Alexandre-Antoine Hureau de Sénarmont

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Alexandre-Antoine Hureau de Sénarmont
Le général de division baron Alexandre-Antoine Hureau de Sénarmont.
Le général de division baron Alexandre-Antoine Hureau de Sénarmont.

Naissance
Strasbourg
Décès (à 41 ans)
Cadix
Mort au combat
Origine Français, Alsacien
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau de la France République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Arme Artillerie
Grade Général de division
Années de service 17851810
Conflits Guerres de la Révolution française
Guerres napoléoniennes
Faits d'armes Fleurus
Montebello
Marengo
Iéna
Eylau
Friedland
Uclés
Talavera
Almonacid
Ocaña
Distinctions Commandeur de la Légion d'honneur
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile

Alexandre-Antoine Hureau, baron de Sénarmont est un général français de la Révolution et de l'Empire, né le à Strasbourg et tué d'un éclat d'obus lors du siège de Cadix le . Il est l'un des pionniers de la tactique moderne de l'artillerie.

Il démontre à Napoléon l'efficacité de la concentration des pièces d'artillerie pendant la bataille de Friedland (14 juin 1807). L'Empereur use de cette technique à Wagram, à la Moskova et durant la campagne de 1813. Son nom est gravé dans la crypte du Panthéon, où son cœur embaumé repose dans une urne ; il est également inscrit sur la 38e colonne de l'arc de triomphe de l'Étoile.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils du général Alexandre-François de Senarmont, il entre en 1784 à l'École d'application de l'artillerie et du génie de Metz comme aspirant le  ; il en sort le [1]. En 1785 il entre au 3e régiment d'artillerie de Besançon avec le grade de lieutenant. Il va servir d'aide de camp à son père aux armées du Centre et du Nord.

En 1792 il est promu capitaine d’artillerie et il participe en 1794 au siège de Charleroi et à la bataille de Fleurus. Le 13 novembre de la même année, il est nommé capitaine commandant et titulaire de la sous-direction de Douai. Il passe chef d'escadron provisoire le , nomination approuvé le 23 novembre suivant. Le , il participe à la bataille de Neuwied, et en avril 1799, il est affecté à l'armée du Rhin, comme chef d’État-major de l’artillerie de l’armée de réserve. Il est nommé chef de brigade le 6 septembre 1799, et en mai 1800, il participe au passage du col du Grand-Saint-Bernard, puis à la bataille de Montebello, le 9 juin 1800. Le 14 juin 1800, il se signale à la tête du 5e régiment d'artillerie à pied à la bataille de Marengo, et il devient colonel le 6 septembre 1800.

Le , il prend le commandement du 6e régiment d’artillerie à pied, et il fait les campagnes de l'an XII et de l'an XIII, à l'armée des côtes de l'Océan. Le , il prend les fonctions de chef d’état-major de l’artillerie du camp de Brest, il est fait chevalier de la Légion d'honneur le 11 décembre 1804, et officier de l'ordre le . De l'an XIV à 1807, il sert à la Grande Armée. Le , il est prêt à embarquer pour envahir l’Angleterre au camp de Boulogne. Il écrit à son frère :

« Rien ne paraît plus sérieux, que notre embarquement : tout est prêt et embarqué, armes, munitions, poudre, qu’on avait réservées jusqu'au dernier moment. […] Cette entreprise est bien hardie, mais on a vu réussir tant de choses qu’il est à espérer que celle-ci n’échouera pas… »

Il est promu général de brigade le , et commandant de l’artillerie de la Grande Armée. Il est élevé au grade de commandeur de la Légion d’honneur le , en récompense de sa conduite à la bataille d'Eylau le 8 février 1807. À la bataille de Friedland le 14 juin 1807, au moment ou la cavalerie du général gLatour-Maubourg repousse une charge ennemie, il établit avec promptitude et habileté une batterie de 30 pièces de canon qui fait éprouver de lourdes pertes à l'ennemi. Créé baron d'Empire le , il est nommé commandant de l'artillerie du 1er corps de l'armée d'Espagne le 26 août suivant. Le 22 novembre, il est fait chevalier de la Couronne de fer. Après la prise de Madrid le 4 décembre 1808, il est nommé général de division le 7 décembre suivant.

Il est à la bataille d’Uclès le , et le 9 mars 1809, il prend le commandement en chef de l’Artillerie des armées en Espagne en remplacement du général Lariboisière. Il combat à Talavera les 27 et 28 juillet 1809, et à d’Almonacid le 11 août 1809, où il combat les généraux Palafox, Blake et Wellesley (Wellington). Le , il est emporté par un boulet anglais alors qu’il organise le siège de Cadix depuis le Puerto Santa-Maria. Son corps est enterré dans l’église Santa Ana de Chiclana. Le , son cœur embaumé est placé dans le Panthéon à Paris sur ordre de Napoléon du 17 janvier 1811. L’oraison funèbre est prononcée par le général comte Lariboisière.

En 1823, lors de l'expédition d’Espagne, le lieutenant-général vicomte Tirlet, commandant en chef l'artillerie de l'armée d'Espagne, écrit à Amédée de Sénarmont : « ce que vous craigniez est arrivé ; les espagnols ont violé la sépulture, dans la chapelle Santa Anna […] La populace insensée a jeté au vent les cendres de l’homme généreux qui la protégea au milieu des désastres de la guerre, qui fut toujours juste et loyal ».

Famille[modifier | modifier le code]

Alexandre-Antoine Hureau de Sénarmont a eu deux enfants, Alexandre-Hyppolyte (1794 -1870) et Henriette-Désirée (1800-1874). Alexandre-Hippolyte, après avoir été confirmé dans le titre de baron héréditaire en 1817, partit pour l'île de la Réunion ou il eut une descendance... nombreuse après deux mariages !

Son neveu, Henri Hureau de Senarmont (1808-1862) fut un éminent physicien, dont les travaux ont notamment porté sur la géologie, la réflexion de la lumière polarisée, la conductibilité calorifique des cristaux, les propriétés optiques des corps isomorphes, etc. Il tint une chaire de minéralogie à l'École des mines.

Distinctions[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Page552- Fastes de la Légion d'Honneur par A. Lievyns, Jean -Maurice Verdot, Pierre Bégat -Publié en 1844 -archivé à l'université du Wisconsin-Madison - numérisé par Google Books.

Sources[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]