Sillé-le-Guillaume

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Sillé-le-Guillaume
Le château et l’église Notre-Dame.
Le château et l’église Notre-Dame.
Blason de Sillé-le-Guillaume
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Sarthe
Arrondissement Mamers
Canton Sillé-le-Guillaume
Intercommunalité communauté de communes de la Champagne Conlinoise et du Pays de Sillé
Maire
Mandat
Gérard Galpin
2014-2020
Code postal 72140
Code commune 72334
Démographie
Gentilé Silléens
Population
municipale
2 338 hab. (2014)
Densité 181 hab./km2
Population
aire urbaine
2 748 hab. (2013)
Géographie
Coordonnées 48° 11′ 00″ nord, 0° 07′ 45″ ouest
Altitude Min. 115 m – Max. 260 m
Superficie 12,90 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Sarthe

Voir sur la carte administrative de Sarthe
City locator 14.svg
Sillé-le-Guillaume

Géolocalisation sur la carte : Sarthe

Voir sur la carte topographique de Sarthe
City locator 14.svg
Sillé-le-Guillaume

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Sillé-le-Guillaume

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Sillé-le-Guillaume
Liens
Site web www.sille-le-guillaume.fr

Sillé-le-Guillaume est une commune française, située dans le département de la Sarthe en région Pays de la Loire, peuplée de 2 338 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Sillé-le-Guillaume
Saint-Pierre-sur-Orthe (Mayenne) Mont-Saint-Jean
Le Grez Sillé-le-Guillaume Saint-Rémy-de-Sillé
Rouessé-Vassé Rouez

Toponymie[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'un type toponymique gaulois ou gallo-roman en -(i)acum, suffixe d'origine gauloise marquant la localisation ou la propriété. -(i)acum a généralement donné le terminaison dans l'ouest. Le premier élément est l'anthroponyme gaulois ou gallo-roman Silius / Silus. Ce nom de personne est basé sur le gaulois silo- « semence > descendance, postérité  »[1].

Homonymie avec les nombreux Scilly, Silly, Silhac, etc.

Durant la Révolution, la commune porte le nom de Sillé-la-Montagne[2].

Le gentilé est Silléen.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

Guillaume de Sillé, le constructeur de la première forteresse sur le point stratégique, est le fondateur de la noble maison féodale « de Sillé » au service du comte du Maine, contre les assauts des Bretons puis des Normands. En forêt, au bord du lac, subsistent les ruines silencieuses d’une seconde forteresse, l’oppidum carolingien, qui conserve tout son mystère. D’ailleurs un mythe raconte que « si une personne se balade dans l’oppidum un soir de pleine lune et qu’elle prononce trois fois j’y suis, le lac bouillonnera et le Diable apparaîtra ».

Gilles de Rais, compagnon de Jeanne d'Arc et cousin des Sillé, vint guerroyer contre l'Anglais dans la région[3]. La terre de Sillé, siège d’une baronnie vaste et puissante, se transmet par alliance, jusqu’à la Révolution, époque à laquelle le château est attribué à la ville pour l’établissement de son collège.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

La Révolution française[modifier | modifier le code]

Sillé-le-Guillaume fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

À la fin du XIXe siècle, Sillé-le Guillaume est un carrefour agricole, les foires y sont fréquentes. La population dans les environs s'élevait alors entre 6 000 et 7 000 habitants. Aujourd'hui subsistent de cette époque la place du Marché-aux-Bestiaux.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Au début du XXe siècle, la forêt était privée. À la suite d'une donation dans les années 1920, la forêt devient propriété de l’État, sous condition de préserver les activités touristiques déjà présentes en ce début XXe[4][réf. incomplète].

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Un camp de Polonais a été créé à Sillé-le-Guillaume en 1917 afin de former une armée polonaise[5]. Aujourd'hui il ne reste plus de traces visibles.

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

La catastrophe ferroviaire de Sillé-le-Guillaume[modifier | modifier le code]

La catastrophe ferroviaire de Sillé-le-Guillaume survenue le , provoquée par la collision entre un train militaire français et un train militaire américain, fit en tout 6 morts parmi les soldats français et 15 parmi les militaires américains et de nombreux blessés[6].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Plaque commémorant le massacre de quatorze soldats sénégalais tués par les Allemands le 19 juin 1940, derrière la gare de Sillé-le-Guillaume.

Le , à la fin de la campagne de France, des soldats allemands assassinèrent quatorze prisonniers noirs appartenant au 208e régiment d’artillerie légère coloniale[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1871 mars 1900 François Touchard   Docteur
 ? mars 1975 Ernest Chevreuil   Agriculteur, conseiller général
mars 1975 mars 2001 Jackie Charrié   Docteur en médecine
mars 2001[8] mars 2008 Michel Bottier   Professeur retraité
mars 2008[9] mars 2014 Jean-Marie Hoguet   Retraité de l’enseignement
mars 2014[10] en cours Gérard Galpin DVD Cadre France Télévisions
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune comptait 2 338 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2005, 2010, 2015, etc. pour Sillé-le-Guillaume[11]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 004 2 121 2 210 2 356 2 696 3 008 3 039 3 068 3 183
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 170 3 309 3 537 3 531 3 474 3 477 3 285 3 252 3 152
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 014 2 964 2 947 2 792 2 770 2 603 2 570 2 822 2 645
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
2 608 2 528 2 777 2 863 2 583 2 585 2 386 2 364 2 338
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Deux zones industrielles Le champ d’Esse et Le Bois des Cours sont situées sur le territoire de la commune de Sillé-le-Guillaume. Elles relèvent de la compétence économique de la communauté de communes de la Champagne Conlinoise et du Pays de Sillé créée en décembre 1993.

  • Legrand Inovac SAS.
  • Les Transports Montaville, et la filiale Transports Montaville Containers reprise des Transports Chrétien en février 2013[13].
  • Leverrier Carea sanitaire.
  • La Métallerie du Maine (fermée en décembre 2012).
  • L’agro-alimentaire Guyomarch.
  • Aéro Décap' Services (ADS) (ouvert depuis décembre 2012).

et toutes les autres entreprises implantées avant cette date, dépendent uniquement de la ville de Sillé-le-Guillaume.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château.
Collégiale Notre-Dame-de-l’Assomption.
L’église Notre-Dame est une ancienne collégiale castrale qui jouxtait autrefois le château de Sillé. Il s’agit de l’ancienne chapelle seigneuriale des barons de Sillé, jadis siège d’une collégiale. De style roman, l'édifice est modifié à la suite des adjonctions apportées jusqu'au XIXe siècle.
L’entrée solennelle de la collégiale des chanoines de la baronnie se fait par le grand portail occidental, au trumeau duquel s’adosse une Vierge à l'Enfant Jésus. Dans la voussure, les douze apôtres sont identifiables par leurs attributs respectifs. Le tympan représente une scène du Jugement dernier. En sa partie supérieure, figure le Christ souffrant, qui expose son flanc droit. Les mains, aujourd’hui brisées, devaient autrefois être ouvertes, leurs paumes tournées vers l’extérieur pour montrer les plaies de la crucifixion. Deux anges tiennent la couronne d’épines, la croix, la lance et un clou, qui sont les instruments de la Passion. Cette première scène est soulignée d’une inscription du XVIe siècle : ad judicandum Christo Sedente Omnes resurgemus. En sa partie inférieure, une scène figure la Résurrection des morts. Le linteau laisse longtemps deviner l’inscription Janua Coeli : « Porte du ciel »[14].
  • Le château de Sillé-le-Guillaume est classé au titre des monuments historiques par arrêté du 18 avril 1914, reprenant une liste antérieure de 1889. L’existence du château de Sillé-le-Guillaume est mentionnée pour la première fois en 1070. Situé aux confins du Maine, il aide à la défense contre les Bretons et les Normands. Pris et repris par les Français et les Anglais pendant la guerre de Cent Ans, il est en partie ruiné. Le sire de Beauvau, baron de Sillé en 1463, décide de la construction d’un fort et d’un puissant donjon, mais la tactique guerrière évoluant, le donjon ne servira jamais. De nouvelle ailes construites aux XVIe et XVIIe siècles lui donnèrent un aspect plus résidentiel et plus pacifique. L’évolution de l’art militaire et des fonctions des châteaux est lisible dans l’architecture du château forteresse de Sillé, classé monument historique dès 1889. La ville propriétaire depuis 1804, par des restaurations successives et la multiplication des manifestations culturelles, tend à redonner sa splendeur au vieil édifice[15]
  • La forêt domaniale de Sillé, qui s'étend sur 3 350 hectares. Elle entoure le lac de Sillé (autrefois appelé étang du Défais), plan d'eau de 35 hectares sur les rives duquel se trouve la base de loisirs nautiques appelée aujourd'hui « Sillé-Plage » mais connue depuis des générations dans toute la région sous le nom de « Coco-Plage ». Se trouve non loin une ancienne carrière envahie par les eaux, surnommée le « Lagon bleu ». Ce site est privé et l'accès y est formellement interdit et dangereux[16].

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Manifestations[modifier | modifier le code]

  • La Gamelle Trophy en septembre.
  • Feu d’artifice tiré du château le 13 juillet.
  • La fête du Lac au mois de mai.
  • La brocante au mois d’octobre.
  • La fête de la musique en juin.
  • La fête de la forêt.

Personnalités liées[modifier | modifier le code]

  • Léon Besnardeau (1829-1914), libraire à Sillé, inventeur de la carte postale illustrée en 1870[17].
  • Docteur François Touchard, né à Sillé-le-Guillaume, docteur en médecine sur Sillé-le-Guillaume en 1861, maire de Sillé-le-Guillaume en 1871 pendant le conflit franco-prussien jusqu'en 1900. Il a mis au monde le poète Constant Hubert. En 1871, le docteur Touchard assiste aux côtés du général Chanzy, dans le donjon du château de Sillé-le-Guillaume, à la retraite des derniers éléments de l'Armée de la Loire. Il est nommé en 1881, chevalier de la Légion d'honneur.
  • Arsène Le Feuvre (1863 à Sillé-le-Guillaume - 1936), peintre-décorateur, dessinateur du bébé Cadum. Il fut également maire du Mans en 1925[18].
  • Victor Hémery (1876 à Sillé-le-Guillaume - 1950), pilote automobile
  • Maurice Termeau, historien, professeur agrégé de grammaire à Paris au lycée Condorcet, vice-président de la Société historique et archéologique du Maine.
  • Manon Houette (née en 1992), handballeuse internationale originaire de Sillé-le-Guillaume. Elle joue depuis 2010 avec le CJF Fleury Loiret Handball et depuis 2013 en équipe de France.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Sillé-le-Guillaume Blason De gueules à six lionceaux d'or ordonnés 3, 2 et 1.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2014.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, éditions Errance, Paris, 2003, p. 272.
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Termeau 1945.
  4. Travail universitaire de géographie sur le thème « Ville & Campagne », décembre 2013
  5. « Qui se souvient du camp polonais de Sillé ? », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 16 juillet 2015)
  6. Journal Ouest-Éclair no 7198 du 19 avril 1919, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k645790t.r=Landudal.langFR
  7. Raffael Scheck, Une saison noire : les massacres des tirailleurs sénégalais, mai-juin 1940, Paris, Tallandier, , 287 p. (ISBN 9782847343762), p. 55-6.
  8. « Annick Courtecuisse brigue le poste de maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 2 janvier 2016)
  9. « Six adjoints autour du nouveau maire, Jean-Marie Hoguet », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 2 janvier 2016)
  10. « De nouveaux maires et adjoints élus dès ce vendredi soir », Le Maine libre, (consulté le 30 mars 2014).
  11. Date du prochain recensement à Sillé-le-Guillaume, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  13. « Reprise des transports Chrétien », sur montaville.fr (consulté le 6 avril 2015)
  14. Source tirée du livre le patrimoine des communes de la Sarthe aux éditions Flohic.
  15. Source tirée du site officiel de Sillé-le Guillaume.
  16. Source tirée du journal local.
  17. « Cartolis - Histoire de la carte postale » (consulté le 29 juin 2011)
  18. « Culture en Sarthe - Les Sarthois célèbres » (consulté le 29 juin 2011)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Maurice Termeau, Une petite ville du Haut-Maine au XVIIIe siècle, Sillé-le-Guillaume (1700-1789), essai d'histoire sociale, thèse pour le doctorat d'université, Université de Paris, Faculté des lettres, Gournay-en-Bray, imprimerie de A. Letrésor, 1928, in-8°, XVIII-244 p.
  • Maurice Termeau, Le Domaine de la baronnie de Sillé-le-Guillaume à la fin de l'Ancien Régime, Le Mans, Société d'agriculture, sciences et arts de la Sarthe, 1942, 51 p. (extrait du Bulletin de la Société d'agriculture, sciences et arts de la Sarthe).
  • Maurice Termeau, Gilles de Raiz dit à tort Barbebleue et la Maison de Sillé (1404-1440), Laval, Imprimerie-librairie Goupil, , 77 p. (Tiré à part de la revue La Province du Maine.)
  • Maurice Termeau, Le Vieux Sillé : études historiques sur Sillé-le-Guillaume (Sarthe), Le Mans, Société historique et archéologique du Maine, 1958, 170 p.
  • Christophe Frénelle, Stéphane Gasser, Pierre Darlot, et al. (réd.), Le Patrimoine des communes de la Sarthe, Paris, Flohic, collection Le patrimoine des communes de France, 2 vol., 2000, 1667 p., (ISBN 2-84234-106-6)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :