Félix Granet

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Félix Granet
Illustration.
Félix Granet vers 1875-1895
Fonctions
Préfet de Lozère
Préfet de la Vienne
Ministre des Postes et Télégraphes
Président Charles de Freycinet
Député français
Réélection
Circonscription Bouches-du-Rhône
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Marseille (Bouches-du-Rhône)
Date de décès
Lieu de décès Saint-Raphaël (Var)
Nationalité Drapeau de la France Français

Félix Granet, né à Marseille le et mort à Saint-Raphaël (Var) le est un haut fonctionnaire et homme politique français du XIXe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et études[modifier | modifier le code]

Félix Armand Etienne Granet naît dans une famille de la bourgeoisie marseillaise en 1849. Il est un parent de François Omer Granet, homme politique marseillais et député.

Il effectue ses études au Lycée de Marseille, actuel Lycée Thiers. Brillant, il décroche des premiers et deuxièmes prix en discours latin, ainsi qu'un accessit en histoire, dans le concours de l'Académie d'Aix-Marseille et d'Algérie[1]. En 1865, il est premier prix du Concours général en latin[2].

Parcours au sein de la haute fonction publique[modifier | modifier le code]

Il commence sa carrière lors de la fondation de la Troisième République le 4 septembre 1870. Il est nommé secrétaire de la commission départementale des Bouches-du-Rhône.

Il est nommé Secrétaire général de la préfecture de Lozère en 1876. Il est nommé suivant au même poste à la préfecture de l'Hérault. Il est révoqué le 16 mai du fait de ses opinions républicaines, puis est rappelé, avec avancement, après la victoire républicaine des 363[3].

Il est nommé préfet de la Lozère le , puis préfet de la Vienne le .

Il devient directeur du personnel au ministère de l'Intérieur le .

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Il démissionne de ce poste en pour être candidat aux élections législatives. Il obtient au premier tour 5216 voix (sur 15 433 votants), et se désiste en faveur de Georges Clemenceau ; celui-ci décide de prendre le siège de député de Paris, alors, se représentant en décembre 1881 dans le même département, Granet obtient 8280 voix, battant ainsi Hélion de Barrême, et devenant député député des Bouches-du-Rhône.

Il se place à l'extrême-gauche, mais ne vote pas toujours avec les députés les plus extrêmes. Il suit généralement les votes de Clemenceau. Il se rapproche du journal La Nouvelle Presse, dans lequel il publie des articles qui sont, à l'époque, remarqués. Il prend parti contre l'opportunisme, et contribue, en janvier 1882, à la chute du ministère Gambetta[3].

Il vote contre la proposition, déposée par Gaston Gerville-Réache, d'un système électif pour la justice. En séance, Granet affirme que « Le peuple, seul souverain, ne peut exercer directement la justice. Doit-il en déléguer l'exercice à des juges élus à temps? Là est la question. Or, toute élection suppose une lutte, et l'idée de lutte est incompatible avec celle de justice. Tout juge élu aura ses clients et y perdra de sa dignité »[3].

Il est réélu en 1885. Cela lui permet d'être nommé Ministre des Postes et Télégraphes du au dans le troisième gouvernement de Charles de Freycinet[4]. Il est éclaboussé par un scandale du fait de certaines mesures relatives au personnel de son ministère et notamment la faveur inexplicable dont 37 « attachés » auraient été l'objet en dehors des règles ordinaires d'avancement.

Philatélie[modifier | modifier le code]

Une série de timbres, destinée à reconstituer les collections officielles, porte son nom. Cette réimpression Granet de 1887, contient :

  • le 1c empire lauré vert-olive sur bleuté (Yvert n° 25f)
  • les 10c et 20c du siège de Paris (Yvert 36f et 37h),
  • le 20c Céres de 1871 bleu (Yvert n° 60f),
  • 27 timbres du type Paix et Commerce (Sage, tous au type II, dont le 20c bleu (Yvert n°73) non émis.

Tous ces timbres sont non dentelés et ont la particularité de prendre une couleur jaune sous la lumière de Wood (lumière noire).

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il est proche de Périclès Grimanelli, avec qui il a étudié au lycée de Marseille[5]. Il devient son beau-frère lorsqu'il se marie avec Thérèse Granet, la sœur de Félix[6].

Sources[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. France Ministère de l'Instruction Publique, Bulletin administratif du Ministère de l'Instruction Publique, Impr. Nat., (lire en ligne)
  2. Pierre Échinard, Sylvie Orsoni et Marc Dragoni, Le Lycée Thiers: 200 ans d'histoire, Édisud, (ISBN 978-2-7449-0495-0, lire en ligne)
  3. a b et c « Félix, Armand, Etienne Granet - Base de données des députés français depuis 1789 - Assemblée nationale », sur www2.assemblee-nationale.fr (consulté le )
  4. « Félix Granet (1849-1936) », sur data.bnf.fr (consulté le )
  5. Qui êtes-vous?: Annuaire des contemporains; notices biographiques, C. Delagrave, (lire en ligne)
  6. « Dictionnaire biographique des préfets (septembre 1870-mai 1982) », sur FranceArchives (consulté le )