Meyrargues

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Meyrargues
Image illustrative de l'article Meyrargues
Blason de Meyrargues
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Aix-en-Provence
Canton Trets
Intercommunalité Communauté d'agglomération du pays d'Aix
Maire
Mandat
Mireille Jouve
2014-2020
Code postal 13650
Code commune 13059
Démographie
Gentilé Meyrarguais
Population
municipale
3 704 hab. (2012)
Densité 89 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 38′ 11″ N 5° 31′ 45″ E / 43.6363888889, 5.5291666666743° 38′ 11″ Nord 5° 31′ 45″ Est / 43.6363888889, 5.52916666667  
Altitude 206 m (min. : 186 m) (max. : 554 m)
Superficie 41,67 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Bouches-du-Rhône

Voir sur la carte administrative de la zone Bouches-du-Rhône
City locator 14.svg
Meyrargues

Géolocalisation sur la carte : Bouches-du-Rhône

Voir sur la carte topographique de la zone Bouches-du-Rhône
City locator 14.svg
Meyrargues

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Meyrargues

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Meyrargues
Liens
Site web meyrargues.fr

Meyrargues est une commune française, située dans le département des Bouches-du-Rhône en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Meyrarguais[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Meyrargues, entourée par les communes de Venelles, Peyrolles-en-Provence et Vauvenargues, s'étend sur 41,7 km[2]. La commune est située à 6 km de Pertuis. Située à 247 mètres d'altitude[3], la commune de Meyrargues est traversée par la Durance. Enfin, Meyrargues est située à 7 km du parc naturel régional du Luberon.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est dotée d'une gare SNCF desservie par les trains TER PACA des lignes commerciales SNCF, FH12-Marseille-Aix-en-Provence-Pertuis, et FH13-Marseille-Gap-Briançon (Marseille à Gap et Briançon d'une part (5 liaisons quotidiennes), à Pertuis d'autre part (7 liaisons quotidiennes en semaine).

Climat[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour la periode 1971-2000 :

Mois J F M A M J J A S O N D année
Températures maximales (°C) 11,2 12,6 15,3 17,7 22,2 26,1 29,5 29,2 25,3 20,3 14,7 12,0 19,7
Températures moyennes (°C) 7,1 8,3 10,7 13,1 17,4 21,1 24,1 24,0 20,4 16,0 10,8 8,1 15.1
Températures minimales (°C) 3,0 3,9 6,0 8,5 12,6 16,0 18,7 18,7 15,5 11,6 6,8 4,1 10,5
Précipitations (hauteur en mm) 54 44 40 58 41 25 13 31 61 85 51 52 554,5
Source: Météo France[4] / Station de Marignane

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

C'est à Meyrargues qu'est signé, le 29 juin 1220, un accord entre Guillaume de Sabran et Raymond Bérenger IV de Provence, au sujet du comté de Forcalquier qu'ils se disputaient. Le sud du comté de Forcalquier est attribué à Guillaume de Sabran, de la Durance à Forcalquier non-incluse ; le nord jusqu'au Buëch allant à Raimond Bérenger. Avignon et L'Isle restaient indivis. Quelques communautés du sud (Montjustin, Grambois et Beaumont) restèrent à Raimond Bérenger, contre Peyruis, Châteauneuf et Château-Arnoux, au nord, qui allèrent à Guillaume de Sabran[5].

Un bac permettant de traverser la Durance est attesté en 1274[6]. Il fusionne avec celui de Pertuis au XVe siècle[7].

Révolution française[modifier | modifier le code]

Peu avant la Révolution française, l’agitation monte. Outre les problèmes fiscaux présents depuis plusieurs années, la récolte de 1788 avait été mauvaise et l’hiver 1788-89 très froid. L’élection des États généraux de 1789 avait été préparée par celles des États de Provence de 1788 et de janvier 1789, ce qui avait contribué à faire ressortir les oppositions politiques de classe et à provoquer une certaine agitation[8]. C’est au moment de la rédaction des cahiers de doléances, fin mars, qu’une vague insurrectionnelle secoue la Provence. Une émeute se produit à Meyrargues le 29 mars[9], le soir même de l’élection des députés aux États généraux[10]. Des poursuites judiciaires sont diligentées, mais les condamnations ne sont pas exécutées, la prise de la Bastille comme les troubles de la Grande peur provoquant, par mesure d’apaisement, une amnistie début août[11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Listes des maires[modifier | modifier le code]

De 1789 à 1799, les agents municipaux (maires) sont élus au suffrage direct pour 2 ans et rééligibles, par les citoyens actifs de la commune, contribuables payant une contribution au moins égale à 3 journées de travail dans la commune. Sont éligibles ceux qui paient un impôt au moins équivalent à dix journées de travail.

De 1799 à 1848, La constitution du 22 frimaire an VIII () revient sur l’élection du maire, les maires sont nommés par le préfet pour les communes de moins de 5 000 habitants. La Restauration instaure la nomination des maires et des conseillers municipaux. Après 1831, les maires sont nommés (par le roi pour les communes de plus de 3 000 habitants, par le préfet pour les plus petites), mais les conseillers municipaux sont élus pour six ans.

Du à 1851, les maires sont élus par le conseil municipal pour les communes de moins de 6 000 habitants.

De 1851 à 1871, les maires sont nommés par le préfet, pour les communes de moins de 3 000 habitants et pour 5 ans à partir de 1855.

Depuis 1871, les maires sont élus par le conseil municipal suite à son élection au suffrage universel.

Mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Raymond Brun    
mars 2008 en cours Mireille Jouve SE  

Fiscalité[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Meyrargues en 2009[12]
Taxe part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 10,85 % 0,00 % 9,19 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 16,32 % 0,00 % 10,85 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 50,02 % 0,00 % 9,80 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 0,00 % 19,00 % 7,08 % 3,84 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[13]).

Population et société[modifier | modifier le code]

La rue Principale.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 3 704 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
892 829 929 962 1 009 1 030 1 035 1 125 1 098
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 020 1 143 1 354 1 296 1 117 967 880 939 1 005
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 021 953 853 772 826 879 810 935 1 020
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012
1 525 2 196 2 222 2 406 2 814 3 284 3 400 3 625 3 704
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2004[15].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Le château.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château de Meyrargues, dont les fondations remontent au IXe ou Xe siècle, a été réaménagé au XVIIe par la famille d'Albertas, dont il a gardé le nom. Il est aujourd'hui transformé en hôtel 4 étoiles. Il figure, avec son parc, à l'inventaire des sites depuis le .
Vestiges de l'aqueduc de la Traconnade.
  • Les ruines romaines de l'aqueduc de la Traconnade, qui desservait autrefois la ville d'Aquae Sextiae (Aix-en-Provence) (classé monument historique le ).
  • La chapelle La Mère de Dieu, près du château.
  • La chapelle Saint-Sébastien, à l'entrée nord du village.
  • L'église Saint-André (1737) a subi d'importantes modifications en 1822.
  • Le tableau de Mazzocchi, donné par Napoléon III, représentant la Vierge et sainte Catherine de Sienne.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Meyrargues est jumelée à la ville de Jimramov (République Tchèque)

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Carnaval organisé par l'association Les fripouilles et la municipalité en mars
  • Kermesse des fripouilles le 8 juin (association des assistantes maternelles : lesfripou.com).
  • Foire à la brocante (du 1er au 3 juin) (organisée par l'association Arts, foires et loisirs)
  • Fête de la musique
  • 14 juillet (bal et fête foraine)
  • Fête votive de la Saint-Louis (deuxième quinzaine d'août)
  • Marché hebdomadaire, tous les mercredis matin.
  • Vides greniers et foire aux fleurs et plantes organisés par l'association des commerçants du village ACAPLM

Loisirs[modifier | modifier le code]

  • Randonnées pédestres
  • Escalade
  • VTT
  • Tennis
  • Centre équestre
  • Pêche
  • Boulodrome / Salle des sports
  • Fabrique de santons
  • Miel
  • Vin du château de Vauclaire (coteaux d'Aix AOC)

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Meyrargues

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

Parti, au premier d'azur au lévrier rampant d'argent, au second de gueules à l'étoile de huit rais d'argent; le tout sommé d'un chef d'argent chargé de trois tourteaux de sable.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]


Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Habitants de Meyrargues », sur habitants.fr.
  2. Données statistique de l'INSEE
  3. Description de la ville sur l'annuaire des mairies de France
  4. http://france.meteofrance.com/france/climat_france?48043.path=climatstationn%252F13054001
  5. Mariacristina Varano, Espace religieux et espace politique en pays provençal au Moyen Âge (IXe-XIIIe siècles). L'exemple de Forcalquier et de sa région, thèse soutenue à l'université d'Aix-Marseille I, 2011, p. 486.
  6. Catherine Lonchambon, « D’une rive à l’autre de la Durance : d’étranges bateaux », in Guy Barruol, Denis Furestier, Catherine Lonchambon, Cécile Miramont, La Durance de long en large : bacs, barques et radeaux dans l’histoire d’une rivière capricieuse, Les Alpes de lumière no 149, Forcalquier 2005, ISBN 2-906162-71-X, p. 55.
  7. Catherine Lonchambon, op. cit., p. 54.
  8. Monique Cubells, « Les mouvements populaires du printemps 1789 en Provence », Provence historique, volume 36, no 145, 1986, p. 309
  9. M. Cubells, op. cit., p. 310 et 312.
  10. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées cubells319.
  11. M. Cubells, op. cit., p. 322.
  12. « Impots locaux à Meyrargues », taxes.com
  13. Loi n° 2009-1673 du 30 décembre 2009 de finances pour 2010 (Légifrance)
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011, 2012.
  16. [PDF] « A Meyrargues, un artiste connu et reconnu en France et bien au-delà de nos frontières ! », sur www.villedemeyrargues.fr

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]