Louis Charles Vincent Le Blond de Saint-Hilaire

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Le blond et Saint-Hilaire.
Louis Charles Vincent Le Blond de Saint-Hilaire
Le général de division Saint-Hilaire.
Le général de division Saint-Hilaire.

Naissance
Ribemont, Aisne
Décès (à 42 ans)
Vienne, Autriche
Mort au combat
Origine Drapeau de la France France
Arme Cavalerie
Grade Général de division
Années de service 1777–1809
Conflits Guerres de la Révolution française
Guerres napoléoniennes
Faits d'armes Bataille d'Essling
Hommages Panthéon
Nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile, 25e colonne

Louis Charles Vincent Le Blond de Saint-Hilaire, né le à Ribemont dans l'Aisne et mort le à Vienne, en Autriche, est un général français de la Révolution et de l’Empire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un capitaine de cavalerie, il est destiné par celui-ci à la carrière militaire. Aussi entre-t-il comme cadet, au régiment de Conti-Cavalerie en 1777. À 14 ans, il s'embarque pour les Antilles en tant que sous-lieutenant "à la suite", dans les hussards de Binch. Revenu en France en 1783, il est fait sous-lieutenant "en pied" du régiment d'Aquitaine dont il devient lieutenant le 1er juin 1788 et capitaine le 1er juillet 1792. Adjudant-général au grade de lieutenant-colonel en 1793, il commande les chasseurs à pied, avant-garde de l'aile gauche de l'armée faisant le siège de Toulon ; il y rencontre Napoléon Bonaparte.

À l'armée d'Italie à partir de 1794, il y est chef de brigade, en août, dans la division du général Laharpe. Perdant deux doigts à la main gauche à la bataille de Roca Barbarena, il est en congé lorsque Bonaparte vient prendre le commandement de l'armée en 1796, puis affecté à la division Sauret. L'employant à de nombreuses occasions, notamment à la bataille de Castiglione[1], le général en chef le fait général de brigade le 26 septembre 1795[réf. nécessaire]. Commandant dès lors l'avant-garde de la division Vaubois, il participe aux batailles de Bassano, La Favorite et Saint-Georges où il est blessé aux jambes par un boulet.

Bonaparte, préparant son expédition en Égypte, le fait nommer responsable des dépôts de Toulon. Il est commandant de la 8e région militaire (Marseille) en 1799, est fait général de division le 27 décembre (après le 18 brumaire), puis rejoint à nouveau l'armée d'Italie, cette fois sous le commandement de Suchet. Il est nommé commandant de la 15e région militaire de Rouen où il lutte contre la Chouannerie. Il est fait grand-officier de la Légion d'honneur le 14 juin 1804, après le couronnement de Napoléon Ier.

Rejoignant l'armée des côtes de l'Océan à Boulogne après la rupture du traité d'Amiens, il y commande la 1re division d'infanterie. Passant à la 4e division du 2e corps d'armée de Soult, il fait la campagne d'Allemagne et participe notamment à la bataille d'Austerlitz ; il s'y distingue par la prise du plateau de Pratzen aux côtés de la division Vandamme. Pour cet exploit, il est fait grand-aigle de la Légion d'honneur le 26 décembre 1805 et commandeur de la Couronne de fer. Après le traité de Presbourg, toujours en poste en Allemagne, il est chargé par l'Empereur d'exécuter le libraire Johann Philipp Palm, condamné à mort pour être l'auteur d'un pamphlet antifrançais L’Allemagne et son humiliation profonde.

Participant ensuite, toujours dans le corps de Soult, à la campagne de Prusse et de Pologne, il se signale durant les batailles d'Iéna, de Lübeck et surtout d'Eylau après laquelle il est fait comte d'Empire. Il participe encore brillamment à la bataille de Friedland. Après les traités de Tilsit, Saint-Hilaire reste en poste en Allemagne et fait la campagne d'Autriche dont Ratisbonne, Abensberg, Teugen et Eckmühl constituent les titres de gloire de sa division, la 3e du 2e corps du maréchal Lannes. Après la conquête de Vienne, il est engagé dans la bataille d'Essling et y est gravement touché par un boulet. Transporté dans l'île de Lobau puis à Vienne où il est amputé de la jambe, il meurt des suites de cette opération le 5 juin 1809[2]. Napoléon Ier fit déposer son corps au Panthéon avec celui du maréchal Lannes, mort durant la même bataille.

Château de Soisy[modifier | modifier le code]

Buste du général Saint-Hilaire en l'hôtel de ville de Laon.

Il fit construire un château que l'on peut visiter à Soisy-sur-Seine[3]. Cette propriété fut considérablement modifiée et agrandie par une congrégation de religieux assomptionnistes qui en firent un établissement de formation primaire et secondaire plus connu sous le vocable d'« école Saint-Charles ». Le site, d'une superficie de 8 hectares, comprend le dit château construit par le général Le Blond de Saint-Hilaire et qu'occupa Désirée Clary, future épouse du Bernadotte avant que celui-ci ne devienne roi de Suède et de Norvège, et est divisé en bâtiments de formation, d'hébergement, de restauration et d'administration.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Saint-Hilaire était général à Castiglione en 1796 ; il se faisait remarquer par son caractère chevaleresque ; il était aimable et bon camarade, bon frère, bon parent ; il était couvert de blessures ; il aimait Napoléon depuis le siège de Toulon. On l'appelait le chevalier sans peur et sans reproche. (NAPOLÉON à Sainte-Hélène.)
  2. Les Autographes des Généraux de l'Empire - Alexandre Gourdon, Alain Guittard, Ed. Alain Piazzola
  3. Sis au no 1, rue de l'Ermitage, dans l'Essonne (aujourd'hui propriété de l'État - Ministère de La Défense: École de Rééducation Gabriel et Charlotte Malleterre, établissement de formation pour les personnes handicapées)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

« Louis Charles Vincent Le Blond de Saint-Hilaire », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, [détail de l’édition]