Violence psychologique

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Violence psychologique
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CIM-10 T74.3
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La violence psychologique, violence mentale ou violence émotionnelle, est une forme d'abus caractérisé par le comportement agressif ou violent d'un individu vis-à-vis d'un autre individu qui peut par la suite résulter en un traumatisme psychologique, pouvant inclure anxiété, dépression chronique, ou trouble de stress post-traumatique[1],[2]. Le droit français[3] définit la violence psychologique en « des actes répétés, qui peuvent être constitués de paroles et/ou d’autres agissements, d’une dégradation des conditions de vie entraînant une altération de la santé physique ou mentale. » La loi a été votée dans le cadre de la répression des violences faites aux femmes[4],[5] et concerne « les violences exercées au sein du couple ou par un ancien conjoint, un ancien partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou un ancien concubin[6]. »

La violence psychologique ne concerne pas uniquement des agissements propres aux hommes envers les femmes. Elle touche les conjoints, mais aussi les enfants, qu'ils la subissent directement ou qu'ils en soient témoins.

Signes et comportements[modifier | modifier le code]

La violence psychologique peut se repérer objectivement à certains types de discours adressés à autrui, ainsi qu'à des comportements visant à contrôler l'autre, et ce en l'absence de toute violence physique avérée.

On[7] peut isoler 15 catégories d'agressions verbales, malheureusement fréquentes dans la communication de couple ou avec les enfants. Outre les insultes et les menaces, généralement repérées sans difficulté, il peut y avoir chantage, dévalorisation, sape, contradiction, jugements et critiques, accusations et reproches, fausse plaisanterie, blocage et diversion, oubli, retenue, déni, discrédit et silence. Ces trois dernières catégories ont un statut particulier, parce qu'elles sont souvent utilisées en réponse à la protestation de la victime qui se plaint de ne pas avoir été entendue ou d'avoir essuyé une remarque désagréable. Leur utilisation marque la conviction bien ancrée chez l'agresseur d'être dans son bon droit quant au discours qu'il tient à autrui, voire sa volonté explicite de blesser l'autre. Elle illustre aussi le fait que l'agresseur n'a aucune intention de présenter ses excuses et qu'il est incapable d'éprouver de l'empathie par rapport à ce qu'il fait subir à sa victime.

Il est important en effet de prendre conscience qu'il y a possibilité de blesser autrui sans le vouloir, et même sans le savoir si l'autre n'en dit rien. Ce qui fait la différence entre un agresseur qui trouve son comportement légitime et une personne dépourvue de mauvaises intentions, c'est que la seconde présente ses excuses si on lui fait remarquer qu'elle est désagréable. Elle montre ainsi qu'elle est capable de compatir à la détresse de son interlocuteur, déclenchée involontairement. Par contre, quelqu'un qui se sent agressé et qui n'en dit rien, préférant ressasser ses malheurs dans son coin, entre à ce moment dans une catégorie d'agression liée au silence, à la bouderie. On voit ici combien les relations agresseur-victime sont complexes et qu'une analyse fine du discours et des comportements de chacun s'impose, avant de décréter qui est le « méchant » et qui est le « gentil », les rôles pouvant s'inverser selon les situations dans le couple.

On peut dénombrer 10 domaines de contrôle, dans lesquels on assujettit l'autre. On trouve ainsi le contrôle de la liberté de mouvement, des fréquentations, du comportement, des moyens financiers, des goûts, de la pensée, de l'espace sonore, du temps, de l'espace physique et de la communication. Autant certains de ces contrôles sont judicieux et nécessaires dans le cadre de l'éducation des enfants, leur offrant des limites protectrices sur lesquelles s'appuyer pour grandir, autant elles sont d'une justification douteuse entre adultes, censés être à égalité, au sein du couple par exemple. Dans son livre consacré à la violence psychologique en famille, Yvane Wiart[7] offre des définitions précises de ces catégories d'agression verbale, assorties de nombreux exemples concrets, et elle détaille les modalités des différents domaines de contrôle d'autrui. Elle présente aussi plusieurs questionnaires permettant de découvrir si l'on est agresseur ou victime au sein du couple, voire les deux, et des solutions pour sortir du cycle infernal de la violence psychologique. Elle rappelle aussi que la violence psychologique est un phénomène transgénérationnel. Cela signifie que la violence que l'on inflige ou celle que l'on subit est à l'image de celle que l'on a soi-même vécue dans son enfance, et que l'on a appris à considérer comme un mode de communication et de réaction normal[8]. C'est en ce sens que les recherches sur la violence psychologique à enfant, clairement séparée de la violence physique et sexuelle, sont fondamentales pour tenter d'enrayer le phénomène.

Agressivité et colère[modifier | modifier le code]

Agressivité et colère sont souvent confondues. On dira ainsi facilement d'une personne qui se met en colère qu'elle est agressive, même si dans ses propos elle ne s'en prend pas directement à la personne d'autrui, mais se contente de manifester vivement son mécontentement. Il est aussi tout à fait possible d'être agressif sans jamais hausser le ton, ni avoir l'air en colère. Un grand nombre des catégories d'agression verbale listées ci-dessus peuvent s'exprimer dans le plus grand calme, avec même une apparence de neutralité, voire de bienveillance, et c'est entre autres pour cette raison qu'elles sont difficiles à repérer comme éléments de violence psychologique. Le silence qui suit une question ou une remarque en est aussi un bon exemple. Il n'est pas forcément ostentatoire comme dans la bouderie, et peut être facilement masqué par « ah, j'ai pas entendu ! », sans suite. C'est l'absence d'envie de reprendre la conversation qui est caractéristique d'un silence agressif, synonyme de fin de non recevoir.

La colère est importante à ressentir et à exprimer, car elle nous indique que quelque chose dans la situation ne se passe pas bien pour l'individu, et qu'il est judicieux d'y prêter attention. L'exprimer à autrui vise normalement à faire prendre conscience à l'autre que quelque chose ne va pas dans la relation et que c'est important d'y remédier. Cela étant, une bonne partie de l'éducation consiste à apprendre à l'enfant à ne pas exprimer, voire à ne pas ressentir ce type d'émotion, car les protestations de l'enfant confrontent l'adulte à ses propres manquements, son absence, son indisponibilité, son manque d'attention et d'écoute réels. Ceux qui n'ont pas été entendus lors de protestations saines au départ, se réfugient ensuite dans l'agression verbale active ou passive. Soit ils se mettent en colère à la moindre occasion, soit rien ne semble pouvoir les démonter, mais leur hostilité (liée à une accumulation de colère) s'exprime autrement. Ou encore, ils peuvent être persuadés de mériter les attaques, et ils deviennent alors des victimes toutes trouvées [9].

Effets[modifier | modifier le code]

Évoquer la violence psychologique et ses effets fait plutôt penser à un impact psychique, pouvant conduire à une perte d'estime de soi, de motivation et à des troubles dépressifs. Si ces symptômes existent bien sûr et peuvent être graves et handicapants, plus préoccupantes encore et souvent méconnues sont les conséquences de cette violence sur la santé physique. La violence, quelle qu'elle soit, mobilise immédiatement les mécanismes du stress chez la personne agressée. Ce stress physique implique une réaction du système cardio-vasculaire, ainsi que du système immunitaire, et si d'aigu ou ponctuel il devient chronique, car la personne demeure dans une situation de violence qu'elle ne fuit pas, les conséquences à moyen et long terme sont très lourdes pour l'organisme.

Ces mécanismes ont été mis en évidence d'abord par Hans Selye (1962), créateur du concept de stress, puis par quantité d'autres chercheurs, finissant par aboutir à la notion de charge allostatique présentée comme étant à l'origine du déclenchement des maladies [10]. Une branche relativement récente de la recherche internationale sur les relations entre psychisme et maladie s'appelle la psycho-neuro-immunologie, et elle s'intéresse en particulier au cancer[11].

L'agresseur n'échappe pas non plus à la mobilisation de ses mécanismes du stress, même si son agressivité lui fournit souvent une échappatoire lui permettant de décharger la tension accumulée. C'est ce qu'Henri Laborit a montré avec ses expériences sur les rats qui stressés, finissent malades s'ils sont seuls en cage, alors qu'en présence d'un congénère qu'ils peuvent attaquer, leur santé physique est préservée. Ces mécanismes sont rappelés et détaillés concrètement dans Wiart (2011a).

Chez les enfants[modifier | modifier le code]

Approche[modifier | modifier le code]

En 1983, s'est tenue aux États-Unis la première conférence internationale dédiée à la violence psychologique envers les enfants. Elle a rassemblé des chercheurs et des professionnels de l'aide à l'enfance venus de 8 pays, qui ont travaillé à une définition de ce type de violence permettant de l'évaluer précisément dans un objectif d'étude, d'information et de prévention. La définition et les types d'atteintes proposés dans ce cadre sont d'ordre plus général que les catégories d'agression verbale et les domaines de contrôle présentés plus haut. Ces deux niveaux se complètent, l'approche détaillée permettant une prise de conscience concrète au quotidien du type d'interaction que l'on entretient avec les adultes ou les enfants de son environnement proche. C'est à ce niveau que chacun peut agir, s'il le souhaite, une fois perçu l'impact d'une violence psychologique non repérée comme telle, impact démontré par la recherche.

En 1995, l’APSAC (American Professional Society on the Abuse of Children) définit les mauvais traitements psychologiques (ou encore appelés « violence psychique » ou « violence morale ») comme constitués de comportements répétés de la part d’un parent, ou d'un incident extrême, qui font comprendre à l'enfant qu'il ne vaut rien, qu'il n'est pas normal, qu'il n'est pas aimé, que l'on ne veut pas de lui, qu'il est en danger ou que sa seule valeur réside dans la satisfaction par lui des désirs des autres. Sur la base de diverses théories du développement et de l'éducation, dont les travaux d'Abraham Maslow, les mauvais traitements psychologiques apparaissent comme une atteinte directe aux besoins fondamentaux d'estime de soi, d'amour et d'appartenance, de sécurité et d'équilibre physiologique de l'individu. Le recours au rejet, à la terreur, à l'isolement, à la corruption/exploitation et au refus de réponse affective constituent les principales catégories de violence psychique repérées par l'APSAC, auxquelles on peut ajouter les négligences sur le plan de la santé ou de l'éducation[12].

Le rejet s'exprime par le fait de rabaisser l'enfant, de dévaloriser sa personne et ses actes, par le fait de lui faire honte ou de tourner en ridicule ses manifestations normales d'affection, de chagrin ou de peur. Terroriser l'enfant consiste à le menacer ou à avoir des comportements pouvant induire de blesser, tuer, abandonner ou placer l'enfant - des personnes qu'il aime ou des objets auxquels il tient - dans des situations objectivement dangereuses. Isoler l'enfant revient à l'empêcher de satisfaire ses besoins d'interaction et de communication avec autrui, pairs ou adultes, à l'intérieur ou à l'extérieur du foyer. Exploiter/corrompre l'enfant consiste à l'encourager à développer des conduites inappropriées, auto-destructrices, antisociales, criminelles, déviantes ou inadaptées. Cela inclut aussi de l'inciter à adopter des comportements inappropriés à son bon développement, tels que l'inversion de rôles où c'est lui qui prend soin du parent, devant satisfaire ses besoins ou ses rêves non réalisés, ou encore l'infantilisation où il est, cette fois, empêché de grandir car cela déstabilise trop le parent. Cela consiste encore à encourager ou à contraindre l'enfant à abandonner son besoin d'autonomie par une implication excessive, l'intrusion ou la domination, par lesquelles ses opinions, ses sentiments et ses souhaits ne sont pas pris en compte, et sa vie complètement dirigée par le parent. Cela consiste enfin à interférer avec son développement cognitif, par hyperstimulation par exemple, ou au contraire à lui imposer des restrictions d'apprentissage.

Le refus de réponse affective se manifeste par le mépris des tentatives de l'enfant dans son besoin d'interagir avec le parent sur le plan affectif, par le manque d'expression d'affection, de souci et d'amour envers lui, et par l'absence de manifestations émotionnelles. Il se concrétise par un certain détachement et un manque d'implication, limitant les interactions au strict nécessaire, de manière objective et concrète. Les négligences médicales et éducatives correspondent à l'absence ou au refus de soins physiques ou psychiques, et de scolarisation de l'enfant[13],[14]. L'étude française coordonnée par Coslin et Tison[13] a mis en évidence que les professionnels intervenant dans le cadre de l'enfance en danger, c'est-à-dire des psychologues, des médecins, des travailleurs sociaux, des écoutants de centre d'appel, des enseignants de primaire et des gendarmes, reconnaissent mal ce qui est du ressort de la violence psychologique, et ne sont donc guère à même de la dépister. Il semble qu'il y ait donc encore beaucoup à faire en France pour une prise de conscience à la fois de l'importance du phénomène et de ses conséquences néfastes, ce qui est aussi révélé par les vives réactions suscitées dès que l'on tente de remettre en cause la gifle ou la fessée éducatives, ce qui entre en réalité dans le cadre de la violence physique.

Impacts[modifier | modifier le code]

La violence psychologique vécue au sein de la famille est à l'origine des nombreuses séquelles qui peuvent se manifester dès l'enfance et l'adolescence ou n'apparaître qu'à l'âge adulte. Elle induit des troubles relationnels et comportementaux, une faible estime de soi, des affects dépressifs, des comportements d'addiction, de l'agressivité, des difficultés de concentration et d'apprentissage, etc. Dès les années cinquante (1950), John Bowlby a attiré l'attention sur l'impact insoupçonné du défaut d'attention aux besoins d'attachement de l'enfant, dans son rapport pour l'OMS intitulé « Carence de soins maternels et santé mentale ». Il a ensuite insisté, au long de sa carrière de psychiatre et de psychanalyste, sur l'importance de la prise de conscience de la réalité de la violence familiale, dans l'enfance et l'adolescence, pour la compréhension des troubles affectifs liés au développement de la personnalité[15]. Dans cette perspective, on peut aussi se référer aux ouvrages d'Alice Miller[16] ou de Karen Horney[17].

Sur le plan physique, des liens ont été établis entre violence psychologique et problèmes respiratoires (asthme, allergies) et les affections se rapportant à une mobilisation chronique des mécanismes de réaction au stress (problèmes cardio-vasculaires, hypertension, cancer[11]). Les travaux rapportés par l'APSAC soulignent que c'est l'absence de réaction émotionnelle aux sollicitations de l'enfant qui induit les traumatismes les plus importants tant sur le plan physique que psychique, et ils soulignent leur impact à très long terme. Ces violences sont soit par commission, c'est-à-dire que l'on tient des propos négatifs à l'enfant, on lui fait honte, soit par omission, c'est-à-dire que l'on s'abstient de lui apporter le soutien affectif dont il a besoin, on le tient à distance, on ne le complimente pas, etc[7].

L'importance des répercussions de la violence psychologique à enfant est détaillée sur le site gouvernemental américain de veille sanitaire (Centers for Disease Control and Prevention, CDC), avec en particulier le détail de l'influence néfaste sur le développement du cerveau et de ses mécanismes de régulation des fonctions corporelles, conduisant à terme à la maladie. Ce même type d'information se retrouve dans un guide de l'OMS (Preventing child maltreatment : a guide to taking action and generating evidence) visant à informer la communauté internationale de l'enjeu, afin de mobiliser la recherche et d'introduire des politiques de prévention. On peut encore citer l'étude ACE (Adverse Childhood Experience) : The Adverse Childhood Experiences Study. Une partie des recherches engagées dans le domaine se résume sous l'appellation « neurobiologie développementale » qui étudie les conditions de développement du cerveau, les influences positives et négatives, et les effets à long terme sur la santé[18].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bowlby J. (1978). Attachement et perte (Vol. 2). La séparation : angoisse et colère (Trad., Attachment and loss 2, Separation anxiety and anger, 1978). Paris, PUF.
  • Bowlby J. (2011). Le lien, la psychanalyse et l'art d'être parents (Trad., A secure base, 1988). Paris, Albin Michel.
  • Bowlby J. (2014). Amour et rupture : Les destins du lien affectif (Trad., The making and breaking of affectional bonds, 1979). Paris, Albin Michel.
  • Coslin P.G. & Tison B. (Eds) (2010). Les professionnels face à l’enfance en danger : Lorsque la méconnaissance fait mal. Issy-les-Moulineaux, Elsevier Masson.
  • Hart, S. N., Binggeli, N. J., & Brassard M.R. (1998). Evidence for the effects of psychological maltreatment. Journal of Emotional Abuse, 1 (1), 27–58.
  • Horney K. (1953). L’auto-analyse. Paris, Stock.
  • Horney K. (1965). Neurosis and human growth. : The struggle toward self-realization. London, Routledge.
  • McEwen B. (2002). The End of Stress As We Know It. Washington, Joseph Henry Press.
  • Miller A. (1983). Le Drame de l’enfant doué : À la recherche du vrai soi. Paris, PUF.
  • Miller A. (1984). C’est pour ton bien : Racines de la violence dans l’éducation de l’enfant. Paris, Aubier.
  • Miller A. (1986). L’Enfant sous terreur : L’ignorance de l’adulte et son prix. Paris, Aubier.
  • Miller A. (1996). L’Avenir du drame de l’enfant doué : Les options de l’adulte. Paris, PUF.
  • Myers J.E.B. (2002). The APSAC handbook on child maltreatment. Thousand Oaks, Sage Publications.
  • Sapolsky R.M. (1994). Why zebras don’t get ulcers : A guide to stress, stress-related diseases, and coping. New York, W.H. Freeman.
  • Schore A.N. (2003). Affect dysregulation & disorders of the self. New York, Norton.
  • Schore A.N. (2003). Affect regulation & the repair of the self. New York, Norton.
  • Selye H. (1962). Le stress de la vie. Le problème de l'adaptation. Paris, Gallimard.
  • Siegel D.J. (2002). The developing mind : Toward a neurobiology of interpersonal experience. New York, Guilford Press.
  • Szalavitz M. and Perry B.D (2010). Born for Love : why empathy is essential - and endangered. New York, Harper Collins Publishers.
  • Timiras P. (2004). Stress, adaptation, longévité. Paris, Economica.
  • Wiart Y. (2005). Stress ? Peut-on et doit-on chercher à y échapper à tout prix ? Perspectives Psy, 44(5), p. 406-410. [1]
  • Wiart Y. (2011a). Petites violences ordinaires : La violence psychologique en famille. Paris, Courrier du livre.
  • Wiart Y. (2011b). L'attachement, un instinct oublié. Paris, Albin Michel.
  • Wiart Y. (2014). Stress et cancer : Quand notre attachement nous joue des tours. Bruxelles, De Boeck.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Dutton, D. G. (1994). Patriarchy and wife assault: The ecological fallacy. Violence and Victims, 9, 125-140.
  2. (en) Maiuro, Roland D. et O'Leary, K. Daniel, Psychological Abuse in Violent Domestic Relations, New York:Springer Publishing Company,‎ 2000 (ISBN 0-8261-1374-5, lire en ligne), p. 197
  3. LOI n° 2010-769 du 9 juillet 2010, applicable en octobre 2010
  4. Sénat, « Répression des violences faites aux femmes. - Violences au sein des couples », sur senat.fr (consulté le 11 février 2011)
  5. Assemblée nationale et Sénat, « LOI n° 2010-769 du 9 juillet 2010 relative aux violences faites spécifiquement aux femmes, aux violences au sein des couples et aux incidences de ces dernières sur les enfants », sur legifrance.gouv.fr (consulté le 11 février 2011)
  6. Art. 515-9
  7. a, b et c Wiart, 2011a
  8. Bowlby, 2011, 2014
  9. Bowlby, 1978, 2011
  10. Wiart, 2005 ; McEwen, 2002 ;Robert Sapolsky, 1994 ; Timiras, 2004
  11. a et b Wiart, 2014
  12. Hart, S. N., Binggeli, N. J., & Brassard M.R., 1998
  13. a et b Coslin et Tison, 2010
  14. Myers et al., 2002
  15. Bowlby, 1988 et Wiart, 2011b
  16. Miller, 1983, 1984, 1986, 1996
  17. Horney, 1953, 1965
  18. Schore, 2003a, 2003b ; Siegel, 2002 ; Szalavitz & Perry, 2010

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]