Famille Giscard d'Estaing

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Giscard, Estaing et Famille d'Estaing.

La famille Giscard d'Estaing olim Giscard est une famille de la bourgeoisie française[1], originaire de Lozère, puis fixée dans le Puy-de-Dôme.

Ses membres portent le nom Giscard d'Estaing depuis qu'en 1922 et 1923 René Giscard et son frère Edmond, ainsi que leurs oncles Joseph et Philippe (et leurs descendants), se virent accorder, par voie administrative, le droit de relever partiellement le nom de famille d'une de leurs aïeules en ligne féminine, Lucie-Madeleine d'Estaing de Réquistat du Buisson (1769-1844), dernière du nom d'Estaing.

La famille Giscard d'Estaing a compté parmi ses membres, au XXe siècle, des administrateurs, des hommes d'affaires et des hommes politiques, en particulier le 20e président de la République française, Valéry Giscard d'Estaing.

Origine et filiation des Giscard en Gévaudan[modifier | modifier le code]

La famille Giscard est originaire de Marvejols (en Lozère). Sa filiation agnatique suivie en Gévaudan commence avec :

François Giscard, calviniste, épouse à Marvejols en 1632 Marguerite Aymar (Marvejols 1609 - 1692), fille de Pierre Aymar ou d'Eymar, et de Jeanne Guyot, dont :

  • Pierre Giscard, calviniste, épouse à Marvejols le Jeanne de Moynier, fille d'Étienne de Moynier et de Louise de Gibelin, dont :
    • Barthélémy Giscard, sieur de Montplaisir, abjure le calvinisme avant son mariage, épouse à Marvejols en 1707 Marie (de) Prieur (Marvejols 1682 - 1715), fille de Jehan (de) Prieur, seigneur de Prat-Viala, et de Ysabeau de Chapel, dont :
      • Pierre Giscard (Marvejols 1709 - Marvejols 1798), épouse à Marvejols en 1730 Jeanne de Liane, fille de Noël de Liane, bourgeois de Chirac, et de Claude Milhet, dont :
        • Barthélémy Giscard (Marvejols 1732 - Marvejols 1808), épouse à Marvejols en 1764 Jeanne Charpentier, fille de Pierre Charpentier, receveur des Gabelles à Mende et Marvejols, et de Louise de Terrier, dont :
          • Pierre Giscard (Marvejols 1770 - Clermont-Ferrand 1855), propriétaire, épouse en 1795 sa cousine germaine Marie de Julien de Moriers (Marvejols 1776 - ?), fille de Jean Louis de Julien, seigneur de Moriers, lieutenant colonel aux Grenadiers de France, chevalier de Saint-Louis, et de Marie Louise Charpentier, dont Martial Giscard, auteur de la descendance auvergnate, qui suit.

Filiation en Auvergne et descendance[modifier | modifier le code]

La filiation en Auvergne jusqu'aux Giscard d'Estaing et leur descendance s'établit comme suit :

Martial Giscard (Marvejols 1796 - Paris 1865), propriétaire, épouse à Saint-Amant-Tallende en 1818 Élise (de) Cousin de La Tour Fondue (Saint-Amant-Tallende 1790 - Saint-Amant-Tallende 1858), fille du comte Jacques Guy (de) Cousin de La Tour Fondue (1765-1846), seigneur de Murol et de Salles, officier au régiment de Bourgogne-Infanterie, maire de Saint-Amant-Tallende, et de Lucie-Madeleine d'Estaing de Réquistat du Buisson (ou Dubuisson) (Saint-Babel 1769 - Saint-Amant-Tallende 1844), aïeule dont les Giscard ont relevé le nom en 1922 et 1923, dont :

  • Théodore Giscard (Brioude 1824 - Saint-Amant-Tallende 1895), magistrat, juge de paix à Massiac, juge au tribunal civil de Murat, juge de paix, épouse à Clermont-Ferrand le Marie-Anne de Lussigny (Ambert 1829 - Saint-Amant-Tallende 1885), fille de Jean Philippe Joseph de Lussigny, procureur du roi à Brioude, et d'Amable Bernardine Beille, dont les auteurs des trois branches Giscard d'Estaing :
    • Valéry Giscard, dit Giscard de La Tour Fondue (1862-1916), épouse à Clermont-Ferrand en 1888 Louise Monteil-Ansaldi (1869-1957), décédé avant le relèvement du nom « d'Estaing » par les Giscard, dont la branche ainée scindée en deux rameaux formés par ses fils :
      • René Giscard, puis Giscard d'Estaing (1891-1945), conseiller d'État, épouse à Gazeran en 1925 Anne Carnot (1898-1985), fille de François Carnot[2], ingénieur, député, président de l'union centrale des arts décoratifs, et de Valentine Chiris, dont :
        • François Giscard d'Estaing (1926-2003), diplômé de l'institut d'études politiques de Paris, ancien élève de l'école nationale d'administration, inspecteur général des finances, sans postérité
        • Philippe Giscard d'Estaing (1928), officier de la Légion d'honneur, épouse Élyane de Demandolx-Dedons (1927), fille d'Henry de Demandolx-Dedons et de Simone Cyprien-Fabre, dont :
          • Angéline Giscard d'Estaing (1953), épouse Christophe Dupont-Madinier (1951), dont postérité
          • Constance Giscard d'Estaing (1955), épouse en 1990 Derek Smith (1952), dont postérité
          • Laurent Giscard d'Estaing (1958), directeur régional d'Air France, conseiller du commerce extérieur de la France, épouse en 1986 Isabelle de Rochechouart (1963), dont :
            • Delphine Giscard d'Estaing
            • Victor Giscard d'Estaing
            • Camille Giscard d'Estaing
            • Guy Giscard d'Estaing
          • Adélaïde Giscard d'Estaing (1963), épouse Olivier Toussaint (1958), directeur général de Crédit Agricole Leasing et d'Eurofactor, dont postérité
        • Jacques Giscard d'Estaing (1929-2012), diplômé de l'institut d'études politiques de Paris, ancien élève de l'école nationale d'administration, président de chambre à la cour des comptes, épouse Isabelle Burin des Roziers (1932), dont :
          • Nicolas Giscard d'Estaing (1955), diplômé de l'institut d'études politiques de Paris, épouse Anne Le Caron de Chocqueuse (1966), dont :
            • Valentine Giscard d'Estaing
            • Théodore Giscard d'Estaing
            • Ladislas Giscard d'Estaing
          • Guillaume Giscard d'Estaing (1958), conseiller du Commerce extérieur de la France, épouse Karine de Courson de La Villeneuve (1965), fille de Hervé de Courson de La Villeneuve, général de division, dont :
            • Arnaud Giscard d'Estaing
            • Gabriel Giscard d'Estaing
            • Olivia Giscard d'Estaing
          • Antoine Giscard d'Estaing (1961), diplômé de l'école nationale d'administration, inspecteur des finances, président du conseil de surveillance de Monoprix, épouse en 1989 Axelle Givaudan (1965), fille de Xavier Givaudan (lui-même petit-fils de Xavier Givaudan), dont :
            • Athénais Giscard d'Estaing
            • Amédée Giscard d'Estaing
          • François Giscard d'Estaing (1965), épouse en 1991 Sandrine Alby (1967), fille de Pierre Alby, dont :
            • Paul Giscard d'Estaing
            • Henri Giscard d'Estaing
            • Geoffroy Giscard d'Estaing
            • Amaury Giscard d'Estaing
      • Edmond Giscard, puis Giscard d'Estaing (1894-1982), inspecteur des finances, membre de l'académie des sciences morales et politiques, épouse à Paris en 1923 Marthe, dite May Bardoux (1901-2003), fille de Jacques Bardoux et de Geneviève Georges-Picot, dont :
    • Joseph Giscard, puis Giscard d'Estaing (1866-1929), officier d'infanterie, épouse au Puy-en-Velay en 1896 sa cousine Marie de Lussigny (1873-1965), dont la branche cadette :
      • Henri Giscard d'Estaing (1900-1972), colonel d'artillerie, épouse en 1924 Édith Persevault (1901-1980), dont :
        • Antoine Giscard d'Estaing, épouse Catherine Sécheresse (†), dont :
          • Sophie Giscard d'Estaing, épouse Xavier du Réau de La Gaignonnière, dont postérité
          • Laure Giscard d'Estaing, épouse François Vaur, dont postérité
          • Aurore Giscard d'Estaing, épouse en 2000 (divorce) Timothy Hutton (1960), acteur américain, dont postérité : Milo Hutton (né en 2001)
          • Stéphanie Giscard d'Estaing, épouse Jean-Éric Besson, dont postérité
        • Hervé Giscard d'Estaing (????-2010), épouse Marie-Catherine de Guevara (†), dont :
          • Chantal Giscard d'Estaing
          • Armelle Giscard d'Estaing
          • Bertrand Giscard d'Estaing
        • Françoise Giscard d'Estaing (vers 1920), épouse Raymond de Mascarel de La Corbière (vers 1920), dont postérité
        • Xavier-Montfort Giscard d'Estaing (vers 1925), lieutenant d'artillerie[6], épouse Anne Martin de Champmartin de Marolles, dont :
          • Sabine Giscard d'Estaing, épouse Ronald Austin
          • Isabelle Giscard d'Estaing, épouse Bertrand Houssin
          • Emmanuel Giscard d'Estaing, épouse Florence Muller
        • Roselyne Giscard d'Estaing (1925-2008), épouse André de Leffe (1917-1994), juge au tribunal de grande instance de Paris, dont postérité
      • Yvonne Giscard d'Estaing (1904-????), épouse Jean Deniaud (†), sans postérité
    • Philippe Giscard, puis Giscard d'Estaing (1869-1932), administrateur des colonies, épouse à Saint-Louis-du-Sénégal en 1903 Marguerite Sarran (1878-1968), dont la troisième branche :
      • Jean Giscard d'Estaing (1904 -????), ingénieur, dont postérité
      • Robert Giscard d'Estaing (1908-1922)

Origine de Lucie-Madeleine d'Estaing de Réquistat du Buisson[modifier | modifier le code]

Lucie-Madeleine d'Estaing de Réquistat du Buisson ou Dubuisson (homonyme de la maîtresse royale Lucie Madeleine d'Estaing), née le au Buisson à Saint-Babel et morte le à Saint-Amant-Tallende, était la fille de Jean Dominique Destaing (ou d'Estaing) (1741-1813), sieur du Buisson-Auger et châtelain du Buisson, et de Catherine Dabert (décédée le au Buisson à Saint-Babel)[7],[8], qui appartenaient à la bourgeoisie de Saint-Babel[9] dans le Puy-de-Dôme. Mariée à Saint-Babel, le , au comte Jacques Guy (de) Cousin de La Tour Fondue, seigneur de Murol et de Salles, officier au régiment de Bourgogne-infanterie puis maire de Saint-Amant-Tallende[8], elle fut la mère d'Élise de Cousin de La Tour Fondue (épouse de Martial Giscard) et l'aïeule dont les Giscard obtinrent de relever le nom.

Elle avait pour premier ancêtre prouvé un certain Joachim d'Estaing, sieur de Réquistat[10] du chef de sa femme Suzanne Paulet, dame de Réquistat à Jabrun dans le Cantal. Comme son fils Guillaume Joseph, seigneur de Réquistat (jusqu'en 1669) et de Boissières, ce Joachim d'Estaing fut condamné par défaut pour usurpation de noblesse par un jugement du , dans le cadre de la grande enquête sur la noblesse ordonnée par Louis XIV en 1666[10]. Cette famille, dont le patronyme fut aussi orthographié Destaing ou suivi d'un nom de fief lui ayant appartenu (Réquistat, Boissières, puis le Buisson, la Moranie), était, selon le généalogiste Jean-Louis Beaucarnot, « une branche apparemment bâtarde de l'illustre famille d'Estaing[11] », originaire d'Estaing dans l'Aveyron.

En 1882, Louis de La Roque écrivait à ce sujet : « Il est difficile de supposer que Joachim d'Estaing, sieur de Réquistat, condamné en 1666, soit le même que Joachim d'Estaing, chevalier, seigneur de Murol (fils du vicomte François II et héritier, entre autres fiefs, de la vicomté d'Estaing), qui se serait marié trois fois. Nous sommes donc en présence d'une famille d'Estaing possessionnée comme l'autre dans la paroisse de Chambon et qui pouvait en être une branche, mais qui prouvait assez mal sa filiation, pour que deux de ses membres aient pu être condamnés comme usurpateurs de noblesse[12] ».

Plus précisément, on a supposé que Joachim d'Estaing (l'ancêtre de Lucie-Madeleine d'Estaing), inhumé le à Chambon-sur-Dolore, serait le fils bâtard de l'abbé Charles d'Estaing, seigneur de Cheylade et de Marchastel (frère du vicomte François II d'Estaing), et peut-être d'une certaine Françoise[13],[14],[15],[16],[17], bien que l'abbé ne testât qu'en faveur d'une de ses filles naturelles ; c'est pourquoi il a aussi été proposé pour putatif père naturel du même Joachim d'Estaing, noble Guillaume, bâtard d'Estaing, sieur de Chambon (demi-frère du vicomte François II)[10],[18],[19],[20],[21].

F. Imberdis concluait en tout cas, concernant Lucie-Madeleine d'Estaing et ses ascendants : « Ces d'Estaing [...] ont très probablement une origine commune avec les d'Estaing, ancêtres de l'amiral ; cette origine remonte au XVIe siècle, et [ils] représentent une branche bâtarde[19] ». L'amiral d'Estaing, dernier représentant mâle et légitime de sa famille, et sa demi-sœur Lucie Madeleine d'Estaing (la maîtresse du roi Louis XV) furent d'ailleurs, par procuration, les parrain et marraine de Lucie-Madeleine, dernière du nom d'Estaing[22]. Dans son livre la Maison d'Estaing, publié en 1950, l'un de ses descendants, Edmond Giscard d'Estaing, revendiquait une filiation avec cette grande famille, se qualifiant (de même que son frère René) de « représentant de la maison d'Estaing ». Au reste, en même temps que le nom, les Giscard relevèrent les armes d'Estaing[11],[15].

Changement de nom : la famille Giscard autorisée à devenir Giscard d'Estaing[modifier | modifier le code]

Armes de la maison d'Estaing, relevées par la famille Giscard d'Estaing[11],[15].

La famille Giscard bénéficia de deux décisions administratives autorisant son changement de nom[10],[13],[14],[15]. Par un premier décret en Conseil d'État, en date du , Edmond Giscard (père du président Valéry Giscard d'Estaing) et ses deux oncles Joseph et Philippe (ainsi que leurs descendants) se virent accorder le droit de relever le nom d'Estaing éteint en 1844 avec la mort de leur aïeule Lucie-Madeleine d'Estaing de Réquistat du Buisson (épouse Cousin de La Tour Fondue), en l'ajoutant à leur patronyme, afin de s'appeler Giscard d'Estaing. René Giscard, frère aîné d'Edmond, alors maître des requêtes au Conseil d'État, préféra solliciter une seconde décision — décret du , étendant la mesure en sa faveur.

Auparavant, le père d'Edmond et René, Valéry, alors aîné des Giscard, avait demandé à relever officiellement le nom de sa grand-mère paternelle, Élise de Cousin de La Tour Fondue (fille de Lucie-Madeleine d'Estaing). Mais le dernier représentant mâle de cette ancienne famille de la noblesse auvergnate, Anatole de Cousin de La Tour Fondue, expatrié au Canada et brouillé avec une partie de sa famille, en était revenu pour s'y opposer[13]. Valéry Giscard usait néanmoins du nom Giscard de La Tour Fondue, devenu celui d'une rue de Clermont-Ferrand (ville dont il fut conseiller municipal). Ce n'est qu'avec la mort, en 2000, de Geneviève de la Tour Fondue que s'éteignit définitivement ce patronyme.

À noter, ainsi qu'on l'a vu, qu'en même temps que le nom les Giscard relevèrent les armes d'Estaing : d'azur à trois fleurs de lys d'or, au chef du même[11],[15].

Généalogie détaillée[modifier | modifier le code]

Principales personnalités[modifier | modifier le code]

(par ordre de naissance)

Châteaux des membres de la famille[modifier | modifier le code]

Le château de Murol[modifier | modifier le code]

Propriété depuis 1735 de la famille de La Tour Fondue, le château de Murol en Saint Amant, dans la commune de Saint-Amant-Tallende (dans le Puy-de-Dôme), a été reconstruit à la fin du XIXe siècle par Anatole de la Tour Fondue et racheté à ses filles, en 1921, par leurs cousins René et Edmond Giscard d'Estaing (arrière-petits-fils d'Élise de La Tour Fondue). Appelé souvent « château de La Tour Fondue », il ne doit pas être confondu avec l'ancien château de Saint-Amant, situé plus haut, qui date du XVe siècle et a hébergé la Reine Margot, ni avec l'ancien château de MurolMurol), qui appartenait de longue date aux d'Estaing, seigneurs de Murol.

Dans le cimetière communal se trouve la concession La Tour Fondue, où reposent notamment le comte Jacques Guy de Cousin de La Tour Fondue, son épouse née Lucie-Madeleine d'Estaing, ainsi que plusieurs de leurs descendants, dont Edmond Giscard d'Estaing et sa femme née May Bardoux.

Le château de la Varvasse[modifier | modifier le code]

Le château de la Varvasse, reconstruit au XVIe siècle et plusieurs fois remanié, situé dans la commune de Chanonat (dans le Puy-de-Dôme), avait été acheté en 1936 par Edmond Giscard d'Estaing, père du président Valéry Giscard d'Estaing ; ce dernier l'a mis en vente quand il a acquis le château d'Estaing[24],[25].

Le château d'Authon[modifier | modifier le code]

Reconstruit dans la seconde moitié du XVIIIème siècle, le château d'Authon est la propriété, depuis un siècle, de la famille Sauvage de Brantes, dont Anne-Aymone de Brantes[26], épouse de Valéry Giscard d'Estaing.

Dans cette commune sont inhumés plusieurs membres de la famille Sauvage de Brantes, dans une chapelle du cimetière ; c'est aussi sur le territoire de la commune que se trouve le cimetière familial privé de l'ancien président, où repose notamment sa fille Jacinte Giscard d'Estaing.

Le château de Chaillot[modifier | modifier le code]

Ce château, situé à Vierzon (dans le Cher), appartenait à Olivier Giscard d'Estaing[27], frère du président, avant qu'il n'acquière une résidence à Estaing, dont il fut maire.

Le château d'Estaing[modifier | modifier le code]

En 2005, la SCI formée par le président Valéry Giscard d'Estaing, son frère Olivier (ancien maire d'Estaing) et leur cousin Philippe Giscard d'Estaing a acheté à la commune d'Estaing (dans l'Aveyron) le château d'Estaing, la demeure historique des seigneurs puis vicomtes d'Estaing (et de leur dernier descendant mâle et légitime, l'amiral d'Estaing), qui hébergea de 1834 à 2000 la communauté des sœurs de Saint-Joseph. Ce monument historique est composé de plusieurs bâtiments des XVe, XVIe et XVIIe siècles, construits autour d'un ancien donjon. Une chapelle a été élevée au XXe siècle, à côté de celle des seigneurs d'Estaing, datant du XVe siècle.

Ce château est désormais le siège de la fondation de l'ancien président Giscard d'Estaing.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Fille de Jacques Guy (de) Cousin de La Tour Fondue (1765-1846), officier au régiment de Bourgogne-Infanterie, et de Lucie-Madeleine d'Estaing ( à Saint-Babel à Saint-Amant-Tallende).
  2. Fille de Joseph de Lussigny ( à Ambert – à Brioude), procureur du roi, et de Bernardine Beille ( à Clermont-Ferrand – à Clermont-Ferrand).
  3. Fille d'Edmond Monteil ( à Bort-les-Orgues à Clermont-Ferrand), avocat, négociant, administrateur des hospices, membre de la chambre de commerce, et de Charlotte Ansaldi ( à Clermont-Ferrand – à Clermont-Ferrand).
  4. Fille de Jacques Bardoux ( à Versailles à Saint-Saturnin), homme de lettres, journaliste, sénateur, député, membre de l'académie des sciences morales et politiques, et de Geneviève Georges-Picot ( à Paris – à Paris). La grand-mère maternelle de cette dernière, Marthe de Montalivet, était elle-même la petite-fille d'Adélaïde de Saint-Germain, laquelle passait pour une fille bâtarde du roi Louis XV et de sa maîtresse Catherine Éléonore Bénard.
  5. Fille de François Sauvage de Brantes (????-1944 à Melk-Mauthausen), lieutenant-colonel de cavalerie, officier de la Légion d'honneur, résistant membre de l'ORA mort en déportation, et d'Aymone, princesse de Faucigny-Lucinge (1905-1993), descendante du roi Charles X (lui-même petit-fils de Louis XV). La descendance de Valéry Giscard d'Estaing partage avec celle du deuxième duc de Magenta (Marie Armand Patrice de Mac Mahon, marié à une princesse d'Orléans) la particularité de descendre à la fois d'un président de la République française et du roi Louis XIV (arrière-grand-père de Louis XV)[23].

Références[modifier | modifier le code]

  1. L' « une des plus influentes de la bourgeoisie française », Michel Sementéry, Les Présidents de la République française et leur famille, éditions Christian, 1982
  2. Fils de l'ancien président de la République Sadi Carnot. Il s'agit de la seule alliance unissant les nom et famille de deux présidents de la République française. Cf. Michel Sementéry, Les Présidents de la République française et leur famille, éditions Christian, 1982.
  3. Avec pas moins de 18 témoins aux mariés au nombre desquels : Emmanuel de La Vigne, Amedeo de Belgique, Aymon Brunel, Alexandre Errera, Adrien de Noailles, Alexandre Kouchner, Fabien Piollet et Ashley Poniatowski[réf. nécessaire]
  4. Elle était née le , à Pasadena (Californie - USA).
  5. Cf. La descendance de Charles X, roi de France, éditions Christian, 1987 (ISBN 2-86496-068-0).
  6. ESM Saint-Cyr, promotion Général Frère
  7. Archives départementales du Puy-de-Dôme : vue 143, AD63
  8. a et b Michel Sementéry, Les Présidents de la République française et leur famille, éditions Christian, 1982
  9. Pierre-Marie Dioudonnat, Le Simili-Nobiliaire français, Sedopols, Paris, 2002, p. 244
  10. a, b, c et d Pierre-Marie Dioudonnat, Le Simili-Nobiliaire français, Sédopols, Paris, 2010
  11. a, b, c et d Jean-Louis Beaucarnot, cité par Robert Schneider dans son ouvrage Je serai Président : Enfance et jeunesse des six chefs d'État de la Ve République, Perrin, 2012
  12. Louis de La Roque, Bulletin de la Société héraldique et généalogique de France, 1882
  13. a, b et c Philippe du Puy de Clinchamps, La Noblesse, Puf, 1959, réédité en 1996
  14. a et b Henry Coston, Le Secret des dieux, 1968, p. 180.
  15. a, b, c, d et e Michel Sementéry, Les Présidents de la République française et leur famille, éditions Christian, 1982, section « Valéry Giscard d'Estaing »
  16. Christian du Passage, Histoire et généalogie, 160-266, octobre 2001
  17. Cf., également, les publications des généalogistes Ambroise Tardieu et Albert de Remacle
  18. Gérard de Villeneuve, Généalogie de la famille Lussigny (de Valenciennes), chez l'auteur, 1967, 117 p
  19. a et b F. Imberdis, la France généalogique, 6e année, n°38, août 1964
  20. E. de Séréville et F. de Saint-Simon, Dictionnaire de la noblesse française, 1975
  21. Joseph Valynseele et Denis Grando, A la découverte de leurs racines, ICC éditions, Paris, 1988
  22. Archives départementales du Puy-de-Dôme
  23. Michel Sementéry, Les Présidents de la République française et leur famille, éditions Christian, 1982.
  24. Article dans La Montagne
  25. Article dans La Croix
  26. https://www.perche-gouet.net/histoire/immeubles.php?immeuble=2877
  27. Bottin mondain, édition 1974.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henry Coston, Dictionnaire des dynasties bourgeoises et du monde des affaires, Paris, 1975.
  • Gérard de Villeneuve, Les Giscard d'Estaing (Rouergue), simple crayon généalogique décrivant les quartiers, ascendances diverses et quelques parentés du président Valéry Giscard d'Estaing et de son épouse, Versailles, 1975.
  • Pol Bruno, La saga des Giscard, Paris, 1981.
  • Dominique Frémy, Quid des présidents de la république, Paris, 1981.
  • Michel Sementéry, Les présidents de la République française et leur famille, Paris, 1982.
  • Fabien Gandrille, "Président : un bon fromage", in La Science Historique, Paris, 1982.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]