Famille Giscard d'Estaing

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

La famille Giscard d'Estaing (olim Giscard) est une famille française, originaire de Lozère — décrite, en 1982, comme l'« une des plus influentes [...] de la bourgeoisie française »[1].

Ses membres portent le nom Giscard d'Estaing depuis les décrets en Conseil d'État du , accordant à Edmond Giscard (1894-1982), ainsi qu'à ses oncles Joseph et Philippe (et leurs descendants), et du , accordant à son frère aîné René Giscard (1891-1945) le droit de relever le nom de famille d'une de leurs aïeules en ligne féminine, Lucie Madeleine d'Estaing (1769-1844).

La famille Giscard d'Estaing est aujourd'hui représentée par deux branches : l'aînée, issue de Valéry Giscard — père de René, auteur d'un rameau aîné, et d'Edmond, auteur d'un rameau illustré par le président Valéry Giscard d'Estaing —, et la cadette, issue de son frère Joseph Giscard d'Estaing.

Elle a donné, au XXe siècle, des administrateurs, des hommes d'affaires et des hommes politiques, en particulier le 20e président de la République française.

Origine de la famille Giscard[modifier | modifier le code]

La famille Giscard est originaire de Marvejols (en Lozère) ; sa filiation suivie commence avec François Giscard, marié en 1632 à Marvejols avec Marguerite Aymar.

Ascendance agnatique[modifier | modifier le code]

La filiation agnatique de cette famille jusqu'à ceux de ses membres devenus Giscard d'Estaing en 1922 et 1923 s'établit comme suit :

  • François Giscard, calviniste, marié en 1632 à Marvejols avec Marguerite Aymar (1609 à Marvejols – 1692), fille de Pierre Aymar ou d'Eymar, et de Jeanne Guyot, dont :
  • Pierre Giscard, calviniste, marié le 6 août 1676 à Marvejols avec Jeanne de Moynier, fille d'Étienne de Moynier et de Louise de Gibelin, dont :
  • Barthélémy Giscard, sieur de Montplaisir, abjure le calvinisme avant son mariage, marié en 1707 à Marvejols avec Marie (de) Prieur (1682 à Marvejols – 1715), fille de Jehan de Prieur, seigneur de Prat-Viala, et de Ysabeau de Chapel, dont :
  • Pierre Giscard (1709 à Marvejols – 1798 à Marvejols), marié en 1730 à Marvejols avec Jeanne de Liane, fille de Noël de Liane, bourgeois de Chirac, et de Claude Milhet, dont :
  • Barthélémy Giscard (1732 à Marvejols – 1808 à Marvejols), marié en 1764 à Marvejols avec Jeanne Charlotte Charpentier, fille de Pierre Charpentier, receveur des Gabelles à Mende et Marvejols, et de Louise de Terrier, dont :
  • Pierre Giscard (1770 à Marvejols – 1855 à Clermont-Ferrand), propriétaire, marié en 1795 avec sa cousine germaine Anne Marie Louise Athénaïs de Julien de Moriers (1776 à Marvejols – ?), fille de Jean Louis de Julien, seigneur de Moriers, lieutenant colonel aux Grenadiers de France, chevalier de Saint-Louis, et de Marie Louise Charpentier, dont :
  • Martial Giscard (1796 à Marvejols – 1865 à Paris), propriétaire, marié en 1818 à Saint-Amant-Tallende avec Élise de Cousin de La Tour Fondue (1790 à Saint-Amant-Tallende – 1858 à Saint-Amant-Tallende), fille de Jacques Guy de Cousin (1765-1846), comte de La Tour Fondue, seigneur de Murol et de Salles, officier au régiment de Bourgogne-Infanterie, maire de Saint-Amant-Tallende, et de Lucie Madeleine d'Estaing (1769 à Saint-Babel – 1844 à Saint-Amant-Tallende), dame de Réquistat, dont :
  • Théodore Giscard (1824 à Brioude – 1895 à Saint-Amant-Tallende), magistrat, juge de paix à Massiac, juge au tribunal civil de Murat, juge de paix, marié le à Clermont-Ferrand avec Marie-Anne de Lussigny (1829 à Ambert – 1885 à Saint-Amant-Tallende), fille de Jean Philippe Joseph de Lussigny, procureur du roi à Brioude, et de Amable Bernardine Beille, dont les auteurs des trois branches toutes porteuses du nom Giscard d'Estaing :
    • Valéry Giscard, dit « Giscard de La Tour Fondue » (1862-1916), marié à Clermont-Ferrand en 1888 avec Marie-Louise Monteil-Ansaldi (1869-1957), décédé avant le relèvement du nom d'Estaing par les Giscard, dont la branche aînée scindée en deux rameaux formés par ses fils :
      • René Giscard, puis Giscard d'Estaing (1891-1945), conseiller d'État, marié en 1925 à Gazeran avec Anne Carnot, auteur d'un rameau aîné,
      • Edmond Giscard, puis Giscard d'Estaing (1894-1982), inspecteur des finances, marié à Paris en 1923 à Paris avec Marthe dite « May » Bardoux, auteur d'un rameau illustré par le président Valéry Giscard d'Estaing ;
    • Joseph Giscard, puis Giscard d'Estaing (1866-1929), officier d'infanterie, marié à Le Puy-en-Velay en 1896 avec sa cousine Marie de Lussigny, dont la branche cadette subsistante ;
    • Philippe Giscard, puis Giscard d'Estaing (1869 - 1932), administrateur des Colonies, marié à Saint-Louis-du-Sénégal en 1903 avec Marguerite Sarran, dont la troisième branche éteinte.

Adjonction du nom d'Estaing[modifier | modifier le code]

Les Giscard d'Estaing descendent en ligne féminine — à travers une alliance, en 1818, avec les Cousin de La Tour Fondue — de la famille d'Estaing de Réquista(t), laquelle serait, selon certains auteurs, une branche bâtarde de la maison d'Estaing, illustrée par le célèbre amiral d'Estaing. Les deux familles avaient, d'ailleurs, des liens : Lucie Madeleine d'Estaing de Réquistat (dernière représentante des d'Estaing de Réquista et aïeule dont les Giscard ont relevé le nom) fut la filleule de l'amiral (lui-même dernier mâle de sa maison) et de sa demi-sœur (homonyme de Lucie Madeleine d'Estaing de Réquistat, avec laquelle il convient de ne pas la confondre). Toutefois d'autres auteurs tiennent plutôt les d'Estaing de Réquista pour des rejetons des d'Estaing de Chambon — famille dont la filiation avec la maison d'Estaing est, du reste, aussi vraisemblable.

Le changement de nom de la famille Giscard résulte de deux décisions administratives[2]. Par un premier décret en Conseil d'État, en date du , Edmond Giscard (père du président Valéry Giscard d'Estaing) et ses deux oncles Joseph et Philippe (ainsi que leurs descendants) se virent accorder le droit de relever le nom de famille — éteint — de leur aïeule Lucie Madeleine d'Estaing, en l'ajoutant à leur patronyme. René Giscard, frère cadet d'Edmond, alors maître des requêtes au Conseil d'État, sollicita une seconde décision — décret du , étendant la mesure en sa faveur. Selon le généalogiste Michel Sementéry, en même temps que le nom, les Giscard relevèrent les armes d'Estaing[3]. Auparavant, le propre père d'Edmond et René, Valéry Giscard, avait, quant à lui, demandé à relever officiellement le nom — en voie d'extinction — de sa grand-mère La Tour Fondue (fille de Lucie Madeleine d'Estaing de Réquistat) ; mais le dernier représentant mâle de cette famille auvergnate, Anatole de Cousin de La Tour Fondue, expatrié au Canada, en était revenu pour s'y opposer[4],[2],[5].

Lucie Madeleine d'Estaing de Réquistat du Buisson, née le 24 août 1769 au château du Buisson à Saint-Babel et décédée le 10 mars 1844 à Saint-Amant-Tallende, était issue du mariage (célébré à Murol) de Jean Dominique d'Estaing, seigneur du Buisson-Auger (1741-1813), et de Catherine Dabert (décédée le 9 novembre 1774 au château du Buisson à Saint-Babel). Elle fut baptisée le jour même de sa naissance, avec pour parrain l'amiral d'Estaing[6] et pour marraine Lucie Madeleine d'Estaing[7], dame de Ravel, comtesse de Boysseulh (demi-sœur bâtarde et héritière de l'amiral et maîtresse de Louis XV), de laquelle elle reçut les prénoms[8]. Lucie Madeleine d'Estaing de Réquistat épousa à Saint-Babel, le 12 janvier 1790, Jacques Guy de Cousin, comte de La Tour Fondue, seigneur de Murols et de Salles, officier au régiment de Bourgogne-Infanterie puis maire de Saint-Amant-Tallende — dont Elise de Cousin de La Tour Fondue, dame de Murol, mariée à Martial Giscard, qui furent les parents de Théodore Giscard, lui-même père de Valéry, Joseph et Philippe, auteurs des trois branches Giscard d'Estaing.

Qualifiés, notamment, de seigneurs (ou dames) de Réquista(t) dans les registres paroissiaux, Lucie Madeleine d'Estaing et ses aïeux avaient pour ancêtre prouvé Guillaume d'Estaing (ca1650 - 1711), habitant Jabrun, fils de Joachim d'Estaing et Suzanne Paulet[9]. Joachim d'Estaing fut condamné par défaut pour usurpation de noblesse par un jugement du 5 mai 1667, lors de la recherche des faux nobles. Louis de La Roque écrivit à son sujet : « Il est difficile de supposer que Joachim d'Estaing, sieur de Réquistat, condamné en 1666, soit le même que Joachim d'Estaing, chevalier, seigneur de Murol, qui se serait marié trois fois. Nous sommes donc en présence d'une famille d'Estaing possessionnée comme l'autre dans la paroisse de Chambon et qui pouvait en être une branche, mais qui prouvait assez mal sa filiation, pour que deux de ses membres aient pu être condamnés comme usurpateurs de noblesse. Trois d'Estaing qui ne se rattachent pas à l'ancienne maison de ce nom[10] prirent part en 1789 aux assemblées de la noblesse de Clermont-Ferrand et de Riom. Ils descendaient probablement des d'Estaing de Chambon. l'un deux ajoutait à son nom celui de du Buisson. Ce dernier émigra et fut tué en combattant le 13 août 1796. Avec lui s'éteignit le nom d'Estaing[11] »[12]. Selon certains auteurs, Joachim d'Estaing serait un fils bâtard de l'abbé Charles d'Estaing, seigneur de Cheylade et de Marchastel — membre de la maison d'Estaing —, et d'une certaine Françoise[13],[14], bien que ce dernier testât seulement en faveur d'une fille naturelle ; c'est notamment pourquoi, suivant ainsi Louis de La Roque, d'autres auteurs proposent pour putatif père naturel dudit Joachim d'Estaing, « noble » Guillaume, bâtard d'Estaing, sieur de (ou du) Chambon[15] — appartenant à une famille dont la filiation avec la maison d'Estaing est aussi vraisemblable[16],[17], ainsi qu'il a été dit plus haut.

Généalogie détaillée[modifier | modifier le code]

Principales personnalités[modifier | modifier le code]

(par ordre alphabétique)

  • Anne-Aymone Giscard d'Estaing (née Sauvage de Brantes) (10/04/1933 à Paris), épouse du président Valéry Giscard d'Estaing ;
  • Edmond Giscard d'Estaing (29/03/1894 à Clermont-Ferrand – 03/08/1982 à Chanonat), inspecteur des Finances, administrateur de société, maire de Chanonat, marié le à Paris à Marthe dite « May » Bardoux (06/05/1901 à Paris – 13/03/2003 à Saint-Saturnin), père du président Valéry Giscard d'Estaing ;
  • François Giscard d'Estaing (17/09/1926 à Cerny – 2003), inspecteur général des finances, directeur de banque, président-administrateur de la banque française du commerce extérieur, cousin germain du président Valéry Giscard d'Estaing ;
  • Guillaume Giscard d'Estaing (27/02/1958 à Paris), ingénieur et chef d'entreprise, Président de Sofema, petit-cousin du président Valéry Giscard d'Estaing ;
  • Henri Giscard d'Estaing (17/10/1956 à Paris), homme politique, homme d'affaires, PDG du Club Méditerranée, fils du président Valéry Giscard d'Estaing ;
  • Isabelle Giscard d'Estaing (épouse de Lasteyrie du Saillant) (1935), présidente du Festival de la Vézère, sœur du président Valéry Giscard d'Estaing ;
  • Jacques Giscard d'Estaing (1929-2012), président de chambre à la Cour des comptes, cousin germain du président Valéry Giscard d'Estaing ;
  • Louis Giscard d'Estaing (20/10/1958 à Paris), homme politique, maire de Chamalières, ancien député du Puy-de-Dôme, fils du président Valéry Giscard d'Estaing ;
  • Olivia Giscard d'Estaing (épouse Griveau), directrice générale de Neuflize Private Assets, nièce du président Valéry Giscard d'Estaing ;
  • Olivier Giscard d'Estaing (30/12/1927 à Paris), homme d'affaires, administrateur de société, homme politique, maire d'Estaing de 1965 à 1977, frère du président Valéry Giscard d'Estaing ;
  • Philippe Giscard d'Estaing (1863-1932), administrateur en chef des Colonies, grand-oncle du président Valéry Giscard d'Estaing ;
  • Philippe Giscard d'Estaing (21/01/1928 à Grasse), ingénieur, administrateur de sociétés, PDG de Thomson International, membre du conseil de surveillance de Telspace, chevalier de la Légion d'Honneur, cousin germain du président Valéry Giscard d'Estaing ;
  • René Giscard d'Estaing (1891-1945), conseiller d'État, chevalier de la Légion d'honneur, Croix de guerre 1914-1918, frère d'Edmond Giscard (1894-1982), oncle du président Valéry Giscard d'Estaing ;
  • Sylvie Giscard d'Estaing (épouse de Las Cases) (08/12/1924 à Coblence – 2008), maire de Prinsuéjols de 1974 à 2001, sœur du président Valéry Giscard d'Estaing ;
  • Théodore Giscard (14/01/1824 à Brioude – 30/09/1895 à Saint-Amant-Tallende), magistrat, juge de paix à Massiac, juge au tribunal civil de Murat, juge de paix, arrière-grand-père du président Valéry Giscard d'Estaing ;
  • Valérie-Anne Giscard d'Estaing (épouse Fixot) (01/11/1953), éditrice, fille du président Valéry Giscard d'Estaing ;
  • Valéry Giscard, dit « Giscard de La Tour Fondue » (25/10/1862 à Saint-Amant-Tallende – 24/05/1916 à Saint-Amant-Tallende), avocat, conseiller à la cour d'appel de Riom, conseiller municipal de Clermont-Ferrand, où il a créé un lotissement dont une rue porte toujours le nom de rue Giscard-de-La-Tour-Fondue, marié le à Clermont-Ferrand à Marie Louise Monteil (1869 à Clermont-Ferrand – 1957 à Paris), grand-père du président Valéry Giscard d'Estaing ;
  • Valéry Giscard d'Estaing (02/02/1926 à Coblence), inspecteur des Finances, ministre du général de Gaulle, président de la République de 1974 à 1981, Grand-Croix de la Légion d'Honneur, Croix de Guerre 1939-1945, auteur d'un roman, membre de l'Académie française.

Châteaux des membres de la famille[modifier | modifier le code]

Le château de Murol à Saint-Amant-Tallende dans le Puy-de-Dôme[modifier | modifier le code]

Propriété depuis 1735 de la famille de La Tour Fondue, le Château de Murol en Saint Amant, dans la commune de Saint-Amant-Tallende, a été reconstruit à la fin du XIXe siècle par Anatole de la Tour Fondue et racheté à ses filles, en 1921, par leurs cousins René et Edmond Giscard d'Estaing (arrière-petits-fils d'Élise de La Tour Fondue). Appelé souvent « château de La Tour Fondue », il ne doit pas être confondu avec l'ancien château de Saint-Amant, situé plus haut, qui date du XVe siècle et a hébergé la Reine Margot, ni avec l'ancien château de MurolMurol), qui appartenait de longue date à la maison d'Estaing.

Le château de Varvasse dans le Puy-de-Dôme[modifier | modifier le code]

Le château de Varvasse, construit au XVe siècle, situé dans la commune de Chanonat, avait été acheté en 1936 par Edmond Giscard d'Estaing, père du président Valéry Giscard d'Estaing, qui l'a mis en vente[23].

Le château de Chaillot dans le Cher[modifier | modifier le code]

Ce château, situé à Vierzon, appartenait à Olivier Giscard d'Estaing[24], frère du président, avant qu'il n'acquière une résidence à Estaing dans l'Aveyron.

Le château d'Estaing dans l'Aveyron[modifier | modifier le code]

En 2005, la SCI formée par le président Valéry Giscard d'Estaing, son frère Olivier (ancien maire de la commune d'Estaing) et leur cousin Philippe a acheté le château d'EstaingEstaing), un des monuments remarquables du département de l'Aveyron et la demeure historique de la maison d'Estaing.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Selon le généalogiste Michel Sementéry dans son ouvrage Les Présidents de la République française et leur famille, éditions Christian, 1982, section « Valéry Giscard d'Estaing », introduction.
  2. a et b Cf., notamment, Philippe du Puy de Clinchamps, La Noblesse, Puf, 1959, réédité en 1996 ; Henry Coston, Le Secret des dieux, 1968, p. 180 ; Michel Sementéry, Les Présidents de la République française et leur famille, éditions Christian, 1982, section « Valéry Giscard d'Estaing » ; Pierre-Marie Dioudonnat, Le Simili-Nobiliaire français, Sedopols, Paris, 2002, p. 244.
  3. « D'azur à trois fleurs de lys d'or, au chef du même (armes des d'Estaing, relevées par les Giscard d'Estaing) », in Les Présidents de la République française et leur famille, Michel Sementéry, éditions Christian, 1982, section « Valéry Giscard d'Estaing », introduction.
  4. À noter que Valéry Giscard usait néanmoins du nom Giscard de La Tour Fondue.
  5. Ce n'est qu'avec la mort, en 2000, de Geneviève de la Tour Fondue que s'éteignit ce nom, tant en ligne masculine que féminine. « Appartenant à la noblesse d'extraction [...], sa famille fut maintenue noble le 1er mars 1669, le 16 février 1700 et le 26 septembre 1705, et son nom patronymique était « de Cousin de la Tour Fondue ». Avec elle disparaît la dernière représentante de cette famille, tant en France que sur le continent nord-américain », souligna l’ancien vice-président de l’Alliance française de Montréal, René le Clère, dans son hommage funèbre à cette journaliste et écrivaine québécoise, publié dans Le Devoir du 6 juillet 2000. (« Le Devoir est en deuil », Le Devoir,‎ , A3.)
  6. Représenté par Jean d'Estaing de Boissière (« Voissière », dans l'acte de baptême de Lucie Madeleine d'Estaing de Réquistat).
  7. Représentée par Suzanne d'Estaing.
  8. Archives départementales du Puy-de-Dôme : Saint-Babel : registres des baptêmes, mariages, sépultures, 24 août 1769., vue 143.
  9. Des Paulet, sieurs de Réquista, les aïeux de Lucie Madeleine d'Estaing héritèrent la terre ; ils furent également propriétaires du château de Réquista (à La Bastide-l'Évêque dans l'Aveyron), de 1532 à 1590 et de 1669 à 1693.
  10. Ne s'y rattachant pas directement, en tout cas, puisqu'on verra plus loin que le même La Roque considérait comme « possible » une filiation des d'Estaing de Chambon avec la maison d'Estaing (Cf. infra).
  11. La Roque semblait ignorer qu'il subsistait, en fait, une descendance d'Estaing, puisque c'est seulement avec la mort de Lucie Madeleine d'Estaing de Réquistat du Buisson, en 1844, que le nom s'éteignit — avant le relèvement du patronyme par ses descendants Giscard (Cf. supra).
  12. Louis de La Roque, Bulletin de la Société héraldique et généalogique de France, 1882, page 342.
  13. Philippe du Puy de Clinchamps, La Noblesse, Puf, 1959, réédité en 1996. Henry Coston, Le Secret des dieux, 1968, p. 180. Michel Sementéry, Les Présidents de la République française et leur famille, éditions Christian, 1982, section « Valéry Giscard d'Estaing ». Christian du Passage, Histoire et généalogie, 160-266, octobre 2001. Cf., également, les travaux des généalogistes Ambroise Tardieu, Albert de Remacle, Gérard de Villeneuve.
  14. C'est la filiation supposée par Edmond Giscard d'Estaing dans son ouvrage La Maison d'Estaing, publié en 1950, dans lequel l'auteur se qualifiait (ainsi que son frère René) de « représentant de la maison d'Estaing ».
  15. G. de Villeneuve, Généalogie de la famille de Lussigny. La France Généalogique, 1964, 1965 et 1966. Séréville et Saint-Simon, Dictionnaire de la noblesse française. J. Valynseele et D. Grando, A la découverte de leurs racines. Pierre-Marie Dioudonnat, Le Simili-Nobiliaire français, Sedopols, Paris, 2002, p. 244.
  16. Louis de La Roque, Bulletin de la Société héraldique et généalogique de France, 1882, page 340.
  17. On sait qu'un Guillaume d'Estaing, de la paroisse de Chambon (élection de Clermont), maintenu dans sa noblesse en 1666, présenté dans le Nobiliaire d'Auvergne comme issu de « l'illustre famille » d'Estaing, portait des armes presque semblables à celles de cette maison : « d'azur, à 3 fleurs de lys d'or ». (Cf. Lainé, Archives généalogiques et historiques de la noblesse de France, Nobiliaire d'Auvergne, tome septième, 1841, notice « Estaing », p. 41-42, renvoyant, en page 40 du précédent vol., Nobiliaire de Champagne, à la notice consacrée à la famille d'Estaing.)
  18. Fille de Jacques Guy Cousin (1765-1846), comte de La Tour Fondue, officier au régiment de Bourgogne-Infanterie, et de Lucie Madeleine d'Estaing (24/08/1769 à Saint-Babel – 10/03/1844 à Saint-Amant-Tallende), dame de Réquistat.
  19. Fille de Joseph de Lussigny (31/08/1798 à Ambert – 19/09/1844 à Brioude), procureur du roi, et de Bernardine Beille (31/12/1800 à Clermont-Ferrand – 28/05/1866 à Clermont-Ferrand).
  20. Fille d'Edmond Monteil (25/11/1841 à Bort-les-Orgues – 02/07/1900 à Clermont-Ferrand), avocat, négociant, administrateur des hospices, membre de la chambre de commerce, et de Charlotte Ansaldi (20/07/1840 à Clermont-Ferrand – 16/12/1902 à Clermont-Ferrand).
  21. Fille d'Achille Octave Marie Jacques Bardoux (27/05/1874 à Versailles – 15/08/1959 à Saint-Saturnin), homme de lettres, journaliste, sénateur, député, membre de l'académie des sciences morales et politiques, et de Geneviève Georges-Picot (04/01/1876 à Paris – 12/07/1949 à Paris). Sa grand-mère maternelle, Marthe de Montalivet, était elle-même la petite-fille d'Adélaïde Starot de Saint-Germain, laquelle passait pour une bâtarde du roi Louis XV.
  22. Fille de François Sauvage de Brantes (????-1944 à Melk-Mauthausen), lieutenant-colonel de cavalerie, officier de la Légion d'honneur, résistant membre de l'ORA mort en déportation, et d'Aymone, princesse de Faucigny-Lucinge (1905-1993), elle-même descendante du roi Charles X.
  23. Article dans La Montagne, Article dans La Croix
  24. Bottin mondain, édition 1974.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]