Gafsa

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Gafsa
Aperçu de la ville de Gafsa
Aperçu de la ville de Gafsa
Administration
Pays Drapeau de Tunisie Tunisie
Gouvernorat Gafsa
Délégation(s) Gafsa Nord
Gafsa Sud
Maire Hamza Khila
Démographie
Gentilé Gafsien
Population 84 676 hab. (2004[1])
Géographie
Coordonnées 34° 25′ N 8° 47′ E / 34.42, 8.7934° 25′ Nord
       8° 47′ Est
/ 34.42, 8.79
  
Altitude 297 m
Localisation

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Gafsa

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Gafsa
Liens
Site web www.commune-gafsa.gov.tn

Gafsa (قفصة) est une ville du sud de la Tunisie et le chef-lieu du gouvernorat du même nom.

Elle est située dans une trouée au milieu d'un alignement montagneux, appelé « monts de Gafsa », entre le Djebel Bou Ramli et le Djebel Orbata qui culmine à 1 165 mètres. De par son emplacement, elle joue un rôle de carrefour sur les axes routiers reliant Tunis à Nefta et le nord de l'Algérie à la Libye.

La municipalité abrite une population de 84 676 habitants selon le recensement de 2004[1] mais son agglomération, comprenant également El Ksar, atteint 115 000 habitants.

Sommaire

Histoire [modifier]

Piscine romaine de Gafsa

Capsa, le nom antique de la ville de Gafsa, a donné son nom à la culture épipaléolithique capsienne. Des ossements et des traces d'activités humaines remontant à plus de 8 500 ans[2] ont été découverts dans cette région. Outre la fabrication d'outils en pierre et en silex, les Capsiens produisaient, à partir d'ossements, divers outils dont des aiguilles pour coudre des vêtements à partir de peaux d'animaux. Au XIIe siècle av. J.-C. selon la tradition littéraire, les Phéniciens fondent Utique. Pendant l'Antiquité, les Romains occupent Capsa au IIe siècle av. J.-C.. La ville se développe alors au point de devenir une municipe puis une colonie. En 540, les Byzantins la protègent d'un rempart et la rebaptisent Justiniana. Oqba Ibn Nafi Al Fihri prend la ville en 688 mais rencontre une résistance farouche car les Berbères refusent longtemps de se convertir à l'islam. Au XIIe siècle, on parle encore latin à Gafsa.

Gafsa devient le lieu de cantonnement de compagnies disciplinaires de l'armée française. Ainsi, les mutins du 17e régiment d'infanterie de ligne y furent envoyés[3].

Durant la Seconde Guerre mondiale, en 1942 et 1943, la cité subit plusieurs bombardements allemands et une partie de la kasbah est détruite. Gafsa est le théâtre d'une bataille historique, opposant la 10e division de panzers et les forces alliées, connue sous le nom de bataille d'El Guettar.

Le 13 février 1952, le khalifa (préfet) de Gafsa, Sliman Ben Hamouda, est abattu d'un coup de pistolet[4].

En 1980, la ville est prise d'assaut par un commando venu de Libye, ce qui sera connu plus tard comme les événements de Gafsa.

Durant le premier semestre 2008, les grèves de Gafsa mobilisent une grande partie de la population, durement frappée par le chômage et la pauvreté, appelant au respect de la justice sociale et de la dignité. Elles secouent tout le gouvernorat, avec de nombreuses morts, des arrestations ou des actes de torture liées à la répression du régime de Zine el-Abidine Ben Ali. La région est au cœur de la révolution de 2011, tout comme celles de Sidi Bouzid et Kasserine.

Économie [modifier]

Gafsa se développe grâce à l'exploitation minière des phosphates dont le gisement découvert en 1886 est l'un des plus importants au monde. Elle extrait de ses mines près de cinq millions de tonnes de phosphates en 2011, ce qui fait de la Tunisie le septième producteur mondial. La Compagnie des phosphates de Gafsa a possédé sa propre ligne de chemin de fer privée jusqu'en 1966, sur la base d'une convention signée le 25 août 1896.

Gafsa s'est aussi spécialisée dans l'artisanat du tapis de laine, notamment le kilim et le mergoum, dont certains types sont destinés à l'exportation[5]. À partir de 1998, l'Office national de l'artisanat a lancé une politique de soutien locale[6], sous la direction de l'artiste Hmida Ouahada qui avait entamé un travail de recherche et de création dès 1957[7].

Jumelages [modifier]

La ville de Gafsa a signé des accords de coopération avec les villes de :

Un protocole d'entente a été conclu avec Naples en Italie.

Personnalités [modifier]

Références [modifier]

  1. a et b (fr) Recensement de 2004 (Institut national de la statistique)
  2. Noura Rahmani, « Nouvelle interprétation de la chronologie capsienne (Épipaléolithique du Maghreb) », Bulletin de la Société préhistorique de France, vol. 101, no 2, 2004, p. 345-360 [texte intégral (page consultée le 22 février 2013)] 
  3. Jules Maurin et Rémy Pech, 1907. Les mutins de la République : la révolte du Midi viticole, éd. Privat, Toulouse, 2007
  4. Robert Herly, « Nationalisme et terrorisme en Afrique du Nord », La Revue des Deux Mondes, août 1954
  5. (fr) Types de tapis produits à Gafsa (Association pour la sauvegarde de la médina de Gafsa)
  6. (fr) Historique de la tapisserie à Gafsa (Association pour la sauvegarde de la médina de Gafsa)
  7. (fr) Parcours de Hmida Ouahada (Association pour la sauvegarde de la médina de Gafsa)

Bibliographie [modifier]

  • Francesca Soro, Gafsa : une médina oasienne en Tunisie, éd. Association pour la sauvegarde de la médina de Gafsa, Gafsa, 2004

Lien externe [modifier]

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