Gouverneur général des Indes

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Vice-roi et gouverneur général des Indes
Viceroy and Governor-General of India
Image illustrative de l'article Gouverneur général des Indes
Symbole du Vice-roi (1885-1947)

Image illustrative de l'article Gouverneur général des Indes
Chakravarti Rajagopalachari, dernier gouverneur général de l'Inde de 1948 à 1950.

Création 20 octobre 1774
Titre Son excellence
Mandant Compagnie anglaise des Indes orientales (1774-1858)
Monarque des Indes (1858-1947)
Monarque du dominion de l'Inde (1947-1950)
Abrogation 26 janvier 1950
Premier titulaire Warren Hastings
Dernier titulaire Chakravarti Rajagopalachari
Résidence officielle Rashtrapati Bhavan, New Delhi
Politique dans le Raj britannique
Image illustrative de l'article Gouverneur général des Indes






Le gouverneur général des Indes ou, de 1858 à 1947, le vice-roi et gouverneur général des Indes (anglais : Viceroy and Governor-General of India) était le représentant de la Couronne britannique en Inde pendant la domination britannique.

Le poste est créé en 1773 comme gouverneur général de la présidence de Fort William. En 1833, le gouverneur général reçoit autorité sur toute l'Inde britannique et devient gouverneur général des Indes. En 1858, les territoires de la Compagnie passent sous l'administration directe du gouvernement britannique et le gouverneur général est à la tête de l'administration coloniale. Une partie du territoire demeure dirigée par des souverains locaux : la suzeraineté du monarque britannique sur ces États princiers est exercée par le gouverneur général, qui porte ainsi le titre de vice-roi.

Le titre de vice-roi est abandonné en 1947, quand l'Inde et le Pakistan deviennent indépendants sous la forme de dominions, mais le poste de gouverneur général de l'Inde continue d'exister comme représentant du roi, alors qu'est créé le gouverneur général du Pakistan.

Le poste de gouverneur général de l'Inde est aboli en 1950, quand l'Inde devient une république.

Pouvoirs[modifier | modifier le code]

Le pouvoir du gouverneur-général s'étendait originellement à la seule présidence du Bengale mais il disposait de pouvoirs additionnels sur les affaires étrangères et la défense : les autres présidences de la Compagnie des Indes orientales (Madras, Bombay, Bencoolen) ne pouvait déclarer la guerre ou faire la paix avec un princie indien sans l'accord du gouverneur général et du Conseil de Fort William.

La Charte de 1833 donne au gouverneur général la « surintendance, la direction et le contrôle de l'ensemble du gouvernement civil et militaire » de l'Inde britannique. Le gouverneur et son Conseil reçoivent également des pouvoirs législatifs. À partir de 1833, le gouverneur général est nommé par la Court of Directors de la Compagnie avec l'approbation du monarque britannique.

Après le transfert de la gestion de l'Inde de la Compagnie à la Couronne, le gouverneur général (alors connu sous le nom de vice-roi des Indes) devient le responsable de l'administration de l'Inde au nom du monarque britannique. L'Inde britannique est alors divisée en provinces, chacune administrée par un gouverneur, un lieutenant-gouverneur ou un commissaire en chef. Les gouverneurs sont nommés par le gouvernement britannique auprès duquel ils sont directement responsables mais les lieutenants-gouverneurs et les commissaires sont nommés par le vice-roi.

Le vice-roi exerce également la suzeraineté britannique sur les États princiers : directement pour les plus importants d'entre eux (Hyderabad, Mysore, Gwalior, Jammu-et-Cachemire, Baroda) ou via des agences pour les États moins importants.

Le vice-roi est également grand-maître des ordres de l'Étoile d'Inde et de l'Empire des Indes.

Au moment de l'indépendance en 1947, le titre de vice-roi est aboli. Le dernier vice-roi, Louis Mountbatten, devient le premier gouverneur général du dominion de l'Inde mais n'exerce plus qu'une responsabilité cérémonielle.

Conseil[modifier | modifier le code]

Dès la création du poste, le gouverneur général est assisté d'un conseil pour l'exercice des compétences exécutives et législatives.

Le Regulating Act de 1773 prévoit l'élection de quatre conseillers par la Court of Directors de la Compagnie. Le gouverneur général jouit alors d'un vote décisif en cas d'égalité mais les décisions du Conseil s'imposent à lui.

En 1784, le nombre de conseillers est réduit à trois, en 1786 les décisions du Conseil ne sont plus que consultatives. À partir de 1833, le Conseil (dénommé « Conseil de l'Inde ») a deux formations : l'une exécutive composée de 3 membres élus par la Court of Directors, l'autre législative composée des 3 membres précédent auxquels s'ajoute un quatrième qui ne participe qu'à la discussion des lois.

À partir de 1858, le Conseil est rebaptisé « Conseil du gouverneur général des Indes » et les membres sont nommés par le souverain ou le secrétaire d'État à l'Inde. Au fil des années, le nombre de membres chargés de débattre et voter les lois, augmente et ils deviennent nommés par le gouverneur général lui-même.

En 1919, les fonctions législatives du Conseil sont transférées à une législature composée de deux chambres, un Conseil d'État et une Assemblée législative : jusqu'en 1947 le Conseil du gouverneur général n'exerce plus que des fonctions exécutives, même si le gouverneur général garde d'importants pouvoirs sur les débats et l'adoption des lois par la législature.

Symboles[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :