l'Armée. De décembre 1938 à 1940, il fut inspecteur général du Service aérien de l'armée impériale japonaise. Il était également responsable des services secrets japonais avant et pendant la guerre du Pacifique, maintenant des contacts indirects avec Kōki Hirota, dirigeant de la Société du Dragon noir et d'autres sociétés secrètes. Comme nombre de militaires et de membres de la famille impériale, il était favorable à l'adhésion du Japon à l'Axe, aux côtés de l'Allemagne et l'Italie.

Pendant son séjour au ministère de l'Intérieur, Tōjō dirigea la Keishichō (police de Tokyo). Nommé ministre de l'Armée en 1940 par Fumimaro Konoe, il resta à ce poste dans le troisième cabinet de Konoe. Après la démission de Konoe en 1941, Tōjō fut nommé Premier ministre par l'empereur Hirohito tout en demeurant ministre de l'Armée impériale japonaise.

Cependant, après une série de défaites, culminant avec la chute de Saipan, il fut abandonné par ses partisans et remercié par Hirohito le . Il se retira alors de la première liste de réserve et du gouvernement.

Arrestation et procès[modifier | modifier le code]

Après la capitulation sans condition du Japon en 1945, le général américain Douglas MacArthur a ordonné l'arrestation des criminels de guerre présumés. Figurant sur cette liste, Tōjō fut arrêté le 11 septembre 1945[1] dans sa maison de Setagaya encerclée par la police militaire et par des journalistes et photographes de presse. Peu avant l'assaut de la police militaire, Tōjō tenta en vain de se suicider par balle.

Lors du procès de Tokyo, Tōjō déclara lors de son premier interrogatoire que « nul ne pouvait s'opposer à l'empereur », impliquant que seul Hirohito pouvait prendre des décisions telles que de bombarder Pearl Harbor ou mettre fin à la guerre. Après un ajournement de l'audition, Tōjō succomba aux pressions du procureur en chef Joseph Keenan et se rétracta en affirmant lors d'un second interrogatoire que son empereur avait toujours été un homme de paix.

Condamné pour crimes de guerre par le tribunal de Tokyo en 1948, il fut pendu le [2].

Le surnom de Tōjō était « le Rasoir » (« Kamisori »).

Gouvernement de Tōjō[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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