Élections législatives françaises de 1876

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Élections législatives françaises de 1876
et
Corps électoral et résultats
Inscrits 9 733 734
Votants 7 388 234
75,90 %
Jules Armand Dufaure.jpg Républicains (Républicain modéré, Union républicaine, Gauche républicaine) – Jules Dufaure
64,73 %
 +42,5
Députés élus 345  +195
Napoléon Joseph Charles Paul Bonaparte painting.jpg Bonapartistes – Napoléon-Jérôme Bonaparte
14,26 %
 +11,3
Députés élus 76  +56
Monchablon-Buffet.jpg Royalistes (Orléaniste, Légitimiste) – Louis Buffet
12,00 %
 −46,7
Députés élus 64  −332
Jules Claude Gabriel Favre.jpg Libéral – Jules Favre
9,00 %
 −1,7
Députés élus 48  −24
Armes de la République française
Carte
Représentation de l'assemblée
Diagramme
Gouvernement
Sortant Élu
Louis Buffet
Royalistes
Jules Dufaure
Républicains
Législature élue
Première de la IIIe Rép.

Les élections législatives de 1876 ont eu lieu les et au scrutin uninominal par arrondissements à deux tours (comme le prévoit la loi organique du 30 novembre 1875). Elles se déroulèrent au suffrage universel masculin. Le scrutin est largement remporté par les républicains mettant fin à la majorité royaliste.

Contexte[modifier | modifier le code]

Il s'agit du premier scrutin législatif depuis l'adoption des lois constitutionnelles de la Troisième République. Ces élections ont donc élu la première législature constitutionnelle de la Troisième République. Quatre départements, dont les plus peuplés (Seine, Seine-et-Oise, Rhône et Bouches-du-Rhône) sont encore soumis à l'état de siège proclamé à la faveur de la guerre franco-prussienne de 1870-1871, hypothéquant donc la liberté de la presse et celle de réunion [1]. Cette législature sera la seule à être dissoute durant les quelque soixante-quinze années du régime (crise du 16 mai 1877).

Résultats[modifier | modifier le code]

Ce scrutin fut marqué par la défaite de la majorité parlementaire monarchiste élue lors des élections de 1871. L'orléaniste Louis Buffet dut abandonner la direction du gouvernement au républicain modéré Jules Dufaure. Commence alors une période de coexistence difficile entre le président monarchiste Patrice de Mac Mahon et la nouvelle majorité républicaine. Cette opposition débouchera sur la crise du 16 mai 1877 et la dissolution de la chambre.

Sur les 25 circonscriptions de Paris, la majorité conservatrice n'en remporte qu'une: celle de 8e arrondissement, gagnée par Louis Decazes, fils d'Élie Decazes, homme politique important sous la Restauration. L'aquitaine et la Corse se révèlent bonapartistes. Le sud-est, le centre et l'est de la France sont majoritairement républicains-radicaux. Les légitimistes conservent une forte influence dans les départements de l'ouest de la France[2].

Corps électoral
Inscrits Votants Abstention
9 733 734 7 388 234 24,1 %
Composition de la chambre
Partis / Tendances Sièges  %
Gauche Républicaine 193 36,21
Union Républicaine 98 18,39
Centre-droit (Républicains modérés, indéterminés, constitutionnels) 54 10,13
Centre-gauche 48 9,00
Républicains (majorité) 393 73,73
 
Bonapartistes 76 14,26
Orléanistes 40 7,50
Légitimistes 24 4,50
  Conservateurs 140 26,27
 
Divers / Autres 0 0,00
 
Total 533 100,00
Abstention: 24,1 %; Majorité absolue: 267 sièges

Chambre des députés[modifier | modifier le code]

France Chambre des deputes 1876.png

Ire législature[modifier | modifier le code]

Durée de la législature : -

Président de la République : Patrice de Mac Mahon.

Président de la Chambre des députés : Jules Grévy.

Gouvernements durant la Ire législature :

Crise du 16 mai[modifier | modifier le code]

Le 16 mai 1877, le président de la République Patrice de Mac Mahon contraint à la démission le président du conseil, le républicain Jules Simon. Le successeur de ce dernier, l'orléaniste Albert de Broglie ne disposant pas d'une majorité à la Chambre des députés, son gouvernement essuie un vote de défiance par 363 voix contre 143. La chambre est dissoute le par le Président Patrice de Mac Mahon.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Joseph Barthélemy, « Notes de droit public sur le droit public en temps de guerre », Revue du droit public et de la science politique en France et à l'Étranger, 1915, p. 145, accessible sur Gallica: URL: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb343491628/date
  2. Carte des résultats sur Gallica

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]