Louis Charles Vincent Le Blond de Saint-Hilaire

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Louis Charles Vincent Le Blond de Saint-Hilaire
Image illustrative de l'article Louis Charles Vincent Le Blond de Saint-Hilaire

Naissance
Ribemont (Aisne)
Décès (à 42 ans)
Vienne (Drapeau de l'Autriche Autriche)
Mort au combat
Origine Drapeau de la France France
Arme cavalerie
Grade général de division
Faits d'armes bataille d'Essling
Hommages Panthéon-Nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'étoile :25ème colonne

Louis Charles Vincent Le Blond de Saint-Hilaire, né à Ribemont (Aisne) le , mort le à Vienne (Autriche), est un général français de la Révolution et de l’Empire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un capitaine de cavalerie, il est destiné par celui-ci à la carrière militaire. Aussi entre-t-il, comme cadet, au régiment de Conti-Cavalerie en 1777. À 14 ans, il s'embarque pour les Antilles en tant que sous-lieutenant "à la suite", dans les hussards de Binch. Revenu en France en 1783, il est fait sous-lieutenant "en pied" du régiment d'Aquitaine, dont il devient lieutenant le 1er juin 1788 et capitaine le 1er juillet 1792. Adjudant-général au grade de lieutenant-colonel en 1793, il commande les chasseurs à pied, avant-garde de l'aile gauche de l'armée faisant le siège de Toulon ; il y rencontre Napoléon Bonaparte.

À l'armée d'Italie à partir de 1794, il y est chef de brigade en août, dans la division du général Laharpe. Perdant deux doigts à la main gauche à la bataille de Roca Barbarena, il est en congé lorsque Bonaparte vient prendre le commandement de l'armée en 1796, puis affecté à la division Sauret. L'employant à de nombreuses occasions, notamment à la bataille de Castiglione[1], le général en chef le fait général de brigade le 26 septembre 1795[réf. nécessaire]. Commandant dès lors l'avant-garde de la division Vaubois, il participe aux batailles de Bassano, La Favorite et Saint-Georges (où il est blessé aux jambes par un boulet).

Bonaparte, préparant son expédition en Égypte, le fait nommer responsable des dépôts de Toulon. Il est commandant de la 8e région militaire (Marseille) en 1799, est fait général de division le 27 décembre (après le 18 brumaire), puis rejoint à nouveau l'armée d'Italie, cette fois-ci sous le commandement de Suchet. Il est nommé commandant de la 15e région militaire (Rouen), où il lutte contre la Chouannerie. Il est fait grand-officier de la Légion d'honneur le 14 juin 1804, après le couronnement de Napoléon Ier.

Rejoignant l'armée des côtes de l'Océan à Boulogne, après la rupture du traité d'Amiens, il y commande la 1re division d'infanterie. Passant à la 4e division du 2e corps d'armée (Soult), il fait la campagne d'Allemagne, participant notamment à la bataille d'Austerlitz; il s'y distingue par la prise du plateau de Pratzen avec Vandamme. Pour cet exploit, il est fait grand-aigle de la Légion d'honneur le 26 décembre 1805, et commandeur de la Couronne de fer. Après le traité de Presbourg, toujours en poste en Allemagne, il est chargé par l'Empereur d'exécuter le libraire Johann Philipp Palm, condamné à mort pour être l'auteur d'un pamphlet antifrançais L’Allemagne et son humiliation profonde.

Participant ensuite, toujours dans le corps de Soult, à la campagne de Prusse et de Pologne, il se signale aux batailles de Iéna, à Lübeck et surtout à Eylau (après laquelle il sera fait comte d'Empire). Il participe encore brillamment à la bataille de Friedland. Après les traités de Tilsit, Saint-Hilaire reste en poste en Allemagne, et fait la campagne d'Autriche, dont Ratisbonne, Bataille d'Abensberg, Teugen et Eckmühl sont les titres de gloire de sa division, 3e du 2e corps (Lannes). Après la conquête de Vienne et, il est engagé dans la bataille d'Essling, et y est touché gravement par un boulet. Transporté dans l'île de Lobau, puis à Vienne où il est amputé de la jambe. Il meurt des suites de cette opération le 5 juin 1809[2]. Napoléon Ier fit déposer son corps au Panthéon avec celui du maréchal Lannes, mort durant la même bataille.

Château de Soisy[modifier | modifier le code]

Il fit construire un château que l'on peut visiter à Soisy-sur-Seine[3]. Cette propriété fut considérablement modifiée et agrandie par une congrégation de religieux assomptionnistes qui en firent un établissement de formation primaire et secondaire plus connu sous le vocable d'"École Saint-Charles).

Le site remarquable, d'une superficie de 8 hect., comprend le dit château construit par le général Le Blond de Saint-Hilaire et qu'occupa Désirée Clary, future épouse du général Bernadotte avant que celui-ci ne devienne roi de Suède et de Norvège, il est distribué par des bâtiments de formation, d'hébergement, de restauration et d'administration. Sur le site l'on peut admirer deux chapelles, dont l'une a été conçue par Robert Jactat en 1937, un cycle de peinture (10 compositions) réalisé en 1939 par Lucien Jonas (1880-1947). Sur l'une d'entre elles figure le père Emmanuel d'Alzon, fondateur de la congrégation des Augustins de l'Assomption ainsi que de nombreux donateurs et a reçu d'intéressants vitraux et mosaïques réalisés par l'atelier Maméjean en l'occurrence Joseph et Henri qui ouvrent des succursales espagnoles dénommées "Mauméjean hermanos" (Madrid et Barcelone).

Son buste en l'Hôtel de ville de Laon.

Le dernier des fils Mauméjean, Charles Emile Joseph dit Carl (1888-1957), a réalisé le projet d'aménagement et le décor de la chapelle. Le traitement du décor de la chapelle est un mélange de deux techniques traditionnellement séparées: celle de la fresque et celle de la mosaïque. Le parc à l'anglaise est traversé par un ruisseau et architecturé de deux bassins; on trouve une grotte faisant office d'autel pour un parcours initiatique, enfin une gloriette agrémentée d'une roseraie mérite un détour. Il s'agit d'un pavillon de repos avec son bassin et d'une allée couverte en pergola. Cet ensemble a été construit en 1929 par Ferdinant Duprat (1887-1976), paysagiste formé en Angleterre. Une œuvre de Raymond Delamarre complète l'ornementation du bassin. C'est le cas du bas-relief qui orne le mur bahut entre le pavillon de repos et le bassin.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Saint-Hilaire était général à Castiglione en 1796 ; il se faisait remarquer par son caractère chevaleresque ; il était aimable et bon camarade, bon frère, bon parent ; il était couvert de blessures ; il aimait Napoléon depuis le siège de Toulon. On l'appelait le chevalier sans peur et sans reproche. (NAPOLÉON à Sainte-Hélène.)
  2. Les Autographes des Généraux de l'Empire - Alexandre Gourdon, Alain Guittard, Ed. Alain Piazzola
  3. Sis au no 1, rue de l'Ermitage, dans l'Essonne (aujourd'hui propriété de l'État - Ministère de La Défense: École de Rééducation Gabriel et Charlotte Malleterre, établissement de formation pour les personnes handicapées)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

« Louis Charles Vincent Le Blond de Saint-Hilaire », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850,‎ [détail de l’édition]