Famille Giscard d'Estaing

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Giscard, Estaing et Famille d'Estaing.

La famille Giscard d'Estaing olim Giscard est une famille française bourgeoise d'origine ancienne[1],[2], fixée au début du XIXe siècle dans le Puy-de-Dôme et remontant au XVIIe siècle à des marchands calvinistes de Marvejols (Lozère).

Ses membres portent le nom Giscard d'Estaing depuis qu'en 1922 et 1923 René Giscard et son frère Edmond, ainsi que leurs oncles Joseph et Philippe (et leurs descendants), ont obtenu par un décret pris en Conseil d'État, le droit de prendre et d'accoler à leur nom de famille, le patronyme d'une de leurs aïeules en ligne féminine, Lucie-Madeleine d'Estaing (1769-1844).

La famille Giscard d'Estaing a compté parmi ses membres, au XXe siècle, des administrateurs, des hommes d'affaires et des hommes politiques, en particulier le 20e président de la République française, Valéry Giscard d'Estaing.

Origine des Giscard jusqu'au changement de nom[modifier | modifier le code]

La famille Giscard est originaire de Marvejols en Gévaudan. Sa filiation suivie jusqu'aux changements de nom commence avec :

François Giscard, calviniste, marchand, épouse à Marvejols en 1632 Marguerite Aymar (Marvejols 1609 - 1692), fille de Pierre Aymar, ou d'Eymar, et de Jeanne Guyot, dont :

  • Pierre Giscard, calviniste, épouse à Marvejols le Jeanne de Moynier, fille d'Étienne de Moynier et de Louise de Gibelin, dont :
    • Barthélémy Giscard, sieur de Montplaisir, abjure le calvinisme avant son mariage, épouse à Marvejols en 1707 Marie Prieur (Marvejols 1682 - 1715), fille de Jehan Prieur, sieur de Prat-Viala, et de Ysabeau de Chapel, dont :
      • Pierre Giscard (Marvejols 1709 - Marvejols 1798), épouse à Marvejols en 1730 Jeanne de Liane, fille de Noël de Liane, bourgeois de Chirac, et de Claude Milhet, dont :
        • Barthélémy Giscard (Marvejols 1732 - Marvejols 1808), marchand, épouse à Marvejols en 1764 Jeanne Charpentier, fille et riche héritière de Pierre Charpentier, receveur des Gabelles à Mende et Marvejols, et de Louise de Terrier, dont :
          • Pierre Giscard (Marvejols 1770 - Clermont-Ferrand 1855), propriétaire, épouse en 1795 sa cousine Germaine Marie de Julien de Moriers (Marvejols 1776 - ?), fille de Jean Louis de Julien, seigneur de Moriers, lieutenant colonel aux Grenadiers de France, chevalier de Saint-Louis, et de Marie Louise Charpentier, dont :
            • Martial Giscard (Marvejols 1796 - Paris 1865), négociant, propriétaire, épouse à Saint-Amant-Tallende en 1818 Élise Cousin de La Tour Fondue (Saint-Amant-Tallende 1790 - Saint-Amant-Tallende 1858), fille de noble Jacques Guy Cousin de La Tour Fondue (1765-1846), seigneur de Murol et de Salles, officier au régiment de Bourgogne-Infanterie, maire de Saint-Amant-Tallende, et de Lucie-Madeleine d'Estaing (Saint-Babel 1769 - Saint-Amant-Tallende 1844), aïeule dont les Giscard reprendront le nom, dont :
              • Théodore Giscard (Brioude 1824 - Saint-Amant-Tallende 1895), magistrat, juge de paix à Massiac, juge au tribunal civil de Murat, juge de paix, épouse à Clermont-Ferrand le Marie-Anne de Lussigny (Ambert 1829 - Saint-Amant-Tallende 1885), fille de Jean Philippe Joseph de Lussigny, procureur du roi à Brioude, et d'Amable Bernardine Beille, dont sont issues les trois branches Giscard d'Estaing :
                • Valéry Giscard, dit Giscard de La Tour Fondue (1862-1916), épouse à Clermont-Ferrand en 1888 Louise Monteil-Ansaldi (1869-1957), décédé avant le relèvement du nom « d'Estaing » par les Giscard, dont la branche ainée scindée en deux rameaux formés par ses fils.
                • Joseph Giscard, puis Giscard d'Estaing (1866-1929), officier d'infanterie, épouse au Puy-en-Velay en 1896 sa cousine Marie de Lussigny (1873-1965), dont la branche cadette.
                • Philippe Giscard, puis Giscard d'Estaing (1869-1932), administrateur des colonies, épouse à Saint-Louis-du-Sénégal en 1903 Marguerite Sarran (1878-1968), dont la troisième branche.

Origine des deux Lucie-Madeleine d'Estaing[modifier | modifier le code]

Franck Imberdis écrivait en 1964, concernant Lucie-Madeleine d'Estaing et ses ascendants : « Ces d'Estaing [...] ont très probablement une origine commune avec les d'Estaing, ancêtres de l'amiral ; cette origine remonte au XVIe siècle, et [ils] représentent une branche bâtarde[3] ».

Lucie-Madeleine Destaing de Boissières ou d'Estaing (1769-1844), est née le au Buisson à Saint-Babel, fille de Jean Dominique de Boissières dit Destaing[4]) (1741-1813), sieur du Buisson, et de Catherine Dabert (décédée le au Buisson à Saint-Babel)[5],[6], qui étaient roturiers et bourgeois de Saint-Babel[7] dans le Puy-de-Dôme.

Elle a reçu de son père les mêmes prénoms que Lucie-Madeleine d'Estaing (1743-1826), qui était alors célèbre pour être favorite du roi Louis XV et qu'il a choisie comme marraine par procuration, tandis que son frère l'amiral d'Estaing était désigné comme parrain. À la cérémonie du baptême, ce furent la soeur aînée de l'enfant, Suzanne Destaing (1770-1847), et un oncle paternel, Jean Destaing dit Boissières (1748-1895), qui la portèrent sur les fons baptismaux[5].

Réquistat à Jabrun

Lucie-Madeleine Destaing de Boissières ou d'Estaing (1769-1844) avait pour premier ancêtre prouvé un certain Joachim Destaing, de parents inconnus, marié à une date inconnue à Suzanne Paulet, dame de Réquistat à Jabrun dans le Cantal. Se disant Joachim d'Estaing, noble, sieur de Réquistat[8], il fut condamné par défaut pour usurpation de noblesse par un jugement du , dans le cadre de la grande enquête sur la noblesse ordonnée par Louis XIV en 1666, et son fils Guillaume-Joseph Destaing à nouveau le [8].

Cette famille de onze enfants, dont le nom est orthographié à l'époque Desteing[9], portait un patronyme qui n'était pas rare dans cette région, et habitait le château de Réquistat, fief qui avait appartenu jusqu'en 1590 à la famille d'Estaing qui n'y avait jamais résidé[10].

La notice historique sur Jabrun du Dictionnaire statistique et historique du Cantal indique que « En 1669, les domaines et château de Réquistat reviennent dans la famille d'Estaing, et de là furent transmis par mariage [en 1672] au seigneur de Beaufort-Canillac qui les revendit à Jean de Boissières. Ce dernier revendit Réquistat en 1743 à Pierre de Tassy de Montluc qui en prit possession en 1751. » Ce Jean de Boissières portait, comme ses six frères et soeurs, ce nom de Boissières parceque son grand-père paternel Joachim II Desteing (1648-1711), fils de Joachim d'Estaing et de Suzanne Paulet, condamné aussi pour usurpation, avait dû s'engager à ne plus jamais porter le nom d'Estaing, ni ses descendants. Il apparaît donc que Suzanne Paulet ne possédait pas la seigneurie de Réquistat lors de son mariage en 1646 avec son père Joachim Destaing, mais seulement le domaine utile, un usufruit ou un fermage, puisque c'est seulement vers 1740 que son arrière-petit-fils Jean de Boissières aura la possibilité de racheter la seigneurie directe à Marie-Claire d'Estaing, femme de Jean-Gaspard de Beaufort-Canillac[11].

Jean-Louis Beaucarnot rapporte l'hypothèse qu'il ait pu s'agir d'« une branche apparemment bâtarde de l'illustre famille d'Estaing[12] ». En 1882, Louis de La Roque écrivait à ce sujet : « Il est difficile de supposer que Joachim d'Estaing, sieur de Réquistat, condamné en 1666, soit le même que Joachim d'Estaing, chevalier, seigneur de Murols (fils du vicomte François II et héritier, entre autres fiefs, de la vicomté d'Estaing), qui se serait marié trois fois. Nous sommes donc en présence d'une famille d'Estaing possessionnée comme l'autre dans la paroisse de Chambon lez Ambert et qui pouvait en être une branche, mais qui prouvait assez mal sa filiation, pour que deux de ses membres aient pu être condamnés comme usurpateurs de noblesse[13] ». Or on sait que le vicomte Joachim d'Estaing, seigneur de Murols, s'est marié une première fois le 11 août 1650 avec Catherine de La Berchère (morte en couches à Langres en 1657), qui lui a donné cinq enfants, dont François, vicomte d'Estaing, né en 1655. Il est donc impossible qu'il ait pu être marié en 1647 avec Suzanne Paulet qui lui aurait donné onze enfants tous nés à Jabrun, même en admettant qu'il s'agisse d'une liaison adultère, car il aurait fallu qu'elle vive près de lui pendant vingt ans. Les châteaux de Val puis d'Estaing où Joachim d'Estaing a résidé étaient éloignés de Jabrun, et qu'il a vécu une partie importante de sa vie à Paris et dans plusieurs régions de France pour servir le roi, par exemple à Langres où sa première femme est morte en couches en donnant naissance à Anne-Louise d'Estaing en 1657.

On a aussi avancé l'hypothèse que Joachim Destaing (l'ancêtre de Lucie-Madeleine d'Estaing), qui demeurait à Jabrun lorsqu'il a été condamné en 1666 pour usurpation de noblesse, aurait été inhumé le à Chambon lez Ambert, et qu'il serait le fils bâtard de l'abbé Charles d'Estaing, seigneur de Cheylade et de Marchastel (frère du vicomte François II d'Estaing), et peut-être d'une certaine Françoise[14],[15],[16],[17],[18], mais le testament de l'abbé ne mentionne qu'un seul enfant naturel, une fille à laquelle il fait un legs ; il a aussi été fait l'hypothèse que son père soit Guillaume, bâtard d'Estaing, sieur de Chambon (demi-frère bâtard du vicomte François II)[8],[19],[3],[20],[21]. Du reste, c'est sur les registres paroissiaux de Jabrun que l'on trouve la trace de son inhumation le 3 juin 1685 de Joachim Destaing, du lieu de Requistat.

Le Buisson à Saint-Babel

Le domaine Buisson ou du Buisson, à Saint-Babel, n'était pas un fief: son nom est celui de Gabriel Buisson qui a fait construire un manoir en 1645 sur une terre que son père avait achetée vers 1599 pour reconstruire sa maison d'Olliergues (63) détruite en 1577 par le Capitaine Merle[22]. Un siècle après, le 19 juillet 1751, le château du Buisson et son domaine en métayage ont été vendus pour 29 480 livres par Marguerite Glaize, veuve de Jean d'Oradour, à un certain Jean de Boissières, dont on a vu plus haut qu'il avait acheté et revendu en 1743 la seigneurie de Réquistat[23]. Il s'était marié à Saint-Flour le 13 mars 1736 avec Elisabeth Beral (Lavastrie 1706-Saint-Babel 1789), et il avait déjà sept enfants nés à Réquistat entre 1737 et 1751, dont Jean-Dominique de Boissières né en 1738 ou 1741. Huit ans après l'achat du manoir du Buisson, Jean-Dominique du Buisson se marie le 21 février 1759 à Murols (63) avec Catherine Dabert (1740-1774) qui lui donnera onze enfants, dont Lucie-Madeleine Destaing en 1769 et il meurt en 1813[24]. Après son mariage, il a repris le nom Destaing et les prétentions à la noblesse qui ont vallu les deux condamnations de ses aïeux, se faisant appeler Destaing de Boissières, seigneur du Buisson et écuyer, ce qui provoqua en 1764 une plainte du syndic des habitants de Saint-Babel qui montra que son père et ses enfants avaient été déclarés roturiers en 1742 par la Cour des aides de Clermont-Ferrand et assujetti à la taille. Après la mort à soixante-dix-sept ans de la plus jeune des trois sœurs de Lucie-Madeleine d'Estaing, Suzanne Destaing qui habitait le château du Buisson, celui-ci a été vendu en 1847 à un médecin d'Issoire, Jean-Baptiste Roux, âgé de 66 ans, veuf, qui y a entreprit d'importants travaux de restauration et d'agrandissement.

Lucie-Madeleine d'Estaing s'est mariée à Saint-Babel, le , à Jacques Guy Cousin de La Tour Fondue, noble, seigneur de Murol à Saint-Amant et de Salles, officier au régiment de Bourgogne-infanterie, puis maire de Saint-Amant-Tallende[6], auquel elle a donné une fille, Élise de Cousin de La Tour Fondue, qui sera l'épouse de Martial Giscard. Elles est morte le à Saint-Amant-Tallende[25].

Dans son livre la Maison d'Estaing, publié en 1950, Edmond Giscard d'Estaing revendique une filiation avec cette grande famille d'Estaing, se qualifiant (de même que son frère René) de « représentant de la maison d'Estaing ». Au reste, en même temps qu'ils empruntaient leur nom et qu'ils rachetaient leur château, les Giscard ont aussi pris leurs armes[12],[16].

Changement de nom : la famille Giscard obtient de s'appeler Giscard d'Estaing[modifier | modifier le code]

Le nom qui a été relevé est celui de la famille Destaing de la grand-mère Lucie-Madeleine d'Estaing qui est morte en 1844, dont l'origine est mal connue, et pas celui de la célèbre Famille d'Estaing qui s'est éteint à la mort en 1826 de son homonyme Lucie Madeleine d'Estaing (1743-1826), vicomtesse de Ravel, et qui a laissé deux filles légitimées de sa liaison avec le roi Louis XV, et deux filles, deux fils, et une nombreuse descendance susceptible de relever le nom de sa famille, de son mariage en 1768 avec François de Boiseulh.

Pour reprendre le nom d'Estaing, la famille Giscard bénéficia de deux décret en Conseil d'État autorisant son changement de nom[8],[14],[15],[16]. Par un premier décret en Conseil d'État, en date du , Edmond Giscard (père du président Valéry Giscard d'Estaing) et ses deux oncles Joseph et Philippe (ainsi que leurs descendants) se virent accorder le droit de relever le patronyme d'Estaing de leur aïeule Lucie-Madeleine d'Estaing morte en 1844, et de l'ajouter à leur patronyme afin de s'appeler Giscard d'Estaing.

René Giscard, frère aîné d'Edmond, alors maître des requêtes au Conseil d'État qui avait fait les démarches et qui ne pouvait pas être compris dans le décret, dût faire prendre un second décret du , étendant la mesure en sa faveur.

Une première tentative des Giscard pour avoir un nom à particule avait échoué: le père d'Edmond et René, Valéry, alors aîné des Giscard, avait demandé à relever officiellement le nom de sa grand-mère paternelle, Élise de Cousin de La Tour Fondue. Mais le dernier représentant mâle de cette ancienne famille de la noblesse auvergnate, Anatole de Cousin de La Tour Fondue, expatrié au Canada et brouillé avec une partie de sa famille, en était revenu pour s'y opposer[14]. Valéry Giscard usait néanmoins du nom Giscard de La Tour Fondue, devenu celui d'une rue de Clermont-Ferrand (ville dont il fut conseiller municipal). Ce n'est qu'avec la mort, en 2000, de Geneviève de la Tour Fondue que s'éteignit définitivement ce patronyme.

Généalogie détaillée de tous les descendants du nom de Giscard d'Estaing[modifier | modifier le code]

Principales personnalités[modifier | modifier le code]

(par ordre de naissance)

Châteaux des membres de la famille[modifier | modifier le code]

Le château de Murol[modifier | modifier le code]

Propriété depuis 1735 de la famille de La Tour Fondue, le château de Murol en Saint Amant, dans la commune de Saint-Amant-Tallende (dans le Puy-de-Dôme), a été reconstruit à la fin du XIXe siècle par Anatole de la Tour Fondue et racheté à ses filles, en 1921, par leurs cousins René et Edmond Giscard d'Estaing (arrière-petits-fils d'Élise de La Tour Fondue). Appelé souvent « château de La Tour Fondue », il ne doit pas être confondu avec l'ancien château de Saint-Amant, situé plus haut, qui date du XVe siècle et a hébergé la Reine Margot, ni avec l'ancien château de MurolMurol), qui appartenait de longue date à la célèbre famille d'Estaing.

Dans le cimetière communal se trouve la concession La Tour Fondue, où reposent notamment le comte Jacques Guy de Cousin de La Tour Fondue, son épouse née Lucie-Madeleine d'Estaing, ainsi que plusieurs de leurs descendants, dont Edmond Giscard d'Estaing et sa femme née May Bardoux.

Le château de la Varvasse[modifier | modifier le code]

Le château de la Varvasse, reconstruit au XVIe siècle et plusieurs fois remanié, situé dans la commune de Chanonat (dans le Puy-de-Dôme), avait été acheté en 1936 par Edmond Giscard d'Estaing, père du président Valéry Giscard d'Estaing ; ce dernier l'a mis en vente quand il a acquis le château d'Estaing[32],[33].

Le château d'Authon[modifier | modifier le code]

Reconstruit dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, le château d'Authon est la propriété, depuis un siècle, de la famille Sauvage de Brantes, dont Anne-Aymone de Brantes[34], épouse de Valéry Giscard d'Estaing.

C'est dans un terrain privé voisin du cimetière communal (où se situe la chapelle funéraire des de Brantes) que sont inhumés les proches de l'ancien président, en particulier sa fille Jacinte[35].

Le château de Chaillot[modifier | modifier le code]

Ce château, situé à Vierzon (dans le Cher), appartenait à Olivier Giscard d'Estaing[36], frère du président, avant qu'il n'acquière une résidence à Estaing, dont il fut maire.

Le château d'Estaing[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château d'Estaing.

En 2005, la SCI formée par le président Valéry Giscard d'Estaing, son frère Olivier (ancien maire d'Estaing) et leur cousin Philippe Giscard d'Estaing a acheté le château d'Estaing à la commune d'Estaing (Aveyron) qui l'avait acheté en 2000 à la communauté des sœurs de Saint-Joseph qui y était établie depuis 1834 et qui avait refusé la propositions d'achat des Giscard.

Ce château avait été la demeure historique de la célèbre famille d'Estaing, dont le dernier représentant fut l'amiral d'Estaing, et sa demi-sœur Lucie-Madeleine d'Estaing, vicomtesse de Ravel (1743-1826), qui a une nombreuse descendance actuellement.

Classé monument historique, il est composé de plusieurs bâtiments des XVe, XVIe et XVIIe siècles, construits autour d'un ancien donjon. Une chapelle a été élevée au XXe siècle, à côté de celle des seigneurs d'Estaing datant du XVe siècle.

Le château d'Estaing est depuis 2012 le siège de la fondation de l'ancien président Valéry Giscard d'Estaing[37].

Hommages[modifier | modifier le code]

  • Rue Giscard-de-La-Tour-Fondue, ainsi baptisée, car tracée sur des terrains appartenant à Valéry Giscard, dit « Giscard de La Tour Fondue » (1862-1916), conseiller municipal de Clermont-Ferrand.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Fille de Jacques Guy (de) Cousin de La Tour Fondue (1765-1846), officier au régiment de Bourgogne-Infanterie, et de Lucie-Madeleine d'Estaing ( à Saint-Babel à Saint-Amant-Tallende).
  2. Fille de Joseph de Lussigny ( à Ambert – à Brioude), procureur du roi, et de Bernardine Beille ( à Clermont-Ferrand – à Clermont-Ferrand).
  3. Fille d'Edmond Monteil ( à Bort-les-Orgues à Clermont-Ferrand), avocat, négociant, administrateur des hospices, membre de la chambre de commerce, et de Charlotte Ansaldi ( à Clermont-Ferrand – à Clermont-Ferrand).
  4. Fille de Jacques Bardoux ( à Versailles à Saint-Saturnin), homme de lettres, journaliste, sénateur, député, membre de l'académie des sciences morales et politiques, et de Geneviève Georges-Picot ( à Paris – à Paris). La grand-mère maternelle de cette dernière, Marthe de Montalivet, était elle-même la petite-fille d'Adélaïde de Saint-Germain, laquelle passait pour une fille bâtarde du roi Louis XV et de sa maîtresse Catherine Éléonore Bénard.
  5. Fille de François Sauvage de Brantes (????-1944 à Melk-Mauthausen), lieutenant-colonel de cavalerie, officier de la Légion d'honneur, résistant membre de l'ORA mort en déportation, et d'Aymone, princesse de Faucigny-Lucinge (1905-1993), descendante du roi Charles X (lui-même petit-fils de Louis XV). La descendance de Valéry Giscard d'Estaing partage avec celle du deuxième duc de Magenta (Marie Armand Patrice de Mac Mahon, marié à une princesse d'Orléans) la particularité de descendre à la fois d'un président de la République française et du roi Louis XIV (arrière-grand-père de Louis XV)[31].

Références[modifier | modifier le code]

  1. L' « une des plus influentes de la bourgeoisie française », Michel Sementéry, Les Présidents de la République française et leur famille, éditions Christian, 1982
  2. "Petite bourgeoisie, XVIIIe siècle", écrit Charondas dans Le cahier noir.
  3. a et b F. Imberdis, la France généalogique, 6e année, n°38, août 1964
  4. Son père et lui-même portaient à l'état civil le patronyme de Boissières, il décide de reprendre le nom Destaing et déclare ses enfants sous le patronyme Destaing de Boissères.
  5. a et b Archives départementales du Puy-de-Dôme : vue 143, AD63
  6. a et b Michel Sementéry, Les Présidents de la République française et leur famille, éditions Christian, 1982
  7. Pierre-Marie Dioudonnat, Le Simili-Nobiliaire français, Sedopols, Paris, 2002, p. 244
  8. a b c et d Pierre-Marie Dioudonnat, Le Simili-Nobiliaire français, Sédopols, Paris, 2010
  9. Joseph Destaing (1648-1711) et six de ses frères et sœurs sont orthographiés Desteing à l'état civil de la paroisse de Jabrun.
  10. Référence:Dictionnaire statistique, ou Histoire, description et statistique du département du Cantal
  11. Référence:Dictionnaire statistique, ou Histoire, description et statistique du département du Cantal
  12. a et b Jean-Louis Beaucarnot, cité par Robert Schneider dans son ouvrage Je serai Président : Enfance et jeunesse des six chefs d'État de la Ve République, Perrin, 2012
  13. Louis de La Roque, Bulletin de la Société héraldique et généalogique de France, 1882
  14. a b et c Philippe du Puy de Clinchamps, La Noblesse, Puf, 1959, réédité en 1996
  15. a et b Henry Coston, Le Secret des dieux, 1968, p. 180.
  16. a b et c Michel Sementéry, Les Présidents de la République française et leur famille, éditions Christian, 1982, section « Valéry Giscard d'Estaing »
  17. Christian du Passage, Histoire et généalogie, 160-266, octobre 2001
  18. Cf., également, les publications des généalogistes Ambroise Tardieu et Albert de Remacle
  19. Gérard de Villeneuve, Généalogie de la famille Lussigny (de Valenciennes), chez l'auteur, 1967, 117 p
  20. E. de Seréville et F. de Saint-Simon, Dictionnaire de la noblesse française, 1975
  21. Joseph Valynseele et Denis Grando, A la découverte de leurs racines, ICC éditions, Paris, 1988
  22. Mémoires de l'Académie des sciences, arts et Beles-Lettres de Clermont-Ferrand, 1926, page 170, et 515
  23. Intermédiaire des chercheurs et curieux, 1864, page 1090 et suivants
  24. Intermédiaire des chercheurs et curieux, 1864, page 1090 et suivants
  25. Intermédiaire des chercheurs et curieux, 1864, page 1090 et suivants
  26. Fils de l'ancien président de la République Sadi Carnot. Il s'agit de la seule alliance unissant les nom et famille de deux présidents de la République française. Cf. Michel Sementéry, Les Présidents de la République française et leur famille, éditions Christian, 1982.
  27. Avec pas moins de 18 témoins aux mariés au nombre desquels : Emmanuel de La Vigne, Amedeo de Belgique, Aymon Brunel, Alexandre Errera, Adrien de Noailles, Alexandre Kouchner, Fabien Piollet et Ashley Poniatowski[réf. nécessaire]
  28. Elle était née le , à Pasadena (Californie - USA).
  29. Cf. La descendance de Charles X, roi de France, éditions Christian, 1987 (ISBN 2-86496-068-0).
  30. ESM Saint-Cyr, promotion Général Frère
  31. Michel Sementéry, Les Présidents de la République française et leur famille, éditions Christian, 1982.
  32. Article dans La Montagne
  33. Article dans La Croix
  34. https://www.perche-gouet.net/histoire/immeubles.php?immeuble=2877
  35. https://www.lanouvellerepublique.fr/loir-et-cher/commune/authon/authon-terre-d-eternite-du-clan-giscard-d-estaing
  36. Bottin mondain, édition 1974.
  37. La Dépêche

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henry Coston, Dictionnaire des dynasties bourgeoises et du monde des affaires, Paris, 1975.
  • Gérard de Villeneuve, Les Giscard d'Estaing (Rouergue), simple crayon généalogique décrivant les quartiers, ascendances diverses et quelques parentés du président Valéry Giscard d'Estaing et de son épouse, Versailles, 1975.
  • Pol Bruno, La saga des Giscard, Paris, 1981.
  • Dominique Frémy, Quid des présidents de la république, Paris, 1981.
  • Michel Sementéry, Les présidents de la République française et leur famille, Paris, 1982.
  • Fabien Gandrille, "Président : un bon fromage", in La Science Historique, Paris, 1982.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]