Pierre Jean Georges Cabanis

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Pierre Jean Georges Cabanis
Portrait de Pierre Jean Georges Cabanis

Portrait par Merry-Joseph Blondel, Villa Reale di Marlia. Huile sur canevas, 125,5 x 92 cm. Coll. privée

Biographie
Naissance
à Cosnac, manoir de Salagnac
Décès (à 50 ans)
à Seraincourt
Enterrement PanthéonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité française
Thématique
Profession Personnalité politique, écrivain, médecin, philosophe et scientifiqueVoir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions Commandeur de la Légion d'honneur‎ (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Membre de Conseil des Cinq-Cents et Académie française (à partir du )Voir et modifier les données sur Wikidata

Pierre Jean Georges Cabanis[1], né au manoir de Salagnac, à Cosnac (Limousin) le et mort à Seraincourt le (hameau de Rueil), est un médecin, physiologiste, philosophe et député français. Influencé par les idées des Lumières, membre de la Société des amis de la Constitution, il est l'un des réformateurs de l'enseignement de la médecine en France.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origine et formation[modifier | modifier le code]

Cabanis est issu d'une vieille famille du Limousin, d'importants propriétaires depuis le XVIe siècle, et détenteurs quasi-héréditaires de charges d'avocats auprès de parlements locaux. Son père, Jean Baptiste Cabanis, était avocat, et en tant que physiocrate s'occupait d'agriculture et d'innovations en économie rurale. Il était aussi l'un des collaborateurs de Turgot, intendant en Limousin, de 1761 à 1774[2].

Cabanis perd sa mère à l'âge de 7 ans, il se montre alors rebelle lors de sa première éducation par des prêtres locaux. À l'âge de dix ans, il est envoyé au collège Doctrinaire de Brive où il passa quatre années (1767-1771), avant d'être renvoyé pour indiscipline. Exaspéré, son père l'envoie à Paris à l'âge de 14 ans, avec une lettre d'introduction de Turgot à son protégé le jeune poète Antoine Roucher[2].

Auprès de Roucher, Cabanis apprend le goût pour les lettres et la poésie, mais son père ne peut plus le convaincre de revenir à Brive. Il entreprend une traduction d'Homère (chants de l'Iliade) mais il n'obtient qu'un succès d'estime dans les salons parisiens; en 1773, il accompagna le prince-évêque de Wilno à Varsovie en qualité de secrétaire. De 1773 à 1775, il voyagea en Allemagne et en Pologne. Pressé par son père de prendre un état, affecté par ce qu'il considère comme un échec littéraire, il choisit la médecine.

En 1777, à Paris, il rencontre le médecin J.-B.-Léon Dubreuil (1748-1783), attaché à l'hôpital de Saint-Germain en Laye. Dubreuil devient son mentor et lui sert de guide pour ses études médicales. Cabanis témoigna lui-même de l'importance du rôle de son maître, avec qui il vécut quelque temps en compagnie de l'écrivain Jean de Pechméja, auteur des passages anti-esclavagistes les plus véhéments de l'Histoire des deux indes[3] .

Initiation aux Lumières[modifier | modifier le code]

En 1778, Turgot et Roucher firent en sorte que Cabanis soit admis dans le salon littéraire de Mme Helvétius. L'ambiance était anti-cléricale, favorable aux réformes sociales, et pleine d'enthousiasme pour la Révolution américaine. Il y connut d'Holbach, Condorcet, Diderot, Condillac... et d'autres hommes marquants qui formeront plus tard la société des idéologues[3].

Mme Helvetius se prit d'un « attachement maternel » (elle était alors âgée de 59 ans) pour Cabanis qui entra dans le cercle très fermé des « invités perpétuels ». Là, il impressionne si favorablement Benjamin Franklin que celui-ci le fait élire comme membre étranger à la Société américaine de philosophie, le 21 juillet 1786, alors même qu'il n'a pas encore publié d'œuvre majeure[3].

Sous la Révolution[modifier | modifier le code]

Il embrasse chaudement les principes de la Révolution à son début. Notamment lors des troubles survenus dans sa région natale du Bas-Limousin (région de Brive et Tulle) durant l'hiver 1789-1790, suivis d'une répression féroce de la maréchaussée. Au printemps 1790, Cabanis soutient la délégation de Brive (commune révolutionnaire) venue à Paris pour défendre sa cause[4].

En 1790 et 1791, il se lie étroitement avec Mirabeau pour lui prodiguer ses soins dans la maladie qui l'emporta[5]. Il acquiert alors une notoriété médicale qui le fait accéder à un rôle d'administrateur, plutôt que d'homme politique[6]. Il rejoint un club modéré, le club de 1789, fondé par Condorcet et Sieyès, sans être un membre actif. En fait, il est intellectuellement plus attiré par la réflexion sociale que par l'action politique[4].

En 1793, Cabanis devient suspect, lors du décret de l'arrestation de Condorcet, pour l'avoir aidé dans sa fuite (qu'il lui aurait aussi donné une dose de poison pour se suicider serait légendaire[7]). La Terreur frappe son entourage direct : le mentor de son adolescence, le poète Jean-Antoine Roucher, est exécuté en 1794. Si Cabanis a été épargné, l'explication la plus plausible est qu'il était respecté pour les soins gratuits qu'il donnait aux pauvres[7].

Après le 9 Thermidor (27 juillet 1794), le « cercle d'Auteuil » (ceux qui fréquentaient le salon de Mme Helvetius ) assume le rôle dirigeant de la reconstruction des institutions savantes et d'enseignement. Le 6 avril 1795, Cabanis est nommé professeur d'hygiène de la nouvelle École de Médecine de Paris.

Du Directoire à l'Empire[modifier | modifier le code]

Costume des membres du Conseil des Cinq-cents (1796).

Il devient membre de l'Institut de France (Académie des Sciences morales et politiques) le

Le , Cabanis épouse Charlotte de Grouchy, sœur du maréchal de Grouchy et de Sophie de Condorcet. Cabanis et Charlotte vivaient ensemble depuis 1791, en ayant déjà deux enfants[7].

Élu député au Conseil des Cinq-Cents, il approuve en 1797 le coup d'État du 18 fructidor contre les Royalistes. En 1799, il soutient le coup d'État du 18 brumaire, par crainte d'un retour des Jacobins (Club du Manège et Club du Panthéon)[8]. Les historiens sont partagés sur la question de savoir s'il n'a fait que soutenir le coup d'État[9], ou s'il l'a préparé de façon active et efficace[10].

Il participe à la rédaction de la Constitution de 1799[11]. En 1800, il est appelé au Sénat conservateur lors de sa création (3 nivôse an VIII[12]). La même année, Cabanis hérite de la villa de Mme Helvétius décédée en août. Avec de Tracy, il continue à présider un salon à Auteuil, qui se joint à la société des idéologues[13].

Le 24 décembre 1800, c'est l'attentat de la rue Saint-Nicaise, contre Bonaparte alors premier consul. Attentat royaliste, mais qui sert à Bonaparte pour déporter 120 néo-jacobins innocents, éliminant ainsi une opposition gênante. Cabanis fait partie des sénateurs qui tentent de s'y opposer[13].

Bonaparte exprime aussi son mépris pour les idéologues et matérialistes, car il cherche à renouer avec le Saint-Siège. Dès lors Cabanis se place en opposant discret au régime, il considère que la constitution de 1799 est bafouée. Toujours sénateur, il est absent en séance selon les votes : par exemple, à propos du Concordat ou lors du Consulat à vie. Lorsque le Sénat proclame l'Empire en 1804, Cabanis est absent pour raison de santé[13].

Il devient membre de l'Académie française (no 280) le .

Moins de trois semaines avant sa mort, le 5 mai 1808, Cabanis reçoit ses lettres-patentes l'élevant au rang de Comte de l'Empire[14]. En effet, en créant la noblesse d'Empire à partir de 1808, Napoléon place tous les sénateurs à ce rang[15].

Huit jours après sa mort, Napoléon fait transférer son corps au Panthéon de Paris. Selon J.-C. Sournia, ce transfert indiquerait a posteriori le rôle clé de Cabanis lors du coup d'État du 18 Brumaire[10]. L'éloge funèbre fut prononcé par Garat entouré des députations de l'Institut, du Sénat et de l'École de médecine. Son cœur repose au cimetière d'Auteuil.

Un lycée porte aujourd'hui son nom à Brive-La-Gaillarde.

Contributions philosophiques[modifier | modifier le code]

Ambroise Tardieu (graveur), Pierre-Jean-Georges Cabanis

Défenseur farouche du matérialisme au sein des Idéologues, notamment avec Destutt de Tracy, il prendra tardivement une attitude plus spiritualiste en accordant à la nature une finalité.

Cabanis est fortement inspiré par Locke, dont il lut les écrits pendant ses études, et qui le mit sur la voie de la philosophie classique et de la philosophie de son temps, et notamment du sensualisme de Condillac. Son apport original à la postérité de ces deux penseurs sera l'introduction de la physiologie dans la psychologie.

Selon lui, la formation de nos idées est conduite par la sensibilité organique, qui dirige aussi l'activité de nos organes, et donc la totalité de chaque être vivant. Par l'observation d'états pathologiques, ou de l'effet de narcotiques, et des états psychologiques associés, il présente nos pensées comme un résultat physiologique d'une perception par un organe approprié, le cerveau. Ainsi, il ancre l'instinct au sein de la charpente matérielle de chaque être vivant, comme l'est chaque organe par sa prédisposition à effectuer telle ou telle tâche dans l'organisme.

Trouvant son origine dans un rejet de l'innéisme par Locke et dans la dichotomie de Condillac entre les sensations externes et les idées réfléchies par l'intermédiaire du langage, la philosophie de Cabanis constitue une sorte de retour à l'innéisme, mais après avoir sorti l'innéité du domaine spirituel pour la placer au sein du matérialisme. Elle forme ainsi un appui de l'idéalisme dans le domaine médical qu'utiliseront Schopenhauer dans sa philosophie de la volonté et Maine de Biran dans sa psychologie.

En ce qui concerne les questions religieuses, la philosophie de Cabanis n'est pas férocement athée car elle attaque plus les religions telles qu'elles sont que l'idée de Dieu elle-même. Considérant le fait que les religions ont apporté plus de maux que de bienfaits, il en conclut que l'on doit s'en méfier. Il attribue l'origine des idées religieuses à un besoin naturel de l'humain, qui lui fait adopter les idées les plus agréables sur ce qu'il est lui-même.

Malgré ces contributions importantes à la pensée occidentale, Cabanis a souffert parfois d'une image médiocre entretenue par ses détracteurs, à la suite de citations plus ou moins adroites qui ont desservi le matérialisme. Charles de Rémusat écrivait ainsi de lui qu'il affirmait que le « cerveau digère les pensées comme l'estomac digère les aliments, et opère ainsi la sécrétion de la pensée », et que « le moral n'est que le physique considéré sous certains points de vue particuliers »[16].

Idées sociales et politiques[modifier | modifier le code]

Penseur des Lumières, il refuse la tyrannie, les privilèges héréditaires, l'inégalité « artificielle », et l'esclavage, mais il craint en même temps le désordre social. Lors des troubles du Limousin en 1789-1790, il soutient les émeutiers contre la répression, mais il rappelle que les idéaux révolutionnaires ne seront atteints que graduellement [17].

Il est très proche de Mirabeau, en publiant quatre mois après la mort de celui-ci, Travail sur l'éducation publique, trouvé dans les papiers de Mirabeau l'aîné (1791). Selon Staum, la plupart des discours de Mirabeau sur l'éducation ont été préparés par Cabanis lui-même [18]. L'éducation doit prendre modèle sur l'agriculture (celle des physiocrates), surtout dans l'enfance, où l'on doit cultiver les bonnes habitudes contre les mauvaises. L'éducation est ainsi une « science de la liberté ».

Cette liberté, qui est celle du travail honnête, permet d'acquérir la propriété. Cette propriété privée est un fondement sacré de la société, qui contribue à la prospérité générale. Si Cabanis est d'abord préoccupé par la création et la diffusion des richesses, il l'est moins par l'inégalité économique qui relève, selon lui, d'une inégalité « naturelle » (celle de la capacité à acquérir)[19].

Cependant, il est assez réaliste pour refuser le laissez-faire dans la question de la pauvreté. Il voit dans la masse des pauvres, une menace d'agitation sociale, comme celle des années 1792-1795, qui pourrait se renouveler, mais au profit d'une réaction royaliste. En 1803, il défend un système d'assistance unique et centralisé, basé sur un fond national alimenté par les régions prospères pour aider les plus défavorisées. Cabanis est convaincu que la liberté des propriétaires et l'accumulation de richesses conduisent à terme à l'augmentation des salaires, et à la disparition de la pauvreté[20].

Sur les questions politiques, il défend « la bonne démocratie » libérée de l'influence des clubs et des démagogues. Cabanis partage l'opinion de Jean-Jacques Rousseau selon laquelle une démocratie pure ne peut exister que dans une petite Cité, alors que les grands pays, eux, ont besoin d'un exécutif fort. Selon Cabanis « Tout doit être fait pour le peuple et au nom du peuple ; et rien par le peuple ou sous sa mauvaise dictée »[21].

Le critère de capacité politique est l'appartenance à « la classe moyenne » où se trouvent les talents et les vertus. Gouverner relève d'un « art social », qui consiste à diriger les lois et les habitudes, car le peuple n'est pas assez éclairé. En participant à la rédaction de la constitution de 1799, il vise à la stabilité et à la dignité d'une aristocratie naturelle, par opposition aux castes héréditaires artificielles[21].

L'idéologie de Cabanis est paternaliste et optimiste. Il est convaincu que les individus et le genre humain sont perfectibles, vers des « progrès incalculables », pour peu que la propriété produise les richesses, et l'éducation les Lumières. En ce sens, la société est comme un organisme vivant, à replacer dans sa liberté naturelle. Pour Cabanis médecin, « l'art social » de la politique relève d'une thérapie sociale[22].

Œuvres et publications[modifier | modifier le code]

Pierre Jean Georges Cabanis

Les ouvrages essentiels de Cabanis peuvent être classés en trois catégories : les uns à propos de l'histoire de la médecine ; d'autres sur l'organisation de l'enseignement médical et des hôpitaux ; d'autres enfin, et ce sont les plus importants, sur la philosophie de la médecine et particulièrement sur les rapports du physique et du moral, de la physiologie avec la psychologie. Outre quelques écrits littéraires ou politiques, on a de lui :

  • Observations sur les hôpitaux (1790). (Texte intégral.)
  • Journal de la maladie et de la mort d'Honoré-Gabriel-Victor-Riquetti de Mirabeau (1791)
  • Du degré de la certitude de la médecine (1797)
  • Rapport sur l'organisation des écoles de médecine (1799)
  • Quelques considérations sur l'organisation sociale (1799)
  • Rapports du physique et du moral de l'homme (1802). Ce dernier est le plus important de ses ouvrages : il y traite de la part des organes dans la formation des idées, de l'influence des âges, des sexes, des tempéraments, des maladies, du régime; ainsi que de la réaction du moral sur le physique. Il y explique tout par des causes purement physiques, y enseigne le matérialisme, et va jusqu'à dire que le cerveau digère les impressions et sécrète la pensée comme l'estomac digère les aliments. Cependant ses opinions se modifièrent depuis : dans une Lettre sur les causes premières, qu'il avait adressée à Claude Fauriel, et qui ne parut qu'en 1824, il se montre très favorable aux idées spiritualistes.
  • Coup d'œil sur les révolutions et la réforme de la médecine (1804)
  • Observations sur les affections catarrhales (1807)
  • Quatre discours sur l'Éducation publique (découverts après son décès)
  • Lettre à Fauriel sur les causes premières, testament philosophique (ouvrage posthume publié pour la première fois en 1824 par Frédéric Bérard)

Les ouvrages de Cabanis ont été réunis par François Thurot, en 5 volumes in-8, 1823-1825.

Les Rapports du physique et du moral ont été édités séparément par le docteur Laurent Cerise, 1843, et par Louis Peisse, 1844.

François-Auguste Mignet a lu en 1850 à l'Académie des sciences morales une Notice sur Cabanis.

Titres[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Blasonnement
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Blason Pierre Jean Georges Cabanis (1757-1808).svg
Armes du comte Cabanis et de l'Empire

D'argent, à la balance soutenue par une verge embrassée d'un serpent, le tout de sable ; quartier des comtes sénateurs.[14]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Louis Ginguené, Cabanis (Pierre Jean Georges), [Extrait de la Biographie universelle par MM. Michaud Frères], S. l., s. n., 1812, Texte intégral.
  • Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Pierre Jean Georges Cabanis » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie, (Wikisource) ;
  • « Cabanis (Pierre-Jean-Georges, comte) », dans Robert et Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, [détail de l’édition] [texte sur Sycomore].
  • Georges Poyer, Cabanis, choix de textes et introduction, collection des Grands philosophes français et étrangers, Louis Michaud, éditeur, 1921.
  • André Role, Georges Cabanis, médecin de Brumaire, Paris, Éditions Fernand Lanore, 1994 : 420 p. (ISBN 2-85157-124-9).
  • Serge Besançon, La Philosophie de Cabanis. Une réforme de la psychiatrie, Le Plessis-Robinson, Institut synthélabo, coll. "Les Empêcheurs de penser en rond", 1997.
  • Jacques Chazaud, « Cabanis devant la guillotine », in Bulletin de la Société française d'histoire de la médecine, 1998, 32 (1), pp. 69–74, Texte intégral.
  • Yannick Beaubatie, Les Paradoxes de l'échafaud (précédé du texte de Cabanis, Note sur le supplice de la guillotine), Périgueux, Éditions Fanlac, 2002.
  • Maurice Rouillard, "Cabanis, homme de l'art, de la sensibilité d'organe à la sensibilité d'esprit, un itinéraire intellectuel", dans Des "passeurs" entre science, histoire et littérature : contribution à l'étude de la construction des savoirs, 1750-1840, Gilles Bertrand et Allain Guyot, Grenoble, Ellug, 2011.
  • Yves Pouliquen, Cabanis : la vie d'un idéologue, Paris, Odile Jacob, 2013.
  • Mariana Saad, Cabanis, comprendre l'homme pour changer le monde, Paris, Classiques Garnier, 2016.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cité généralement sous le nom de Cabanis, on le voit parfois nommé avec l'un de ses prénoms mais, curieusement, pas toujours le même. Au XIXe siècle, l'usage était de porter en général 3 prénoms pour les hommes, les deux premiers étant ceux du père ou du grand-père paternel. L'individu se distinguait donc par son dernier prénom. Au XXe siècle, cette habitude s'est perdue, et l'usage s'est inversé, le premier prénom devenant le prénom distinctif le plus important.
  2. a et b (en) Martin S. Staum, Cabanis, Enlightenment and Medical Philosophy in the French Revolution., Princeton University Press, (ISBN 0-691-05301-4), p. 14-15.
  3. a, b et c Martin S. Staum 1980, op. cit., p. 16-18.
  4. a et b Martin S. Staum 1980, op. cit., p.123-124.
  5. Dr P. Lemay, « La mort suspecte de Mirabeau », Le progrès médical, 1939, p. 48-51, Texte intégral.
  6. Martin S. Staum 1980, op. cit., p. 132.
  7. a, b et c Martin S. Staum 1980, op. cit., p.149-150.
  8. Martin S. Staum 1980, op. cit., p. 281-287.
  9. Selon M.S. Staum 1980, op. cit., p. 287. « Le rôle précis de Cabanis dans le coup d'État n'est pas clair, mais le texte de ses discours sur le 19 Brumaire est suffisamment éloquent ».
  10. a et b Jean-Charles Sournia, La médecine révolutionnaire, Payot, coll. « Médecine et sociétés », (ISBN 2-228-88179-1), p. 46-47.
  11. Martin S. Staum 1980, op. cit., p. 288.
  12. a et b « Cabanis (Pierre-Jean-Georges, comte) », dans Robert et Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, [détail de l’édition] [texte sur Sycomore]
  13. a, b et c Martin s. Staum 1980, op. cit., p. 292-294.
  14. a, b, c et d « BB/29/974 page 106. », Titre de comte accordé à Pierre Jean Georges Cabanis. Bayonne ()., sur chan.archivesnationales.culture.gouv.fr, Centre historique des Archives nationales (France) (consulté le 4 juin 2011)
  15. Martin S. Staum 1980, op. cit, p.308.
  16. Charles de Rémusat, « Cabanis », Revue des Deux Mondes, t.8 1844
  17. Martin S. Staum 1980, op. cit., p.123.
  18. Martin S. Staum 1980, op. cit., p.125.
  19. Martin S. Staum 1980, op. cit., p.139-141.
  20. Martin S. Staum 1980, op. cit., p.144-145.
  21. a et b Martin S. Staum 1980, op. cit., p.289-291.
  22. Martin S. Staum 1980, op. cit., p.296-297.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]