Place Carnot (Lyon)

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Place Carnot
Image illustrative de l'article Place Carnot (Lyon)
Statue de la République
Situation
Coordonnées 45° 45′ 03″ nord, 4° 49′ 40″ est
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Ville Lyon, Rhône
Quartier(s) Perrache (2e arr.)
Tenant Rue Henri-IV
Aboutissant Rue de Condé
Morphologie
Type Place parvis
Forme Rectangulaire
Histoire
Création 2e moitié XVIIIe siècle
Anciens noms Place des Victoires
Place Louis-XVI
Place Louis-XVIII
Place de la Liberté
Place de la République
Place Napoléon
Place Perrache
Monuments Gare de Perrache
Statue de la République

Géolocalisation sur la carte : Lyon

(Voir situation sur carte : Lyon)
Place Carnot

La place Carnot est une place du 2e arrondissement de Lyon.

Ce site est desservi par la station de métro Perrache.

Odonymie[modifier | modifier le code]

Pendant le Premier Empire, la place était dénommée place des Victoires. Sa dénomination a ensuite évolué parallèlement aux régimes politiques. Elle prit ainsi successivement les noms de place Louis XVI sous Charles X, de place Louis XVIII de 1821 à 1848, de place de la Liberté sous la Révolution de 1848, de place de la République de 1848 à 1849, de place Napoléon de 1849 à 1871 et enfin de place Perrache de 1871 à 1889.

Le nom de place Carnot lui a officiellement été attribué (par délibération du conseil municipal du [1]) en honneur du général Lazare Carnot. Son petit-fils, le président Sadi Carnot, est venu à Lyon la même année pour inaugurer sur cette place la statue de la République, une allégorie de la Révolution[2]. Le second voyage à Lyon de Sadi Carnot lui fut fatal, puisque c'est dans cette ville qu'il fut assassiné par un anarchiste italien le , alors qu'il s'y était rendu à l'occasion de l'Exposition.

Histoire[modifier | modifier le code]

La place Carnot était un pôle majeur du réseau de l'ancien tramway de Lyon.

Les projets d'urbanisme[modifier | modifier le code]

Avant le XVIIe siècle, le confluent se trouvait à l'emplacement de la place, et des îles régulièrement inondées et inhabitées se trouvaient au sud. Antoine Michel Perrache propose en 1770 d'assécher ces marécages et de déplacer le confluent à leur extrémité sud, afin de gagner des terres agricoles fertiles et d'étendre la ville sur l'emprise des cours d'eau[3].

Lors de sa visite de Lyon en 1805, Napoléon Ier, séduit par le site, projette d'y bâtir une résidence impériale. Les travaux sont entrepris en 1813 mais la fin de l'Empire, en 1815, les rend sans objet. Après un débat entre la ville de Lyon et la Compagnie des Travaux du midi, la première obtient en 1816 la rétrocession des terrains et décide de les vendre par lot, tout en prenant à sa charge l'aménagement d'une grande place carrée. C'est la future place Carnot.

Les statues[modifier | modifier le code]

La statue équestre de Napoléon Ier[modifier | modifier le code]

Dès le début du Second Empire, en 1852, est élevé un monument dédié à Napoléon Ier. Les architectes Pierre Manguin et Antonin Louvier ont œuvré au piédestal en marbre de 5,80 m de haut, le sculpteur Émilien de Nieuwerkerke a réalisé la statue équestre de l'Empereur, Georges Diebolt a sculpté les allégories de La Loi (sous les traits de Mars) et de La Force (sous les traits de Thémis), la fonderie Eck et Durand a coulé les bronzes de l'ensemble[4]. La statue de Napoléon mesurait 4,65 m de haut ; les deux allégories 2,20 m chacune. À la chute du Secomp Empire en 1870, la représentation de l'Empereur a été détruite et les deux bronzes latéraux et ont été déplacés au palais des vingt-quatre colonnes.

Statue de la République, en 1902, telle qu'avant la séparation du groupe.

La statue de la République[modifier | modifier le code]

En 1880, en prévision du centenaire de la Révolution, un conseiller municipal du nom de Bizet propose d'élever à Lyon une statue de la République. Un concours est organisé et, en 1887, Émile Peynot, lauréat, réalise la statue en bronze inaugurée en 1889 et qui se trouve toujours sur la place. L'architecte Victor-Auguste Blavette est chargé du socle de 15 m. Haute de 7,5 m, l'allégorie de la République caresse un lion de la main droite et tient un rameau d'olivier de sa main gauche. Elle domine six autres allégories juchées sur le piédestal : La Liberté, L'Égalité, La Fraternité et La ville de Lyon, Le Rhône et La Saône. Les travaux du métro en 1975 contraignent de déplacer la statue. Les trois membres de la devise de la République sont déplacées dans le parc Bazin à cette occasion ; le fleuve et la rivière sont placés au pied de la statue de Louis XIV ; seule subsiste sur la place La ville de Lyon, séparée du groupe.

Les aménagements modernes[modifier | modifier le code]

Sur le côté ouest de la place se trouvait la caserne Bissuel. Occupés par l'armée de sa construction en 1839 à sa désaffection en 2004, ses locaux abritent l'université catholique de Lyon depuis 2005[5].

Façade du 16 place Carnot, avec des cariatides de J. Brunel.

Localisation[modifier | modifier le code]

La place Carnot est au bout de la presqu’île, à côté de la gare de Perrache. Longée par la rue de Condé, on y accède par la rue Victor-Hugo, par les rues Henri-IV et Auguste-Comte. Au sud, elle suit le cours de Verdun et le centre d'échanges de Perrache. Des passages permettent de rejoindre le quartier de Sainte-Blandine et le cours Charlemagne, soit en passant par le hall de la gare de Perrache, soit en passant par le tunnel en dessous.

« La circulation se fait à l’anglaise au nord (circulation à gauche), et dans le sens inverse des aiguilles d’une montre pour passer du cours de Verdun Récamier au cours de Verdun Gensoul, c’est-à-dire du Rhône à la Saône[6]. »

Manifestations régulières[modifier | modifier le code]

Sur la place : une aire de jeux d’enfants, un manège et un petit terrain de sports.

La place accueille 140 chalets pour le marché de Noël[7]. Des producteurs fermiers s'installent le mercredi de 16h00 à 19h30 sur le côté nord de la place.

Notes et références[modifier | modifier le code]

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