Marc Schœlcher

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Marc Schœlcher
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 66 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Cimetière du Père Lachaise Tombe de Victor Schoelcher et de son père Marc Schoelcher Paris 20ème.jpg

Vue de la sépulture.

Marc Schœlcher (prononcé /ʃœlʃεr/), né le à Fessenheim et mort le à Paris, est un porcelainier français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Il est fils de Jean-Baptiste et Jeanne Hoffmann, cultivateurs.

Époux de Victoire Jacob, meldoise d'origine, lingère à Paris[1], dont il se sépare en 1806, il est le père de Marc-Antoine et de Victor, homme politique, signataire comme sous-secrétaire d'État du décret d'abolition de l'esclavage du 27 avril 1848. Selon la volonté de ce dernier, il repose à ses côtés au Panthéon de Paris depuis leur transfert en 1949.

Carrière[modifier | modifier le code]

Il arrive à Paris en 1789 afin d'étudier au séminaire. Empêché par la Révolution de poursuivre sa vocation, il devient l'élève d'un porcelainier époux d'une de ses cousines, Jean-Baptiste Locré, gérant de la manufacture de la rue de la Fontaine-au-Roi, lequel la cède à Laurent Russinger en 1787[1]. En 1798, il reprend la manufacture de porcelaine sise au numéro 60 de la rue du Faubourg-Saint-Denis. C'est là que naît Victor le . Il est dans le même temps faïencier rue de la Monnaie. Reçue par sa femme Victoire après qu'elle demande la séparation des biens en 1806, la manufacture est vendue par elle à Alphonse Letellier et Jean Violet en .

Après 1806, il continue à fabriquer et à vendre de la porcelaine dans le magasin qu'il loue boulevard des Italiens. La même année (1806), il participe à l'exposition des produits de l'industrie.

En 1828, il commence à associer son fils à ses affaires.

Le , à 66 ans, il meurt dans l'appartement de l'entresol de son magasin, après avoir dicté son testament en présence de l'écrivain Frédéric Soulié.

Victor lui succède jusqu'en 1834, date à laquelle il cesse ses activités commerciales pour se consacrer à la politique[2].

Tombe[modifier | modifier le code]

Il est dans un premier temps inhumé provisoirement, avant de pouvoir bénéficier d'un monument financé par ses fils grâce à l'héritage de sa femme Victoire, disparue en 1839 ; il est, enfin, enterré au cimetière du Père-Lachaise. La sculpture est exécutée par Alexis-Hippolyte Fromager en 1840 à l'occasion d'un salon, puis installée sur le tombeau l'année suivante. Victor le rejoint en 1894.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Régine de Plinval, La Porcelaine à Paris sous le Consulat et l'Empire. Fabrication, commerce, étude topographique des immeubles ayant abrité des manufactures de porcelaine, librairie Droz, 1985.
  2. Page sur le site du conseil départemental de la Guadeloupe.

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Fiche sur le site du Larousse