Pat Robertson

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Pat Robertson

Marion Gordon Robertson, plus connu sous le nom de Pat Robertson, né le 22 mars 1930, est un télévangéliste protestant de confession baptiste (Southern Baptist), un entrepreneur et militant politique de la droite conservatrice chrétienne aux États-Unis.

Biographie[modifier | modifier le code]

De confession baptiste, il a fondé de nombreuses organisations comme : Christian Broadcasting Network (http://www.cbn.com CBN), la Christian Coalition, etc.

Il est le présentateur du show télévisé The 700 Club, rediffusé sur de nombreux réseaux aux États-Unis d'Amérique et sur les réseaux affiliés à CBN. Son conservatisme intransigeant lui a valu de nombreuses controverses, notamment contre la séparation de l'Église et de l'État et des groupes et comportements qu'il juge dans le péché, notamment les homosexuels, les partisans de l'avortement. Robertson est membre du Parti républicain, dont il fut un candidat malheureux à l'investiture pour l'élection présidentielle américaine de 1988.

En échange d'activités de lobbying pour le président du Liberia Charles Taylor, accusé par la suite de crimes contre l'humanité, il obtint une concession sur une mine d'or [1].

Théories[modifier | modifier le code]

Dans son livre New World Order, il affirme que juifs, francs-maçons et Illuminatis conspirent pour parvenir à la domination mondiale[2].

Controverse sur ses propos concernant Chávez[modifier | modifier le code]

Le 22 août 2005, dans son émission The 700 Club, Robertson a déclaré : « Vous savez (…) s'il pense que nous essayons de l'assassiner, je pense que nous devrions vraiment y aller et le faire. Cela revient moins cher que de commencer une guerre ». Certains[Qui ?] y auraient vu un appel à l'assassinat du président vénézuélien Hugo Chávez.

Le 24 août, toujours dans son émission The 700 Club, Robertson a expliqué que l'on l'avait mal compris et qu'il n'avait pas appelé à l'assassinat de Chávez, mais qu'il y avait d'autres moyens de l'évincer du pouvoir comme l'intervention d'un commando ou le kidnapping. Robertson a démenti avoir utilisé le terme d'« assassinat », malgré l'enregistrement qui en atteste[3]. Plus tard dans la journée, il s'est expliqué par écrit : « Est-ce juste d'appeler à un assassinat ? Non, je présente mes excuses pour ce jugement. » Toutefois, Robertson qualifia Chávez de « dangereux ennemi à notre sud, qui contrôle un énorme stock de pétrole et qui pourrait nous nuire énormément[4] ».

Il a continué à soutenir que Chávez était impliqué dans le terrorisme : « Le colonel Chávez a partie liée avec des terroristes comme l'assassin notoire Carlos, s'est rendu en Iran pour avoir accès à la technologie nucléaire, et a présenté Saddam Hussein et Fidel Castro comme ses amis. Le colonel Chávez a également l'intention de susciter des coups d'État contre des gouvernements démocratiquement élus en Amérique du Sud, à commencer par son voisin colombien[4]. »

Puis, il a rappelé l'exemple de l'opposition du pasteur allemand Dietrich Bonhoeffer au régime nazi et son soutien à assassiner Hitler, ce qui a pu être vu par certains comme une comparaison indirecte entre Chávez et Adolf Hitler.

Controverse sur ses propos concernant Ariel Sharon[modifier | modifier le code]

Pat Robertson appartient à un courant appelé « sionisme chrétien » qui pense que la colonisation juive des territoires palestiniens et le rassemblement des juifs en terre sainte sont une condition du Second avènement.

Ainsi a-t-il très mal perçu la décision du gouvernement israélien d'Ariel Sharon de se retirer de la Bande de Gaza en 2005. Dans son émission The 700 Club sur Christian Broadcasting Network (CBN), il sous-entend que l'accident vasculaire cérébral d'Ariel Sharon était une vengeance divine contre le retrait de Gaza :

« Dieu éprouve de l'hostilité à l'égard de ceux qui divisent Sa terre […] Et à chaque Premier ministre d'Israël qui décide de la découper et d'y renoncer, Dieu dit : « Non, ceci est Mien. » Ariel Sharon divisait la terre de Dieu. »

Déclaration qui semble aussi interpréter l'assassinat de Yitzhak Rabin comme une punition divine.

L'ambassade d'Israël et de nombreuses organisations juives américaines ont protesté, et Pat Robertson s'est excusé.

Propos au sujet du tremblement de terre en Haïti du 12 janvier 2010[modifier | modifier le code]

Pat Robertson déclare dans un show télévisé américain, (700 Club) qu'Haïti est damné pour avoir pactisé avec le diable[5] au moment de leur révolte face à la présence Française qui déboucha sur leur indépendance en 1804.

« Quelque chose s'est produit il y a longtemps en Haïti, et les gens préfèrent ne pas en parler », a-t-il déclaré le 13 janvier 2010 lors de son émission à CBN (Christian Broadcast Network). « Les esclaves étaient sous le joug des Français, vous savez, de Napoléon III ou je ne sais quoi. Ils se sont réunis et ont conclu un pacte avec le diable. Ils ont dit : « Nous allons vous servir si vous nous libérez du joug français. » C'est une histoire véridique. Et le Diable a dit: « D'accord, marché conclu. » »

«Et ils ont chassé les Français de l'île », a poursuivi Robertson. « Les Haïtiens se sont révoltés et émancipés. Mais depuis ce temps, la malédiction s'acharne sur eux. »[6]

Il semblerait que les commentaires de Robertson aient pour origine l'histoire de Dutty Boukman, qui ordonna le soulèvement d'un grand nombre d'esclaves après leur avoir fait boire, dans la nuit du 14 août 1791, le sang d'un cochon noir lors d'une cérémonie vaudou. Cette cérémonie avait pour but de rendre les esclaves invulnérables. Robertson est toutefois dans l'erreur lorsqu'il identifie le gouvernement français au règne de Napoléon III, puisque ces événements ce sont produits plusieurs années avant la naissance du second empereur des Français.


Les livres de Pat Robertson[modifier | modifier le code]

Aucune traduction connue en français.

  • The New Millennium
  • Answers to 200 of Life's Most Probing Questions
  • The Secret Kingdom (1982)
  • America's Dates with Destiny
  • The Plan
  • Beyond Reason: How Miracles can Change your Life
  • Turning Tide: The Fall of Liberalism and the Rise of Common Sense
  • Shout it from the Housetops an autobiography
  • The End of the Age
  • The New World Order (1991)
  • Bring It On
  • The Ten Offenses
  • Courting Disaster

Récompenses attribuées à Pat Robertson[modifier | modifier le code]

  • 1975 The Distinguished Merit Citation de la National Conference of Christians and Jews.
  • 1976 Faith and Freedom Award in the field of broadcasting.
  • 1978 US Department of Justice Award from the Federal Bureau of Investigation, 25th FBI Vesper Service.
  • 1979 National Conference of Christians and Jews - Distinguished Merit Citation.
  • 1982 Humanitarian of the Year par l'ONG Food for the Hungry.
  • 1984 Man of the Year Award par le Women's National Republican Club.
  • 1984 Citation from the National Organization for the Advancement of Hispanics.
  • 1985 National Association of United Methodist Evangelists.
  • 1988 Man of the Year par Students for America.
  • 1989 Christian Broadcaster of the Year par les National Religious Broadcasters.
  • 1992 Une des 100 personnes de l'élite culturelle par la magazine Newsweek.
  • 1994 Omega Fellowship Award par l'ONG Food for the Hungry pour Operation Blessing's fight against worldwide hunger.
  • 1994 Defender of Israel Award par Christians'Israel Public Action Campaign, pour ceux qui ont ey une contribution majeure dans le renforcement des relations entre les États-Unis et Israël.
  • 1994 John Connor Humanitarian Service Award par Operation Smile International.
  • 2000 Cross of Nails award pour sa vision, son inspiration et travail humanitaire avec The Flying Hospital.
  • 2002 State of Israel Friendship Award par l'Association Sioniste d'Amérique.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pat Robertson, Shout It From the Housetops
  • Greg Palast, The Best Democracy Money Can Buy

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Colum Lynch, Liberia's Charles Taylor, now facing trial, was no stranger to Washington, Washington Post, 15 février 2010
  2. Pat Robertson, NEW WORLD ORDER, (ISBN 0-8499-3394-3)
  3. (en) « Robertson lies about his Chavez comments; claims he "didn't say 'assassination' " », Media Matters (en)
  4. a et b (en) « Pat Robertson Clarifies His Statement Regarding Hugo Chavez », CBN.com
  5. (en) Haïti a pactisé avec le diable
  6. « Le télévangéliste Pat Robertson s'attire les critiques », in Cyberpresse, 15/01/2010, article en ligne