Sexualité humaine

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Odalisque de Jules Joseph Lefebvre
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La sexualité humaine représente un champ de recherches comportementales, sociales, culturelles et civilisationnelles plus ou moins lié à la satisfaction des plaisirs sexuels. Née de l’analyse physiologique et psychologique des troubles sexuels, la sexologie est considérée comme la science de la sexualité chez l’être humain, dans ses composantes médicales et sociologiques (y compris et surtout celles de la neurobiologie, de la psychiatrie et de la psychanalyse).

Article détaillé : sexologie.

Au sens le plus large, la sexualité peut également se définir comme une « pratique sociale » engendrant des comportements sexuels dans lesquels s’inscrivent, pour un individu donné, des orientations sexuelles et, à l’échelle de la société, des normes sociales structurées autour de contraintes historiques ou religieuses, médicales ou légales. Les notions psychanalytiques de perversions et la loi fixent les limites jugées socialement acceptables des orientations ou comportements (harcèlement, Abus sexuel sur mineur, viol).

Cette multiplicité de facteurs fait de la sexualité humaine un domaine où s’expriment des enjeux médicaux (santé, prévention), sociaux, philosophiques (plaisir) ou politiques (militantisme, législation).

Sommaire

[modifier] Pratiques sexuelles : comportements, troubles, prévention

[modifier] Normes et diversité des comportements

Article détaillé : comportement sexuel humain.
Détail d’une scène sur le temple de Lakshmana à Khajurâho (Inde) vers 950.

Les comportements sexuels ne se limitent pas au rapport sexuel et sont très diversifiés. Ils peuvent se réaliser seul, à deux, ou en « groupe » et n’impliquent pas nécessairement un coït. Les religions fixent le plus souvent les normes de ce comportement (comme l’obligation d’une finalité de reproduction dans la doctrine catholique), suivant une structure que l’on peut déconstruire par une analyse historique (cf. Alain Corbin) ou philosophique (cf. Michel Onfray) ou encore neurobiologique (cf.Comportement érotique Serge Wunsch).

[modifier] Troubles du comportement sexuel

[modifier] Troubles physiologiques

Sur un plan physiologique, si on considère le comportement sexuel comme un moyen exclusivement destiné à parvenir à l’excitation sexuelle puis à l'orgasme ; on peut considérer comme troubles du comportement :

[modifier] Troubles psychiatriques

Bien qu’indissociable du corps, on peut aussi distinguer d’autres limites sur le plan psychologique ou social situé dans un vif débat militant sur les principes normatifs ; ces troubles sont considérés comme des « perversions », des paraphilies soit des « infections psychiatriques » dites « de longue durée »,

Article détaillé : Perversion.

[modifier] Prévention et enjeux médicaux

[modifier] Prévention médicale

Article détaillé : MST.

Les pratiques sexuelles peuvent causer nombres de maladies transmissibles via des rapports sexuels (MST). Des méthodes de protections sont disponibles afin de diminuer les risques (préservatifs, condom).

[modifier] Contrôle des naissances

Article détaillé : Planning familial.

Il existe aussi des méthodes de contrôle des naissances, en lien avec les pratiques sexuelles et la prévention médicale (contraception). Le planning familial désigne ainsi les moyens permettant aux familles de contrôler les naissances.

[modifier] Orientations et genres sexuels

Hétérosexualité: Scène érotique entre un jeune homme et une hétaïre. Détail d'une œnochoé attique à figures rouges, v. 430 av. J.-C. Provenance : Locri (Italie).

[modifier] Orientation ou attirance sexuelle

[modifier] Les principales orientations

Article détaillé : Orientation sexuelle.

L'orientation sexuelle décrit une attirance sexuelle « dominante », principalement en fonction du sexe des partenaires. La plus fréquemment avouée est l'hétérosexualité, c'est-à-dire l'attirance sexuelle pour le sexe opposé. Jusque vers le milieu du XXe siècle, c'était la seule orientation admise comme étant « normale », les autres étant qualifiées de maladie ou de perversion. On admet désormais différentes attirances vis-à-vis des sexes que l’on nomme homosexualité (attirance pour le même sexe) ou bisexualité (préférence non exclusive pour le même sexe ou l’autre sexe).

[modifier] Orientations dites « déviantes »

Article détaillé : Paraphilie.

Les autres attirances sexuelles que les quatre citées ci-dessus, qui peuvent parfois être qualifiées d'« orientation » lorsqu'elles sont majoritaires chez une personne, sont le plus souvent jugées comme étant en dehors des normes acceptés. Elles sont alors classées dans les paraphilies (voir OMS). Notons que ces « perversions » sont jugées déviantes ou non, selon le lieu et l'époque : en fonction des législations, leur mise en application peut être considérée comme délictueuse ou criminelle. Les lois et les normes sociales entourant l'orientation et l'attirance sexuelles tendent à varier selon les cultures.

[modifier] Genre ou préférence sociale

[modifier] Le genre : une identité non-organique

La représentation du nu et de la sexualité humaine sous l'influence du christianisme : le "cache-sexe".
Peinture Renaissance de Hans Baldung.
Article détaillé : Genre sexuel.
Articles connexes : Femme et homme.

Le genre sexuel décrit la préférence d’un individu relativement à une identités sociales se rapportant au sexe. Dérivant des gender studies, le « genre social » est une identité construite par un individu dans son environnement, que l'on peut considérer non pas comme des données « naturelles » (organe sexuel), mais comme le résultat de mécanismes extrêmement forts de construction et de reproduction sociale, se reliant aux rôles attribués aux personnes selon leur sexe, c'est-à-dire la « masculinité » ou la « féminité ».

[modifier] La question du transsexualisme

Article détaillé : Transsexualisme.
Articles connexes : Transgenre et Travestissement.

Considéré par l’OMS comme une paraphilie, le transsexualisme n’est pourtant pas une orientation sexuelle mais une identification sociale de genre (cf. le néologisme transgenre). Dans les faits, un transsexuel peut très bien être hétérosexuel, homosexuel, bisexuel, ou encore asexuel - le transsexualisme n'ayant aucune incidence sur la sexualité d'un être humain.

[modifier] Classifications juridiques

[modifier] Diversité des condamnations

Articles détaillés : Agression sexuelle et Viol.

Sujets à des variations suivant les pays, la nature et l'importance des religions, les Etats peuvent considérer des pratiques sexuelles comme condamnables par la loi :

  • Le viol, défini comme une agression sexuelle impliquant pénétration, est presque toujours sévèrement puni, y compris au sein d'un couple marié (viol conjugal).
  • la sodomie, la fellation et/ou le cunnilingus sont des pratiques sexuelles parfois dénoncés comme des « pratiques déviantes » et réprimés pénalement.
  • La fornication, rapport sexuel entre un homme et une femme non mariés peut être réprimée pénalement dans certains États, avec cependant la même inapplicabilité pratique (sauf malchance) que pour le point précédent…
  • L'adultère, rapport sexuel entre une personne mariée et une autre personne qui n'est pas son époux. C'est généralement un motif de divorce aux torts de celui qui le commet.


[modifier] L'agression sexuelle en France

En droit français, les relations sexuelles entre « adultes consentants » ne sont pas punies pénalement, quelle que soit leur nature, et tant qu'il n'y a pas d'atteinte à l'intégrité physique.

  • Le viol est un crime jugé par la Cour d'assises qui se caractérise par une pénétration sexuelle forcé. Il existe des circonstances aggravantes s’il y a rapport d’autorité, menace, séquelles, vulnérabilité (enfants) ou conjugalité (loi du 4 avril 2006).
  • L'adultère n'est plus une infraction pénale depuis 1975 mais reste un motif de divorce, l'article 212 du Code civil français disposant que « les époux se doivent mutuellement fidélité ».

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

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Voir sur Wikisource : Sexualité.

[modifier] Bibliographie


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