John Smyth

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John Smyth (né v. 1570 à Sturton-le-Steeple (en) dans le Nottinghamshire, en Angleterre, mort le 28 août 1612 à Amsterdam, Provinces-Unies) fut le premier pasteur anglais baptiste et un défenseur du principe de la liberté religieuse. De nombreux historiens considèrent John Smyth comme le fondateur du baptisme.

Ordination[modifier | modifier le code]

Smyth a été ordonné comme prêtre anglican en 1594 en Angleterre. Peu de temps après son ordination, il souhaite opérer un retour à la foi de l'église primitive. En raison de ses convictions partagés avec les puritains et congrégationalistes, il rompt avec l'église anglicane et s'exile en 1607 pour la Hollande avec d'autres croyants qui ont les mêmes positions bibliques[1],[2].

L'église baptiste[modifier | modifier le code]

C'est en Hollande que Smith découvre la théologie anabaptiste et en retient les principes, notamment sur le baptême pour les croyants adultes, opposé au baptême des enfants) et le mémorial de la Cène, opposé à la consubstantiation et la transsubstantiation. Il fonde ainsi la première église baptiste à Amsterdam en 1609 (d'autres historiens notent 1611)[3],[4].

Réformes[modifier | modifier le code]

Au début, Smyth s'alignait fermement sur l'héritage anglican. Au fil du temps, il proposa diverses réformes en lien avec les principes de l'anabaptisme[5],[6],[7].

En premier, Smyth insista sur le fait que le vrai culte venait du cœur et que tout type de lecture d'un livre lors du culte n'était que l'invention du pêcheur. Ce rejet de la liturgie peut encore être mal compris par les baptistes d'aujourd'hui. Prier, chanter et prêcher devait être uniquement spontané. Il aboutit à cette idée qu'il n'admettrait plus la lecture de la Bible durant le culte « depuis qu'il considéra les traductions anglaises des Écritures comme quelque chose de moins important que la parole directe de Dieu. »

Deuxièmement, Smyth introduisit une double direction à l'église avec le pasteur et le diacre. Cela était en contraste avec la direction classique réformée de pasteur ainé, convers ainé (chargé des travaux manuels et domestiques de l'église) et diacre.

Troisièmement, avec la position nouvelle sur le baptême, un nouveau dilemme s'éleva parmi ces baptistes. Ayant été baptisé enfants, ils réalisèrent tous qu'ils devaient être rebaptisés. Comme il n'y avait pas d'autres ministres pour administrer le baptême, Smyth se baptisa lui-même et il baptisa les fidèles de l'église.

L'influence mennonite[modifier | modifier le code]

Avant sa mort, Smyth s'éloigna de ses vues baptistes et commença à amener ses fidèles vers l'église mennonite. Bien qu'il mourut avant que cela ne se produise, une grande partie de la communauté rejoignit d'elle même l'église mennonite après sa mort.

Cela provoqua une division entre Smyth et un groupe mené par Thomas Helwys. La confession qui descend de Smyth et Helwys est dite baptisme traditionnel (en).

Notes et références[modifier | modifier le code]